Etudes de Critique biblique, astrologique nostradamiquej et linguistique.
mercredi 19 août 2026
jacques halbronn Sur les « Vingt ans après » du Que Sais je Astrologie de Paul Couderc(1978) et de la Croyance astrologique moderne -1981.
jacques halbronn Sur les « Vingt ans après » du Que Sais je Astrologie de Paul Couderc(1978) et de la Croyance astrologique moderne -1981.
Nous avons découvert une version augmentée du Que Sais-je, pour 1978. La première édition datait de 1951 mais elle avait été mise à jour en 1957, soit 20 ans plus tôt. » Vingt ans après (cf Alexandre Dumas ndlr), ce petit livre ayant été réimprimé jusqu’à présent sans modification, il devient nécessaire, écrit l’auteur, d’ajouter un chapitre complémentaire » (p. 86). L’auteur commence ainsi « Le raz de marée astrologique a envahi toutes la planéte. L’astrologie est devenue l’esperanto de la crédulité. Les puissants moyens dont l’épidémie use pour s’accroitre posent un grave probléme d »hygiène sociale » (..) C’est de bonne heure , à l’école, qu’une hygiène préventive du jugement serait efficace » Couderc s’en prend à plusieurs reprises à André Barbault, désigné par l’initiale B tout comme Gauquelin le sera par l’initiale G.(p; 96). Barbault qui a participé en 1968 au lancement d’Astroflash (Ordinastral), initiative qui permet à Couderc de rejeter l’astrologie personnelle, gagne pain des praticiens de l’astrologie (par opposition aux chercheurs en astrologie) En fait, ces praticiens sont menacés tant par les statistiques de Gauquelin que par l’informatique de Barbault. En 1978, on aura connu Le Retour des Astrologues, sous la direction d’Edgar Morin. En 1981; l’ouvrage reparaitra sous le titre « La croyance astrologique moderne. Diagnostic sociologique. (Ed L’Age d’homme). Cette fois, un regard sur les dix ans écoulés.(p. 16): »Qu’est ce qui a changé sur le front de l’Astrologie en dix ans »? se demande Claude Fischler dans sa Préface.
Couderc reléve l’évolution stratégique de Gauquelin (p. 112): » L’effet planétaire n’est plus attaché à la naissance de certains hommes célèbres. Il devient une loi générale de la nature humaine. On peut le retrouver chez n’importe quel homme, n’importe quelle femme » Plus loin, Couderc à propos de l’hérédité planétaire écrit ‘ Les interprétations nouvelles des statistiques me semblent moins inacceptables que les anciennes; La planéte n’est plus responsable des qualités du nouveau-né, elle n’a plus qu’un rôle de déclencheur de naissance pour ceux qui sont sensibles à sa présence, en certains lieux du ciel »/
Revenons à la Croyance Astrologique Moderne avec le développement » 1971-1980 le changement et la permanence » en comparant avec la première édition. »On a vu apparaire ou se développer tout un appareil de vulgarisation et de transmission de l’astrologie (…)congrès et colloques se multiplient’(…) Déjà en 1971, c’étaient l’astrologie « relationnelle » ou la psycho-astrologie qui apparaissaient dominantes ». On nous parle de Madame Soleil à la radio. Claude Fischler dans ‘L’astrologie de masse » apporte d’utiles précisions « Pour individualiser la prévision, il fallait la diversifier(..) Très vite, on vit certains auteurs d’horoscopes s’atteler à cette tâche. Marie Louise Sondaz fait en la matière figure d’innovatrice. C’est par le biais de la caractérisation physique qu’elle tenta d’abord de diversifier et de préciser sa prévision (..) Dans une seconde étape (p. 17), elle abandonna les caractères physiques pour en venir aux dates de naissance, classées par tranches sans que soient encore nommés les signes du zodiaque (https://www.lecentredelapresse.com/2024/04/03/la-rubrique-qui-dit-lavenir/
Nos réflexions: la statistique n’allait pas dans le sens de l’individuation par le biais de l’astrologie pas plus qu’Astroflash et dans les deux cas, on pouvait tout à fait se passer du praticien. Le succés des livrets zodiacaux mettait en valeur une astrologie collective, catégorielle. Mais l’argument selon lequel, en pratique, les gens restaient des cas individuels avec des destins distincts, continua à être avancé. A contrario, notre Astrologie septénale, propose des calendriers périodiques impliquant la répétition programmées, datées de problématiques existentielles communes à une certaine catégorie de population, partageant un même profil de vie. En ce sens, il convient de parler d’anthropocosmologie, en tenant compte du bagage biologique, anatomique de chacun, ce qui détermine un processus réactionnel à certaines configurations astrales pour tel ou tel groupe -et non individu par individu. Nous avons introduit l’idée selon laquelle certaines périodes étaient favorables à telle population plutôt qu’à telle autre, distinguant une phase adamique et une phase pré-adamique, soit une phase réservée à une élite et une autre au tout venant, en alternance. Il y a là un phénoméne de type » Janus », qui explique des contradictions, des contrastes, d’une période à l’autre, de 3 ans et demi en 3 ans et demi.. En phase pré-adamique, la dynamique adamique est en pause et laisse le champ libre à l’individualisme, au « moi je », ce qui nourrit l’astrologie personnelle alors qu’en phase adamique, on passe de l’horizontal et du centrifuge au vertical et au centripéte. Cela suppose donc l’existence d’une humanité de lignée adamique vouée à assumer la verticalité. .
IA
L’astrologie et la royauté ont longtemps été liées. Les souverains de l’Antiquité et des cours
européennes s’entouraient d’astrologues pour lire l’avenir dans le ciel, légitimer leur pouvoir et guider leurs décisions politiques. Cette pratique a perduré malgré les critiques scientifiques croissantes.
Les origines et le rôle des astrologues à la cour
Les rois mésopotamiens employaient déjà des devins pour observer le ciel et anticiper les menaces (guerres, famines).
Du Moyen Âge à la Renaissance, l’astrologie était enseignée et confondue avec l’astronomie.
Des figures comme Catherine de Médicis ont rendu célèbre l’appel aux prophètes et aux astres pour protéger la couronne.
Sous Charles V et ses successeurs, les astrologues officiels obtenaient des charges reconnues à l’hôtel du roi. »
D’un point de vue méthodologique, il s’agit d’admettre que l’impact astral est fonction du niveau des personnes. Autrefois, au XIXe siècle, l’on considérait que les planétes transsaturniennes n’agissaient pas pour tout le monde. Paradoxalement, le rôle de l’astrologue consisterait à diagnostiquer le type de personne, à partir de son équipement sensoriel (cf nos topiques sensorielles) et à baliser la carrière des leaders, condition préalable à toute étude du ciel.
JHB 19 08 26
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