vendredi 8 juillet 2022

jacques Halbronn Astrologie. Le quatuor Mercue, Vénus, mars, Jupiter versus les luminaires et Saturne

jacques halbronn Astrologie Le quatuor Mercure, Vénus, Mars, Jupiter versus les luminaires et Saturne Nous avons récemment insisté sur le rôle structurel du 4 en Astrologie (cf sur NOFIM.unblog.fr) mais nous ne sommes pas encore suffisamment arrêtés sur le statut des 4 astres médians, encadrés d’un côté par les luminaires et de l’autre par Saturne, lequel est d’ailleurs dédoublé dans le dispositif des domiciles (en capricorne et en verseau) selon la Tétrabible de Ptolémée. Il apparait en tout état de cause qu’il ne faut pas mettre les torchons avec les serviettes, selon l’adage, tout comme l’on ne mange pas un fruit avec sa peau ou son écorce, comme dans le cas d’une banane ou d’une noix. On se demandera notamment s’il ne convient pas de connecter ce quatuor planétaire avec les autres quatuors (les 4 éléments, les 4 saisons et le tétramorphe taureau, Lion, Aigle, Homme, que l’on retrouve dans le Livre du prophéte Ezékiel, à deux reprises, dans la partie centrale de l’Ancien Testament.(cf Bibliorama. « Les Quatre Etres Vivants ») On se demandera donc s’il n’existe pas de correspondances vraisemblables au sein d’un tel corpus quaternaire dont l’astrologie actuelle semble bien avoir perdu la conscience et la substance. On trouve ce quatuor au coeur des jours de la semaine: Mardi (Mars), Mercredi (Mercure), Jeudi (Jupiter) et Vendredi.(Vénus). Nous observerons que ces 4 planétes se suivent dans le dispositif des domiciles: Poissons (Jupiter) Bélier (Mars), Taureau (Vénus), Gémeaux (Mercure) et Vierge (Mercure), Balance (Vénus), Scorpion (Mars), Sagittaire (Jupiter), ce qui couvre donc 8 signes, les 4 autres (Cancer, Lion, Capricorne, Verseau) étant dévolus aux luminaires et à Saturne. Au niveau de 4 Eléments, on a, pour ce quatuor, Eau, Feu, Terre, Air et dans l’autre segment Terre, Air, Eau et Feu. On relie généralement, en ce qui concerne le tétramorphe, le Taureau à la Terre, le Lion au Feu, l’Aigle à l’Eau et l’Homme au Verseau. On aura compris que nous avons d’une part un découpage de l’écliptique en 4 parties et de l’autre avec les luminaires et Saturne un trio de curseurs mobiles qui activent successivement un tel ensemble. De nos jours, le rôle de curseur est surtout dévolu au Soleil qui détermine ainsi le « signe » de naissance, à la façon du processus d’une roulette de casino. JHB 08 07 22

Les Quatre être vivants.

Bibliorama Rechercher … Les 4 êtres vivants J Oct 2020 | 9 commentaires DARBY : – Et la ressemblance de leurs faces était la face d’un homme ; et, les quatre, ils avaient la face d’un lion, à droite ; et, les quatre, ils avaient la face d’un bœuf, à gauche ; et, les quatre, ils avaient la face d’un aigle. (Ez 1.10) – Et le premier animal est semblable à un lion ; et le second animal, semblable à un veau ; et le troisième animal a la face comme d’un homme ; et le quatrième animal est semblable à un aigle volant. (Ap 4.7) PLÉIADE : – Quant à la forme de leurs faces, c’était une face d’homme, puis une face de lion, sur la droite des quatre, puis une face de taureau, sur la gauche des quatre et une face d’aigle pour les quatre. (Ez 1.10) – Le premier animal pareil à un lion, le deuxième pareil à un taurillon, le troisième avec une sorte de face d’homme et le quatrième pareil à un aigle qui vole. (Ap 4.7) CHOURAQUI : – Leurs faces ressemblent à des faces d’humain; des faces de lion vers la droite pour les quatre ; des faces de bœuf à gauche pour les quatre ; et des faces de vautour pour les quatre.(Ez 1.10) – Le Vivant, le premier, est semblable à un lion; le second Vivant est semblable à un taurillon ; le troisième Vivant a la face d’un homme ; et le quatrième Vivant, semblable à un aigle, vole.(Ap 4.7) PAROLE DE VIE : – Chaque être a quatre visages : un visage humain devant, un visage de lion à droite, un visage de taureau à gauche et un visage d’aigle derrière. (Ez 1.10) – Le premier être vivant ressemble à un lion, – le deuxième à un jeune taureau. – Le troisième a un visage semblable à celui d’un être humain, – le quatrième ressemble à un aigle qui vole. (Ap 4.7) Cette tête tétramorphe, composée de 4 formes se trouve dans la vision du char céleste – la Merkavah décrite en Ezekiel 1.10, 10.14 et reprise par Jean en Apocalypse 4.7. L’expression de quatre êtres vivants à parfois joué des tours à certaines interprétations. On voit certains sous-titres dans des bibles « les quatre animaux », ce qui est faux, car l’un d’eux est une face d’homme. Le mot grec zoon est issus de zoé – la vie – il serait donc plus juste de dire les « créatures vivantes ». Dans sa description, le prophète contemple et voit celle d’un homme en face de lui, celles du lion et du bœuf de chaque côté, et la face d’aigle de la créature la plus éloignée. Il semble que chaque être soit tourné vers l’extérieur, vers les quatre points cardinaux, comme pour nous dire que toutes les nations sont concernées par cette vision. INTERPRÉTATIONS DIVERSES L’interprétation la plus courante au sujet des 4 faces que l’on entend dans les études bibliques se limitent à de l’exégèse élémentaire, quand ces derniers usent de faire des midrashim, mais en cela, ils ne font que reprendre les allégorisations des Pères de l’Église dont Origène fut passé maître en la matière. Le millénium, par exemple, disait Origène ne serait pas à prendre au sens littéral mais serait un langage symbolique, ce qui a ouvert le courant de pensée aux amillénaristes, mais ce sont davantage des problèmes d’antisémitisme et une volonté de déjudaïser les Écritures qui faisaient rage alors, quand elles sont bien sûr replacées dans leur contexte culturel et historique. Je rejoins Brian Tidiman qui disait que de faire de ces quatre êtres vivants les quatre évangélistes revient à échafauder des hypothèses gratuites et je suis complétement d’accord avec lui. Brian Tidiman voit dans l’homme le roi de la création, le lion comme le plus noble des animaux sauvages, le bœuf celui des animaux domestiques et l’aigle, celui de la gent ailée. Le tout serait l’emblème de la soumission et du service de la création entière, sous sa forme la plus noble. Jean Grosjean dans la Bible de la Pléiade note qu’ils représentent le signe des 4 forces et des 4 horizons. Augustin Crampon ajoute qu’ils sont la représentation idéale de toute la création vivante. La TOB, quant à elle envisage que, comme Ézéchiel était en terre d’exil, il fut influencé par le bestiaire des statues idolâtres qui gardaient et manifestaient la dignité des chefs dont ils étaient entourés. Sur les 4 êtres vivants mentionnés dans l’Apocalypse, la TOB note : À la suite d’Irénée de Lyon (Adv. Haer. 3.11.8), la tradition a volontiers regardé ces quatre animaux comme un symbole des quatre évangélistes. Mais il est peu probable d’admettre que telle était l’intention de l’auteur de l’Apocalypse. La Bible annotée donne le détail des quatre faces : Le lion est le roi des animaux sauvages, le taureau celui des animaux domestiques, l’aigle celui des oiseaux, l’homme celui de la terre entière. Les chérubins paraissent donc bien représenter la création avec toutes ses forces : l’intelligence qui agit, l’homme l’intelligence qui contemple, l’aigle la puissance créatrice, le taureau la force destructive, le lion La Bible de Jérusalem fait la relation entre le Kâribu assyrien dont deux exemplaires sont visibles au musée du Louvre à Paris et à Berlin et qui représente un être à tête humaine à corps de lion surmonté de pattes de veau et d’une paire d’ailes. Ces Kâribu (dérivés des Chérubins) gardaient l’entrée du palais de Babylone. Ils portent aussi le nom lammasu assyriens, Ils figuraient les quatre points cardinaux (Lion-Nord, Serpent-Est, Aigle-Sud et Taureau-Ouest). D’autres y ont vu un lien entre le campement des douze tribus d’Israël pendant leurs pérégrinations au désert. En effet, chacune des tribus avait sa propre bannière : à l’Est, Juda portait la bannière d’un lion à l’Ouest, Ephraïm portait la bannière d’un taureau au Sud, Ruben portait l’emblème d’un homme au Nord, Dan portait celle d’un aigle INTERPRÉTATIONS CHRISTOLOGIQUES Irénée de Lyon (Contre les hérésies) serait parmi les premiers à interpréter les 4 êtres vivants comme porteur du message des 4 évangélistes. Il s’appuie sur l’introduction des 4 évangiles. Le lion dit-il, c’est l’évangile de Marc car il s’ouvre sur la déclaration prophétique d’Ésaïe, un appel lancé au monde entier (Mc 1.1-2). Le veau ou le taureau, c’est Luc qui introduit son évangile par le sacerdoce et le sacrifice de Zacharie. Jean représente l’aigle dont le prologue nous fait planer sur tout le message de son évangile tandis que l’homme, attribué à Matthieu, annonce la venue du messie comme héritier des promesses faites à Abraham et David. Saint Jérôme de Stridon, traducteur de la Vulgate au IVème siècle, nous apprend aussi que les quatre Vivants rassemblés ont une autre signification que celle de représenter les quatre évangiles : ils résument à eux quatre les quatre moments essentiels de la vie du Christ. Le Verbe de Dieu s’est incarné (l’Homme) il a été tenté au désert (le lion) il a été immolé (le taureau) et il est monté au ciel (l’aigle). Saint Jérôme, suivi au Moyen-Âge par Raban Maur, ont vu au sujet des quatre animaux les quatre évangiles. Saint Matthieu a pour attribut l’Homme, parce qu’il commence son évangile par la liste des ancêtres du Christ. Le lion désigne Saint Marc qui parle en premier lieu de Saint Jean le baptiste comme la voix qui crie au désert. Le taureau, animal du sacrifice, symbolise Saint Luc qui débute son évangile en montrant Zacharie dans l’exercice de ses fonctions sacerdotales. Enfin, l’aigle est la figure de Saint Jean, parce que, dès le prologue, il transporte son lecteur au sein de la divinité, semblable à l’aigle qui, seul d’entre les animaux, peut regarder le soleil en face. Voici en résumé comment ils accompagnent souvent les représentations du Christ en majesté : L’homme est Matthieu : son évangile débute par la généalogie humaine de Jésus. Le lion est Marc : dans les premières lignes de son évangile, Jean-Baptiste crie dans le désert (« un cri surgit dans le désert »). Le taureau est Luc : aux premiers versets de son évangile, il fait allusion à Zacharie qui offre un sacrifice à Dieu, or dans le bestiaire traditionnel, le taureau est signe de sacrifice. L’aigle est Jean : son évangile commence par le mystère céleste. Enfin, Victorin de Poetovio commentant le livre de l’Apocalypse propose le lion à Jean qui par son évangile proclame à voix forte comme le rugissement du lion. L’Homme est attribué à Matthieu alors que le veau l’est à Luc. Marc serait l’aigle car son évangile commence par la déclaration prophétique d’Ésaïe. La préfiguration christologique dont Scofield fait le développement dans sa note sur Ézéchiel 1.5, s’inscrit elle-aussi dans la pensée des Pères de l’Église : « Ces quatre aspects sous lesquels Dieu devait se révéler par l’incarnation du messie : à droite, le lion, symbole de la royauté – Matthieu; à gauche, le bœuf, symbole du serviteur – Marc; la face d’homme représente sa parfaite humanité – c’est l’évangile de Luc et enfin l’aigle qui vole illustre sa divinité, c’est l’évangile de Jean.» La spécificité des notes de la Bible Scofield réside principalement dans le dispensationalisme et les typologies ou préfiguration du Christ. CONCLUSION Qui a raison ? Qui a tort ? Personne pour n’en fâcher aucun. Mais il va sans dire que Ezekiel et Jean n’avaient pas conscience des 4 évangiles, mais on ne peut exclure de voir dans ces 4 êtres vivants une typologie du Christ, on ne peut pas l’exclure, sans jamais oublier le sens premier de l’auteur et le contexte dans lequel s’inscrit le passage en question. Le chiffre 4 dans le langage biblique symbolise très souvent les 4 points cardinaux et par extension l’ensemble des nations. Les 4 évangiles sont destinés à atteindre les 4 extrémités de la terre. L’une des premières mentions se trouve en Genèse 2.10 : Un fleuve sort de l’Eden pour abreuver le jardin. De là, il se sépare : il est en quatre bras, litt. לְאַרְבָּעָה רָאשִׁים rosh en quatre têtes. Et vous, de quel côté pencheriez-vous ?

jacques Halbronn Méthodologie critique d'approche de la Bible, des Centuries, de 'l'astrologie

jacques halbronn . Méthodologie critique d’approche de la Bible, des Centuries, de l'astrologie Selon nous, il importe de décéler dans les Ecritures un certain nombre de fondamentaux permettant de servir de critères de datation (chronéme) et d’attribution (choréme) cf Jacques Halbronn Méthodologie du choréme et du chronéme. Nostradamus et Bible sur Youtube) Il importe qu’une discipline mette en place un certain nombre de critères de temps et d’espace qui encadrent la recherche, ce qui permet de repérer des interpolations et des antidatations; Faute de quoi, l’on risque fort de substituer à une approche diachronique une perception synchronique atemporelle et aspatiale, où l’on ne sait plus quels sont les camps en présence, ce qui aura notamment conduit aux dérives de l’exégése chrétienne de la Bible. Nous nous proposons ici d’en donner une liste récapitulative non exhaustive. I La mission va du sud vers le nord. (Moise, Jésus, Mahomet) II Le prophéte ne s’adresse pas à son groupe d’origine, il est envoyé vers un autre groupe. III Dans l’Ancien Testament, les prophétes ne s’adressent pas aux Juifs mais aux Israélites IV Dans le Nouveau Testament, ce sont les descendants des Israélites qui attendent leur Messie V La Bible (les deux volets) telle que nous la connaissons est fortement marquée par une orientation israélite. VI Distinguer le Jésus de la lignée de David et le Jésus Messie des Israélites. VII la théologie juive est celle de la Surnature (et non de la Nature) et de la Subconscience (et non des fabrications humaines) VIII Israel, du temps de Jésus, ne désigne pas les Juifs mais les gens du Nord. Ce n’est que par la suite qu’une synonymes aura été entérinée. Dans notre thèse d’Etat (1999) et dans notre postdoctorat ( 2007) nous avons appliqué notre méthodologie à la littérature prophétique et notamment centurique en montrant notamment, dans le cas de Nostradamus, que le premier volet était au service de la Ligue et le second voler au service du camp d’Henri de Navarre, ce qui montrait par là même que les publications antérieures à la fin du XVIe siècle avaient été antidatées. Dans le cas de l’astrologie, il convenait notamment de montrer que la planéte Saturne était censée jouer le rôle d’un curseur mobile (à l’instar des luminaires) face aux secteurs fixes traversés, déterminés par les axes équinoxiaux et solsticiaux. Les 4 autres astres, Mercure, Vénus, Mars et Jupiter ne doivent donc pas être placés dans la même catégorie et sont à rattacher à une structure quaternaire, que l’on retrouve dans le tétramorphe, les Quatre Eléments etc . JHB 08 07 22

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jeudi 7 juillet 2022

jacques Halbronn L' Hégire de Mahomet, du sud vers le nord Le paralléle/calque avec Jésus

jacques Halbronn L'Hégire de Mahomet, du sud vers le nord. Le paralléle/calque avec Jésus L'historien ne peut pas ne pas relever certains parallélismes entre les récits de révélation (cf notre thèse d'Etat Le texte prophétique en France. Formation et Fortune, Paris X Nanterre, 1999). Ainsi l'on est en droit de se demander si le récit de l'Hégire ne ressemble pas singulièrement avec certains moments de la vie de Jésus quand il se dirigea vers le Nord (Samarie, Galilée) Notice "Hégire" dans la revue Hérodote "Après avoir envisagé de quitter La Mecque pour l'oasis de Taïf, à une centaine de kilomètres au sud, Mahomet est approché par des disciples originaires de Yathrib, une autre ville-oasis située à 400 kilomètres au nord de La Mecque. Le 23 juin 622, à Aqaba, sur les bords de la mer Rouge, les représentants de Yathrib signent avec le Prophète un pacte d'alliance et acceptent d'accueillir ses disciples mecquois, au total 70 personnes. Peu après, le Prophète lui-même se résout à faire le voyage vers Médine en compagnie de son ami Abou Bakr. Leur départ de La Mecque se déroule sous le sceau du secret. Il a lieu le 16 juillet 622 selon la tradition fixée bien plus tard par le calife Omar. Il est désigné en arabe par le mot hijra (en français, Hégire) qui signifie émigration" On peuut se demander si Jésus et les siens n'auraient pas mieux faite de fuire Jérusalem comme Mahomet aura quitté La Mecque pour Yathrib (future Médine) et même si ce n'est pas si c'est ce qui a pu avoir lieu, si l'on ne considéré pas la crucifixion de Jésus à Jérusalem comme une vérité historique. En effet, il n'y a pas de fumée sans feu et les imitateurs et autres emprunteurs auront su préserver et conserver des données modifiées dans l'original.. En tout cas, l'article déjà mentionné nous signale que " ses premiers disciples, que l'on appelle en arabe mu'min (rallié, dont on fera en français « musulman »), n'ont pas tardé à être l'objet de violences de la part des marchands de La Mecque. Ceux-là tiraient profit des pèlerins qui venaient de toute la péninsule adorer les idoles et la pierre sacrée du sanctuaire, la Kaaba. Ils craignaient que la prédication de Mahomet ne mette un terme à ces pèlerinages". Là encore, le paralléle avec les "marchands du Temple" est assez frappant. Evangile de Mathieu XXI, versets 12-13 « Jésus entre dans la ville de Jérusalem et se rend au Temple pour aller prier Dieu, son Père. Quand il arrive, il voit des marchands de colombes, et aussi les tables des changeurs d’argent. Alors Jésus se met en colère et pour chasser tous les marchands du Temple, il renverse les tables et les chaises des vendeurs. Et il leur dit très fort : « Il est écrit que la maison de mon Père est appelée une maison de prière. Et vous, vous l’avez transformée en un repaire de brigands ! » Il semble donc que l'épopée de Mahomet (622) serait susceptible d'éclairer celle de jésus, antérieure de plus de cinq siècles tout comme celle de Cyrus en ce qui concerne Moïse et la "Sortie d'Egypte" Certes, Cyrus et postérieur au Moïse du Livre de l'Exode mais les emprunts peuvent tout à fait avoir été antidatés. Dans le cas de Jésus, peut-on penser que son histoire aurait pu être inspirée par les aventures de Mahomet si l'on admet la thèse de l'antidatation (cf nos travaux sur Nostradamus. Post Doctorat 2007 Le dominicain Giffré de Réchac et la naissance de la critique nostradamique au XVIIe siècle, EPHE Ve section)? Peut-on comparer Moïse et Jésus comme étant des inventions israélites, l'une comme l'autre, à partir de faits historiques bien réels? En tout cas, autant pour Moise que pour Jésus ou Mahomet, une "sortie" (Exode, d'Egypte vers la Palestine au nord du Sinaï), un exil (hégire), un départ (Nul n'est prophéte en son pays, "Je suis venu pour sauver les brebis perdues de la maison d'Israel), un tropisme du sud vers le nord. Même s'il ne faudrait pas aller trop loin dans nos conclusions, il reste que le récit coranique peut nous renseigner sur Jésus, à un titre ou à un autre. A moins de supposer, à l'inverse, que l'Hégire aurait été carrément calquée sur le départ de Jésus vers le Nord, si l'on admet que le Nouveau Testament est "post daté" et comporte des interpolations - et l'on rappellera que sa résurrection se sera manifestée au nord (Mathieu XXVIII,7) En tout cas, il importe de garder à l'esprit que nous avons affaire à des personnages venus d'ailleurs, du sud vers le nord et Moïse n'est notamment pas pour nous un "Hébreu", en dépit des deux premiers chapitres de l'Exode qui faussent la représentation du chapitre III tout comme les premiers chapitres de la genése le font pour le chapitre V. On retiendra que les prophétes ne s'adressent pas aux juifs mais à 'Israel" avec leur "Ecoute Israel". alors que par un quiproquo délibéré, les Chrétiens voudraient faire croire que leurs injonctions visent les Juifs (demeurant dans le Sud) afin de valider à leur guise la formule des "brebis perdues de la maison d'Israël", comme si les prophétes avaient de longue date condmané les Juifs! JHB 07 07 22

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mercredi 6 juillet 2022

jacques Halbronn Epistémologie de la Lingustique. Comparaison latin-français-anglais.

jacques halbronn Epistémologie en linguistique. Comparaison Latin-français-anglais Pour nous résumer, nous dirons que le français est du latin amélioré et l'anglais du français dégénéré. Il existe en effet tout un débat sur les relations entre ces trois langues. D''aucuns voudraient voir dans le français du latin, ce qui leur permet de dire que les emprunts de l'anglais concernent le latin et non le français. Il importe de comprendre comment les langues évoluent en insistant sur le fait que les langues sont au coeur de la "culture" opposée à la "nature", en ce sens que notre humanité est capable de les retravailler, de les élaborer alors que ce n'est pas le cas pour son rapport au "Ciel", "hors de portée" qu'"il ne peut modifier qu'en l'instrumentalisant/ Nous dirons que le français correspond à un perfectionnement du latin, à un aboutissement et que l'anglais a adopté le français et non pas le latin du fait même de ce perfectionnement. Inversement, l'anglais nous apparait comme une corruption, à une détérioration du français. Cela donne une sorte de courbe de Gauss (en forme de cloche) avec une montée et une descente. Un tel schéma diachronique peut s'appliquer à toutes sortes de domaines, ce qui reléve dans bien des cas d'un processus mimétique mal compris dans le cas du rapport de l'anglais au français et au contraire d'une approche critique du français par rapport au latin. L'opposition entre mimétisme et critique nous semble plus pertinente que celle plus classique entre apologétique et critique. La démarche mimétique consiste à se conformer avec plus ou moins de bonheur à un modéle- dans tous les sens du terme-sans oser chercher à l'améliorer, ce qui ne signifie pas que cela ne donnera pas - involontairement- un résultat décalé par rapport à l'original. A contrario, la démarche critique serait pleinement consciente de vouloir conduire un projet de réforme, de transformation. Nous dirons que psychologiquement, les deux démarches n'ont pas le même fondement et que le passage du stade mimétique au stade critique correspond assez bien à l'esprit du Discours de la Méthode (Descartes) D'aucuns s'interrogerons quant à l"idée même de langue "corrompue'. Cela reléve , dans notre démarche, d'une pathologie de l'épistémé (cf nos écrits sur le site hommes et faits.com). Certes, les langues sont elles vouées à "évoluer" mais on a vu que cela peut se faire au sens de perfectionnement comme au sens de dégradation, de dégénérescence. Cette question est cruciale au regard de l'Histoire, de la genése des langues, notamment du fait des emprunts et des mimétismes plus ou moins bien menés. Il est d'ailleurs remarquable que l'on confonde souvent approche critique et méconnaissance de l'objet étudié, ce qui explique d'ailleurs que les étrangers évitent de critiquer une langue de crainte d'etre traités d'ignorants. Il faut, au vrai, être bien "droit dans ses bottes" pour courir un tel risque et toute fragilité du fait de ses origines peut impacter, hypothéquer une démarche, au point de la rendre impuissante. JHB 06 06 22

jacques Halbronn La figure du Messie (Mashiah) comme Sauveur des faibles et des opprimés

jacques halbronn La figure du Messie (Mashiah) comme Sauveur des faibles et des opprimés. Selon nous, la notion de Messie est une invention des scribes du Royaume du Nord. D’ailleurs, la présentation de la mission du roi de Perse Cyrus dans le Déutéro Isaie -ajout au Livre d’Isaie d’où son nom) l’atteste et quelques versets plus loin, il est bien signalé que cela vise les gens d’Israel et de Jacob (dont le pseudonyme est Israel, dans la Genése) א כֹּה-אָמַר יְהוָה, לִמְשִׁיחוֹ לְכוֹרֶשׁ אֲשֶׁר-הֶחֱזַקְתִּי בִימִינוֹ לְרַד-לְפָנָיו גּוֹיִם, וּמָתְנֵי מְלָכִים, אֲפַתֵּחַ–לִפְתֹּחַ לְפָנָיו דְּלָתַיִם, וּשְׁעָרִים לֹא יִסָּגֵרוּ. 1 Ainsi parle l’Eternel à son Oint -(Mashiho), à Cyrus je l’ai pris par la main pour mettre les nations à ses pieds et délier les ceintures des rois, pour ouvrir devant lui les battants et empêcher que les portes lui soient fermées : ב אֲנִי לְפָנֶיךָ אֵלֵךְ, וַהֲדוּרִים אושר (אֲיַשֵּׁר); דַּלְתוֹת נְחוּשָׁה אֲשַׁבֵּר, וּבְרִיחֵי בַרְזֶל אֲגַדֵּעַ. 2 »Je marcherai devant toi, j’aplanirai les hauteurs, je briserai les portes d’airain et abattrai les verrous de fer. ג וְנָתַתִּי לְךָ אוֹצְרוֹת חֹשֶׁךְ, וּמַטְמֻנֵי מִסְתָּרִים: לְמַעַן תֵּדַע, כִּי-אֲנִי יְהוָה הַקּוֹרֵא בְשִׁמְךָ–אֱלֹהֵי יִשְׂרָאֵל. 3 Je te donnerai des trésors enfouis dans les ténèbres, des richesses cachées dans des lieux secrets, pour que tu saches que je suis l’Eternel, le Dieu d’Israël, qui t’appelle par ton nom. ד לְמַעַן עַבְדִּי יַעֲקֹב, וְיִשְׂרָאֵל בְּחִירִי; וָאֶקְרָא לְךָ בִּשְׁמֶךָ, אֲכַנְּךָ וְלֹא יְדַעְתָּנִי. 4 C’est en faveur de mon serviteur Jacob, d’Israël mon élu, que je t’ai appelé par ton nom, que je t’ai décerné un titre, bien que tu ne me connusses pas. On sait qu’historiquement (ailleurs dans l’Ancien Testament), en réalité, ce sont les gens de Judée, emmenés en captivité à Babylone) et non d’Israel qui ont été ramenés à Jérusalem. Quant à la référence à Moise (Jean, Ch V, 46) « Si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi, car c’est à mon sujet qu’il a écrit etc » Or, selon nous, le Livre de l’Exode qui met en scéne Moise (un calque de Cyrus) est au coeur de la Bible revue et corrigée par les Israélites/ cf notre sur le chapitre IV de l’Evangile selon Jean »Scio quia Messias venit qui dicitur Christus » Il est remarquable que de nos jours, le Messie ait été adopté par les Juifs qui attendraient sa venue, son avénement. . Ils auront selon nous adopté une formulation d’origine israélite. Nous avons noté dans un précédent texte que la messianité est évoquée quand Jésus entre en contact avec le monde samaritain, lui même pensant qu’il est le Messie attendu par cette population ostracisée par les « Juifs » tout comme Moise l’Egyptien est venu libérer les esclaves (‘Exode). Il est clair que par la suite, lorsque les Judéens furent soumis à bien des tribulations, ils se rapprochèrent de l’imagerie israélite du Messie. (cf « Depuis quand existe-t-il un messianisme juif ? » par Mireille Hadas-Lebel) En conclusion, il est bien clair que l’idée de Messie du temps de Jésus, donc avant la destruction du Second Temple (70 après JC)était le fait des populations septentrionales, de cette Galilée vers laquelle Jésus s’était dirigé d’où cette formule souvent mal comprise » Je suis venu pour les brebis perdues de la maison d’Israel » où la plupart des Chrétiens voient une référence à ces « Juifs « perdus »! Ce qui constitue un contre sens flagrant. (cf aussi l’Epitre aux Ephésiens) Mais on ne saurait trop insister sur le fait que la Bible telle que nous la connaissons est puissamment marquée,tant dans l’Ancien que dans le Nouveau Testaments)d’une empreinte Israélite, ce qui débouchera sur le nom même du nouvel Etat Hébreu en 1948 et sur l’affirmtion que le « Ecoute Israel » s’adresse aux Juifs alors qu’il s’adresse aux Israélites, d’où notre recommandations d’une présence chrétienne à la Synagogue de façon à ce que cette injonction des prophétes leur soit adressée. JHB 06 06 22

Jacques Halbronn Le Messie est le Sauveur (Soter) et s'adresse à des...