Etudes de Critique biblique, astrologique nostradamiquej et linguistique.
vendredi 24 juin 2022
Wiki Le plus célébre des quatrains proohétiques de Nostradamus
Le plus célèbre des quatrains réputés prophétiques de Nostradamus (avec, peut-être le « quatrain de Varennes » IX, 20) est le trente-cinquième de la première centurie (Centurie I, quatrain 35)
Le lyon ieune le vieux surmontera,
En champ bellique par singulier duelle,
Dans cage d'or les yeux luy creuera,
Deux classes vne, puis mourir, mort cruelle.
Selon les adeptes d'une lecture prophétique, ce quatrain annoncerait la mort d'Henri II.
En juin 1559, le roi Henri II affronta le comte de Montgomery, lors d'un tournoi de chevalerie. Ils auraient porté (selon ces adeptes) tous deux un lion comme insigne. Henri II reçut la lance de son adversaire dans son casque (selon certains, en or) et aurait eu l'œil transpercé. Il mourut dix jours plus tard.
Voici ce qu'en dit l'historien québécois Pierre Brind'Amour (qui, pour sa part, pense que Nostradamus interprète un prodige céleste tel que celui qu'on aperçut en Suisse en 1547, montrant un combat entre deux lions) : « Ce quatrain, le plus célèbre des Centuries, fait les délices des amateurs d'occultisme, qui veulent y voir l'annonce du tournoi qui opposa Henri II et le sieur Gabriel de Lorge, comte de Montgomery, le 1er juillet 1559. On sait qu'Henri II, blessé à l'œil par son adversaire, mourut de sa blessure le 10 juillet suivant. Les sceptiques, dont je suis, s'émerveillent de la coïncidence ; les adeptes y voient la preuve de ce qu'ils ont toujours su, à savoir que Nostradamus avait un don de clairvoyance. Pourtant personne à l'époque ne fit le rapprochement. » (Nostradamus astrophile, p. 267; Les premières Centuries ou Propheties, pp. 99-101).
Le professeur de linguistique Bernard Chevignard note lui aussi, que « ni Blaise de Monluc, ni François de Vieilleville, ni Claude de l'Aubespine, ni Brantôme ne mentionnent une quelconque prophétie de l'oracle de Salon à ce propos [la mort d'Henri II], mais font état de leurs propres rêves prémonitoires ou d'une prédiction de l'astrologue napolitain Luca Gaurico ».
(Brantôme a bien fait allusion à l'incident, mais ne parle que d'un 'devin' qui n'était pas nécessairement Nostradamus).
B. Chevignard relève de plus que, dans ses Présages en prose, à la fin de ce qui concerne le mois de juin 1559 (Henri II fut blessé en juin et mourut en juillet), Nostradamus, après avoir écrit « Quelque grand Prince, Seigneur & dominateur souverain mourir, autres defaillir, & autres grandement pericliter », ce qui fait s'écrier à son dévoué exégète Chavigny : « Icy infailliblement est presagée la mort du Roy Henry II », avait ajouté immédiatement après : « La France grandement augmenter, triompher, magnifier, & beaucoup plus le sien Monarque », d'où ce second commentaire de Chavigny : « Ceci est dit pour deguiser le fait. »
Chavigny, d'ailleurs, n'a pas interprété le quatrain I,35 comme annonçant la mort d'Henri II, non plus que Nostradamus lui-même, qui privilégiait le quatrain III, 55 (après l'avoir rétro-édité, d'ailleurs!). Cette interprétation n'est pas attestée avant 1614.
Bibliographie
Ouvrages de Nostradamus
Interprétation des hiéroglyphes de Horapollo (1543-1547), édi. par Pierre Rollet, éd. Ramoun Berenguié, Aix-en-Provence, 1967.
Pronostications et Almanachs, 1550-1567 [1] [2]
Traité des Fardements et Confitures (1555) : Traité des confitures, Éditions Être et connaître, 2006, 156 p. Titre : Excellent et moult utile opuscule à tous nécessaire qui désirent avoir connoissance de plusieurs exquises receptes divisé en deux parties. La première traicte de diverses façons de fardemens et senteurs pour illustrer et embelir la face. La seconde nous montre la façon et manière de faire confitures de plusieurs sortes.
Prophéties : édition princeps = Les Prophéties de Me Michel Nostradamus, Lyon, chez Macé Bonhomme, MDLV (4 mai 1555) (Réimprimé en 1984 par Les Amis de Michel Nostradamus.)
Texte des Prophéties en ligne, selon les premières éditions : [3]
Épître à César (son fils, César de Nostredame) (1555) [4] [5] [6], in Prophéties, édi. par Eugène Bareste, 1840, Paris, Maillet, 1840.
« Paraphrase de Galien » : Paraphrase de C. Galen, sus l'exortation de Ménodote, aux estudes des bonnes artz, mesmement Médicine : Traduict de latin en francoys, par Michel Nostradamus, Lyon, Antoine du Rosne, 1557.
Épître à Henri second (roi de France) (27 juin 1558) [7] [8], in Le Pelletier, Les Oracles de Michel de Nostredame, astrologue, médecin et conseiller ordinaire des rois Henri II, François II et Charles IX, Paris, A. Aubry, 1867, rééd. 1976, 2 vol. Serge Hutin, Les prophéties de Nostradamus, J'ai lu, p. 101-115.
« Traité de la Peste » (vers 1558-1559). On n'a conservé que la traduction anglaise : An excellent treatise, shewing such perillous and contagious infirmities, as shall issue 1559 and 1560, with the signes, causes, accidents and curation for the healthe of such as inhabit the 7, 8 and 9 climate, compiled by Maister Michael Nostrodamus, Doctor in Phisicke, and translated into English..., Londres, John Daye, 1559.
Jean Dupèbe, Nostradamus: Lettres inédites, Genève, Droz, 1983. (Édition scientifique.)
Testament ou Troisième Épître (15 juin 1566), édi. par Daniel Ruzo, Le testament de Nostradamus ( [Barcelona, 1975], trad. fran., Monaco, Le Rocher, 1982, p. 21-28. [9]
Études sur Nostradamus
Jean-Aimé de Chavigny, Recueil des présages prosaïques de M. Michel de Nostradame lors qu'il vivoit, conseillier du Roy treschr(est)ien Charles IX du nom, et Médecin ordinaire de sa Magte (1589)
Garencières, Théophile de, The true prophecies or prognostications of Michel Nostradamus, Londres, 1672. Traduction anglaise des Prophéties de Nostradamus. A repéré dans les deux premiers vers du quatrain VI, 89 une citation d'un passage de Plutarque (Vies parallèles, "Artaxerxès", ch. 16) sur le supplice du « scaphisme ».
Palamède Tronc du Coudoulet, Abrégé de la vie de Michel Nostradamus, suivi d'une nouvelle découverte de ses quatrains (1701)
Jean Le Roux, La Clef de Nostradamus, Isagoge ou Introduction au véritable sens des Prophéties de ce fameux auteur, avec la critique touchant les sentimens & interprétations de ceux qui ont ci-devant écrit sur cette matière (1710). Eut le mérite de prôner une étude philologique du texte de Nostradamus (latinismes, étymologismes, figures de style, prosodie).
Anonyme, Lettre critique sur la personne et sur les écrits de Michel Nostradamus, Mercure de France, août et novembre 1724. Relève, dans un esprit rationaliste, des coïncidences entre certains quatrains des Prophéties et des évènements antérieurs à la publication de ces quatrains. Tout n'est pas également convaincant, mais on repoussera difficilement, par exemple, le rapprochement entre le quatrain VIII, 72 et le siège de Ravenne de 1512.
H. Torné-Chavigny, L'Histoire prédite et jugée par Nostradamus. Texte de l'édition de 1566, à Lyon, par Pierre Rigaud. Preuves tirées des auteurs les plus connus, 1860. P. Brind'Amour prise peu cet auteur mais lui sait gré d'avoir reconnu en Savonarole une source de l'Épître à César.
Eugen Parker, « La légende de Nostradamus et sa vie réelle », Revue du Seizième Siècle, tome X, 1923, p. 93-106, 148-158. (À la suite de l'anonyme du Mercure de France, explique certains quatrains des Prophéties par des évènements qui leur sont antérieurs.)
Eugène Lhez, « Aperçu d'un fragment de la correspondance de Michel de Nostredame », Provence Historique, t. 11, 1961.
Eugène Lhez, « L'ascendance paternelle de Michel de Nostredame », Provence Historique, t. 18, 1968.
Éric Muraise, Saint-Rémy de Provence et les Secrets de Nostradamus (1969)
Dr Edgar Leroy, Nostradamus, ses origines, sa vie, son œuvre, éd. Bergerac, 1972 (rééd. Jeanne Laffitte, Paris, 1993).
Georges Dumézil, «...Le moyne noir en gris dedans Varennes» Sotie nostradamique (1984). Dumézil déçoit le lecteur rationaliste (deux ans avant la bombe de Chantal Liaroutzos, il soutient l'interprétation traditionnelle du quatrain de Varennes comme annonçant la fuite de Louis XVI), mais il s'est aperçu que Nostradamus « trichait » parfois et il en donne deux très bons exemples : les quatrains V, 6 et V, 75, très probablement inspirés de l'inauguration du roi Numa telle que racontée par Tite-Live.
Jacques Chomarat, « Nostradamus : Lettres inédites, introduction et notes par Jean Dupèbe » (recension), Bulletin de l'Association d'étude sur l'humanisme, la réforme et la renaissance, 1984, vol. 19, pp. 89-93, consultable sur le site Persée. (Apporte des compléments au travail de J. Dupèbe.)
Louis Schlosser, La vie de Nostradamus, Paris, 1985. Soutient que les Prophéties sont une chronique de la première moitié du seizième siècle (p. 67). Il y a peut-être à glaner, mais l'auteur n'indique guère ses sources et on peut craindre qu'il n'adapte parfois l'histoire aux besoins de sa thèse. Par exemple, où a-t-il trouvé que, conformément au quatrain I, 86, Marie de Hongrie était dévêtue quand elle traversa le Danube lors de la bataille de Mohacs (p. 69-70) ? Le rapprochement qu'a fait Brind'Amour entre ce quatrain et l'héroïne romaine Clélie est beaucoup plus convaincant.
Chantal Liaroutzos, « Les prophéties de Nostradamus : suivez la Guide », in Réforme, Humanisme et Renaissance, 23 (1986), Lyon, consultable en entier sur Persee et en partie sur Google Books. Révéla que des enfilades toponymiques des Prophéties, et notamment celle du fameux quatrain de Varennes, ont certainement été empruntées au Guide des Chemins de France, de Charles Estienne. (Selon J. Halbronn, les Voyages, du même Charles Estienne, ont encore plus de points de rencontre avec les Prophéties.)
Michel Chomarat, avec la collaboration de Jean-Paul Laroche, Bibliographie Nostradamus XVIe - XVIIe - XVIIIe siècles, Baden-Baden et Bouxwiller, 1989. (« Indispensable pour toute recherche sur Nostradamus », selon Chevignard.)
Michel Dufresne, Dictionnaire Nostradamus, Chicoutimi (Québec), éd. J.C.L., 1989. Définition, fréquence et contexte de chacun des six mille mots contenus dans l'édition de 1605 des Centuries.
Robert Benazra, Répertoire chronologique nostradamique, 1990. Recommandé par tous les spécialistes universitaires de Nostradamus.
Pierre Brind'Amour, "Nostradamus et l'histoire romaine", dans Hommage à la mémoire de Ernest Pascal, (dans Cahiers des Études anciennes, t. 23), 1990, t. 1, p. 55-65. Élucide diverses allusions à l'histoire de la Rome antique éparses dans les Prophéties. Semble ignorer qu'il a été précédé par Dumézil dans l'interprétation des quatrains V, 6 et V, 75.
Pierre Brind'Amour, Nostradamus Astrophile, 1993. Ce livre révéla les emprunts de Nostradamus au De honesta disciplina, de Petrus Crinitus.
Pierre Brind'Amour, Nostradamus, les premières Centuries ou Prophéties, 1996. Édition savante de l' Épître à César et des 353 premiers quatrains. Repère de façon très convaincante de nombreux emprunts de Nostradamus à des livres édités à son époque.
Jacques Halbronn, Le texte prophétique en France, formation et fortune, Thèse, Paris X-Nanterre. Dir.: Jean Céard, 1999. (à lire sur propheties.it) ; "Documents inexploités sur le phénoméne Nostradamus, Feyzin, Ed. Ramkat, 2002,Dans cette thèse et dans divers articles, l'auteur soutient que toutes les éditions anciennes conservées des Prophéties attribuées à Nostradamus sont antidatées et ne sont pas l'œuvre de Nostradamus mais de faussaires du temps de la Ligue. Voir aussi de cet auteur, son post doctorat (EPHE Ve section, 2007): « Le dominicain Jean Giffré de Réchac et la naissance de la critique nostradamienne au XVIIe siècle ».
Roger Prévost, Nostradamus, le mythe et la réalité, 1999. Dans la ligne de l'anonyme du Mercure de France et de Brind'Amour, explique les Centuries comme des allusions à des évènements qui appartenaient déjà au passé quand les «prophéties» étaient rédigées. Pour les besoins de sa thèse, il lui arrive de supposer que l'édition de 1555 est antidatée.
Bernard Chevignard, Présages de Nostradamus, 1999. (Livre I d'une édition scientifique des Almanachs.)
Dr Lucien de Luca, Logodaedalia, 2001. (A notamment découvert dans le quatrain V, 31, un emprunt au poème médiéval Architrenius ou Archithrenius. Le même auteur a découvert que la strophe latine citée par Nostradamus dans sa Paraphrase de C. Galen provient du livre Inscriptiones sacrosanctae vetustatis, de Petrus Apianus et Bartholomeus Amantius, édité à Ingolstadt en 1534 ; voir son site Internet Logodaedalia.)
Ian Wilson, Nostradamus The Evidence, Londres, éd. Orion, 2002.
Jean-Paul Clébert, Prophéties de Nostradamus, 2003. Éclaire (philologiquement) de nombreux passages des Prophéties par des passages analogues des Présages. Selon Jean Dupèbe, ce livre « peut offrir au lecteur patient et curieux d’utiles renseignements, à condition qu’il se tienne toujours sur ses gardes. » (Jean Dupèbe, « Prophéties de Nostradamus. Les Centuries. Texte intégral (1555-1568). Transcription et commentaires mot à mot par Jean-Paul Clébert », Revue de l’histoire des religions, 2006, en ligne, consulté le 28 juillet 2010.) Dans un livre antérieur, Nostradamus, mode d'emploi, Paris, 1981, qui n'est qu'une esquisse de celui-ci, J.-P. Clébert avait envisagé que les indications toponymiques du fameux quatrain de Varennes se rapportent en fait à la province du Maine, conjecture dont Chantal Liaroutzos allait faire une certitude.
Elmar R. Gruber, Nostradamus, Sein Leben, sein Werk und die wahre Bedeutung seiner Prophezeiungen, 2003. L'auteur est un tenant du paranormal, mais le présent livre est d'inspiration rationaliste. Il semble que Gruber soit le premier à avoir fait le rapprochement entre le quatrain 7, 41 et la lettre 7, 27 de Pline le Jeune.
Peter Lemesurier, The Unknown Nostradamus, 2003 (biographie) et Nostradamus: The Illustrated Prophecies (comprenant de nombreuses gravures contemporaines), qui évoquent tous deux les origines historiques de la plupart des Prophéties.
Nostradamus, Prophéties. Présentation par Bruno Petey-Girard. Paris, Flammarion, 2003. Édition des Centuries I à VII, considérées comme d'authenticité certaine parce que non posthumes. Sérieux, dans la ligne de Brind'Amour.
Ian Wilson, Nostradamus. The Man Behind the Prophecies, New York, 2007. (Édition révisée du livre de 2002 du même auteur.)
Elmar Gruber Forgery and fallacy in, Nostradamus
ANALYSE
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Forgery and fallacy in Nostradamus :
A reply to Jacques Halbronn
by Elmar R. Gruber
I will respond only very briefly to some of the arguments raised by Halbronn1 in his reply to some papers published in issue 26 of CURA, as I do not see much value in a prolonged discussion of this type. Halbronn denies that he has ever claimed to have conceded, as I have written2, that there might at least have existed unknown editions of the Prophéties from the years 1555, 1557, and 1560, even though the ones we know are in his opinion antedated ones. He affirms : “…nous n’acceptons pas que des éditions des Centuries aient pu exister du vivant de MDN.” But in fact in one of his articles he states precisely what I have just cited.3
He furthermore makes assertions designed to make my position seem ridiculous, such as that “Gruber a évidemment besoin de se convaincre et de nous convaincre que tout ce qui n’est pas Centurie, même s’il s’agit d’un faux, est forcément correctement daté”. This in no way reflects what I wrote, but perhaps Halbronn has a problem in following my arguments because of the language. I did not say that “everything that is not Centurie” is certainly correctly dated. I only tried to show that those publications meant for a certain year - i.e. the almanacs and prognostications, whether fake or not - were not antedated. This certainly does not cover all the literature available. What he describes as my attempt at “sanctuarisation de plusieurs faux nostradamiques non centuriques” is in fact his own attempt to refute any kind of evidence which points to the fact that a certain number of Centuries were well known and published during Nostradamus’s lifetime.
Halbronn is astonished that “Gruber ne lâche rien, il n’admet pas la moindre contrefaçon ayant eu pour but de renforcer le crédit des Centuries.” In fact I admit of many fake and counterfeit editions and even describe them as certainly counterfeit, but the difference is, in my opinion, that the fake almanacs and prognostications were not produced at a later time to “reinforce the belief in the Centuries”, but rather to cash in on a booming market by using the name of Nostradamus.
Of course the evidence of Jean de Marconville (or Marcouville) concerning the date of publication of the fake Barbe Regnault almanac for 1563 is a serious challenge to Halbronn’s arguments, and hence he tries to show that the publication date and place of Marconville’s work is unknown and therefore useless for such an argument by claiming : “E. Gruber veut nous prouver que le faux almanach pour 1563 est bien paru à cette date et il corrige pour ce faire l’étude de R. Benazra (RCN, p, 62) consacrée à Jean de Marconville, auteur d’un Recueil mémorable des cas merveilleux advenuz de nos ans etc, ouvrage non daté et sans mention de lieu et a fortiori de libraire.”
As a matter of fact Benazra’s study does need an amendment. He quite evidently took his bibliographical information from the copy in the Bibliothèque Municipale de Lyon, which is the only one he cites (RCN, p. 62). But there is also a copy of Marconville’s book in the BN (G. 31834) and contrary to Halbronn’s assertion, this copy is dated and it does carry the place and printer : “A Paris, Pour Iean Dallier libraire, demourant sur le pont Sainct Michel, à l’enseigne de la Rose blanche, 1564.” This consequently means that Marconville wrote his piece in 1563 and had read the passage he quotes (“Aussi ilz ont escrit & pronostiqué, que c’est an present 1563…”) in the same year as the Barbe Regnault almanac, which consequently has to have been published by then, and not in some subsequent year, as Halbronn would like to have it. Nice try, Dr Halbronn !
Halbronn furthermore rejects this same piece of evidence on the basis of Marconville’s statement “Nostradamus en la prédiction de May ne renvoie nullement à un almanach.” A strange line of reasoning indeed ! The publication from which Marconville quotes is an almanac, entitled Almanach pour l’an 1563, and in this almanac we also find “predictions” for every month. Even if Halbronn keeps insisting that a “prédiction” does not pertain to an almanac, the section concerning May cited by Marconville in this very Almanach pour l’an 1563 carries the title “Prediction de May”, just as Marconville says. Why, in that case, could he not have had exactly this issue in hands, if no doubt it did (and still does) exist ? On the other hand there is no evidence for a phantom “Prognostication nouvelle for 1563” by Barbe Regnault, which Halbronn is inventing to bolster his own arguments. His only piece of evidence for its supposed existence is the Italian Pronostico et Lunario from the Biblioteca Marciana. I am aware of this Italian publication as I have myself a reproduction of the other known copy from the Biblioteca Augusta di Perugia in my own collection. Halbronn deduces from the fact that the Italian version does not carry the dedicatory letter to François de Guise found in the Regnault almanac, that this translation was made from his hypothetical “Prognostication nouvelle for 1563” by Barbe Regnault, which supposedly did not carry the dedicatory letter or the almanac section with the quatrains. He also states that generally the Italian translations of Nostradamus’s works carry the French dedicatory letters - which is true, but does not mean that all of them necessarily follow this rule. The Italian Pronostico et Lunario indeed not only lacks the dedicatory letter and the almanac with the quatrains, it also lacks the “foires de France” at the end of the Barbe Regnault almanac. The Italian Pronostico et Lunario is a very short booklet of only seven folios. Maybe the publisher, intent on a cheap, rushed production, simply omitted any material which seemed less relevant to him and just stuck to the prognostications. At least this is certainly, in terms of Ockham’s razor, a more probable scenario than the hypothetical production of an unknown phantom publication as an alleged source for the translation.
Halbronn makes a very true and interesting observation that we need ”la nécessité de disposer d’un maximum de documents et de ne tirer aucune conclusion qui dépasse le champ des documents ainsi utilisés.” Unfortunately he is contradicting his own methodological premise by invoking time and again phantom publications of which we have neither a trace nor any allusion in the literature. These are certainly not “documents at our disposal”, but rather documents whose existence is supposed only by Halbronn. This amounts precisely to “dépasser le champ des documents ainsi utilisés” ! In support of this argument he invokes a phantom, stand-alone publication of the Letter to César in around 1555, a phantom publication of the first edition of the Centuries in around 1568 which Crespin had allegedly made use of, a first phantom publication of the complete set of Centuries in around 1584, and yet further references to phantom almanacs. As Peter Lemusurier puts it : “Of more concern, however, is the fact that Halbronn’s approach seems to me to be based, for all its apparent academic rigour, on what amounts to little more than speculation…”4
There is another strange argument of Halbronn’s. It is hard to conceive how Halbronn can deduce from the fact that we know of an authentic almanac of Nostradamus for 1565 that a fake could not have been published in the same year. Why on earth not? Nostradamus is known to have been furious about the fact that fake almanacs were circulating under his name, and Hans Rosenberger asked him as early as December 1561 specifically to send him his latest almanac in order to avoid buying a fake one put out in his name. He did so because he knew that many fakes were circulating bearing his name, which means that the fakes were circulating at the same time as the originals.5
Halbronn counters that for his “adversaires” “il est évident qu’il n’y aura pas de public pour acheter vingt ans après un almanach pour 1563, mais cela vaudrait aussi pour une édition Macé Bonhomme, datée sur sa couverture de 1555”. Not at all. These are very different texts, serving very distinct purposes. The Prophéties are not a piece of work designed to be obsolete after a specific year, as the almanacs are !
Works were antedated, if at all, in order to try to convince readers of the truth of the prophecies they contained. The prophetic tradition knows of two basic approaches in order to achieve this goal. One is to reprint a given text with minute or significant corrections that would seem to corroborate the occurrence of the predicted events; the other is to represent some politically desired developments as having been foretold in order to influence public opinion. We know of many examples of this type of continuous work on the texts of the prophetic tradition, such as the cases of the Vaticinia de summis pontificibus, the Prognosticon de eversione Europae, the Apocalypsis Nova and the Mirabilis Liber, to point out only a few of the better known examples. The point of antedating can only be to reach one of these goals. But in the supposedly antedated almanacs and prognostications we do not find convincing elements of this type of interference with the text. We find in them neither the late introduction of “prophecies” of events that have occurred in the meantime (designed to promote the supposed prophetic faculties of its supposed author) nor politically motivated insertions or amendments that would render them useful for propaganda means.
Halbronn states that in the realm of prophecy “il s’agit de montrer que MDN avait bien prévu, longtemps à l’avance ceci ou cela. Nos adversaires n’ont pas compris que l’essence même de la littérature prophétique était l’antidatage”. I agree, as I have said above, that “creative” amendments in prophetic texts are the very basis of the prophetic tradition, which I have described in my book on Nostradamus.6 But this does not mean that original texts do not exist at all. The prophetic tradition is a historic process, but at some point there were original texts by different authors, which, because of the reputation the authors had gained in the meantime, were copied, amended, plagiarized, corrected, etc. The same is true for Nostradamus, and although Halbronn seems to encounter only later publications altered by the hands of counterfeiters, at least where the Centuries are concerned, I think it is still more probable that a number of original versions of the Centuries, written by Nostradamus, do exist. Do the supposedly antedated works really show that Nostradamus had predicted this or that event long ago ? If we could pinpoint such instances, the fake would easily be discovered, as in the case of the amendments of the Centuries against Mazarin during the time of the Fronde. But neither in the supposedly antedated Prophéties, nor in the allegedly antedated almanacs and prognostications we do find convincing cases where it is obvious “que MDN avait bien prévu, longtemps à l’avance ceci ou cela”. Why would fakers make such a bad job with Nostradamus, when they did so well with other prophecies ?
This is an important point. Although Halbronn counts myself among his “adversaires”, I am only trying, as he is, to solve some of the riddles surrounding the dates of publication of the Prophéties. I am by no means interested in producing an apology for Nostradamus as a prophet : I am concerned only to clarify the textual production of Nostradamus and his forgers.
I am glad Halbronn makes clear that when he is speaking of Chavigny’s Recueil de Présages prosaïques “nous ne faisons pas allusion aux notes marginales ajoutées par la suite mais au corps de l’ouvrage”. What Halbronn has written previously, however, is that the Recueil “ne fait aucune référence aux centuries” - and the Recueil as an integral manuscript of course consists of the main body of text and the marginal notes. I am not to blame for criticizing him on this point if he does not make this distinction clear in the first place.
Of particular interest, though, is his assertion that the marginal notes have been “ajoutées par la suite”. It would be certainly hard to prove the fact that the main body of the manuscript was definitely written at an earlier time than the marginal notes, especially given that in most instances the marginal notes are mere short summaries of the prediction in question.
Halbronn sees in the papers published in issue 26 of CURA that do not agree with his hypotheses “les dernières cartouches d’une approche angélique qui refuse toute idée de manipulation, de contrefaçon du canon nostradamique, à part peut-être les sixains qui ne sont plus en odeur de sainteté.” This denouncement, in its use of religious terminology to make those authors who do not comply with his views appear as belonging to some sect and not to the world of scientific endeavor, only shows how desperate he is to find followers for his own belief system. Moreover it is utterly wrong, since I describe many fakes and counterfeit editions in my book and in my paper for CURA - which is not at all a refusal of “toute idée de manipulation, de contrefaçon du canon nostradamique”. I disagree about some alleged fakes, and on others I disagree on the dates on which the fakes were published.
Halbronn also insists that one should read all of his works, especially his magnum opus, before setting out to evaluate his ideas. On the contrary, each single publication has to be able to stand up to criticism, and he can certainly not reasonably demand that his readers study all of his papers and books, since his production is so prolific that one can barely keep up with it. Granted, I do regard his opinions as important, but not so significant as to justify such an overwhelming task.
Elmar R. Gruber
Notes
1 Jacques Halbronn, Réponse aux observations parues dans le n° 26 du CURA. Analyse 40 consacré à Nostradamus Retour
2 Elmar R. Gruber : Reconsidering the “Nostradamus Plot”. Retour
3 Jacques Halbronn, “Les Prophéties et la Ligue” in Prophètes et prophéties. Cahiers V. L. Saulnier 15. Paris, 1998, p. 132. Retour
4 Peter Lemesurier, Dating the Editions of the “Prophéties” : A Chronolinguistic Approach. CURA 26. Retour
5 Jean Dupèbe, Nostradamus, lettres inédites. Genève, 1983. XXXIV, pp. 112f. Retour
6 Elmar R. Gruber, Nostradamus - Sein Leben, sein Werk und die wahre Bedeutung seiner Prophezeiungen, Bern, 2003, pp. 89 - 122. Retour
jacques Halbronn La phase "solsticiale" actuelle et la Droite
jacques Halbronn La phase "solsticiale" actuelle et la Droite
Nous avions annoncé, sur la base de notre modéle, que la période actuelle ne saurait voir triompher la " Gauche" en dépit de l'exaltation suscitée nostalgiquement par le projet "NUPES". Si Macron n"a obtenu qu'une majorité relative, la NUPES n'aura pas fait mieux, ce qui lui ferme l'accés à une nouvelle cohabitation. Elle ne fait pas le poids. Bien pis, le nombre de députés RN dépasse celui de la France Insoumise, ce qui fait du R ni N le premier parti d'opposition, Mélanchon n'étant même pas parvenu à créer un groupe unique pour la NUPES à l'Assemblée Nationale ni même de conférer à LFI le plus grand nombre de députés d'opposition. La déclaration ci-dessous de Gérard Larcher en témoigne;
"Présidence de la commission des Finances : RN ou Nupes ? Gérard Larcher a tranché. La gauche crie au « front antirépublicain »
jeu. 23 juin 2022, 11:10 AM
FRA : Assemblee nationale : illustration
C’est l’un des enjeux de la future législature. A quel groupe politique va revenir la présidence, oh combien stratégique, de la commission des finances ? Comme nous l’expliquions lundi, L’article 39 du règlement de l’Assemblée nationale indique que le poste ne peut revenir qu’à un député appartenant à un groupe s’étant déclaré d’opposition.
C’est l’un des apports de la réforme du règlement de l’Assemblée nationale de 2009. Une réforme qui grave dans le marbre une pratique instituée par Nicolas Sarkozy deux ans plus tôt. Et comme il est d’usage que le groupe majoritaire ne prenne pas part au vote, cette présidence a toujours été occupée par un membre du principal groupe d’opposition.
Or, depuis dimanche le tripartisme a fait son entrée à l’Assemblée et rien ne va plus. Le RN est en théorie le groupe politique le plus important avec 89 députés. Mais la Nupes rassemble plus de députés, 142 élus, sans être un groupe à part entière mais une coalition de groupes politique de gauche.
Pour Gérard Larcher, « le RN est le premier groupe d’opposition »
Dans les colonnes du Parisien, le président LR du Sénat, Gérard Larcher a tranché. « La pratique républicaine dans les Assemblées consiste à considérer tous les élus avec un principe d’égalité et de respect […] il y a un règlement à l’Assemblée nationale qui dit que le président de la commission des Finances doit être issu de l’opposition. Or, je constate que le RN est le premier groupe d’opposition. Donc, elle devrait lui revenir », explique-t-il après avoir souligné que s’il ne partageait pas les mêmes « valeurs » que le Rassemblement National, « ce sont des élus de la République ».
Olivier Faure « écœuré » par cette « banalisation de l’extrême droite »
Un point de vue qui a fait plus que heurter à gauche. « Toutes les droites, de LREM à LR […] vont donc mêler leurs voix à l’extrême droite pour accorder au RN la commission des Finances Lire la suite sur Public Sénat" La question à cette heure n'est pas tranchée par Macron qui a une certaine latitude. Il ne peut cependant chosir le groupe LR car il compte l'associer à terme à Ensemble. On est certes bien loin de la situation qui présidait au printemps de 2017 lors de la précédente élection présidentielle, car alors on était encore en phase équinoxiale: Saturne était alors en Sagittaire et ne passerait en phase solsticiale qu'au début de 2018. On voit le contraste entre les deux phases et il faudrait être de bien mauvaise foi pour nier l'existence d'une telle dualité!:
Il y a donc bien eu confirmation de notre "Cyclologie saisonnière" axée sur le seul curseur Saturnien. Saturne actuellement se trouve à la fin du signe du Verseau, donc au milieu d'une phase solsticiale, commencée avec son passage en Capricorne, donc sur l'axe solsticial Cancer-Capricorne. Comme nous l'écrivions avant le Second tour, 2022, sera un 1978 bis avec Saturne en lion, soit le signe opposé au verseau.En attendant la prochaine phase équinoxiale dans 3 ans...
A l'international, qu'en est-il? la phase solsticiale actuelle explique l'importance extréme accordée au respect des frontières. Or, un tel découpage ne correspond pas à l'esprit équinoxial et c'est pour cela qu'existe un certain consensus contre une telle invasion qui aurait certainement rencontré bien moins de résistance si elle était intervenue en phase équinoxiale. En 1990, lors de l'invasion du Koweit par l'Irak, la réaction avait été tout à fait comparable: on était en phase solsticiale, ce qui allait déclencher l'opération " Tempête du Désert" au tout début de 1991, avec la participation de la France de Mitterrand. En revanche en 2001, (septembre, Twin Towers) en phase équinoxiale, la France ne suivra pas les USA et n'adhèrera pas aux explications douteuses mises en avant. On retrouve d'ailleurs actuellement l'esprit solsticial de 1989 qui eut les effets que l'on connait jusqu'à l'effondrement de l'Union Soviétique(URSS) en 1991; non pas nécessairement que 1989 ait produit 1991 mais parce que la période solsticiale impactait synchroniquement à différents niveaux spatiotemporels..
JHB 23 06 22
jeudi 23 juin 2022
Jacques Halbronn L'astrologie permet de comprendre la Société au delà des institutions. Réponse à Michel Onfray
jacques Halbronn L’astrologie permet de comprendre la Société au delà des institutions. Réponse à Michel Onfray .
Nous réagissons à un entretien sur Europe 1 avec Sonia Mabrouk, commentant l’intervention de Macron. Force est de constater le juridisme exacerbé de M. Onfray et une certaine forme de psychorigidité qui fait penser à l’épisode du Lit de Procuste. Or, une chose est de s’en tenir au mécano électoral, une autre de comprendre les fondements de nos sociétés. Le pathétique de l’attitude d’Onfray tient à sa volonté d’enfermer les responsables politiques dans des habits inappropriés, ce qui n’est pas quelque part sans une dose de cynisme voire d’anarchisme. Dans d’autres pays, la carcan juridique semble moins lourd, ce qui est la marque d’une certaine humilité. Avec Onfray, il faudrait rendre un culte à la Toute Puissance du Droit, sous tendus par la « volonté » populaire. Vox populi, vox Dei. Onfray est un martyr de cette croyance mystique. Il convient de distinguer entre la « science politique » et le « droit constitutionnel’ et nous sommes passés, dans nos premières années universitaires (1965-1969) par ces deux disciplines que l’on ne saurait confondre.
La Science Politique est selon nous, épistémologiquement, indissociable de la compréhension du fonctionnement des sociétés, ce qui implique une approche diachronique, généalogique alors que le Droit Constitutionnel est la mise en place d’un systéme ayant à gérer les élections, leur périodicité. Entre ces deux domaines, il nous semble qu’il y a un hiatus et c’est bien là le drame des politiques, comme Emmanuel Macron qui nous semble déboussolé, parce qu’on ne lui aura pas fourni des instruments valables; ce qui condamne à un certain empirisme.
L’astrologie aurait, en principe, vocation, à sous tendre la science politique et le Droit Constitutionnel mais elle est elle même en crise du fait qu’elle n’est pas encore parvenue à se décanter, les astrologue n’étant pas capables, apparemment, de remettre en question une tradition corrompue même quand on leur montre la voie. Il n’est pire sourd que celui qui ne veut entendre. Il serait bon qu’au niveau européen, l’on se décide à prendre la question de la recherche cyclologique au sérieux ne serait-ce que parce que cela a des incidences géo-politiques. C’est ainsi que face à la crise ukrainienne, les responsables sont démunis pour situer la situation dans le temps,en termes de phases, de périodes; ce qui leur permettrait de prendre quelque distance, de relativiser les enjeux. ce qui conviendrait s’ils avaient connaissance des notions d’équinoxilité et de solsticialité.
JHB 22 06 22
mercredi 22 juin 2022
jacques Halbronn Jésus, descendant de David vient corriger ( Tikoun)la rupture survenue lors de la mort de Salomon
Jacques Halbronn Jésus, descendant de David vient corriger (Tikoun) la rupture survenue lors de la mort de Salomon
Premier Livre des Rois XII
יג וַיַּעַן הַמֶּלֶךְ אֶת-הָעָם, קָשָׁה; וַיַּעֲזֹב אֶת-עֲצַת הַזְּקֵנִים, אֲשֶׁר יְעָצֻהוּ. 13 Le roi (Roboam fils de Salomon) répondit durement au peuple, sans tenir compte du conseil que lui avaient donné les vieillards.
יד וַיְדַבֵּר אֲלֵיהֶם, כַּעֲצַת הַיְלָדִים לֵאמֹר, אָבִי הִכְבִּיד אֶת-עֻלְּכֶם, וַאֲנִי אֹסִיף עַל-עֻלְּכֶם; אָבִי, יִסַּר אֶתְכֶם בַּשּׁוֹטִים, וַאֲנִי, אֲיַסֵּר אֶתְכֶם בָּעַקְרַבִּים. 14 Suivant le conseil des jeunes gens, il s’exprima ainsi: « Mon père a fait peser le joug sur vous, moi je le rendrai encore plus lourd; mon père vous a châtiés avec des verges, moi je vous châtierai avec des scorpions. »
Il fallait bien que Jésus fut né à Bethléem, ville de David – et sa généalogie (Mathieu) le présente comme le descendant de cette lignée- pour effacer, réparer ce qui s’était produit près de 1000 ans plus tôt. D’où le thème récurrent de la réparation des offenses, du pardon. D’où la place considérable que jouent la Samarie, la Galilée dans les Evangiles puisque ces régions relévent de l’ancien Royaume d’Israel, interpellé par les Prophétes bien avant lui. On pense au fait que Jésus, lors de sa Résurrection se retrouve en Galilée.
En fait, pour nombre de Chrétiens, il régne un certain trouble : Jésus de Nazareth (ville de Galilée) mais né à Bethléhem (ville de Judée). Nous avons démontré qu’il fallait justement que Jésus ne soit pas Galiléen pour être envoyé vers ce pays. En le faisant vivre dès l’enfance en Galilée, il y avait là comme un marqueur de son destin, de sa destination.
Dès lors, c’était aux Galiléens de le reconnaitre comme leur « Sauveur »(Soter, ICHTUS, INRI) qui effacerait, rachéterait leurs fautes, leur déviance religieuse et politique et non aux Juifs. Jésus annonçait la reconstruction du Royaume d’Israel (cf Actes des Apotres de Jean) Venons en au Livre d’Isaie dans sa partie additionnelle (DeutéroIsaie): on le présente comme s’adressant aux populations déportées à Babylone par Nabuchodonosor:
Isaïe 48, 17-21
Ainsi parle le Seigneur, ton rédempteur, Saint d’Israël : Je suis le Seigneur ton Dieu, je te donne un enseignement utile, je te guide sur le chemin où tu marches.
Si seulement tu avais prêté attention à mes commandements, ta paix serait comme un fleuve, ta justice, comme les flots de la mer. Ta postérité serait comme le sable, comme les grains de sable, ta descendance ; son nom ne serait ni retranché ni effacé devant moi.
Sortez de Babylone ! Vite, quittez les Chaldéens ! Avec des cris de joie, annoncez, faites-le entendre, propagez-le jusqu’aux extrémités de la terre ! Dites : « Le Seigneur a racheté son serviteur Jacob. » Ils n’ont pas eu soif dans les lieux arides où il les a conduits. Il a fait sourdre pour eux les eaux du rocher, il a fendu le rocher : les eaux ont ruisselé ! » On saisit à quel point les rédacteurs des chapitres ajoutés ont voulu substituer les Israélites aux Judéens, produisant ainsi une contrefaçon antidatée, calquée sur l’édit de Cyrus, qualifié de Messie au chapitre 45 d’Isaie. En réalité, déjà au chapitre VII du même Livre, on trouve ces paroles qui font étrangement pendant au « Ecoute Israel » du Livre d’Ezékiel où c’est Israel qui ne cesse d’être mis en garde: cette fois c’est « Ecoutez donc, maison de David »! C’est le pluriel « Shemou » qui fait pendant au singulier « Shéma ». Cette « maison de David » fait écho au « Je suis venu pour les brebis perdues de la maison d’Israel »
ג וַיֹּאמֶר, שִׁמְעוּ-נָא בֵּית דָּוִד: הַמְעַט מִכֶּם הַלְאוֹת אֲנָשִׁים, כִּי תַלְאוּ גַּם אֶת-אֱלֹהָי. 13 Alors le prophète reprit: « Ecoutez-donc (Shemou na), maison de David! Est-ce trop peu pour vous de lasser les hommes que vous vouliez encore lasser mon Dieu?
יד לָכֵן יִתֵּן אֲדֹנָי הוּא, לָכֶם–אוֹת: הִנֵּה הָעַלְמָה, הָרָה וְיֹלֶדֶת בֵּן, וְקָרָאת שְׁמוֹ, עִמָּנוּ אֵל. 14 Ah certes! Le Seigneur vous donne de lui-même un signe: Voici, la jeune femme est devenue enceinte, elle va mettre au monde un fils, qu’elle appellera Immanouel.
On retrouve ce nom d’Emmanuel au début de l’Evangile de Jésus selon Mathieu.
Nous assistons à un étrange chassé croisé entre les deux Royaumes, dans une sorte de jeu de bonneteau. Tantôt cela tombe sur Israel, tantôt sur la Judée; Tantôt, Jésus est venu pour Israel et tantôt pour la Judée et au bout du compte, c’est la maison de Judée qui sera jugée coupable par la postérité chrétienne!
JHB 22 06 22
mardi 21 juin 2022
Jacques Halbronn Clivages sociopolitiques selon la Gauche et selon la Droute au prisme de l'Astrologie EXOLS
Jacques Halbronn Clivages socio-politiques selon la Gauche et selon la Droite au prisme de l'Astrologie EXOLS
Force est de constater, au regard des commentaires des récentes élections, quel'on n'aura guère progressé dans les définitions de ces termes, au cours des 50 dernières années; tant chez les "experts" que chez le commun des mortels. Nous insistions récemment -sur NOFIM.unblog.fr- sur l'importance des adjectifs comme venant compléter les "noms". Faute de quoi, il y a grand risque de confusion. Si l'on prend le mot "clivage", par exemple, il est clair qu'il convient de préciser de quel clivage il s'agit, quelle en est la profondeur . Nous dirons que la Gauche devrait - pour renouer avec ses sources -se focaliser sur des clivages plus profonds, plus anciens que ne faitla Droite. On dira que la "vraie" Droite accordera toute son attention à ce qui reléve de Culture face à la "vraie" Gauche qui s'efforcera, se proposera, de maintenir toute l'attention nécessaire à une réalité plus "brute", plus immédiatement perceptible, à commencer par le temps de l'enfance. Or, nous observons que la Gauche, en France, refuse certains clivages sans parvenir à en élaborer d'autres, plus profonds, faisant ainsi le jeu de la Droite dont elle risque de partager peu ou prou les mêmes critères.
La Lutte (Kampf) des Classes, chère à Karl Marx, devrait être au centre de l'idéologie de gauche mais cela ne consiste absolument pas à nier l'existence d' une telle dualité laquelle ne saurait être occultée par le nationalisme qui en serait en quelque sorte, le déni. On notera, en passant, que le mot allemand Kampf figure aussi bien chez les communistes (Klassenkampf) que chez les nazis (cf le Mein Kampf de Hitler). La formule "Prolétaires de tous les pays unissez vous" doit être comprise comme le dépassement des "pays", vu que la catégorie "prolétaires" correspond à une réalité plus radicale que celle de "pays", ce qui met bien en évidence ce qui distingue la Gauche de la Droite. En ce sens, les positions par rapport à la situation en Ukraine devraient en principe être révélatrices. La Droite sera plus sensible au respect des frontières que la Gauche, plus "internationaliste", plus "mondialiste" et en période "solsticiale", selon l'astrologie EXOLS, la phase solsticiale de 7 ans que nous traversons tous en ce moment incline l'opinion vers la Droite, y compris les partis dit de gauche, ce qui met ces derniers en porte à faux idéologique.
De la même façon, à propos de la parité des sexes, la Gauche ne saurait nier ce qui distingue le masculin et le féminin- ce qui reléve d'une appréhension immédiate- alors que la Droite sera tentée d'en minimiser la portée. Ce n'est donc pas par hasard si le MLF se déclara en phase équinoxiale (1968) en revendiquant des différences.
Un autre clivage déjà signalé est "racial", la Gauche authentique se refusant à prendre nos perceptions à la légére alors que pour la Droite l'inscription au sein d'une culture nationale donnée est primordiale (cf les propos d'un Eric Zemmour sur l'assimilation) et ce n'est pas non plus par hasard que la Shoah eut lieu en phase équinoxiale. Il faut comprendre que la reconnaissance de l'existence de certains clivages peut tout à fait conduire à de la conflictualité tout comme cela peut déboucher sur une perception structurelle donnant sens aux dits clivages. C'est ainsi que dire qu'il y a Lutte des Classes n'implique d'en désirer la disparition car dans ce cas, on basculerait dans le camp de la Droite selon lequel les anciens clivages devraient être recouverts par de nouveaux. C'est là toute l'ambivalence de la Gauche, qui se veut à la fois, en même temps, axé sur l'avenir et sur un passé immémorial alors que la Droite s'inscrit dans un passé relativement récent et sur un futur à court terme.
Tout cela doit être mis en perspective théologiquement. La Gauche, paradoxalement, irait dans le sens de la transcendance et de la "Science", de la Nature et la Droite s'articulerait sur l'Immanence, la Loi décidée, décrétée par le peuple (référendum), les assemblées donc le Droit (ce qui est en phase, littéralement, avec la Droite). Or, l'on tend généralement à associer la Gauche avec l'athéisme, la laïcité et la Droite avec une mentalité, une pratique "religieuses". Mais le plus souvent, la religion est liée à la Nation, dans l'esprit de bien des pratiquants."La France, fille ainée de l'Eglise") Par ailleurs, le marxisme peut tout à fait être perçu comme une religion, une croyance, avec sa dimension prophétique, la mission dévolue au prolétariat.
JHB 21 06 22
dimanche 19 juin 2022
Jacques Halbronn Commentaire sur la formule "à l'image de Dieu"
jacques Halbronn Commentaire sur la formule "à l'image de Dieu" : Genése et Colossiens.
Nous avons trouvé un passage de l'Epitre aux Colossiens qui nous améne à revenir sur les premiers chapitres du Livre de la Genése. Quelle est donc la portée de la formule "à l'image de"? On la retrouve au chapitre V de la Genése autour du même terme hébraïque "Demouth" (domé: semblable):
וַיְחִי אָדָם, שְׁלֹשִׁים וּמְאַת שָׁנָה, וַיּוֹלֶד בִּדְמוּתוֹ, כְּצַלְמוֹ; וַיִּקְרָא אֶת-שְׁמוֹ, שֵׁת. 3 Adam, ayant vécu cent trente ans, produisit un être à son image et selon sa forme, et lui donna pour nom Seth.
Genése I et V
כו וַיֹּאמֶר אֱלֹהִים, נַעֲשֶׂה אָדָם בְּצַלְמֵנוּ כִּדְמוּתֵנוּ; וְיִרְדּוּ בִדְגַת הַיָּם וּבְעוֹף הַשָּׁמַיִם, וּבַבְּהֵמָה וּבְכָל-הָאָרֶץ, וּבְכָל-הָרֶמֶשׂ, הָרֹמֵשׂ עַל-הָאָרֶץ. 26 Dieu dit: "Faisons l'homme à notre image, à notre ressemblance, et qu'il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail; enfin sur toute la terre, et sur tous les êtres qui s'y meuvent."
כז וַיִּבְרָא אֱלֹהִים אֶת-הָאָדָם בְּצַלְמוֹ, בְּצֶלֶם אֱלֹהִים בָּרָא אֹתוֹ: זָכָר וּנְקֵבָה, בָּרָא אֹתָם. 27 Dieu créa l'homme à son image; c'est à l'image de Dieu qu'il le créa. Mâle et femelle furent créés à la fois.
א זֶה סֵפֶר, תּוֹלְדֹת אָדָם: בְּיוֹם, בְּרֹא אֱלֹהִים אָדָם, בִּדְמוּת אֱלֹהִים, עָשָׂה אֹתוֹ. 1 Ceci est l'histoire des générations de l'humanité. Lorsque Dieu créa l'être humain, il le fit à sa propre ressemblance.
ב זָכָר וּנְקֵבָה, בְּרָאָם; וַיְבָרֶךְ אֹתָם, וַיִּקְרָא אֶת-שְׁמָם אָדָם, בְּיוֹם, הִבָּרְאָם. 2 Il les créa mâle et femelle, les bénit et les appela l'homme, le jour de leur création.
ג וַיְחִי אָדָם, שְׁלֹשִׁים וּמְאַת שָׁנָה, וַיּוֹלֶד בִּדְמוּתוֹ, כְּצַלְמוֹ; וַיִּקְרָא אֶת-שְׁמוֹ, שֵׁת. 3 Adam, ayant vécu cent trente ans, produisit un être à son image et selon sa forme, et lui donna pour nom Seth.
Mais la formule se retrouve dans l'Epitre aux Colossiens Chapitre I, 15 : Le Fils du Père y est présenté comme "l'image du Dieu invisible":
"12 Rendez grâces au Père, qui vous a rendus capables d'avoir part à l'héritage des saints dans la lumière,
13 qui nous a délivrés de la puissance des ténèbres et nous a transportés dans le royaume du Fils de son amour,
14 en qui nous avons la rédemption, la rémission des péchés.
15 Il est l'image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création."
Il semble que la formule "à l'image de" soit équivalente à celle de "fils de" cf Genése V, 3:
וַיְחִי אָדָם, שְׁלֹשִׁים וּמְאַת שָׁנָה, וַיּוֹלֶד בִּדְמוּתוֹ, כְּצַלְמוֹ; וַיִּקְרָא אֶת-שְׁמוֹ, שֵׁת. 3 Adam, ayant vécu cent trente ans, produisit un être à son image et selon sa forme, et lui donna pour nom Seth.
Rappelons que certains prophétes juifs sont interpellés par Dieu en tant que "fils d'Adam"
Livre d'Ezékiel V
א וְאַתָּה בֶן-אָדָם קַח-לְךָ חֶרֶב חַדָּה, תַּעַר הַגַּלָּבִים תִּקָּחֶנָּה לָּךְ, וְהַעֲבַרְתָּ עַל-רֹאשְׁךָ, וְעַל-זְקָנֶךָ; וְלָקַחְתָּ לְךָ מֹאזְנֵי מִשְׁקָל, וְחִלַּקְתָּם. 1 O toi, fils d'Adam, prends-toi un glaive affilé, prends-le en guise de rasoir de barbiers; tu te le passeras sur la tète et sur la barbe; puis tu prendras une balance à poids et tu les diviseras.
. Cela nous avait amené, il y a déjà quelque temps, à refuser que l'on traduise Adam par Homme alors que cela renvoie avant tout aux Juifs. Les deux fils d'Isaac, Jacob et Esaü préfigurent la verticalité entre non Juifs (Israel) et Juifs (Esau) alors que l'on associe souvent Esaü au monde non juif. Esaü est lié à Edom et donc à Adam. Selon nous, le livre de la Genése aura été récupéré par les Israélites qui y auront associé Jacob et Israel, le nom de leur Royaume. (Lutte avec l'Ange). Le mot Israel est en vérité fort peu présent dans le Livre de le Genése alors qu'il est omniprésent dans le livre de l'Exode. On pourrait donc appeler "Adamites" les Juifs, les Judéens et "Israélites les populations qui leur étaient soumises et qui firent sécession à la mort de Salomon, ces "brebis perdues de la maison d'Israël" dont les Chrétiens sont les héritiers spirituels sinon les descendants. Jésus est un Adamite et en tant que tel "fils du Père", il s'était donné pour mission d'unifier Adamites et Israélites-Jacobites. Rappelons que les guides n'appartiennent pas au peuple qu'ils ont à "sauver", ce qui est avéré pour Cyrus comme pour Moïse.
JHB 19 06 22
Jacques Halbronn Le Deutéro Isaie et le syncrétisme de l'Ancien Testament.
jacques Halbronn Le deutéro Isaie et le syncrétisme de l'Ancien Testament
A partir du chapitre 40 du Livre d'Isaie, il nous est présenté des textes décidément voués à la maison d'Israël. Nous avons signalé par ailleurs la refonte de l'Edit de Cyrus au chapitre 45 du dit Livre (à comparer avec le livre d'Ezra (Esdras). Le Livre d'Isaie est mentionné dans l'Epitre aux Romains (ch. IX) du Nouveau Testament.
Ésaïe 41:8-10
"Écoute, Israël, mon serviteur, peuple de Jacob que j'ai choisi, race de mon ami Abraham; toi que j'ai été chercher jusqu'au bout du monde, et que j'ai appelé des régions les plus lointaines; toi, à qui j'ai dit: «Non, je ne t'ai pas rejeté, au contraire, je t'ai choisi; mon serviteur, c'est toi.» N'aie pas peur maintenant, car je suis avec toi. Ne lance pas ces regards inquiets, car ton Dieu, c'est moi. Je viens te rendre courage, j'arrive à ton secours et je te protège, ma main droite tient sa promesse."
Il nous semble donc incongru de présenter le Pentateuque comme un ensemble d'un seul tenant, dont le manuscrit est récité sur une année, découpé en péricopes hebdomadaires. Ce Pentateuque désigné par les fidéles juifs sous le nom de 'Torah".
S'il y a syncrétisme quand on englobe sous le seul titre de "Bible" l'Ancien et le Nouveau Testaments, cela ne doit pas faire oublier le précédent qui tente d'harmoniser les divers courants qui traversent le Pentateuque mais aussi, on l'a vu, le livre d'Isaie.
JHB 19 06 22
jacques Halbronn Les "incirconcis" de l'Epitre aux Ephésiens dans le Nouveau Testament
jacques Halbronn Les "incirconcis" de l'Epitre aux Ephésiens, dans le Nouveau Testament
Le lecture que nous proposons de l'Epitre de Paul aux Ephésiens, par delà la question des traductions, toujours épineuse, est la suivante:
Éphésiens 2
11"C'est pourquoi, vous autrefois païens dans la chair, appelés incirconcis par ceux qu'on appelle circoncis et qui le sont en la chair par la main de l'homme, souvenez-vous que vous étiez en ce temps-là sans Christ, privés du droit de cité en Israël, étrangers aux alliances de la promesse, sans espérance et sans Dieu dans le monde"
Soutenir que le terme 'paiens" désignait des populations "étrangères" nous semble tout à fait anachronique. Que signifie cette formule "privés du droit de cité en Israel". Que pouvait importer aux dits "paiens" de ne pas participer aux "promesses", est ce que cela pouvait occasionner quelque ressentiment?
Nous pensons bien plutôt au modéle algérien, à savoir l'existence ambivalente de citoyens de seconde zone cohabitant avec d'autres bénéficiant d'un statut plus heureux.
Site Indépendances: sur 1947.
". L'Assemblée algérienne est composée de 120 membres élus à parité par deux collèges électoraux. Mais elle consacre l'inégalité du système colonial : le premier collège comprend les citoyens français de plein droit et 58 000 citoyens musulmans de « statut local » tandis que le second concerne 1 300 000 électeurs musulmans. "
On ne comprend pas les demandes adressées au fils du roi Salomon quant à l'amélioration du sort des populations du Nord, si l'on ne reconnait pas l'existence d'une citoyenneté à deux étages, ce qui remet en question ce que dit le Livre du Pentateuque quant à une origine commune des tribus, descendantes de Jacob-Israel. (cf notre étude sur le Pentateuque samaritain sur NOFIM, unblog.fr). On pense à "nos ancêtres les Gaulois" vecteur de la colonisation à la française.
Pour en revenir à l'Eïtre aux Ephésiens, la formule "incirconcis" peut se comprendre soit du fait d'un refus d'être circoncis soit d'une interdiction à l'être, tout comme le port de l'épée était prohibé aux roturiers, dans le Royaume de France sans parler de la question de la "dérogation"pour les membres de la noblesse. Se voir qualifié d'incirconcis était certainement stigmatisant et l'on nous présente la conversion au christianisme comme l'abolition d'un tel signe ostensible d'appartenance, tel que la circoncision
JHB 19 06 22
Jacques Halbronn Le Pentateuque Samaritain et le Livre de l'Exode
jacques Halbronn Le Pentateuque Samaritain et le Livre de l'Exode
Nos observations concernant les particularités du Livre de l'Exode (cf sur NOFIM.fr) trouvent un écho remarquable avec ce qui est désigné comme "Pentateuque samaritain". (cf notice Wikipedia, entre autres).
Il apparait notamment que le texte des "Dix Commandements" a dû et pu être remanié, en ce qui concerne le dixiéme :
"Les dix commandements de la Torah samaritaine intègrent ainsi en dixième commandement le respect du mont Garizim comme centre du culte Les deux versions des dix commandements existants dans la Torah juive (celle du Livre de l'Exode et celle du Deutéronome) ont été également uniformisées. Afin de conserver le nombre des commandements (dix), le 1er commandement juif (« Je suis l'Éternel (YHWH), ton Dieu, qui t'ai fait sortir du pays d'Égypte, de la maison de servitude ») est considéré comme une simple introduction, le premier commandement samaritain étant donc le second commandement juif : « Tu n'auras pas d'autres dieux devant ma face ». Le commandement relatif au mont Garizim est basé sur des citations de Deutéronome 11,29 et Deutéronome 27,4-7 11. Dt 27,4 présente aussi une différence par rapport au texte massorétique. Dans la version juive, les pierres de la Loi doivent être placées sur le mont Ebal alors qu'il s'agit du mont Garizim dans la version samaritaine. Dans ce dernier cas, il est possible que le texte original parle effectivement du mont Garizim et que la référence au mont Ebal soit due à une modification judéenne"
On notera que d'emblée, il est référé à la "Sortie d'Egypte", événement au coeur du Livre de l'Exode lequel ne cesse de traiter des "fils d'Israel" (Beney Israel)., ce qui confère au Décalogue une teneur "israélite" prononcée. (cf , Deutéronome 11,29 et Deutéronome 27,4-7 11. ).
Deutéronome XXIX
א וַיִּקְרָא מֹשֶׁה אֶל-כָּל-יִשְׂרָאֵל, וַיֹּאמֶר אֲלֵהֶם: אַתֶּם רְאִיתֶם, אֵת כָּל-אֲשֶׁר עָשָׂה יְהוָה לְעֵינֵיכֶם בְּאֶרֶץ מִצְרַיִם, לְפַרְעֹה וּלְכָל-עֲבָדָיו, וּלְכָל-אַרְצוֹ. 1 Moïse fit appel à tout Israël, et leur dit: "Vous-mêmes, vous avez vu tout ce que l'Éternel a fait à vos yeux, dans le pays d'Egypte, à Pharaon, à tous ses serviteurs, à son pays entier;
Deutéronome XXVII
יב אֵלֶּה יַעַמְדוּ לְבָרֵךְ אֶת-הָעָם, עַל-הַר גְּרִזִים, בְּעָבְרְכֶם, אֶת-הַיַּרְדֵּן: שִׁמְעוֹן וְלֵוִי וִיהוּדָה, וְיִשָּׂשכָר וְיוֹסֵף וּבִנְיָמִן. 12 "Voici quelles tribus prendront position sur le mont Garizim, pour la bénédiction à donner au peuple, quand vous aurez passé le Jourdain: Siméon, Lévi et Juda; Issachar, Joseph et Benjamin.
יג וְאֵלֶּה יַעַמְדוּ עַל-הַקְּלָלָה, בְּהַר עֵיבָל: רְאוּבֵן גָּד וְאָשֵׁר, וּזְבוּלֻן דָּן וְנַפְתָּלִי. 13 Et les suivantes se placeront, pour la malédiction, sur le mont Hébal: Ruben, Gad et Asher; Zabulon, Dan et Nephtali.
Deutéronome XI
כט וְהָיָה, כִּי יְבִיאֲךָ יְהוָה אֱלֹהֶיךָ, אֶל-הָאָרֶץ, אֲשֶׁר-אַתָּה בָא-שָׁמָּה לְרִשְׁתָּהּ--וְנָתַתָּה אֶת-הַבְּרָכָה עַל-הַר גְּרִזִים, וְאֶת-הַקְּלָלָה עַל-הַר עֵיבָל. 29 Or, quand l'Éternel, ton Dieu, t'aura installé dans le pays où tu vas pour le conquérir, tu proclameras la bénédiction sur le mont Garizim, la malédiction sur le mont Hébal.
Rappelons que le Mont Garizim remplaçait, chez les Samaritains, le Mont du Temple, à Jérusalem et sa double mention dans le Livre du Deutéronome, cinquième partie du Pentateuque, renforce le caractére éminemment syncrétique du dit Pentateuque.
Par ailleurs, le Shéma Israel (Ecoute Israel), texte sacré par excellence pour le judaisme, se référe implicitement au Décalogue sans en mentionner précisément le contenu.
"Que les commandements que je te prescris aujourd'hui
soient gravés dans ton cœur
tu les inculqueras à tes enfants, tu en parleras (constamment),
dans ta maison ou en voyage, en te couchant et en te levant."
JHB 19 06 22
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