Etudes de Critique biblique, astrologique nostradamiquej et linguistique.
samedi 2 juillet 2022
jacques halbronn Astrologie. La nécessaire réforme des maitrises planétaires commence avec les luminaires
jacques Halbronn Astrologie. La nécessaire réforme des maitrises planétaires commence avec les luminaires.
On peut s’interroger sur les raisons qui ont conduit le milieu astrologique à résister à toute réforme des Dignités (domiciles, exaltations) dans les cas où les corrections s’imposaient selon une exigence structurelle minimale.
I Les aberrations du dispositif.
Dès 1976, nous avions proposé de permuter l’exaltation de la lune en Taureau vers le Bélier et inversement celle du Soleil du Taureau au Bélier car il n’était pas structurellement normal que le Soleil ne soit signalé que dans deux signes de feu, le bélier et le lion ou que la lune ne le soit que dans deux signes « féminins », le taureau et le cancer; En effet, n’étions nous pas en présence d’un systéme quaternaire: exaltations, domiciles, chute exils à relier aux Quatre Eléments..? Par ailleurs, le fait de placer le soleil, en ses quatre positions, dans les 4 signes fixes faisait sens au regard des composantes du sphinx et des 4 étoiles fixes royales, Aldébaran, Régulus, Antarés, Fomalhaut; Dans les deux cas, le carré devenait crucial :carré entre le taureau et le lion, carré entre le bélier et le cancer au lieu d’un trigone et d’un sextile, qui sont des aspects selon nous très secondaires par rapport au carré, à la conjonction et à l’opposition.
II Les résistances à la réforme.
On peut penser que l’idée de voir le soleil associé à un signe féminin a du chiffonner certains tout comme de voir la lune associée un signe masculin alors que justement toute cyclicité implique une dualité, une tension entre les phases. Or, pour les autres planétes, comme Mars, ne trouvait on pas Mars en domicile à la fois en signe de feu (bélier) et en signe d’eau, donc féminin (scorpion) sans parler de l’exaltation de Mars en signe féminin, le Capricorne?
III Les causes de la permutation
Il faut, selon nous, aller chercher au coté de la précession des équinoxes pour expliquer le passage de l’exaltation de la lune du bélier au taureau. Nous avons insisté, dans de précédents textes sur NOFIM. sur l’importance que l’on accordait au fait que les étoiles correspondant aux saisons ne restaient pas les mêmes. Cette importance était liée à l’importance que révétait le passage d’une planéte dans les secteurs délimités par les axes équinoxiaux et solsticiaux. Les tenants de la théorie des ères précessionnelles ont justement insisté notamment sur le passage de l’ère du taureau à celle du bélier, deux mille ans environ avant l’_ère chrétienne.
JHB 02 07 22
vendredi 1 juillet 2022
Interprétations eschatologiques de la Révolution Française
Interprétations eschatologiques de la Révolution française
Daniela Gallingani, Claude Leroy, André Magnan et Baldine Saint Girons (Éds.), Révolutions du moderne, Colloque interdisciplinaire, Université Paris X-Nanterre, 6-9 dec 2000, Paris-Méditerrannée, 2004
N. Jacques-Lefèvre
1
1789 : Interprétations eschatologiques de la Révolution française.
Dans son ouvrage sur l’opinion publique au XVIIIe siècle, Arlette Farge
évoque« l’atmosphère contrastée » d’une période historique où :
« aucun journal, chronique, gazetin de police ni même aucune nouvelle à la main n’oublie de noter ces millefacettes de la réalité venues surprendre un public gourmand de mystères à éclaircir, de découvertes à faire etde “lieux” insolites et improbables où poser sa raison et ses rêves ».
Familière des domaines de l’illuminisme et de la sorcellerie, je ne peux que souscrire à cettelecture, et m’intéresser à cette forme très particulière du rapport à l’histoire de ceux qui, auXVIII
e
siècle, en sont dépossédés, et vivent dans un monde vide d'informations réelles, maisriche de rumeurs, où « tout sert », pour citer encore Arlette Farge, « de nouvelle ou de spectacle »,un monde habité par l’attente et l’interprétation des signes
ii
. Les ouvrages de Jacques Vidal etCatherine Maire ont rappelé le rôle philosophique, politique et symbolique des prophéties desconvulsionnaires ou, plus généralement, des jansénistes figuristes. Les « feuilles volantes » des
Nouvelles ecclésiastiques
qui s’en font l’écho dénoncent les dégradations que font subir à la religion età la société toute entière les divers représentants du pouvoir, et invoquent souvent l’apocalypse« comme une imminente péripétie qui fera sombrer le monde avant son retour à Dieu »
iii
. Vers lafin du siècle, une parole multiforme circule, dans les lieux divers où tente de s’exprimer« l’opinion ». Dans les nombreuses brochures qui relatent catastrophes, nouvellesinvraisemblables et « histoires curieuses », se développe comme une poétique spontanée dumystérieux et de l'extraordinaire, une poétique de l’inquiétude, où les figures de l’autorité sontsouvent mises à mal, et comme en attente d’un événement-avènement.Dans ce contexte, il n’est guère étonnant qu’on s’intéresse à nouveau à uncertain nombre de prophéties, ou de « pseudo-prophéties », annonçant le XVIII
e
siècle comme le« temps ultime »
iv
, et qu’au moment où éclate la Révolution, ces textes soient réinterprétés,réactualisés. C’est le cas par exemple d’un texte de Jurieu intitulé
Accomplissement des prophéties, ou ladélivrance prochaine de l’Eglise
(1686-87), où la France était désignée comme lieu de la révoltereligieuse, mais aussi politique, à venir. De fausses prophéties sont fabriquées, mais on rééditeaussi, en les réécrivant, en les manipulant, certains textes anciens. J’en donnerai un seul exemple,celui des
Prophéties perpétuelles
de Moult, dont le nom est lui-même issu d’une erreur : il s’agit enfait d’un napolitain prénommé Joseph, « moult renommé ». En 1804, un auteur anonyme,rééditant le texte en même temps que ses propres
Prédictions générales, particulières et climatiques pourl’an XII […]
commentera : « je puis assurer le lecteur que toute la Révolution y était annoncéeentièrement ». On connaît aussi les anecdotes ayant circulé autour de personnages comme
2
Cazotte ou Cagliostro, enfin l’existence, pendant la Révolution, de prétendues « prophétesses »comme Suzette Labrousse ou Catherine Théot, et l’usage qui fut fait contre Robespierre et sonculte de l’Être suprême des prétendues prophéties de cette dernière. Je noterai ici simplement quele rapport Vadier, du nom du président du Comité de Sûreté Générale, indiquait parmi les piècesà convictions saisies chez la marquise de Chastenois, disciple de Catherine Théot « les prophétiesde Maistre Michel Nostradamus où l’on remarque qu’on a noté par des onglets toutes les rêveriesqui peuvent s’appliquer à la révolution actuelle »
v
.Il est généralement admis qu’il y eut alors une sorte de « mainmise sur legenre prophétique par la pensée contre-révolutionnaire »
vi
, dont les
Considérations sur la Révolution française
et les
Soirées de Saint-Pétersbourg
de Joseph de Maistre constituèrent l’exemple le plusbrillant, mais un millénarisme révolutionnaire s’exprima néanmoins. Ainsi l’évêqueconstitutionnel Pierre Pontard, disciple de Suzanne Labrousse, et fondateur du
Journal prophétique
,chercha-t-il dans l’Apocalypse ou les prophéties d’Isaïe la preuve d’une volonté divine à l’œuvredans des événements interprétés comme le « prélude » d’une « régénération universelle »
vii
. L’idéede régénération apparaît d’ailleurs chez des auteurs divers, dans la seconde moitié du XVIII
e
siècle, comme un lieu d’échange entre un millénarisme d’essence religieuse, à colorationapocalyptique, et la culture politique des Lumières ; lieu, et parfois dans le même texte
viii
, d’undouble phénomène de laïcisation et de resémantisation illuministe. Mais le millénarismeilluministe ou piétiste prend généralement une forme individuelle et même intime : comme lerappelle Pierrre Deghaye à propos de Zinzendorf, « le Règne est une réalité subjective, qui n’a desens que pour l’homme intérieur caché au fond du cœur ». Lors même que se dessine uneobjectivation, la
Parousie
ne s’inscrit que dans un espace secret : invisible aux yeux du monde, ellene concerne qu’un petit nombre d’élus
ix
. L’événement révolutionnaire va néanmoins permettrechez certains auteurs une véritable inscription dans l’Histoire collective d’une conceptioneschatologique illuministe, où le terme de
régénération
donnera lieu à des spéculations dans desregistres variés.C’est à partir de l’œuvre de Louis-Claude de Saint-Martin, dit le
Philosophe inconnu
, dont lesécrits s’échelonnent entre 1775 et 1802, et tout particulièrement de sa
Lettre à un ami sur laRévolution française
que je vais analyser cet effet particulier de la Révolution. Il ne s’agit plus dansces textes de dire comment la Révolution confirme, accomplit les prophéties, mais comment ellemarque l’aube d’une ère nouvelle, celle d’une apothéose de l’homme. On peut donc tenter, mêmesi le terme même n’y apparaît pas, d’y montrer l’émergence d’une annonce enthousiaste d’unecertaine « modernité », annonce dont je définirai les modalités.
3
Qu’en est-il de la position saint-martinienne avant la Révolution ? Le terme de
mythistoire
,proposé naguère par Bronislaw Baczko pour définir la démarche rousseauiste
x
pourrait, touteproportion gardée, s’appliquer à la première réflexion saint-martinienne sur le devenir humain.Son premier ouvrage,
Des Erreurs et de la vérité
(1775), est encore très directement influencé par lesthéories du théurgiste Martines de Pasqually. Ce n’est pas dans le processus historique, mais dansla nature première de l’homme, lisible encore malgré les effets de la Chute, et restaurable par untravail intérieur, qu’il définit les possibilités pour l’homme déchu de recouvrer sa puissance et safélicité perdues. La représentation de l’état idéal s’exprime pourtant déjà en termes politiques :
« Dans l’ordre naturel, si chaque homme parvenait au dernier degré de sa puissance, chaque homme alorsserait un roi. Or, de même que les rois de la terre ne reconnaissent pas les autres rois pour leurs maîtres etque, par conséquent, ils ne sont point sujets les uns des autres ; de même […] si tous les hommes étaientpleinement réhabilités dans leurs droits, les maîtres et les sujets des hommes ne pourraient pas se trouverparmi des hommes et ils seraient tous souverains dans leur Empire »
xi
.
Mais la « réintégration », terme martinésiste
xii
, s’inscrit alors encore dans une durée qui, pour êtrecelle d’une dramaturgie où ne manquent pas les péripéties, n’est pas véritablement mise enrapport avec le temps historique. Néanmoins, alors que chez Martines ce terme de« réintégration » suppose, à l’aboutissement du devenir, un simple retour à une origine perdueretrouvée à l’identique, chez Saint-Martin, il s’agit plutôt d’une « régénération », laquelle inclut une« progression » par rapport à l’état primitif. L’Adam d’avant la Chute est même, contrairementaux représentations traditionnelles, évoqué par lui non comme un être au sommet de sespossibilités, mais plutôt comme un enfant n’ayant pas encore acquis la phase ultime de sondéveloppement. Plutôt que perdues, les potentialités de l’homme n’ont jamais été véritablementdéveloppées, son pouvoir jamais véritablement conquis. C’est d’ailleurs au conditionnel queSaint-Martin évoquera, dans
De l’Esprit des choses
, « l’état primitif de l’homme » : la « tâche deculture » à laquelle était destiné Adam
aurait dû
faire de lui « l’œil » ou « l’organe » de la divinité
« par lequel aurait filtré cet ordre lumineux, supérieur et divin, qui eût rempli tous les individus de l’espècehumaine, et qui, par ses infinies diversités eût formé pour eux et par eux la plus délicieuse harmonie »
xiii
(I,p.47).
Le rôle théorique et pratique de l’évocation d’un état idéal dans la réflexion saint-martinienne estd’être ainsi non l’appel nostalgique d’un bonheur et d’un pouvoir perdus, mais l’aiguillon d’un
désir
xiv
,
réveillant en l’homme ses facultés d’action.Mais c’est le choc révolutionnaire qui va inciter Saint-Martin à reprendre ces élémentspour les inscrire dans un scénario terrestre, les faire passer, pour citer les termes mêmes de sa
Lettre à un ami […] sur la Révolution française
, publiée en 1795, de l’état de « chimère » , de
jacques Halbronn La Trinité Lune-Soleil-Saturne; Un probléme d'échelle spatiotemporelle
jacques halbronn La Trinité Lune-Soleil-Saturne. Un probléme d'échelle spatio-temporelle.
Il y a bien longtemps que nous avons affirmé que le judaisme ne se concevait pas sans l'astrologie. Déjà en 1968, sur le campus de l'Université Hébraique de Jérusalem, nous préchâmes cette "Bonne Nouvelle". En 1985, parut Le monde juif et l'astrologie. Histoire d'un vieux couple (Ed Arché, Milan)à partir de notre thèse de doctorat (1979, sous la direction de Georges Vajda). Nous avons pris en compte certains propos sur le rejet de l'Astrologie par la Bible mais structurellement, l'astrologie nous apparait comme incontournable sur le plan théologique.
Les trois astres qui sous tendent notre doctrine ont des cycles de durée bien différente, si on les coupe en 4: une semaine pour la Lune, trois mois pour le Soleil, sept ans pour Saturne. En termes de viabilité, il est clair que seul le temps saturnien est vraiment opérationnel en termes de mesure du temps politique car que peut on bien faire en une semaine ou le temps d'une saison?
Il est clair que le Shabbat ne peut que référer à Saturne par le biais du 7 et d'ailleurs le nom de cette planéte Saturne dans le Livre de la Création qui associe sept lettres doubles de l'alphabet hébraique au septénaire n'est il pas Shabtay? Quant aux fêtes religieuses (de pélerinage), elles coincident avec le cycle des saisons, qu'il s'agissse de Pessah et de la Sortie d'Egypte (la Paque dans le christianisme) et de Rosh Hashana (Kippour) sur l'axe équinoxial. D'ailleurs, la date de Pâque est liée au cycle soli-lunaire, à l'équinoxe de printemps (point vernal)
Mais ce qui reléve des luminaires n'a qu'une valeur symbolique qui ne prend tout son sens qu'avec Saturne, la septiéme planéte (la Terre mise à part), ce qui entérine l'importance que l'on doit accorder au 7. On sait aussi l'importance de l'intervalle de 7 années et de ses multiples, dans la Loi juive. Mais encore faudrait-il que tout cycle de 7 ans soit astronomiquement pertinent et corresponde réellement au passage de Saturne tous les sept ans d'une phase à une autre, en rappelant les 7 vaches maigres et les 7 vaches grasses, mises en rapport avec deux fois sept années.
Autrement dit, dans la perspective d'une judaisme ressourcé, il est impératif de célébrer scientifiquement cette succession de phases de 7 ans, ce qui correspond à une alternance dans la vie de la Cité sur une base de 15 ans environ. Rappelons que le 7 aura joué sous trois Républiques (III, IV, Ve), en France, le role de repére pour le mandat présidentiel. Ces deux phases de 7 ans déterminent en effet, un temps d'unicité (équinoxe) suivi d'un temps de diversité, c'est à dire de décomposition.(solstice).
Pour nous, ce ressourcement du judaisme, à venir, doit s'opérer sur deux plans, celui de la forme, la structure saturnienne et celui du fond, un renouveau théologique, autour de l'idée de Surnature car le dieu des Juifs n'est pas celui de l'Univers mais celui de notre monde. Là encore, il convient de faire preuve de bon sens et se rendre compte que la divinité qui fait sens pour notre Humanité ne saurait se situer à la même échelle de grandeur spatiale que celle qui serait à l'origine de l'univers dans sa totalité tout comme la fin du monde ne pourrait être que celle de notre monde et non du Monde dans sa totalité.
JHB 01 07 22
jeudi 30 juin 2022
jacques halbronn Epistémologie et linguistique; Le principe de la dérivation , de la gravitation à partir d'un radical central
jacques halbronn Epistémologie et linguistique; Le principe de la dérivation , de la gravitation à partir d'un radical central
Il importe de déterminer comment une langue est censée fonctionner idéalement et originellement, ce qui vaut pour une société et pour toute systémiqu étant entendu que par le biais des mimétismes et des emprunts, la plupart des langues se montrent fort éloignées de leur schéma de départ. La linguistique comparée permet d'établir un classsement tant synchronique que diachronique.
En d'autres termes, nous dirons qu'une langue doit s'appuyer sur un riche réseau de dérivés, de marqueurs suffixaux etc, ce qui lui permet de produire de riches variations avec une grande économie de moyens, c'est à dire en se servant d'un nombre limité de radicaux; cela signifie un recours important à l'homonymie et un usage parcimonieux (Occam) de la synonymie
On trouve sur Internet cette définition de l'homonyme:
"Se dit des mots de prononciation identique (homophone) et de sens différents, qu'ils soient de même orthographe (homographe) ou non (ex. ceint, sain, sein, seing)." Nous pensons qu'il faut revoir une telle présentation des choses. Pour nous, l'homonymie rassemble tous les dérivés à partir d'un même radical; Certes, ces dérivés offriront des significations diverses -- ce qui est leur raison d'être- mais dans un champ morphosémantique bien circonscrit et non aléatoire comme cela ressort de la définition ci dessus dont l'intérêt épistémologhique est médiocre. la véritable fonction de l'homonymie ne se comprend que par opposition à la synonymie; l'homonymiie étant la norme et la synonymie, la "dérive", l'aberration -pathologie de l'épistémé;
Nous dirons qu'une langue qui est restée fidéle à sa conception première doit être en mesure de faire varier économiquement ses radicaux, au prix de nuances subtiles, ce qui exige de ses locuteurs (émetteurs et récepteurs) une certaine acuité visuelle et auditive, ce qui renvoie à certaines problématiques propres à la phonologie. Si elle n'y parvient pas ou plus, cette langue risque fort de glisser vers la synonymie;
Si l'on transpose sur le plan politique, nous aurons des sociétés "homonymiques" comportant un centre dont tout dérive à côté de sociétés synonuymiques hétérogénes, comportant une pléthore de signifiants, au sens saussurien du terme, le terme signifiant étant probablement calqué sur l'anglais "meaning". Dans une langue synonymique, un grand effort de mémorisation de "noms" différets sera exigé alors que dans une langue homonymique, la circulation dans la langue passera par le visuel, ce qui signifie qu'il sera relativement aisé de déviner le sens d'un mot, en identifiant son radical, en se servant du contexte. On abootit à deux idées de la "richesse" d'une langue: d'une part, une langue disposant d'une grande variété de radicaux de diverses origines (emprunts) et de l'autre une langue ne comportant que d'un nombre restreint de radicaux qui subiront des variations minimales suffisantes pour gérer une richesse morphosémantique optimale;
Si l'on transpose ces observations lingustiques sur le plan théologique et mythologique, nous dirons qu'un seul et même curseur peut suffire dès lors qu'il sera décliné au moyen d'additions, de dérivations; Nous avons ainsi montré en astrologie, le danger qu'il y avait à multiplier le nombre de cureseurs alors que l'on pouvait fort bien avec un seul curseur générer diverses variations; Dans tous les cas de figure, la multiplicité des curseurs est génératrice de désordre synchronique, chaque curseur suivant un paramétre qui lui est propre alors que la multiplicité des affixes reléve de la diachronie; Autrement dt, la diversité doit se situer dans la diachronie, la succession des phases et non dans la promiscuité des facteurs; Sur le plan politique, l'alternance est une solution diachronique alors que la coalition est une "solution" synchronique;
JHB 30 06 22
jacques Halbronn Théologie et politique. De la fin du monde à la création du monde
jacques halbronn Théologie et politique . De la fin du monde à la création du monde.
Nous voudrions montrer, en ce temps de menace nucléaire, que la problématique de « fin du monde » éclaire celle de « création du monde »En effet, la fin de notre monde ne serait, en tout état de cause, la fin de l’Univers tout entier. Si notre Humanité pourrait un jour s’anéantir, cela n’impacterait en aucune façon la totalité du « Cosmos ». Un peu d’humilité, de grâce!
Dès lors, il conviendrait de se demander ce que peut signifier la « création du monde », au sens du premier chapitre de la Genése.
א בְּרֵאשִׁית, בָּרָא אֱלֹהִים, אֵת הַשָּׁמַיִם, וְאֵת הָאָרֶץ. 1 Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre.
Selon nous, là encore, il ne s’agirait que de « notre » monde et de « notre » Dieu car la notion de Dieu est fonction de celle de la création dont il serait l’auteur.
Autrement dit, le dieu de notre monde doit être reconnu comme tel, à la mesure de notre petit monde (microcosme) et nous récusons, pour notre part, toute représentation de « notre » dieu qui serait assimilée à celle d’un Deus sive Natura.(Spinoza) En ce sens, nous préférerons parler d’une Surnature, d’une nature augmentée, complétée, prolongée. De même , nous pensons que ce Dieu a « fabriqué », une humanité dont il dit qu’elle est « son peuple » (cf Exode III), qui sont les Juifs, le « peuple élu » afin de veiller sur Sa Création.
Selon nous, cela ne ferait vraiment guère sens que ce Dieu fût celui de toute l’Humanité pas plus qu’il n’est celui de tout l’Univers. La théologie est la science qui se consacre à comprendre ce dieu, sa mission en évitant de commettre toute une série de contre sens et d’nvraisemblances. Epistémologiquement, il importe de considérer ce dieu comme un architecte dont le plan d’ensemble ferait sens et par voie de conséquence, théologie et anthropologie doivent converger. Selon nous, ce qui est au principe d’une action doit se présenter selon une certaine cohérence qu’il convient de faire apparaitre par delà les déformations et les scories, tout comme une langue au départ doit obéir à une symétrie en évitant de laisser entendre qu’au départ, cette langue était déjà syncrétique!
JHB 30 06 22
Jacques Halbronn sur le chapitre IV de l'Evangile selon Jean: Scio Quia Messias venit qui dicitur Christus
Jacques Halbronn sur le chapitre IV de l’Evangile selon Jean »Scio quia Messias venit qui dicitur Christus »
La lecture du chapitre IV de l’Evangile de Jean nous montre que Jésus le Judéen était venu pour les Galiléens car nul n’est prophéte en son pays, y est-il dit
Vulgate quia propheta in sua patria honorem non habet. On peut donc se demander ce que peut signifier le fait de relier Jésus à Nazareth en Galilée car cela aura certainement contribué à brouiller les pistes. . Iesvs Nazarenvs, Rex Ivdæorvm (cf Wikipedia), cette qualité de Roi des Juifs ne serait pas lié à sa messianité pas plus que le roi de Perses Cyrus n’est pas roi du fait de sa messianité (Esaie Ch 45). En fait, Jésus, en tant que roi des Juifs serait venu sauver les Galiléens tout comme Moise l’Egyption libérer les » Fils d’Israel » (Exode)
. Le chapitre IV de Jean concerne la rencontre de Jésus avec une « samaritaine ». et celle-ci s’exprime au sujet d’un Messie qui sera appelé Christ (Oint, messie, Mashiah) Texte de la Vulgate: « Scio quia Messias venit qui dicitur Christus » (versets 24-25)
texte latin
sed venit hora et nunc est quando veri adoratores adorabunt Patrem in spiritu et veritate nam et Pater tales quaerit qui adorent eum
traduction française
Mais l’heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité; car ce sont là les adorateurs que le Père demande.
Au verset 47, il est bien précisé que « Jésus était venu de Judée en Galilée » Vulgate : « Iesus adveniret a Iudaea in Galilaeam »
En conclusion, en tout état de cause, Jésus était le Messie des Galiléens et non des Juifs et il n’avait donc pas être reconnu comme Messie par les Juifs.
Annexe
4:24
spiritus est Deus et eos qui adorant eum in spiritu et veritate oportet adorare
Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l’adorent l’adorent en esprit et en vérité.
4:25
dicit ei mulier scio quia Messias venit qui dicitur Christus cum ergo venerit ille nobis adnuntiabit omnia
La femme lui dit: Je sais que le Messie doit venir celui qu’on appelle Christ; quand il sera venu, il nous annoncera toutes choses.
4:43
post duos autem dies exiit inde et abiit in Galilaeam
Après ces deux jours, Jésus partit de là, pour se rendre en Galilée;
4:44
ipse enim Iesus testimonium perhibuit quia propheta in sua patria honorem non habet
car il avait déclaré lui-même qu’un prophète n’est pas honoré dans sa propre patrie.
4:47
hic cum audisset quia Iesus adveniret a Iudaea in Galilaeam abiit ad eum et rogabat eum ut descenderet et sanaret filium eius incipiebat enim mori
Ayant appris que Jésus était venu de Judée en Galilée, il alla vers lui, et le pria de descendre et de guérir son fils, qui était près de mourir.
JHB 30 06 22
mercredi 29 juin 2022
Jacques Halbronn Eléments biographiques et bibliographiques
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Jacques Halbronn
Jacques Halbronn
Jacques Halbronn est un historien de l'astrologie et essayiste, né le 1er décembre 1947, à Paris.
Sommaire
1 Biographie
2 Œuvres
3 Travaux
4 Liens externes
5 Notes et références
Biographie
Fils de Pierre Halbronn (1905-1970), chef de service au Ministère de l'Agriculture, petit-fils de la poétesse Claude Jonquière (1885-1957), Jacques Halbronn, en tant que président du MAU (Mouvement astrologique unifié) qu'il fonda en 1975, a organisé un grand nombre de colloques sur l'astrologie. Il dirige, depuis 1972, la Bibliotheca Astrologica, [1] qui rassemble une collection considérable de documents relatifs à l'astrologie et au prophétisme. Il a constitué le Catalogue alphabétique des textes astrologiques français[2] qui fait autorité. En 2008, il fonde « la télévision astrologique » sur Internet[3] qui comporte des centaines de documents d'archives et d'entretiens qu'il a menés avec des astrologues.
Jacques Halbronn a notamment soutenu plusieurs travaux universitaires relatifs à l'astrologie et au prophétisme, sous la direction de Georges Vajda, de Jean Céard, de Louis Chatelier, d'Yves Lecerf, tant en tant qu'historien qu'ethnologue. Il est notamment intéressé par la question des contrefaçons et des documents antidatés. Il est également compositeur sous le nom de JHB (voir le blog musimprovision.blogspot.com)
Œuvres
La Vie astrologique, Années trente-cinquante, éditions La Grande Conjonction, 1995 (ISBN 2-85707-740-8)
Histoire de l'astrologie, avec Serge Hutin, Artefact, 1986
Clefs pour l'astrologie, Paris, Seghers, 1976, réédition 1993 (Ed. Espagnole, 1979, Madrid, EDAF, Las claves de la Astrologia)
Le Monde juif et l'Astrologie. Histoire d'un vieux couple, Milan, Arché, 1985
Mathématiques divinatoires, Paris, éd. La Grande Conjonction, 1983.
Astrologie et prophétie, merveilles sans images, catalogue d'exposition à la Réserve des livres rares, Paris, Bibliothèque nationale, 1994
Prophètes et prophéties. Décodage et interprétation, Boulogne-Billancourt, éd. Axiome, 2005
Éditions d'ouvrages
Jean-Baptiste Morin de Villefranche, Remarques astrologiques, Bibliotheca Hermetica, Paris, Retz, 1975
Abraham Ibn Ezra (préface de G. Vajda), La Sapience des signes, Bibliotheca Hermetica, Paris, Retz, 1977
Etteilla, L'Astrologie du Livre de Toth, Paris, La Grande Conjonction, 1993
Nicolas Bourdin, Le Commentaire du Centilogue (sic), Paris, La Grande Conjonction, 1993
Travaux
1979 La problématique astrologique chez les principaux penseurs juifs du Moyen Âge Espagnol, École Pratique des Hautes Études, Ve section et Université Paris III (doctorat IIIe cycle Études orientales)
1995 Le milieu astrologique. Ses structures et ses membres, DESS Ethnométhodologie, Paris VIII Saint-Denis.
1999 Le texte prophétique en France, Formation et fortune, Université Paris X Nanterre (thèse d'État)
2007 Le Dominicain Jean Giffré de Réchac et la naissance de la critique nostradamique au XVIIe siècle, École Pratique des Hautes Études, Ve Section (post-doctorat en histoire du catholicisme)
Jacques Halbronn est notamment depuis plus de 15 ans l'auteur de l'article « Astrologie » de l'Encyclopædia Universalis.
Direction de collectifs
Aquarius ou la Nouvelle Ère du Verseau, Paris, éd. Albatros-L'Autre Monde, 1979 La vie astrologique, il y a cent ans, Paris, éd. Guy Trédaniel, 1992 Le Guide astrologique, Paris, éd. Olivier Laurens, 1997
Liens externes
Blog de Jacques Halbronn
Notes et références
↑ Bibliotheca Astrologica sise au 8, rue de la Providence, Paris 13e
↑ CATAF, en ligne, depuis 1999
↑ http://www.teleprovidence.com
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Symbolisme planétaire (astrologie) — Mises en relation des Planètes avec les Signes astrologiques Le corpus de l astrologie est complexe et l on peut se demander où réside son centre. Selon Jacques Halbronn, il s agit probablement de la mise en relation(s) des Planètes avec les… … Wikipédia en Français
Alan Leo — William Frederick Allan, dit Alan Leo, né le 7 août 1860 à Westminster et mort le 30 août 1917 à Bude (Cornouailles), est un astrologue, théosophe et franc maçon britannique[1]. Sommaire 1 Biographie … Wikipédia en Français
Charles Nicoullaud — Nationalité Français Profession Astrologue … Wikipédia en Français
Mirabilis Liber — Le Mirabilis liber (Mirabilis liber qui prophetias revelationesque, necnon res mirandas, preteritas, presentes et futuras, aperte demonstrat...) est un recueil populaire et anonyme, en latin et français, fait de prophéties et prédictions… … Wikipédia en Français
Ère astrologique — En astrologie, une ère astrologique est la période de temps pendant laquelle le point vernal traverse l une des 12 constellations du zodiaque, du fait de la précession des équinoxes, phénomène découvert et étudié par l astronome Hipparque au… … Wikipédia en Français
Ère du Verseau — L Ère du Verseau correspondrait à une étape de l histoire de l humanité selon certains enseignements théosophiques et astrologiques, qui invoquent la position du point vernal par rapport aux constellations du zodiaque. Il existe plusieurs… … Wikipédia en Français
Jacques Halbronn Son champ de recherche
Altérités
Trois essais sur le langage, l'écologie et la temporalité
Jacques Halbronn
Les trois essais sont à télécharger au format RTF – 630ko
Résumé
Jacques Halbronn s'interroge sur la manière dont l'homme fait passer le monde au niveau du sens, de la puissance - comme virtualité - à l'acte. Partant de la notion d'altérité, de l'homme à son environnement, puis à lui-même, il introduit la nécessité d'établir des ponts, un tropisme entre des objets qui n'ont pas a priori de rapport entre eux.
Dans Virtualité et Langage, l'auteur met en question ces artefacts que sont la langue, le texte à propos de l'emprunt, de la traduction et de la contrefaçon.
Dans Tropismes et Écologie, Jacques Halbronn montre comment l'Homme s'approprie son environnement - animal, minéral, végétal - après l'avoir reconnu.
Avec Topos et Temporalité, l'auteur relie les mouvements qui entraînent les hommes à bouger, à changer d'espace, selon des cycles du Temps. Jacques Halbronn, docteur ès lettres, a publié nombre d'études tant historiques qu'anthropologiques, notamment sur l'astrologie, le prophétisme et sur le judaïsme.
Resume
Dr Jacques Halbronn develops an idea about the way of man does the world pass on the level of the direction, of the power - as virtuality - to the act. On the basis of the concept of otherness, of the man to his environment, then with itself, he introduces the need of setting bridges, a tropism between objects which never have relationship.
In "Virtualité et Langage" (Virtuality and Language), the author questions these artifacts like the language, the text in connection with the loan, the translation and the counterfeit.
In "Tropismes et Écologie" (Tropisms and Ecology), Jacques Halbronn shows how Man adapts to his animal, mineral and vegetal environment after recognized it.
With "Topos et Temporalité" (Topos and Temporality), the author connects the movements which conduct Man to move and change his space, with the existence of a cyclic temporality.
Jacques Halbronn, PhD in Human Sciences and Oriental Languages, has published many historical and anthropological studies, specially about astrology, prophecy and Judaism.
Télécharger Virtualité et langage — Tropismes et Écologie — Topos et temporalité – RTF, 304ko, 180ko, 150k
jacques halbronn La question du leadership au prisme de la vie astrologique ( 1972-2022)
jacques Halbronn la question du leadership au prisme de la vie astrologique (1972-2022)
Selon nous, le leader n’est pas censé appartenir au groupe qu’il sera amené à conduire, comme nous l’avons montré dans le cas de Moise, de Cyrus et de Jésus alors que l’on nous parle volontiers de sa « représentativité ». Nous prendrons pour « terrain » le milieu astrologique dans la France des 50 dernières années, tel que nous avons pu l’observer, en étant aux premières loges.. Quand on examine les photos prises -dans le cadre notamment du Mouvement Astrologique (MAU), il y a un évident décalage entre le leader et les différents acteurs qui le suivent dans sa démarche. Ce contraste ressort notamment de la question de l âge. Sur ces documents, on ne trouve que très peu de représentants de la génération des »boomers », qui ont eu 20 ans en 1968. On pourrait chiffrer la différence d’âge autour de 30-40 ans, notamment pour la période de 15 ans, de 1974 à 1989.
Un autre décalage se situait sur le plan « religieux » vu le faible nombre de Juifs dans le milieu astrologique en question auquel on pourrait ajouter le critère universitaire,d’où le premier intitulé de l’association, « Mouvement Astrologique Universitaire ».On pense notamment au profil autodidacte d’un André Barbault (1921-2019)/.Ce qui aura caractérisé le leadership de Jacques Halbronn tient à son approche globale, sans exclusive et sans oubli, comme en témoigne sa série de guides astrologiques, parus sous différents titres, entre 1981 et 2006, qui recensaient les divers membres de la « communauté » astrologique mais aussi ses travaux en Histoire et en Sociologie de l’Astrologie. On couvrait ainsi aussi bien un espace qu’un temps. Débordant le champ de l’astrologie stricto sensu, l’on voit Halbronn explorer le corpus Nostradamus en exploitant une bibliographie considérable (cf sa thèse d’Etat, Le texte prophétique en France, Formation et fortune, Université Paris X Nanterre, 1999)
Par ailleurs, Halbronn parviendra à publier dès 1976 des ouvrages dans des cadres assez prestigieux, comme les éditions Seghers, Arché, l’Encyclopaedia Universalis ou la Bibliothèque Nationale.(son catalogue d’exposition sur Astrologie et Prophétie).
En fait, ce qui frappe, c’est la continuité du leadership halbronnien au cours des cinquante dernières années, avec des rebondissements comme la création d’une télévision astrologique (Teléprovidence) en 2008 ou plus récemment l’émergence au début de la présente décennie de l’astrologie EXOLS. On ne saurait oublier l’activité internationale d’Halbronn et son role dans l’élaboration de diverses fédérations, tant au niveau francophone qu’européen.
Ce qui nous interpelle, c’est la judéité d’Halbronn,ce qui n’était un secret pour personne et qui ne semble pas être purement anecdotique mais bien caractéristique, emblématique, d’une certaine présence juive au monde, dans les domaines les plus divers, bien au delà de la sphère du judaisme. On ne peut d’ailleurs exclure qu’un certain antisémitisme ait pu jouer quelque rôle dans la carrière d’Halbron et que la dite carrière ait pu agir sur les esprits, ne serait-ce que par jalousie.
Mais, cela ne fait que rendre plus remarquable une telle continuité, jamais démentie- à la tête du milieu astrologique, ce qui fut illustré par le remarquable rassemblement d’astrologues qui se tint autour de Halbronn, à Paris, en novembre 2004, célébrant trente ans d’activité, depuis l’âge de 25 ans, quand il devint en 1973, vice-président du Centre International d’astrologie..
JHB 29 06 22
Jacques Halbronn Astrologie et alternance des phases: le rôle central des aspects de quadrature
jacques halbronn Astrologie et alternance des phases: le rôle central des aspects de quadrature
André Barbault avait compris qu’il ne pouvait y avoir de prévision digne de ce nom en astrologie sans un effet contraste. On s’intéressera à la façon dont le processus d’alternance événementielle a pu être formulé, formalisée dans la littérature astrologique et notamment aux obstacles épistémologiques qui auront plombé cette recherche.
Une confusion aura perturbé le cours d’une telle recherche, à savoir le traitement des aspects de carré et d’opposition mais avant tout la question de l’acception, de la définition des dits aspects.
I Qu’est ce qu’un aspect? Nous avons déjà abordé récemment un tel questionnement en montrant que dans le premier Livre de la Tétrabible de Ptolémée, ce sont les signes qui importent et non les degrés, ces derniers ne figurant qu’au deuxiéme Livre de la Tétrabible, à propos de l’ascendant et des maisons astrologiques. D’ailleurs, la typologie zodiacale populaire, laquelle aura suscité un très grand nombre de livrets consacrés à un signe donné- depuis la fin des années cinquante du siècle dernier et notamment au début des années 80 – attribue la même signature astrale à quelqu’un né au début, au milieu ou à la fin d’un signe: on dira dans tous les cas qu’Un Tel est né sous tel signe, sans que l’on tienne compte du degré du soleil à la naissance. Autrement dit, le signe de 30° constitue en principe une unité de calcul en astrologie et non le degré. Mais l’on peut tout aussi bien prendre pour « unité » des ensembles de 90° comme nous le faisons avec l’astrologie EXOLS, qui est le grand apport de l’école française d’astrologie de ce début de XXIe siècle, comme le reconnaitront les historiens.
Toutefois, encore faut-il s’entendre sur la distinction entre le carré et l’opposition, ce sur quoi va trébucher Barbault avec son indice de concentration planétaire ou « indice cyclique », à la suite d’Henri Gouchon (cf les Astres et l’Histoire. Ed JJ Pauvert, 1967). En effet, le graphique préconisé par Barbault semble se contenter d’opposer la conjonction planétaire à l’ensemble des aspects et notamment en ce qui concerne le carré et l’opposition. En bref, la conjonction générerait des tensions, une « pression » – ce qui ferait plonger la courbe- alors que les deux autres aspects annonceraient une « détente », ce qui ferait remonter la courbe. On abordera plus loin la pertinence même d’une telle courbe coiffant les cycles de cinq planétes, de Jupiter jusqu’à Pluton jusqu’à produire un graphique unique., mettant là encore dans le même sac des planétes fort différentes.
Disons que, pour nous, le carré doit être clairement différencié de l’opposition, ce qui aura manqué à la pensée astrologique du dernier demi-siècle. Entre les équinoxes et les solstices, on note que le carré relie une saison équinoxiale (printemps, automne) à une saison solsticiale (Eté, Hiver). Il y a là un contraste frappant dont on ne saurait ignorer toute l’importance. En revanche, dans le cas de deux saisons équinoxiales ou de deux saisons solsticiales, ce qui correspond à un aspect d’opposition, il y a une certaine similitude structurelle: égalité du jour et de la nuit ou au contraire le jour qui l’emporte sur la nuit et vice versa. Autrement dit, la conjonction et l’opposition sont en analogie d’où l’inanité d’un graphique qui assimilerait opposition et carré et qui ne reconnait pas, en revanche, le lien entre conjonction et opposition!
Pour en venir à la question de l’alternance des phases, il est clair que le printemps se différencie de l’Hiver comme de l’Eté à l’instar de l’automne. Si Barbault avait eu, comme il semble, le projet de formuler un processus d’alternance, il aurait dû souligner le passage de la conjonction ou de l’opposition au carré, comme cela se présente pour la nouvelle et la pleine Lune au prisme de la syzygie. Barbault n’aura pas opté pour le critère de la quadrature, ce qui lui aurait permis d’établir une forme d’alternance.(conjonction-carré-opposition) A la place, il nous proposait une alternance fondée sur la montée ou la descente de son graphique artificiel de synthèse, sans le moindre rapport structurel avec le modéle des 4 saisons.
Il est vrai que le dit graphique prend en compte un ensemble de 5 planétes « lentes » dont on étudie les interrelations, ce qui est une toute autre option que celle des 4 saisons. Il semble que la génération actuelle ait oublié à quel point l’approche de Barbault bouleverse toute la pensée astrologique et il est étrange de voir Lune Soleil déclarer sur son site que Halbronn entend remettre en question l’astrologie alors que notre démarche est beaucoup moins révolutionnaire que celle d’un Barbault, lequel aura décidé de ne même pas tenir compte de la topographie zodiacale ou du nom attribué à chaque planéte!
En fait, comme l’a montré Michel Gauquelin, la question n’est pas tant -du moins dans un premier temps- de ne s’intéresser qu’à une seule planéte à la fois que la combinatoire de plusieurs planétes, sous le nom de « cycle planétaire » . Sous ce terme, Barbault entend associer deux planétes entre elles plutôt que d’analyser le rapport d’une planéte avec le cycle des saisons comme nous l’avons proposé dès 1976 dans Clefs pour l’Astrologie Ed Seghers) Or, la notion d’aspect doit s’appliquer au cycle d’une seule planéte selon qu’elle transitera une période équinoxiale ou une période solsticiale et non dans son rapport avec telle ou telle autre planéte, ce qui modifie chaque fois la durée de son cycle puisque la durée du cycle Saturne Jupiter ne sera pas la même que celle du cycle Saturne -Neptune et ainsi de suite alors que dans notre approche, la planéte ne change pas sa durée cyclique puisqu’elle est reliée à un cadre fixe, celui des équinoxes et des solstices. On notera que les quadruplicités peuvent induire en erreur en regroupant 4 signes en cardinaux, 4 en fixes et 4 en mutables, puisque cela revient à loger à la même enseigne signes en carré et signes en opposition, erreur commise par Reinhold Ebertin, en Allemagne.
JHB 29 06 22
mardi 28 juin 2022
jacques halbronn L'astologie des degrés et des orbes. Le grand maltendu.
jacques halbronn L'astrologie des degrés et des orbes. Le grand malentendu.
Les degrés ne servent que pour le calcul des maisons à partir du point ascendant et d'ailleurs la connaissance de l'heure de naissance ne sert que dans un tel cadre alors qu'il n'en est rien pour ce qui est du découpage du cycle saisonnier en signes. Les travaux de Gauquelin relévent du systéme des maisons. Ce sont là des astrologies d'esprit fort différent, l'une relevant d'un cycle extrémement court, celui du mouvement diurne, n'exigeant même pas la connaissance, l'observation du cycle des planétes par les sociétés humaines alors que l'autre s'inscrit dans la vie, dans le temps bien plus long de la Cité.
Or, il semble bien que l'on ait affaire à un certain syncrétisme qui aura conduit à la situation actuelle de l'astrologie où; notamment, il est question des "aspects" entre planétes et non entre signes.En effet, dans le premier Livre de la Tétrabible, il est question des intervalles entre signes, c'esr à dire le nombre de signes constituant les dits intervalles. Autrement dit, c'est le nombre de signes intercalaires qui compte et non celui des degrés entre planétes. Il ne semble pas que ce point ait été suffisamment signalé dans l'édition dirigée par Pascal Charvet alors qu'il s'agit d'un enjeu essentiel au regard de l'Histoire de l'astrologie. Dans l'article "aspesct" de Wikipedia, on peut lire;
"En astrologie, on appelle aspect un écart angulaire privilégié, mesuré en longitude écliptique, entre deux facteurs du thème astral (deux planètes par exemple, ou une planète et un angle du thème astrologique)."Or, l'écart angulaire entre deux planétes ne fait pas sens dans l'astrologie véhiculée dans la Tétrabible. Toute la classification en triplicités et quadruplicités ne se comprend que dans le cadre des relations de signe à signe et non de planéte à planéte.
Une telle confusion affecte notamment la prévision astrologique où l'on s'intéresse surtout au moment, au degré, où se produit une configuration alors que ce qui importe, selon nous, c'est la période constituée par le passage d'une planéte dans un secteur donné, quelle que soit la subdivision, le découpage considérés. Cela aura conduit la prévision astrologique à l'échec du fait du cadre de temps trop étroit qu'elle se sera imposé.
JHB 27 95 22
lundi 27 juin 2022
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