mercredi 21 juillet 2021

jacques Halbronn La question des tentatives de désenclavement de l'astrologie du XVIIe siècle à nos jours

La question des tentatives de désencla-vement de l’astrologie du XVIIe siècle à nos jours. Le titre de l’ouvrage posthume de Jean Baptiste Morin, paru en 1661 à La Haye est assez remarquable : Astrologia Gallica, prin-cipiis & rationibus propriis stabilita, atque in XXVI libros distri-buta, non solum astrologiae judiciariae studiosis, sed etiam philo-sophis, medicis & theologis omnibus per-necessaria... opera & studio Joannis Baptistae Morini. En effet, l’auteur entend ne pas se laisser enfermer dans le créneau astrologique d’où le « non solum sed etiam » qui référe à la philosophie, à la médecine, à la théologie. Un peu plus de trente ans plus tard, en 1694, Eustache Lenoble fait paraitre une Uranie ou les Tableaux des Philosophes (cf article de P. Guinard, site du CURA) qui s’efforce également de sortir d’un certain ghetto en faisant étalage d’intérêts plus amples d’où le sous –titre « Tableaux des philosophes ». Or, les historiens de l’astrologie désignent volontiers les dernières décennies du XVIIe siècle comme celle d’un déclin de l’astrologie comme si une telle volonté d’intégration des tenants de l’astrologie au sein d’un ensemble de disciplines se serait finalement révélé fatal, voire cause de rejet, comme si l’on craignait quelque contamination de la part d’un savoir qu’il valait mieux laisser à l’écart. Nous avons déjà signalé le cas de Graindorge, reçu à l’Académie Royale des Sciences pour un exposé sur l’astrologie alors que la dite Académie ne tardera pas à exclure ce sujet de ses travaux.(cf notre article ‘Astrologie » dans l’Encyclopaedia Universalis et notre étude , “L'Empire dé-chu ou l'Astrologie au XVIIe siècle”, Paris, Politica Herme-tica, 1997) Quelque part, les tentatives des astrologues de se rappro-cher de l’astronomie semblent également avoir été contre-productives. On pense à l’entrée d’Uranus, Neptune et Plu-ton dans le dispositif astrologique, au XIXe siècle et au delà.. Cela dit, l’on notera des questionnements de la part d’un ju-riste comme Jean Bodin quant à l’intérêt qu’il y aurait pour l’historien de recourir aux services de l’astrologie, à la théorie de grandes conjonctions, ce qui annonce quelque part le propos de la Nouvelle Histoire envisageant de faire appel à certaines disciplines telles que la météorologie ou la démo-graphie (cf notre étude sur Auger Ferrier, 1981 et https://www.cairn.info/jean-bodin-et-le-droit-de-la-republique--9782130423560-page-181.html) Il nous apparait que tout processus transdisciplinaire n’a de chance d’opérer que si l’on maitrise pleinement les différents domaines en cause. Autrement dit, pour qu’un rappro-chement soit possible, il importe que chacune des parties fournisse un certain effort et de préférence que celui qui sous tient le projet fasse évoluer parallélement et conjoin-tement les dossiers concernés, bref qu’il jouisse d’une ex-pertise pluridisciplinaire, réunissant en sa seule personne une double ou triple compétence tel un Pic de la Mirandole. Si l’on prend le cas d’un André Barbault dont on peut dire qu’il aura été tenté par certains rapprochements entre As-trologie et Histoire, Astrologie et Psychanalyse, entre autres Mais a-t-il été reconnu par le milieu des historiens ou/et des analystes par delà sa compétence d’ordre astrologique ? Toute la question est là : parvenir à se faire respecter au sein de plusieurs mouvances et non pas, ici, comme l’astrologue de service. Morin s’est-il imposé comme théologien, Lenoble comme philosophe, Barbault comme historien par delà une casquette d’astrologue ? Encore faudrait-il se demander si ces auteurs ont vraiment réussi faire avancer l’astrologie ? Nous avons le cas d’un Kepler lequel envisageait de concilier astronomie et astrolo-gie et qui proposa de repenser cette dernière. Autrement dit, l’astrologie ne devrait-elle pas se repenser tout comme con-tribuer à repenser tel ou tel domaine ? Selon nous, il doit être possible de relier au sein d’un seul et même ensemble l’astrologie et la théologie comme le voulait un Morin de Vil-lefranche mais il aurait fallu qu’il fit de l’astrologie le pivot d’une création divine au sens biblique du terme (Livre de la Genése), ce qui eût exigé de repenser jusqu’à l’idée de Dieu mais aussi de centrer l’astrologie sur une forme de monothéisme, c’est-à-dire sur un cycle central n’englobant pas nécessairement toutes les planétes du systéme solaire, ce qui se rapprochait par trop d’une forme de polythéisme. JHB 21. 07 21

mardi 20 juillet 2021

Jacques Halbronn Théologie et textologie: ce qui est en amont et ce qui est en aval. De Jésus à Nostradamus

Théologie et textologie : ce qui est en amont et ce qui est en aval. De Jésus à Nostradamus. Par Jacques Halbronn Un certain sens du discernement s’avère une qualité fort précieuse dès qu’il s’agit de mettre en évidence des stades successifs au lieu de tout considérer comme se situant sur un seul et même plan. C’est ainsi que nous nous sommes aperçus que le déni d’une intervention ulté-rieure/postérieure impacte aussi bien la recherche théologique que textologique. Il est important d’être en mesure de dé-terminer où se situe un document, un phénoméne et de ne pas confondre ce qui est en haut et ce qui est en bas. Le cas de Jésus est intéressant car toute la question le concernant est celle de sa posi-tion dans la hiérarchie des divinités. Pour nous, Jésus reléve du niveau 3 alors que l’on aura tenté de le faire passer pour rele-vant du niveau 2 voire du niveau 1. De la même manière, il convenait de replacer à sa juste place le phénoméne des Centuries en montrant qu’il ne s’agissait que d’un avatar de la production de Michel de Nostredame alors que nombreux étaient ceux qui tenaient absolument à ce qu’il soit reconnu comme l’auteur des dites Centuries. On est ainsi confronté avec toutes sortes de tentatives de contrefaçon hiérarchique-verticale Pour en revenir à Jésus, on lui attribue des propos tout comme d’ailleurs à Nostrada-mus qui sont probablement contrefaits. Ne pas admettre de tels procédés vise non pas à trahir tel ou tel personnage mais à ne pas lui imputer ce qu’il n’aura pas vraiment déclarer en se laissant berner par ceux qui tentent de l’instrumentaliser. Selon nous, un Messie appartient au niveau 3, il n’est ni le Créateur de l’Univers ni même celui qui aura façonné notre monde mais simplement un Jupitérien venant délivrer une certaine société de certains coutumes altérées. JHB 20 07 21.

lundi 19 juillet 2021

Jacques Halbronn Audit sur les carences du site du CURA dans le domaine "nostradamique"

Audit sur les carences du site du CURA dans le domaine « nostradamique » Par Jacques Halbronn Nous nous proposons ici de mettre en évidence, le laisser aller du responsable du site du CURA en ce qui concerne ses obligations à l’égard de ses utilisateurs qui lui font confiance. Un chercheur a la double charge de traiter des sources premières et des sources secondaires. Nous illustrerons notre propos, en suivant la piste « Marcellin » en tant que révélateur de certains manquements en reproduisant notamment certaines études parues sur le dite site. C’est ainsi que si l’on recherche sur le site du CURA une référence à « Marcellin », on ne trouve que des références à la page de titre de la Pronostication pour 1555 à propos d’un certain Ammianus Marcelinus CORPUS NOSTRADAMUS 88 -- par Patrice Guinard Guinard aura entendu parler de la Reproduction de 1906 dont il reproduit la page de titre en troisième position ci-dessous mais il semble assez désabusé pour ne pas y avoir eu accès. CORPUS NOSTRADAMUS 91 -- par Patrice Guinard 2008-2020 La première édition de l'Orus Apollo de Nostradamus par Hector Ri-gaux (1907) Parmi les ouvrages légués par Rigaux à son collègue, devaient figurer ses fameuses édi-tions d'opuscules rarissimes de Nostradamus, hélas tout aussi rares que les originaux. A ma connaissance, la bibliothèque d'Amiens n'en possède aucun exemplaire (à l'exception de la reproduction Chevillot de 1903 : cote 39192). La transcription de l'Orus serait le premier des textes de Nostradamus, réédités avec grand soin par Rigaux et confiés à son ami Henri Douchet, imprimeur de Méricourt-l'Abbé (au nord-est d'Amiens), bourgade par-fois désignée sous le nom de "Mariebourg". On n'en finit pas, décidément, avec les dé-dales hermétiques qui marquent les éditions des oeuvres de Nostradamus, même plu-sieurs siècles après ! Il y aurait trouvé la trace de ce « Macelin » qu’il associe, faute de mieux, dans son commentaire de la VIIIe Centurie à Cromwell et à Hitler, pour les quatrains 76 et 77 alors qu’il s’agit d’un personnage dont Nostradamus annonçait expressément la naissance imminente, prophétie non confirmée, apparemment. Pourtant l’origine de Macelin était également accessible en Italien et dans des exemplaires conservées à la BNF. Catalogue BNF : : Il Vero Pronostico calcolato dall' eccellmo astrologo et filosofo M. Michel Nostradamo Francese, il qual narra diligentemente tutte le perverse calamità, che deve incorrere l'anno 1566... Bologna : per Alessandro Benatio, 1566 Les Pronostications et Almanachs de Michel Nostradamus par Robert Benazra Voici une pronostication italienne : Pronosticon del l'anno 1563 coposto et calculato par M. Michele Nostradamo dottore in medicina di Salon di Craux in Proven-za. [59] Cette pièce est dédiée au pape Pie IV avec privilège et contrôlée par le grand Inquisiteur. Texte, variantes et interprétation de la huitième centurie des Prophé-ties Cette édition de la huitième centurie des Prophéties contient le texte et les variantes des quatre éditions successives publiées par Benoît Rigaud sous la date de 1568, les éditions X, A, B et C (cf. CN 38, et pour les conventions adoptées lors de la transcription, CN 82). J'ajoute pour cette seconde version du texte (mai 2018) les pistes d'interprétation issues de mon ouvrage, "Nostradamus ou l'Éclat des Empires" (Avril 2011), auquel je renvoie pour l'analyse prosodique, lexicale et géographique des quatrains, ainsi que pour les expli-cations et les éventuels précurseurs des solutions proposées en dernière colonne. J'ajoute encore de nouvelles pistes d'interprétation (aux quatrains 59 et 61), et pour cinq autres (les numéros 5, 15, 42, 81 et 96) quelques références oubliées ou ignorées qui corrobo-rent mes analyses de 2011. 76 Plus Macelin que roy en An-gleterre Lieu obscur nay par force aura l'empire : Lasche sans foy, sans loy sai-gnera terre, Son temps s'approche si pres que j'en sospire. C: macelin, Roy - - X: sapproche, X: jen, A/B/C: je souspire - Protectorat de Cromwell, 1649 77 L'antechrist trois bien tost annichilez, Vingt & sept ans sang durera sa guerre, Les heretiques mortz, captifs, exilez, Sang corps humain eau rogie gresler terre. X: Lantechrist - C: morts, X: captif - - Adolf Hitler, 1925 En fait, Patrice Guinard a connaissance de la production italienne à laquelle il consacre une étude documentée sans réaliser qu’il s’agit d’une traduction d’une épitre de Nostradamus à Pie IV : certes, ces publications sont des contrefaçons mais qui dérivent bel et bien de la production de Nostradamus pour les années précédentes.² CORPUS NOSTRADAMUS 179 -- par Patrice Guinard Les faux Nostradamus italiens des années 66-67 : il vero Giuditio, il vero Pronostico, li Presagi et Pronostici Après la mort de Nostradamus en juillet 66, la belle vie commence vraiment pour les usurpateurs de tous poils, imposteurs et faussaires des oeuvres et du patronyme du pro-phète salonnais, dont un certain Michel Nostradamus le Jeune qui signe aussi Mi. de Nos-tradamus (cf. CN 180). Une floraison de pronostics divers, mis au nom de Nostradamus, commence à envahir les foires et les étals de libraires, à commencer par deux pronostica-tions italiennes parues dans diverses éditions, Il vero et universale giudicio et Li Presagi et Pronostici. 179A Il vero et universale giudicio sopra le quattro stagioni, di M. Michele Nostradamo Astrologo Eccellentissimo, Et Medico di Salon di Craus [sic] di Provenza, Nel qual si vede brevemente quanto mostrano le stelle, & Pianeti di mese in mese, & di quarto in quarto, dell'anno 1566 ... Tradotto fidelmente di Francese iu [sic] Italiano. Trino (Trento), [Giovanni Francesco et Giolito de Ferrari ?], "con licentia de Superiori", 1566, in-4, 4 ff. (vignette au frontispice) ° BC Trento: t-G 2-op f 60 179B Il vero, et universale Giuditio di M. Michiele Nostradamo, astrologo Eccell(entissimo) & Medico di Solon [sic] di Craus [sic] di Provenza, nel quale si vede brevemente quanto mostrano le stelle, & Pianeti di mese in mese, & di quarto in quarto dell'anno 1566 ... Deo semper laus, & gloria Trino (Trento), [Giovanni Francesco Giolito de Ferrari], "con licentia delli Superiori" (A4v), [1566], in-4, 4 ff. (pas de vignette) ° BN Marciana Venise: MISC 1339. 017 → Giuseppe Dondi & Marina Bersano Begey, Le cinquecentine piemontesi, vol. 3, Turin, 1966, p.241, n.1373 → Chomarat, 1989, n.78 La première pronostication existe en deux versions : l'une avec un vignette au frontispice et dite traduite du français, l'autre sans vignette et au titre et précisions modifiés au fron-tispice. Elle contient les quartiers lunaires sommairement commentés pour chacun des douze mois de l'année avec un faciebat controuvé de Nostradamus, et un commentaire de l'éclipse lunaire d'octobre 1566 dans un contexte italien. Les données des quartiers ne correspondent pas à celles de l'Almanach de Nostradamus pour l'année 1566. Il s'agit d'un faux, probablement concocté après la mort de Nostradamus, peut-être traduit d'une version française perdue. Le texte ne présente aucun intérêt. 179C Il vero Pronostico calcolato dall'eccell(entissi)mo astrologo, et filosofo M. Michel Nostradamo Francese. Il qual narra diligentemente tutte le perverse calamità, che deve incorrere l'Anno 1566 come per ragioni Astronomiche lo dimostra. Bologna, Alessandro Benatio, "Con licentia delli Superiori", 1566, in-4, 4 ff. ° BNF Paris: Rés V 1196 → Leoni, 1961, p.87 → Chomarat, 1989, n.77 → Benazra, 1990, p.77 → Brind'Amour, 1993, p.492 → CAT Ruzo-Swann, Avril 2007, n.9 (vendu 390 $ avec d'autres fac-similés) Cette seconde pronostication est à rattacher à la première par les données astrométriques similaires pour l'éclipse lunaire du 28 octobre 1566 : à 23 h 50 et 15° Taureau, durée 3 h 40 (Giuditio, A4v) vs 24 h 50, durée 3 h 40 (Pronostico, A2v). L'introduction sur un feuillet (incipit "Il divino Mosè nel Sesto del Genesi" ; explicit "o gli effetti nelle cose inferiori") cite en seconde page une série d'autorités en matière astrologique : le chapitre 4 du second livre du Tetrabiblos de Ptolémée, Hali Rodoan, Albumasar, Messahalla, Almansor, et un astrologue du nom de Pierre Maynard (Pietro Mainardo). Suivent un aperçu de l'année 1566 (avec un faciebat controuvé de M. "Nostrodamus"), un descriptif de l'éclipse lunaire du 28 octobre 1566 (A2v), et des présages attribués à Nostradamus et adressés au duc d'Orléans (le futur Henry III). 179D Li Presagi et Pronostici di M. Michele Nostradamo, Quale principiando l'anno 1565 diligentemente discorrendo di Anno in Anno fino al 1570. Chiaramente ci dimostra tutto quello che gl'influssi Celesti dinotano, tanto di bene, quanto di male, si delli raccolti boni, quanto delli rei. Genova, S.n. [Antonio Bellone ?], "con licenza de superiori" (A4v), "1564" (A4v) [1567 ?], in-4, 4 ff. ° BNF Paris: Rés V 1195 ; BM Lyon: Rés A 508196 179E Li Presagi et Pronostici di M. Michele Nostradamo Francese. S.l. [Genova ?], S.n., S.d. [1567 ?], in-4, 4 ff. (vignette aux deux astrologues au titre) ° BNF Paris: Rés V 1194 (page de titre manquante) ; BN Marciana Venise: MISC 2636. 061 → Leoni, 1961, p.87 → Chomarat, 1989, n.62 (sous 1564) et n.67 (sous 1565) → Benazra, 1990, p.67-68 (les 2 versions, sous 1564) → Brind'Amour, 1993, p.491 → CAT Ruzo-Swann, Avril 2007, n.9 (vendu 390 $ avec d'autres fac-similés) Au moins deux autres éditions antidatées du précédent texte ont été imprimées vers 1567 (ou plus tardivement) avec un titre totalement remanié. Un exemplaire de la BNF précise la nationalité de l'auteur falsifié : "Francese". Ces éditions ne précisent pas le nom de l'imprimeur, peut-être Antonio Bellone qui exerçait à Gênes à cette date, à supposer qu'il s'agisse bien d'impressions génoises (cf. Gedeon Borsa, Clavis typographorum librario-rumque Italiae, Baden-Baden, 1980). Le texte est prétendument dit traduit d'un original français. L'introduction commençant par une référence à la Genèse est reprise de l'édition précé-dente, avec quelques rares modifications, par exemple l'ajout de la mention "si per certo, & non men della Noetica" (bas de A1v), l'ajout d'un numéro : "differenza 8" pour "differenza" (A2r), etc. Au présage sommaire ("Presagio somario" pour "Presagio, et sommario"), on se contente de changer l'année 1566 en 1565 et de corriger la mention fautive "Nostrodamus". Le reste du texte est inchangé. Les dates et données de l'éclipse lunaire sont modifiées en conséquence : l'éclipse du 28 octobre 1566 est remplacée par celle du 17 novembre 1565 : une donnée erronée puisque l'éclipse lunaire de 1565 a eu lieu le 7 et non le 17 (cf. Cyprian Leowitz, Eclipsium omnium ab anno Domini 1554 usque in annum Domini 1606, Augsburg, Philipp Ulhard, 1556). En outre, et c'est la preuve de la supercherie, l'ensemble du commentaire sur l'éclipse de 1566 reste inchangé pour le faux daté de 1565 : par exemple la position du Soleil dans la 8e maison ("il Sole nell'ottava mansione"). Ci-suivent le thème de l'éclipse lunaire de 1566 dans le traité de Leovitius, le même thème calculé pour la latitude d'Augsburg à environ 16 heures 16, et un autre proche des données (approximatives) du Pronostico de Benatio : recalculé à environ 13 heures 53 avec le FC à 16° en Gémeaux comme indiqué au texte ("se ne oscurera punti 16 & parti-celle dieci sotto il duplicato segno di Gemini") et le Soleil et Mars au milieu de la maison VIII selon la domification de Regiomontanus. Dans la dédicace, on remplace le duc d'Orléans par le pape Pie IV, ainsi que quelques for-mulations relatives au nouveau dédicataire et à l'année visée : on transforme par exemple l'expression "circa l'Anno 1566" en "circa 1565 & 1566", mais pas la suite du texte "che sarà l'anno il quale per la revolutione ..." -- ce qui contredit les propos du texte puisqu'il est toujours question de l'année 1566 alors que la pronostication concerne 1565 ! De même "1566" est remplacé par "1565 tenendo per l'anno 1566" (A3v). A la page précé-dente, l'expression "qualche grandissimo danno che non passeranno quelle annà [sic] de 1566 et 1567" devient "qualche gran matrona che non passeranno quelli anni de 1566 et 1567" (A3r). Dans l'édition non datée du même texte, la "gran matrona" est remplacée par "grande dame" (en français). La régente Catherine de Médicis semble visée, et la se-conde mouture de 1565 pourrait avoir été concoctée dans les cercles de mécontents liés à François d'Anjou (cf. infra). Bien sûr c'est surtout le prestige de l'astrologue et conseiller royal qui est visé par la dédicace réorientée sur le pape Pie IV, décédé le 9 décembre 1565. Il s'agit donc d'une version trafiquée d'un faux, destinée à discréditer Nostradamus, le protégé de Catherine de Médicis. On attribue au mathématicien et humaniste italien Fran-cesco Barozzi alias Barocius (1537-1604) le premier commentaire d'un texte de "Nostra-damus", à savoir un commentaire de cette pronostication controuvée. Francesco Barozzi 179F Pronostico universale di tutto il Mondo Il qual comincia dal principio dell' anno 1565 & finisce al principio dell' anno 1570. Raccolto dalli Presagi del Divino Michiele Nostradamo, & dalli Pronosti-ci di molti altri Eccellentissimi autori : & con brevi annotationi illustrato Bologna, "Alla libraria del Mercurio" [Giovanni Rossi ?], "Con Privilegio del Rever. Mons. Bossio Vicelegato", "Con licentia de Superiori", "1566" [1567 ?], in-4, 12 ff. ° BNF Paris: Res V 1193 ; Mazarine 4° Res 15954-1 → Chomarat, 1989, n.79 → Brind'Amour, 1993, p.496 Tout indique que Guinard n’a jamais pris le temps, depuis 2007, date de la soutenance de notre post Doctorat, il y a donc 14 ans, de prendre connaissance d’un ensemble de près de mille pages (en ligne sur SCRIBD et déposé à la Bibliuothèque de Warbirg Institute de Londres entre autres) Post - Doc Halbronn Last | Nostradamus | Pseudo-science https://fr.scribd.com › document › Post-doc-Halbronn-Last et notament des pages consacées à la « Constitution de l’Epitre à Pie IV » (pp 477-1487) et qui prolongent notamment notre étude déjà ancienne (Une attaque réformée oubliée contre Nostradamu s(1561 ( Réforme Humanisme Renaissance n°33 décembre 1991) On y rappelle (pp. 652-653) que Nostradamus a rédigé deux épitres à Pie IV (mort e 1565) Si l’on compare les épitres à Pie IV à l’épitre centurique à Henri II datée de 1558, l’on remarque que les échéances pour les années 1560 n’y figurent pas, ce qui montre que dans les années 1580-1590, qui sont celles des éditions centuriques antidatés l’on aura recyclé celles-ci sur des dates ultérieures, procédé assez classique (cf notre thèse d’Etat. Le texte prophétique en France, Formation et fortune. Presses Universitaires du Septe-mebrion, 1999) Mais venons –en à ce Macelin de la Centurie VIII dont on trouve la mention dans les éditions italienne « Marcelino » mais aussi dabs la Réproduction très fidéle d’un manus-crit inédit de LM. De Nostredame, Dédié à SS. Le Pape Pie IV, Mariebourg 1906 dont Guinard n’aurait pu consulter ‘p. 31) sans lequel on ne peut comprendre le mot « macelin » dont Nostradamus nous explique que l’on peut en ôter la lettre R, ce qui donne macelin, ce qui signifie « boucher » Mais ce qui est grave ici, c’est le cas de Patrice Guinnard non pas en tant que chercheur mais en tant que responsable du site du CURA. Celui-ci était moralement obligé d’avertir ses lecteurs des travaux menés par les uns et par les autres, dès lors qu’ils s’appuient sur des éléments importants. Autrement dit, Guinard, soit délibérément, soit pas négligence ou désinvolture, ne sera pas parvenu au cours des 15 dernières années à signaler notre post-doctorat, ce qui entache sensiblement la valeur des informations qui figurent sur son site. Son étude consacrée à la Centurie VIII compense ses lacunes bibliographiques par un commentaire faisant de Nostradamus un prophète du long terme. On assiste là un un mélange des genres avec un Guinard hybride tantôt avec sa casquette de « seiziémiste » qui ne prend pas la mesure des Epitres de Nostradamus au pape Pie IV- et tantôt avec celle d’un interprète avisé des Centuries censées couvrir jusqu’à notre temps/ Mais, soulignons-le, quelles que soiient les limites de Guinard chercheur, il aurait du faire l’effort de fournir à ses lecteurs des informations à jour alors que par incurie, le responsable du CURA les aura laissé dans l’ignorance depuis une bonne vingtaine d’années, voire en leur déconseillant d’aller prendre connaissance de certains travaux universitaires. JHB 19 06 21

Jacques Halbronn Théologie. "Crées à l'image de Dieu" : une structure duelle, cyclique

Théologie. « Crées à l'image de Dieu » : une structure duelle. Jacques Halbronn On connait cette formule du chapitre premier du Livre de la Genése -dont nous avons montré qu 'il commençait rélle-ment au chapitre V avec le « Sefer Toldoth » , le livre des générations, Toldoth ayant été rendu par Genése. D'ail-leurs, le chapitre V comporte des éléments figurant déjà dans les chapitres précédents. Il y a bien là un probléme de chronologie. La Genèse - Chapitre 5 - בְּרֵאשִׁית א זֶה סֵפֶר, תּוֹלְדֹת אָדָם: בְּיוֹם, בְּרֹא אֱלֹהִים אָדָם, בִּדְמוּת אֱלֹהִים, עָשָׂה אֹתוֹ. 1 Ceci est l'histoire des générations (toldoth) de l'humanité.(Adam) Lorsque Dieu créa l'être humain (Adam), il le fit à sa propre ressemblance. ב זָכָר וּנְקֵבָה, בְּרָאָם; וַיְבָרֶךְ אֹתָם, וַיִּקְרָא אֶת-שְׁמָם אָדָם, בְּיוֹם, הִבָּרְאָם. 2 Il les créa mâle et femelle, (Zakhar Neqéva) les bénit et les appela l'homme ‘Adam), le jour de leur création. ג וַיְחִי אָדָם, שְׁלֹשִׁים וּמְאַת שָׁנָה, וַיּוֹלֶד בִּדְמוּתוֹ, כְּצַלְמוֹ; וַיִּקְרָא אֶת-שְׁמוֹ, שֵׁת. 3 Adam, ayant vécu cent trente ans, produisit un être à son image et selon sa forme, et lui donna pour nom Seth. ד וַיִּהְיוּ יְמֵי-אָדָם, אַחֲרֵי הוֹלִידוֹ אֶת-שֵׁת, שְׁמֹנֶה מֵאֹת, שָׁנָה; וַיּוֹלֶד בָּנִים, וּבָנוֹת. 4 Après avoir engendré Seth, Adam vécut huit cents ans, engendrant des fils et des filles. Il n’est d’ailleurs pas ici question de la femme « sortie » de la cote d’Adam , ce qui prend le contre pied du chapitre II- Selon nous, en effet, les 4 premiers chapitres auront été rajoutés en préambule et cela comporte notamment la créa-tion de la Femme aux chapitres II et III En ce sens, on ne saurait voir dans le chapitre I le récit de la création du couple homme – femme. Genése II כא וַיַּפֵּל יְהוָה אֱלֹהִים תַּרְדֵּמָה עַל-הָאָדָם, וַיִּישָׁן; וַיִּקַּח, אַחַת מִצַּלְעֹתָיו, וַיִּסְגֹּר בָּשָׂר, תַּחְתֶּנָּה. 21 L’Éternel-Dieu fit peser une torpeur sur l’Homme, qui s’endormit; il prit une de ses côtes, et forma un tissu de chair à la place. כב וַיִּבֶן יְהוָה אֱלֹהִים אֶת-הַצֵּלָע אֲשֶׁר-לָקַח מִן-הָאָדָם, לְאִשָּׁה; וַיְבִאֶהָ, אֶל-הָאָדָם. 22 L’Éternel-Dieu organisa en une femme la côte qu’il avait prise à l’homme, et il la présenta à l’homme. כג וַיֹּאמֶר, הָאָדָם, זֹאת הַפַּעַם עֶצֶם מֵעֲצָמַי, וּבָשָׂר מִבְּשָׂרִי; לְזֹאת יִקָּרֵא אִשָּׁה, כִּי מֵאִישׁ לֻקְחָה-זֹּאת. 23 Et l’homme dit: "Celle-ci, pour le coup, est un membre extrait de mes membres et une chair de ma chair; celle-ci sera nommée Icha, parce qu'elle a été prise de Ich." כד עַל-כֵּן, יַעֲזָב-אִישׁ, אֶת-אָבִיו, וְאֶת-אִמּוֹ; וְדָבַק בְּאִשְׁתּוֹ, וְהָיוּ לְבָשָׂר אֶחָד. 24 C'est pourquoi l'homme abandonne son père et sa mère; il s'unit à sa femme, et ils deviennent une seule chair. כה וַיִּהְיוּ שְׁנֵיהֶם עֲרוּמִּים, הָאָדָם וְאִשְׁתּוֹ; וְלֹא, יִתְבֹּשָׁשׁוּ. 25 Or ils étaient tous deux nus, l'homme et sa femme, et ils n'en éprouvaient point de honte. Ce qui fait d'Adam un être à l'image (Tselem, Demouth) de « Dieu », c'est sa dualité décrite en hébreu comme « Zak-har » et « Neqéva », souvent rendu en traduction par mas-culin et féminin. כו וַיֹּאמֶר אֱלֹהִים, נַעֲשֶׂה אָדָם בְּצַלְמֵנוּ כִּדְמוּתֵנוּ; וְיִרְדּוּ בִדְגַת הַיָּם וּבְעוֹף הַשָּׁמַיִם, וּבַבְּהֵמָה וּבְכָל-הָאָרֶץ, וּבְכָל-הָרֶמֶשׂ, הָרֹמֵשׂ עַל-הָאָרֶץ. 26 Dieu dit: "Faisons l'homme à notre image, à notre ressemblance, et qu'il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail; enfin sur toute la terre, et sur tous les êtres qui s'y meuvent." כז וַיִּבְרָא אֱלֹהִים אֶת-הָאָדָם בְּצַלְמוֹ, בְּצֶלֶם אֱלֹהִים בָּרָא אֹתוֹ: זָכָר וּנְקֵבָה, בָּרָא אֹתָם. 27 Dieu créa l'homme à son image; c'est à l'image de Dieu qu'il le (oto) créa. Mâle (Zakhar) et femelle (Neqéva) il les (otam) créa. Or Zakhar est à rapprocher du verbe « Zakhor », se sou-venir dont le terme opposé est nécessairement « oublier » selon une dialectique du souvenir et du devenir/advenir que nous retrouvons en anthropocosmologie avec la dialectique Equinoxialité Solsticialite. Cela signifierait une dualité cy-clique, donc diachronique et non pas comme on l'entend la plupart du temps synchronique. On a bien affaire à un singulier « oto » mais il est suivi du pluriel « otam « / Certaines traductions préfèrent occulter ce décalage de façon assez cavalière. On note aussi que nous avons ici un vav renversif « Yivra » alors que le premier verset du même chapitre premier n'y recourt pas : Beréchit bara Elohim etc », ce qui trahit le caractère hétérogéne du dit chapitre. Bien pis, dans le même verset 27, on a à la fois Yivra et bara ! כז וַיִּבְרָא אֱלֹהִים אֶת-הָאָדָם בְּצַלְמוֹ, בְּצֶלֶם אֱלֹהִים בָּרָא אֹתוֹ: זָכָר וּנְקֵבָה, בָּרָא אֹתָם. 27 Dieu créa (Yivra) l'homme à son image; c'est à l'image de Dieu qu'il le créa. Mâle et femelle furent créés à la fois. (bara otam) Comparons les passages des chapitre I et V quant à la mani-festation de cette dualité : dans Genése I, la dualité est af-firmée d’entrée de jeu alors que dans Genése V, ce point n’est précisé que dans un deuxième temps/ I, 27 כז וַיִּבְרָא אֱלֹהִים אֶת-הָאָדָם בְּצַלְמוֹ, בְּצֶלֶם אֱלֹהִים בָּרָא אֹתוֹ: זָכָר וּנְקֵבָה, בָּרָא אֹתָם. 27 Dieu créa l'homme à son image; c'est à l'image (tselem) de Dieu qu'il le (oto) créa. Mâle (Zakhar) et femelle (Neqéva) il les (otam) créa. V א זֶה סֵפֶר, תּוֹלְדֹת אָדָם: בְּיוֹם, בְּרֹא אֱלֹהִים אָדָם, בִּדְמוּת אֱלֹהִים, עָשָׂה אֹתוֹ. 1 Ceci est l'histoire des générations (toldoth) de l'humanité.(Adam) Lorsque Dieu créa l'être humain (Adam), il le fit à sa propre ressemblance.(demouth) ב זָכָר וּנְקֵבָה, בְּרָאָם; וַיְבָרֶךְ אֹתָם, וַיִּקְרָא אֶת-שְׁמָם אָדָם, בְּיוֹם, הִבָּרְאָם. 2 Il les créa (baram) mâle et femelle, (Zakhar Neqéva) les bénit et les appela l'homme (‘Adam), le jour de leur création. JHB 19 07 21

samedi 17 juillet 2021

Jacques Halbronn Nicolas Bourdin et l'historique de la réception de Ptolémée au XVIIe siècle (1972-1996)

Nicolas Bourdin et l’historique de la réception de Ptolémée au XVIIe siècle (1972-1996). Par Jacques Halbronn En 1974, René Alleau publie dans la Collection » Bibliotheca Hermetica » La Tétrabible ou les Quatre Livres des Ju-gements des Astres suivi de Le Centiloque ou les Cent Sentences dont il rédige les notes (avec Sylvain Mat-ton). Il s’agissait de la traduction effectuée par Nico-las Bourdin corrigée en recourant aux travaux de F.E. Robbins (cf l’ Avertissement) En réalité, Alleau reprenait l’édition de 1972, revue par André Barbault, éditée par Philippe Lebaud. Ptolémée, Claude Les Quatre livres des jugements des astres ou le Tétrabiblos / de Ptolémée ; traduction de Nicolas Bourdin de Villennes revue et accompagnée de deux études par André Barbault ; lithographies originales de Jean Picart Le Doux le Club du livre Philippe Lebaud On y trouve les mêmes maladresses, laissées telles quelles, dues à Barbault ou à un collaborateur de l’éditeur, avec tantôt le mot « regard » utilisé par Bourdin pour désigner l’aspect en astrologie- laissé tel quel- et tantôt rendu par « aspect » (à partir de l’édition anglaise Robbins) Edition : Bibliotheca Hermetica (1974): p. 49 « Des aspects des signes (..) en aspect diamétral, (..) en aspect trigone(…) en aspect quadrat etc « p. 55 : « à cause du regard qu’ils ont en carré’ La Préface de Barbault est assez étonnante : il ne signale pas la polémique entre Jean-Baptiste Morin et Nicolas Bourdin, alors que celle-ci avait été traitée en 1975 par nos soins. Mais cela tient peut être au fait que la première édition de son travail date de 1972, date qui correspond d’ailleurs à celle de notre découverte, signalée à Barbault. De toute façon, Barbault n’aurait pas fait le lien entre le Bourdin traducteur de Ptolémée et l’auteur contesté par Morin. Pourtant en 1975, dans Connaissance de l’astrologie, Paris, Seuil, Barbault signalera les Remarques Astrologique de Morin. En 1975, dans la Bibliotheca Hermetica de René Alleau, nous fimes paraitre- de Jean-Baptiste Morin les Remarques astrologiques sur le commentaire du centiloque de ptolemée par nicolas de bourdin ou le fa-nal de l'Astrologie (éd. de 1657). Paris, Ed Retz. Fort peu de temps donc après que la Tétrabible, à partir de la traduction de Bourdin, fut parue dans la même collection en 1974. Mais nous avions déjà fait paraître en anglais sous le titre de « The Astrologer Marquis » une étude sur Bourdin (in The Astrological Review, -Hiver 1973-74, vol. 45 n°3) .Yves Lenoble dans « Du nouveau à propos du Centiloque de Ptolémée » écrit : « Nicolas Bourdin a traduit du latin la Tétrabible (publication en 1640), ainsi que le Centilogue de Ptolémée ou la seconde partie de l’Uranie, publié chez Cardin Besongne à Paris, en 1651, et réédité par les Editions Tredaniel en 1993. Nicolas Bourdin « est le traducteur incontournable de Ptolémée en français » (Jacques Halbronn), mais il n’est pas le premier. Dans la postface de l’édition de 1993, J. Halbronn écrit qu’il existe à la Bibliothèque Nationale des manuscrits de l’ouvrage datant du règne de Charles V (1348, 1349). Note 4 : La traduction du latin (texte de Pontanus) par Ju-levno (Jules Evenot) a été publiée en 1938 par Paul Cha-cornac sous le titre Le Centiloque ou les cent sentences. Elle a été reprise par les Editions Traditionnelles sous la dénomination Les cent sentences astrologiques, Paris, 1984. » Dans les années 1985-86 paraitront deux éditions de la traduction de Bourdin 1985 Denis Labouré publie à la Loge Astrologique de France un reprint de la traduction Bourdin de 1640 sans mentionner notre édition de 1975 sur les rapports Morin-Bourdin au prisme des Remarques Astrologiques dont Morin fut l’éditeur en 1651, l’ouvrage ayant été en 1657 commercialisé avec une étiquette simplement collée sur la mention d’origine (cf l’exemplaire de la Bibliothèque de l’Arsenal. Paris) avec cette fois le nom de Pierre Ménard. En 1993, complétant ainsi notre travail de 1975, nous produirons de Bourdin son Centilogue de Ptolémée. Paris Ed Grande Conjonction- Trédaniel. En cette même année 1993, Elisabeth Teissier fait paraitre aux Belles Lettres Manuel d'astrologie la Tétrabible de Claude Ptolémée en indiquant à tort que la traduction française s’est faite à partir du grec. L’année suivante, Hervé Drévillon soutient une thèse qui aborde (pp. 171 et seq) le cas de Bourdin et de Morin (Thèse de doctorat de l'École des Hautes Études en Sciences Sociales, « Lire et écrire l'avenir. Astrologie, prophéties et prédictions dans la France du XVIIe siècle (1610-1715) » sous la direction de Roger Chartier, l’article de Wikipedia précise que la thèse obtint « . Mention Très Honorable avec félicitations du jury ». Cette thèse paraitra en 1996 chez Champvallon. (cf le compte tendu qu’en donne Alain Guéry dans les Annales,en 1999 Nous avons déjà signalé l’insuffisance criante de référence nous concernant dans la thèse d’Hervé Drévillon de 1994 et dans la publication de 1996 où il ne signale pas notre édition de 1975 et se contente de mentionner – sans aucune note en bas de page - notre édition de 1993 dans sa bibliographie sans autre précision sur ce qu’il doit à nos travaux, et pas seulement sur le cas Bourdin-Morin - ce qui pose le probléme de cette mention » très honorable avec félicitations du jury » dès lors qu’un auteur ne signale pas correctement au jury ce qu’il doit à d’autres chercheurs JHB 17 07 21

Jacques Halbronn L'éditions centurique génante pour 1561 et l'epitre au pape Pie IV

L'édition centurique génante pour l'an 1561 et l’épitre au pape Pie IV par Jacques Halbronn Nous avions «évoqué dans un précédent article le carac-tère « génant » de l'' édition 1555 (Lyon Macé Bonhomme), un autre cas bien embarrassant est celui concernant 1561, pour la chronologie des éditions centuriques. En effet, le scénario classique d'une édition à 7 centuries en 1557 ne tient pas dans la mesure où l'édition 1561 signale une addition de 39 'articles » à la « dernière » centurie, c'est à dire à la sixiéme, la dite addition devenant par la suite la VIIe Centurie tout comme l'édition 1555 témoigne d'un état à 4 centuries dont une « centurie » à seulement 53 quatrains mais l'on sait qu'il a d'abord existé une addition à seulement 49 quatrains (Raphael du Petit Val, Rouen, 1588) comme le signalent Chomarat et Benazra -RCN, pp. 122-123) dans leurs bibliographie respectives.. Par la suite, l'on aura com-plété pour produire une Ive centurie à 100 quatrains. Tout se passe comme s'il y avait eu un stade à six centuries, se terminant par un quatrain latin. « Legis cautio ». La référence à l'an 1561 est la suivante ; (RCN, p. 114) : « Les Prophéties de M. Michel Nostradamus Dont il y en a trois cens qui n'ont encores jamais esté imprimées lesquels sont en cette présente édition. Reveues & additionnées par l'Autheur pour l'an mil cinq cens soixante & un de trente neuf articles à la dernière centurie » Autrement dit les éditions à 7 centuries datées de 1557 sont antidatées puisqu'elles comportent l'addition de 39 article pour l'an 1561. En outre, ces éditions 1557 comportent une centurie IV compléte alors que l'édition 1555 atteste un état intermédiaire à la dite Ive Centurie, ce qui la rend « gé-nante » car l'on aurait voulu nous faire croire à une pre-mière édition datée de 1557 à 7 centuries, introduite par une « Préface à César ». On se serait bien passé d'une édition 1555 tout comme d'une édition 1561, qui viennent tout com-promettre ! Bien entendu, on l'aura compris, il s'agit là du « plan » des faussaires que l'on s'efforce de restituer , de respecter, de comprendre et décrire en tous ses méandres. Mais quid de l'Epitre à Henri II datée de 1558 et censée in-troduite les Centuries VIII à X, parachvant la miliade. Dans l'esprit des faussaires, cette édition aurait fait suite à l'édi-tion 1557 à 7 centuries, ce qui n'est évidemment pas compa-tible avec l'édition 1561 ajoutant 39 quatrains à la sixiéme centurie. Il faut comprendre qu'il s'agit là d'une entreprise paralléle, visant à ajouter 3 centuries aux 7 existantes, sur la base des éditions 1557 dans l'ignorance de l'addition pour 1561 puisque cette édition aura été en quelque sorte éclipsée par les éditions 1557. L'entreprise paralléle visant à créer un en-semble à 10 centuries n'avait pas une connaissance exhaus-tive de la genése du premier volet sinon elle n'aurait pas proposé une édition datée de 1558 adressée à Henri II mais aurait pu intégrer une épitre au pape Pie IV datée de 1561 ayant bel et bien existé. (cf notre étude in Réforme Huma-nisme Renaissance, 1991 et RCN p. 68), d'ailleurs, le conte-nu de l'Epitre à HenrI II en tête du second volet est en phase avec l'epitre au pape plus que celle de 1556 en tête des présages merveilleux pour 1557 (cf notre reprint de 2002.. Ed Ramkat) le ton de l'epitre à henri II 1558 est bien mieux compatible avec celle à Pie iv en ce qui concerne les menaces qui planent sur l' Eglise au point que l'on soit en droit de se demander si ce n'est pas à Pie iv qu'elle aurait été d'abord été placée en tête du second volet avant que l'on opte pour une epitre à henri ii 1558. En fait, l’épitre centurique à Henri II 1558 est un mélange de l’epitre à Henri II 1556, de l’Epitre à Pie IV 1561, et du Livre de l’Estat et Mutation de Richard Roussat, ( cf CORPUS NOSTRADAMUS 50 -- par Patrice Guinard Antoine Couillard et la fin des temps annoncée par les astrologues) à propos de l’échéance de la fin du XVIIIe siècle. Il est clair qu’en 1558, Nostradamus n’avait pas encore développé les positions exposées en 1561. Il apparait nettement que l’importance de l’Epitre au pape aura été dramatiquement sous- estimée. On ne signale même pas le contenu de l’épitre dans les éditions italiennes conservées à la BNF. Quant au fait que Chomarat signale dans sa Bibliographie la Contrepronostication de 1561, il ressort qu’il n’indique pas qu’elle comporte une épitre au pape. C’est ainsi que l’empreinte de la dite Epitre sur celle censée adressée à Henri II n’est nullement indiquée alors que déjà sur la page de titre italienne les événements annoncés figurent en phase avec ceux se trouvant repris dans l’Epitre à Henri II dès 1558. Mais le catalogue de la BNF ne restitue pas la page de titre italienne en son intégralité même si Chomarat fournit la photo de la dite page de titre. On notera que l’authenticité de l’Epitre au Pape aura été mise en cause (par un point d’interrogation par exemple) alors que selon nous Nostradamus figure comme éditeur de certaines éditions italiennes et pas seulement comme auteur. Nous conclurons en insistant sur la nécessité de dégager les divers scénarios en lice au lieu de croire à une unité tant diachronique que synchronique factice et syncrétique. JHB 17 07 21

vendredi 16 juillet 2021

jacques Halbronn La restauration du projet de départ en linguistique, en théologie et dans le champ ésotérique

La restauration du projet de départ en linguistique, en théologie et dans le champ « ésotérique ». Par Jacques Halbronn L’idée d’un plan initial qui aurait été corrompu par la suite semble déplaire à nombre de chercheurs lesquels considé-rent que ce « plan initial » ne peut que nous échapper et qu’il vaut mieux tabler sur le résultat final », avec les fruits qui en résultent. » Comme les hommes de son époque, explique Gilles Marmasse, Hegel pense qu’il y a un sens à l’Histoire, mais en plus, un sens progressif. Quelqu’un comme Rousseau pense qu’il y a un sens à l’Histoire, mais ce sens est une décadence ». Nous nous rapprocherions donc plus de Rousseau que de Hegel Mais si l’Histoire est vouée à la corruption, comment prétendre remonter à la source ? Dans les divers domaines cités en notre titre, nous pensons avoir pu parvenir à restituer le plan de départ selon une méthodologie permettant de repérer les éléments rajoutés ou au contraire supprimés, soit les deux causes de décadence. Une anecdote nous vient à l’esprit, celle de cet homme cherchant un objet non point là où il sait qu’il l’a perdu mais là où c’est éclairé. On ferait ainsi de nécessité vertu en optant pour l’approche préconisée par Hegel car il est bien commode, nous semble-t-il, de se persuader du « progrès », comme on le ferait d’un arbre qui aurait « poussé » et dont il s’agirait de recueillir la production au final. D’où l’importance que nous accordons aux faux, aux imita-tions, aux contrefaçons qui viennent défigurer le « plan ini-tial », étant entendu que pour les hégéliens tout ce qui ad-vient fait partie intégrante du dit plan. On trouve une telle attitude de façon caricaturale chez un Patrice Guinard, for-mé à la philosophie, traitant de la chronologie des éditions centuriques lorsqu’il tente de nous démontrer que tous les aléas observables étaient dument prévus par Nostradamus, que ces aléas seraient ainsi partie intégrante du projet et non pas une déviance par rapport à celui-ci ! Dans le domaine religieux, l’on rencontre un même état d’esprit à savoir que ce que telle doctrine est devenue cor-respondrait à son « aboutissement », à sa « finalité » et qu’il n’est donc pas utile de vouloir restituer un quelconque « plan » dans toutes sa « pureté » première. Dans le domaine linguistique, on trouvera le même propos quant à la vanité de tout retour en arrière et toute quéte d’un état « originel ». Pourtant, comme nous l’avons mon-tré dans divers « mémoires », il nous semble tout à fait pos-sible de noter des aberrations et de les corriger tant une lo-gique semble à l’œuvre dans l’élaboration des langues même si la dite logique peut avoir été mise à mal. C’est bien là tout le probléme : on nous affirme qu’il n’y a rien à comprendre d’un point de vue structurelle, à preuve justement les inco-hérences que l’on peut y déceler ! Dialogue de sourds entre rousseauistes et hégéliens ! Probléme de la poule et de l’œuf, de la cause et de l’effet. Il est tellement plus simple de prendre l’effet pour la cause, ce qui dispense d’aller recher-cher quelque essence. On préférera s’en tenir à l’existence, au devenir qui serait l’expression même du projet à déter-miner ! Cela renvoie au structuralisme : selon nous, chaque fois qu’une dissymétrie, une invraisemblance peuvent s’observer, cela nous permet de retrouver une certaine dia-chronie derrière la synchronie. Dans le champ théologique, la notion de création nous ap-parait capitale : le « créateur », à tous les niveaux, pose un projet qui offre un équilibre, une symétrie. Toute création impliquerait un tel point de départ sans lequel elle ne ferait guère sens. Le génie serait celui qui serait capable de restaurer cette im-pulsion première, de régénérer le projet premier du Créa-teur. Inversement, croire que la création ne ferait sens qu’in finé, qu’elle échapperait au créateur nous apparait comme un contre sens caractérisé et subversif et disons- le un blas-phéme visant à dévaloriser le créateur, à en relativiser l’ im-pact en conférant au récepteur l’ascendant sur l’émetteur, au peuple sur le souverain. On serait ainsi en pleine lutte des classes et l’on sait que Marx était le disciple de Hegel. JHB 16 07 21

Jacques Halbronn La représentation tronquée du Nostradamus des années 1560

La représentation tronquée du Nostradamus des années 1560 Par Jacques Halbronn Le traitement des publications italiennes de Nostradamus par les bibliographies de Chomarat et de Benaza (1989-1990) se révèle des plus critiquables en ce qu’il ne restitue pas la démarche de Michel de Nostradamus à la fin de sa vie, ce qui laisse la place à un image faussée d’un Nostradamus auteur de centaines de quatrains, de « carmes » obscurs alors que sa prose, dans les textes qu’il adresse au pape Pie IV, est extrémement précise. Il est vrai que le contenu des dits textes est peut être un peu trop explicite alors que les quatrains restent toujours plus elliptiques, s’exposant moins à la critique. Quand on parcourt ce qui est présenté dans les deux biblio-graphies sus nommées, l’on note deux lacunes. La première tient à une étude insuffisante de la production latine dont les pages de titre, à elles seules, comportent, des dates : il est ainsi question d’une prévision couvrant la période 1565-1570. Li Presagi et pronostici di M. Michele Nostradamo, quale principiando l'anno M.D.LXV. diligentemente discorrendo di anno in anno fino al 1570... Diligentemente estratti dalli originali francesi, nella nostra italica lingua...Gênes 1564 Benazra (mais non Chomarat) signale cependant des « Praedictions » pour cette période mais sans se référer à une quelconque traduction italienne. Il semble tout ignorer de la réimpression de 1905, Mariebourg. Rappelons que nous abordames la question de Pie IV dans notre étude parue en 1991 dans la revue Réforme, Humanisme Renaissance., donc après la parution de ces deux bibliographies. En revanche, Patrice Guinard a consacré une étude à ces publications mais il y voit e une contrefa-çon parisienne », avis que nous ne saurions partager. CORPUS NOSTRADAMUS 181 -- par Patrice Guinard Les publications de l'année 1561 pour l'an 1562 LES PREDICTIONS DE L'ALMANACH DE L'ANNEE 1562 Contenant les declarations d'un chascun moys de l'an. Consacrez à nostre sainct pere, le pape Pie quatriesme de ce nom, composez & calculez par M. Michel Nostradamus, docteur en Medecine, de Salon de Craux en Provence. PIO IIII PONTIFICI MAX(IMO) [Au très grand pape Pie IV] Tressainct Pere, vostre Saincteté ne prendra en mauvaise part, si à present j'ay voulu prendre la hardiesse de vouloir consacrer à V. S. [Votre Sainteté] ce mien Ephemeris, auquel est contenu la universelle declaration de l'annee 1562 selon le vray & parfait jugement des astres. Et pource que la presente annee depend totallement pour le fait de la Religion Chres-tienne, & que la vostre saincteté est comme pere deffenseur & vray protecteur, joint icelle con-jonction de Saturne & Mars que est, comme plus à plain est declairé par le contenu de la pre-face, consacree à vostre sainteté Iupiter estant inferieur qui presage [B3r] pour le fait de la spiritualité, plusieurs tristes & incroyables adventures non gueres dis-semblables aux grandes conjonctions que se font de Saturne & Iupiter au commencement d'Aries qui se font de 960 ans, & par la seconde qui se fait au commencement d'une chascune triplicité comme sont celles que s'ensuyvent & qui s'aprochent de 240 ans, pource que telles malignes conjonctions se font communément à une chascune triplicité douze fois plus ou moins, & quelquefois treze. Toutefois entrant d'une triplicité en autre : mais veritablement cel-lesconjonctions que s'ensuyvent, presagent de choses grandes advenir pour le fait principale-ment des substances de l'eglise, & aussi que plusieurs des citez du pays Italique, se rebelle-royent envers leurs monarques & dominateurs, combien que pour le faict de la foy & religion le pays d'Italie en sera peu molesté, & aussi joint que souz vostre sainteté toute la chrestienté depend que plus à plain pourra veoir tant par le contenu d'un chascun moys, comme par le sommaire que j'ay calculé dans la presente preface manifestant jusques à l'an 1570 là environ que au commencement de ma calculation j'ay communiqué à la sereniss(ime) majesté de la Royne mere regente de France, monarque de incomparable debonnaireté. Doncques pere tres-saint vous plaira prendre en gré, ce mien exigue labeur annuel, esperant en brief [B3v] faire entendre à V. S. oeuvres de plus longue duree, priant au seigneur Dieu eternel, que par long temps puissiez estre veu regner en terre, à la universelle pacification de la Chrestienré [sic : Chrestienté] dependante de vostre tressainte & infinie misericorde, que puisse reduire l'univers en paix, amour,union, concorde & perpetuelle tranquillité. De Salon de Craux en Pro-vence ce xvij [17] de Mars 1561. Par vostre treshumble tresobeissant serviteur observateur de vostre sainteté. M. Nostradamus. [B4r] Guinard cite même la réédition de 1905 mais il ne sembla pas l’avoir étudiée sérieusement : 181D Reproduction très fidèle d'un manuscrit inédit de M. de Nostredame dé-dié à S. S. le Pape Pie IV "Mariebourg" [Méricourt-l'Abbé], "Sub St Michaelis Invoc(ationem)" (à l'invocation de Saint-Michel) [Henri Douchet], 1906, vi + 113 pp. → CAT Waller, 1955, n.20052 → Brind'Amour, 1996, p.555-556 (d'après un exemplaire d'Éric Calendrier de Montarlot) ° BU Uppsala ; BP Éric Calendrier ; BM Lyon: fds Chomarat 8252 (copie) ; Bib. CURA (co-pie présages) Quant à la production italienne de ce qui touche à Pie IV, elle est fort bien représentée à la Réserve de la Bibliothèque Nationale et nos auteurs auraient pu prendre la peine d’en prendre connaissance pour se faire une idée plus compléte du personnage de Nostradamus. Et d’ailleurs, on y trouve la source de certains quatrains des Centuriques comme celui fort connu comportant le nom de « Macelin » suivi d’un autre comportant le mot « Antéchrist », dans les deux cas, au sein du second volet des Centuries. On peut d’ailleurs regretter que la BNF n’ait pas pratiqué une politique de rassemblement de tout ce qui touchait à l’œuvre de Nostradamus ou qui lui était attribuée nommément Pour nous, le dossier Pie IV (déjà constitué par nos soins dès 1991), témoigne bel et bien de l’orientation prophétique de Nostradamus à la fin de sa vie. On note que Nostradamus entend bien faire entendre sa voix au-delà du ton habituel de sa production annuelle et d’ailleurs, cela entraine des critiques dont nous traitions dans notre étude. » Une attaque réformée oubliée contre Nostradamus (1561)", dans Bulletin de l'Association d'études sur l'humanisme, la réforme et la Renaissance. Nostradamus semble bien alors avoir endossé l’habit de prophéte-astrologue et cela expliquerait l’usage du mot « Prophéties » dans les pseudo- rééditions des années 1588-89 qui sont carrément une production inédite en dépit des imprimés lyonnais antidatés. Dès 1971, vingt ans avant notre étude, M. Chomarat dans Nostradamus entre Rhone et Saone, Ger éditeur, Lyon, (, pp ; 38-41) signalait une série d’oppositions à Nostradamus mais sans avoir connaissance de la dite « contre-pronostication » Nous notions en 1991 (cf notre article en ligne sur Persée) à propos de notre découverte à la Biblio-thèque Nationale de « La Déclination des Papes. Contrepronostication à celle de Nostradamus de Pie Quatriesme » L’ouvrage avait d’ailleurs d’autant moins de chance d’être signalé par les chercheurs qu’il faisait partie d’un ensemble intitulé « Cantique Spirituel consolatif à Mgr le Prince de Condé » et ajouté au titre « plus la Déclination etc » Nous résumions ainsi notre étude : « Les relations entre Nostradamus et Pie IV (1559-1565) n’ont pas fait l’objet d’une mono-graphie, si bien que l’on a généralement privilégié ses Epîtres au pouvoir temporel. C’est ainsi qu’en 1556, Nostradamus s’adressa coup sur coup à Catherine de Médicis, à Henri II, et à Antoine de Navarre ». « La découverte de la Contrepronostication nous a amené à examiner la nature des rela-tions entre Nostradamus et le Pape. Pourquoi y reprochait-on notamment à l’auteur des Prophéties d’être en quelque sorte à la solde du souverain pontife ? De fait, en cette année 1561, Nostradamus rédigea deux Epîtres au Pape et l’année précédente, il lui ac-corde un passage significatif de son Almanach pour ladite année 1561. » JHB 16 07 21

jeudi 15 juillet 2021

Jacques Halbronn L'édition génante que l'on aurait bien voulu ignorer: Macé Bonhomme 1555

L’édition génante que l’on aurait bien voulu ignorer : Macé Bonhomme 1555 Par Jacques Halbronn Dans Nostradamus, le mythe et la réalité. Un historien au temps des astrologue, 1999, Roger Prévost ne met pas en question la chronologie des éditions centuriques, ce qui fait qu’il attribue à Nostradamus des intentions qui n’étaient pas les siennes, dès lors que Nostradamus ne serait pas l’auteur des textes en question. Prévost ne fait en réalité que nous raconter les méthodes des faussaires car nous nous refusons à croire que Michel de Nostredame ait pu recourir à de tels expédients. On sait que son travail consistait à « commenter « les données astronomiques de l’année à venir, quitte à ce que celles-ci soient transcrites sous forme de quatrains, tâche dévolue à ses collaborateurs ou à ceux de ses éditeurs. Michel Chomarat Nostradamus entre Rhone et Saone Ed GER 1971. Chantal Liaroutzos dès 1987 ne faisait pas autre chose.(Suivez la Guide, RHR). Pierre Brind’amour se sera également prêté (cf son Nostradamus astrophile, 1993) à ce type de corrélation entre versets et chroniques du temps. Par ailleurs, les éditions successives des Centuries témoi-gnent d’une sorte de surenchère au gré de l’actualité poli-tique. On est passé de l’étude des données astronomiques à celle des données de l’Histoire en train de se faire, notam-ment sous la Ligue et son adversaire, Henri de Navarre, prétendant à la Couronne de France. D’où une succession d’ajouts, d’appendices qui explique une édition à 353 qua-trains ou une autre à 640 quatrains avec cette dimension aléatoire du nombre de quatrains qui tient à une forme d’improvisation que l’on cherche ensuite à masquer, no-tamment quand on a complété la Ive Centurie passant de 53 à 100 quatrains. En fait, l’édition Macé Bonhomme fait en cela probléme, en ce qu’elle atteste de l’existence d’un tel procédé. On essaie de nous faire croire que l’on serait passé tout à fait normalement d’une éditions à 4 centuries à une édition à 7 centuries mais tout cela se révéle bien bancal au final car ce qui s’était produit lors d’une première édition disparue à trois centuries que l’on ne connait qu’accompagnée de sa suite augmentée, va à nouveau se re-présenter dans le cas d’une édition également disparue à six centuries, que l’on ne connait qu’au travers d’éditions aug-mentées à 42 quatrains à la VIIe Centurie. Quid des 58 « ar-ticles » qui auraient complété la VIIe Centurie ? On peut les retrouver avec les 58 sixains introduits par une épitre datée de 1605. (cf à ce propos nos Documents Inexploités sur le phénoméne Nostradamus, Prophetica Judaica 2002) Etrangement, ces 58 sixains seront parus alors que l’on avait déjà vu se présenter les centuries VIII, Ix et X. (cf les obser-vations de l’ »Eclaircissement des véritables quatrains » de 1656 de Giffré de Réchac) Les bibliographes se débrouillent avec ce dont ils dispo-sent : d’un coté des éditions manquantes à trois et six centu-ries, de l’autre une édition bien génante à 353 quatrains censée être parue à Lyon chez Macé Bonhomme.(cf l’édition de P. Brind’amour, 1996 qui ne signale pas ce probléme et prend cette édition comme la « première » ce qu’elle n’aura certainement pas été dans le projet de fabrication de centu-ries posthumes des années 1580. La présentation qui nous est généralement proposée du plan éditorial des éditions centuriques est donc sujet à caution du fait même que l’on ne nous signale pas les « trous » ma-nifestes dans chronologie « officielle », « factuelle », selon une stratégie à ajuster avec les moyens du bord, assez labo-rieusement, le discours biographique sur l’état des lieux bi-bliographique. D’ailleurs, le cas du second volet ne té-moigne -t-il pas avec son ensemble de 3 centuries « pleines » et sans ajout d’aucune sorte d’une première édi-tion à 3 centuries (cf notre précédente étude « Le second volet des Centuries comme imitation du premier » sur No-fim.unblog.fr).puis d’une édition à six centuries avec chaque fois des additions qui remettent en question le bel agence-ment recherché? C’est en fait le second volet qui nous éclaire sur la fabrication du premier. Selon nous, il n’a jamais été question au départ d’une édition à 353 quatrains ou à 642 quatrains. D’ailleurs, les titres des éditions mentionnent « 300 quatrains », c’est-à-dire 3 centuries comme c’est le cas de l’édition Benoist Rigaud antidatée à 1568, à dix centuries. JHB 15 07 21

mardi 13 juillet 2021

Jacques Halbronn Déclin de l'astrologie et évolution de l'astronomie

Déclin de l’astrologie et évolution de l’astronomie Par Jacques Halbronn Nous partirons d’un propos catégorique d’une certaine Marie Dormoy : « Les progrès de l’astronomie vont faire perdre à l’astrologie tout crédit dans les milieux scientifiques qui l’associent aux arts occultes » ( in L’Esotérisme. Kabbale, franc maçon-nerie, astrologie, soufisme,Les textes fondamentaux com-mentés, ouvrage dirigé par Catherine Golliau Ed. Tallan-dier, 2007, cf notre compte-rendu : » Astrologie et prophé-tisme et leur présence au sein de l’ésotérisme » (NOFIM. Unblog.fr) Cela nous incite à revenir sur la lancinante question des re-lations entre Astrologie et Astronomie tout au long de son Histoire. On lit souvent que ces deux domaines étaient liés autrefois voire ne faisaient qu’un. Le raisonnement semble avoir été le suivant : puisque l’astrologie se sert forcément peu ou prou de l’astronomie, le risque existe que l’on s’aperçoive qu’elle se sera appuyée sur un état dépassé de la dite astronomie. On pense notamment à l’argument dit de la précession des équinoxes selon lequel le Zodiaque aurait été « décalé » au cours des siècles, des millénaires. A cela nous répondrons que la découverte même du phénoméne précessionnel témoigne de l’importance que l’on accordait à l’identification des étoiles correspondant à l’équinoxe de printemps, dans l’hémisphère nord. Or, selon nous, c’est l’astrologie antique et non l’astronomie qui accordait quelque importance à un tel repérage. Une autre question est celle des planètes nouvellement dé-couvertes, processus qui se prolongea durant un siècle et demi de 1781 à 1930, depuis le « baptéme « d’Uranus à celui de Pluton , le dit baptéme ayant été le fait non des astrologues mais des astronomes, soucieux de perpétuer un certain tissu mythologique au niveau de leur métalangage traditionnel. Or, de fait, les astrologues empruntèrent toutes sortes de données au savoir astronomique, les unes corres-pondant réellement aux fondements du dit savoir alors que les autres relevaient du dit métalangage, nécessaire pour dé-signer ou/et situer les astres les uns par rapport aux autres. Il était commode pour les astronomes de baliser l’écliptique en recourant à une symbolique saisonnière à base 12 telle qu’on la trouve dans les Livres d’Heures genre Kalendrier et Compost des Bergers (fin XVe siècle) et autres almanachs. Le tort des astrologues aura probablement été d’accorder trop d’importance à de tels procédés comme si les astro-nomes étaient des sortes de « prophétes » dont les paroles devaient être religieusement commentés, ce qui fait que de nos jours, la très grande majorité des astrologues ne jure que par Uranus, Neptune et Pluton, bien que ce dernier ait été « déclassé » en 2006 en tant que planète à part entière du système solaire. Mais que dire des « aspects » que les astrologues utilisent pour connecter les planétes entre elles à commencer par les « conjonctions » ? Parler d’une conjonction Saturne- Nep-tune est une fiction commode mais pas plus aux yeux d’un astronome , d’une analogie avec le rapport planète-soleil. Les aspects sont certes pu servir pour les besoins du repé-rage céleste mais peut-on sérieusement bâtir une astrologie sur une telle présentation des choses ? Ne parlons pas de la division de l’écliptique en 12 secteurs qui n’a évidemment aucun fondement astronomique même si l’on peut les calcu-ler pour les besoins de la cause, tout comme il existe des éphémérides permettant de savoir dans quel signe se trouve telle planète à tel moment. Tout ce qui est « astronomique » n’a pas la même valeur scientifique, n’est pas or. Ce n’est pas parce que l’astrologie peut avoir besoin d’une certaine information astronomique qu’elle doit obligatoire-ment adopter, intégrer la première donnée astronomique venue. Certes, nombreux sont les astrologues qui se sont mis en tête de se servir, par principe, de la totalité de notre sys-tème solaire comme étant la garantie de ce qu’on appelait il y a encore un siècle « astrologie scientifique » en faisant la part belle aux planètes les plus lointaines, inconnues de l’astrologie antique car invisibles à l’œil nu du fait même de leur éloignement. Mais l’astrologie avait-elle vraiment be-soin de tous ces astres pour fonctionner, ne risquait-elle pas l’inflation, la saturation ? Est- ce que tout ne se réduisait pas finalement à des variations autour d’une seule et même dialectique/dualité ? Par ailleurs, que dire de la fin d’une représentation « géo-centrique » de l’univers ? Pour notre part, nous pensons qu’un certain géocentrisme n’a pas dit son dernier mot d’un point de vue théologique. De fait, l’argument anti-astrologique ne vaudrait – il pas contre la théologie ? Com-ment comprendre le premier chapitre du Livre de la Genése, qui ouvre l’Ancien Testament, la « Bible » ? Ce dieu dont on nous parle est-il à l’origine de l’univers ou bien plutôt, plus modestement, de « notre » monde « terrestre » comme il est dit : Dieu créa le Ciel ET la Terre. Ajoutons que l’astrologie n’a pas besoin d’admettre une influence « physique » de telle ou telle planéte pour exister. Est-ce que le bloc de marbre a vocation à servir à sculpter une statue ou à bâtir un palais ? Les représentations peuvent évoluer . L’on pourrait se rendre compte de ce que ce n’est pas la Nature qui nous dirige mais que nous instrumentalisons celle-ci comme nous l’entendons. Autrement dit, une certaine forme d’anti-astrologie ne serait-elle pas déterminée par des considérations idéologiques et l’astrologie ne serait-elle pas le bouc émissaire d’un tel ressentiment à l’encontre d’une Humanité qui se croirait le centre du monde ? Il est vrai que les astrologues actuels veulent absolument tout miser sur l’astronomie, sur le pouvoir des astres et ce faisant ils don-nent des verges pour se faire fouetter. Le monothéisme, selon nous, doit être repensé : son véri-table enseignement est celui d’un déterminisme « cos-mique » dépendant d’une seule et unique planète. (cf L’Astrologie selon Saturne, Ed La Grande Conjonction, 1994-95) véritablement agissante. Ce n’est pas ici le lieu de développer davantage cette question. L’astrologie n’a nul-lement besoin de tout le bagage astronomique pour fonc-tionner et par voie de conséquence, sa dépendance par rap-port à l’astronomie est très relative. Aucun progrès de l’astronomie n’aura changé en quoi que ce soit la situation objective de l’astrologie car elle n’a nullement besoin des « nouvelles » planétes pour exister. Dès lors que l’on admet qu’il y ait eu un ‘Dieu » venu s’occuper de l’organisation de notre planète, le Ciel n’apparait plus comme une ‘réalité » immuable mais comme un matériau pouvant être remodelé, restructuré et dont il importe de décrypter le mode d’emploi. La place de l’astronomie est en fait intimement liée à une problématique théologique, ce qui nous renvoie à la question du véritable sens des premiers mots de la Bible. JHB 13 07 21

Jacques Halbronn Astrologie Importance des équinoxes et des solstices...

Jacques Halbronn Chercher les clefs de l'astrologie hors du champ de l...

Jacques Halbronn Le second volet comme imitation du premier

Le second volet des Centuries comme imitation du premier. Par Jacques Halbronn La comparaison entre les deux volets des éditions « centu-riques » fait apparaitre des différences de fond et de forme qui mettent en évidence l’hétérogénéité de l’ensemble censé avoir été présenté dès 1568.(Lyon, Benoist Rigaud) sinon encore plus tôt dès avant la mort accidentelle du roi (en 1559) auquel le dit second volet est adressé. Sur la forme, d’abord, le second volet ne nous est connu que selon un seul et unique état, en trois centuries « pleines » alors que le premier volet nous est connu au tra-vers de divers états dont les bibliographies relatent la suc-cession (cf le Répertoire Chronologique Nostradamique de Robert Benazra, Paris, La Grande Conjonction, Trédaniel, 1990 pp. 118-125) En ce qui concerne la genése du premier volet, la doxa éta-blit qu’il y aurait d’abord existé une édition à 4 centuries en 1555, suivi en 1557 d’une édition à 7 centuries, cette dernière comportant des variantes, à la VIIe centurie, entre les exemplaires de la Bibliothèque de Budapeste et celle d’Utrecht.Ensuite, tout devient beaucoup plus compliqué puisque l’on ne trouve plus pour les années 1588-1589 que des états successifs avec des mentions d’ajouts : Prophéties de M. Nostradamus adioustées outre les précé-dentes impressions Prophéties de M. Nostradamus Adioustés nouvellement . Centurie septiesme Les Prophéties de M. Michel Nostradamus Dont il y en a trois cens qui n’ont esté encores imprimées Les Prophéties de M. Michel Nostradamus Dont il y en a trois cens qui n’ont encores esté imprimées lesquels sont en ceste présente édition. Reveues & additionnées par l’Autheur pour l’an mil cinq cens soixante & un de trente neuf articles à la dernière Centurie. Cette dernière mention est à retenir car elles semble bien indiquer que les éditions successives ne procédaient point nécessairement par additions de centuries « complètes » mais au moyen d’annexes d’un certain nombre de quatrains qui ont pu servir comme ajouts à des éditions à trois ou à six centuries puisque l’on sait que la centurie IV aura connu un premier état (Macé Bonhomme 1555) à 53 quatrains avant d’atteindre les 100 quatrains (Antoine du Rosne 1557). Mais cette édition avec une centurie iV à 100 quatrains allait elle-même comporter par la suite une addition à la « dernière centurie », c’est-à-dire à la sixième, ce qui deviendra la sep-tième centurie, restée incomplète/incomplétée. Selon nous, il a du exister une édition, non localisée, à six centuries avant l’édition augmentée en question. Elle devait porter ce titre déjà mentionné : Les Prophéties de M. Michel Nostradamus Dont il y en a trois cens qui n’ont esté encores imprimées en passant sous silence l’existence d’un état intermédiaire avec une centurie IV à 53 quatrains. Cela donnait ainsi un ensemble des six centuries « pleines » dont nous avons dit qu’il serait suivi d’une nouvelle addition « à la dernière centurie ». Certains comprennent la formule « dernière centurie » comme ren-voyant à la centurie VII alors que la formule désignait la sixiéme et dernière centurie de l’ensemble à six centuries, ensemble auquel on aura adjoint une nouvelle série de qua-trains (39 si l’on s’en tient au titre) Reveues & additionnées par l’Autheur pour l’an mil cinq cens soixante & un de trente neuf articles à la dernière Centurie. Encore convient-il de préciser que le titre des ouvrages ne correspond pas ou plus nécessairement à leur contenu. Pour en revenir au second volet, le fait d’annoncer « Centuries VIII. (lire huitième du fait du point), IX (neuvième), X (dixième) qui n’ont encores iamais esté imprimées » se calque sur une formule déjà utilisée pour le premier volet (cf supra): « Les Prophéties de M. Michel Nostradamus Dont il y en a trois cens qui n’ont encores esté imprimées lesquels sont en ceste présente édition. » Tout cela tend à entériner – d’où l’affirmation d’une « mi-liade » de quatrains dans l’Epitre au Roi - l’existence d’une Centurie VII alors même que les éléments que nous connais-sons n’atteignent pas la cinquantaine de quatrains. En fait, une structure à base 3 et 6 nous semble plus cohérent qu’une structure à base 10. Selon nous, le second volet aura été pensée à l’imitation du premier volet en vue d’instrumentaliser Nostradamus au service non plus de la Ligue mais du parti d’Henri de Na-varre comme le montre l’étude de certains quatrains – celui relatif à Tours dans le premier volet et celui relatif à Chartres dans le second. C’est dire que l’on ne situe correc-tement les deux volets que dans le contexte la guerre dynas-tique des années 1588-1594. Autrement dit, soutenir que l’édition de 1568 à « dix centuries » est authentique serait tout à fait chimérique et nous avons montré par ailleurs que le libraire Benoist Rigaud fut probablement un des instiga-teurs du phénoméne centurique de la période en question, récupérant des textes d’Antoine Crespin eux-mêmes repris de certains textes de Nostradamus comme son Epitre à Pie IV et qui se retrouvent dans le second volet tout comme les extraits de la Guide des Chemins de France. Centurie 8:76 Plus Macelin que roy en Angleterre, Lieu obscure nay par force aura l'empire: Lasche sans foy sans loy saignera terre, Son temps s'approche si presque je soupire. 8:77 L'antechrist trois bien tost annichilez, Vingt et sept ans sang durera sa guerre: Les heretiques mortz, captifs, exilez, Sang corps humain eau rogi gresler terre Or, le terme « macelin » est une occurrence qui n’existe que dans l’Epitre de Nostradamus à Pie IV, tant en français qu’en langue italienne et correspond à une prédiction « antéchristique » en prose de Nostradamus, ce qui se retrouve au premier verset du quatrain suivant. (cf Researches 121-130 - Mario Freedom's Space http://www.propheties.it › Researches121-130 1. 121 - Antoine Crespin et le quatrain VIII, 76 Plus Macelin que roy en Angleterre Par Jacques Halbronn ... 402-413) sous le titre « Nostradamus au Pape Pie IV. Researches 191-200 - Mario Freedom's Space http://www.propheties.it › Researches191-200 1. 191 - Rabelais et Nostradamus faiseurs d'almanachs ... dédié au pape Pie IV, lequel almanach semble avoir été censuré en France mais pas en Italie, ... de celui qu'il nomme « Marcelin » en jouant sur le mot « macelin », boucher (macelino) On rappellera que la Première Face du Janus François com-porte des quatrains du second volet, qui permet de fixer une fourchette entre 1590 et 1593 pour l’émergence du second volet. (cf RCN pp 126 et seq), une édition de Cahors datée de 1590 comportant les deux volets, le contenu de la dite éditions ayant servi pour fabriquer l’édition de 1568 laquelle constituerait donc doublement un faux. JHB 13 07 21