samedi 27 janvier 2024

jacques halbronn Psychosociologie et théologie. Ce qui est interdit et ce dont on est dispensé

jacques halbronn Psychosociologie et théologie; Ce qui est interdit est ce dont on est dispensé. Peut-on adopter, s'identifier aux interdits propres à un groupe? Peut on appliquer à un autre groupe les interdits de son propre groupe? Il y a là deux points qui ne nous semblent pas avoir été traités convenablement, à ce jour, notamment au niveau éthique et religieux. C'est ainsi que l'interdiction de consommer du porc empruntée par l'Islam au judaisme ne nous semble pas être acceptée en ce que cela dispense les Musulmans d'en manger. Or, aucun interdit ne saurait se généraliser car tout interdit suppose précisément qu'il n'en soit pas ainsi, car cela ne serait pas une formule viable à grande échelle. Il en est ainsi pour le respect du Shabbat qui dispense les Juifs d'accomplir certaines taches alors que ces taches n'en doivent pas moins être accomplies socialement. De même pour le porc, si personne ne peut en manger, à quoi bon en faire l'élevage? C'est dire que l'acceptation d'un interdit doit être sérieusement étudiée et n'est pas sans conséquence à commencer par le fait que tel groupe peut bénéficier d'un certain privilége, d'une certaine dispense qui ne devra pas être ipso facto accordé à un autre groupe. On aura donc compris que l'interdit n'est pas nécessairement stigmatisant Bien au contraire. On soulignera le fait que l'interdit de telle ou telle pratique n'est nullement un rejet de celle-ci en tant que telle mais qu'elle comporte un caractère exceptionnel. Cela dit, du fait du mimétisme, tel groupe sera tenté de s'arroger tel interdit propre à un groupe qui lui sert de modéle, de référence et il conviendra d'y mettre le hola pour éviter tout processus de substitution. Tel groupe peut se permettre certaines choses, ce qui englobe un processus de dispense. Par exemple, ce n'est pas parce que tel groupe se verra dispensé de l'impot qu'une telle disposition pourra s'appliquer à tous. C'est d'ailleurs ce qui s'est joué avec l'Abolition des Priviléges en 1789. Mais la question qui se pose alors est la suivante: est ce que telle ou telle forme de dispense, a sa raison d'être.? On pense au monde de l'enfance qui ne saurait être assujetti aux mêmes contraintes que celui des adultes ou au fait que les femmes, la plupart du temps, ont pu être dispensées d'aller à l'armée, ce qui aura eu des effets remarquables pendant la première guerre mondiale au niveau de leur emploi. JHB 27 01 24

vendredi 26 janvier 2024

Jacques halbronn Comment Patrice Guinatd est passé à coté de l'Epitre de Nosradamus au Pape Pie IV

Jacques Halbronn Comment Patrice Guinard est passé à côté de l’Epitre de Nostradamus au pape Pie IV En 1991, nous avons signalé un document (conservé à la Bibliothèque Nationale mais fort mal signalé alors (avant l’informatisation des collections) au fichier des anonymes) resté totalement ignoré des chercheurs dans le champ centurique et le Bulletin de l’Association d’études sur l’humanisme, la réforme et la renaissance, année 1991, volume 33, numéro 33, p. 43-72.s’empressa de publier notre étude (reprise sur Persée)sous le titre »Une attaque réformée oubliée contre Nostradamus (1561) ». Il était fortement question du pape Pie IV dans ce « Cantique Spirituel et consolatif A Monseigneur le Prince de Condé. Avec un écho sur l’adieu du Card. de Lor. Plus la déclination des Papes, contre pronostication à celle de Nostradamus » Publication : Reims, 1561 : ark:/12148/cb332787384 Notice n° : FRBNF33278738 Nous résumions ainsi notre étude « Les relations entre Nostradamus et Pie IV (1559-1565) n’ont pas fait l’objet d’une monographie, si bien que l’on a généralement privilégié ses Epîtres au pouvoir temporel. C’est ainsi qu’en 1556, Nostradamus s’adressa coup sur coup à Catherine de Médicis, à Henri II, et à Antoine de Navarre. La découverte de la Contrepronostication nous a amené à examiner la nature des relations entre Nostradamus et le Pape. Pourquoi y reprochait-on notamment à l’auteur des Prophéties d’être en quelque sorte à la solde du souverain pontife ? De fait, en cette année 1561, Nostradamus rédigea deux Epîtres au Pape et l’année précédente, il lui accorde un passage significatif de son Almanach pour ladite année 1561. »" Laissons la parole à Patrice Guinard ; CORPUS NOSTRADAMUS 179 — par Patrice Guinard Les faux Nostradamus italiens des années 66-67 : il vero Giuditio, il vero Pronostico, li Presagi et Pronostici Après la mort de Nostradamus en juillet 66, la belle vie commence vraiment pour les usurpateurs de tous poils, imposteurs et faussaires des oeuvres et du patronyme du prophète salonnais, dont un certain Michel Nostradamus le Jeune qui signe aussi Mi. de Nostradamus (cf. CN 180). Une floraison de pronostics divers, mis au nom de Nostradamus, commence à envahir les foires et les étals de libraires, à commencer par deux pronostications italiennes parues dans diverses éditions, Il vero et universale giudicio et Li Presagi et Pronostici. 179A Il vero et universale giudicio sopra le quattro stagioni, di M. Michele Nostradamo Astrologo Eccellentissimo, Et Medico di Salon di Craus [sic] di Provenza, Nel qual si vede brevemente quanto mostrano le stelle, & Pianeti di mese in mese, & di quarto in quarto, dell’anno 1566 … Tradotto fidelmente di Francese iu [sic] Italiano. Trino (Trento), [Giovanni Francesco et Giolito de Ferrari ?], « con licentia de Superiori », 1566, in-4, 4 ff. (vignette au frontispice) ° BC Trento: t-G 2-op f 60 Il vero et universale giudicio sopra le quattro stagioni Il vero, et universale Giuditio 179B Il vero, et universale Giuditio di M. Michiele Nostradamo, astrologo Eccell(entissimo) & Medico di Solon [sic] di Craus [sic] di Provenza, nel quale si vede brevemente quanto mostrano le stelle, & Pianeti di mese in mese, & di quarto in quarto dell’anno 1566 … Deo semper laus, & gloria Trino (Trento), [Giovanni Francesco Giolito de Ferrari], « con licentia delli Superiori » (A4v), [1566], in-4, 4 ff. (pas de vignette) ° BN Marciana Venise: MISC 1339. 017 → Giuseppe Dondi & Marina Bersano Begey, Le cinquecentine piemontesi, vol. 3, Turin, 1966, p.241, n.1373 → Chomarat, 1989, n.78 La première pronostication existe en deux versions : l’une avec un vignette au frontispice et dite traduite du français, l’autre sans vignette et au titre et précisions modifiés au frontispice. Elle contient les quartiers lunaires sommairement commentés pour chacun des douze mois de l’année avec un faciebat controuvé de Nostradamus, et un commentaire de l’éclipse lunaire d’octobre 1566 dans un contexte italien. Les données des quartiers ne correspondent pas à celles de l’Almanach de Nostradamus pour l’année 1566. Il s’agit d’un faux, probablement concocté après la mort de Nostradamus, peut-être traduit d’une version française perdue. Le texte ne présente aucun intérêt.(sic) 179C Il vero Pronostico calcolato dall’eccell(entissi)mo astrologo, et filosofo M. Michel Nostradamo Francese. Il qual narra diligentemente tutte le perverse calamità, che deve incorrere l’Anno 1566 come per ragioni Astronomiche lo dimostra. Bologna, Alessandro Benatio, « Con licentia delli Superiori », 1566, in-4, 4 ff. ° BNF Paris: Rés V 1196 → Leoni, 1961, p.87 → Chomarat, 1989, n.77 → Benazra, 1990, p.77 → Brind’Amour, 1993, p.492 → CAT Ruzo-Swann, Avril 2007, n.9 (vendu 390 $ avec d’autres fac-similés) Cette seconde pronostication est à rattacher à la première par les données astrométriques similaires pour l’éclipse lunaire du 28 octobre 1566 : à 23 h 50 et 15° Taureau, durée 3 h 40 (Giuditio, A4v) vs 24 h 50, durée 3 h 40 (Pronostico, A2v). L’introduction sur un feuillet (incipit « Il divino Mosè nel Sesto del Genesi » ; explicit « o gli effetti nelle cose inferiori ») cite en seconde page une série d’autorités en matière astrologique : le chapitre 4 du second livre du Tetrabiblos de Ptolémée, Hali Rodoan, Albumasar, Messahalla, Almansor, et un astrologue du nom de Pierre Maynard (Pietro Mainardo). Suivent un aperçu de l’année 1566 (avec un faciebat controuvé de M. « Nostrodamus »), un descriptif de l’éclipse lunaire du 28 octobre 1566 (A2v), et des présages attribués à Nostradamus et adressés au duc d’Orléans (le futur Henry III). Il vero Pronostico calcolato Li Presagi et Pronostici di M. Michele Nostradamo Li Presagi et Pronostici di M. Michele Nostradamo Francese 179D Li Presagi et Pronostici di M. Michele Nostradamo, Quale principiando l’anno 1565 diligentemente discorrendo di Anno in Anno fino al 1570. Chiaramente ci dimostra tutto quello che gl’influssi Celesti dinotano, tanto di bene, quanto di male, si delli raccolti boni, quanto delli rei. Genova, S.n. [Antonio Bellone ?], « con licenza de superiori » (A4v), « 1564″ (A4v) [1567 ?], in-4, 4 ff. ° BNF Paris: Rés V 1195 ; BM Lyon: Rés A 508196 179E Li Presagi et Pronostici di M. Michele Nostradamo Francese. S.l. [Genova ?], S.n., S.d. [1567 ?], in-4, 4 ff. (vignette aux deux astrologues au titre) ° BNF Paris: Rés V 1194 (page de titre manquante) ; BN Marciana Venise: MISC 2636. 061 → Leoni, 1961, p.87 → Chomarat, 1989, n.62 (sous 1564) et n.67 (sous 1565) → Benazra, 1990, p.67-68 (les 2 versions, sous 1564) → Brind’Amour, 1993, p.491 → CAT Ruzo-Swann, Avril 2007, n.9 (vendu 390 $ avec d’autres fac-similés) Au moins deux autres éditions antidatées du précédent texte ont été imprimées vers 1567 (ou plus tardivement) avec un titre totalement remanié. Un exemplaire de la BNF précise la nationalité de l’auteur falsifié : « Francese ». Ces éditions ne précisent pas le nom de l’imprimeur, peut-être Antonio Bellone qui exerçait à Gênes à cette date, à supposer qu’il s’agisse bien d’impressions génoises (cf. Gedeon Borsa, Clavis typographorum librariorumque Italiae, Baden-Baden, 1980). Le texte est prétendument dit traduit d’un original français.(…) Dans la dédicace, On remplace le duc d’Orléans par le pape Pie IV, ainsi que quelques formulations relatives au nouveau dédicataire et à l’année visée : on transforme par exemple l’expression « circa l’Anno 1566″ en « circa 1565 & 1566″, mais pas la suite du texte « che sarà l’anno il quale per la revolutione … » – ce qui contredit les propos du texte puisqu’il est toujours question de l’année 1566 alors que la pronostication concerne 1565 ! De même « 1566″ est remplacé par « 1565 tenendo per l’anno 1566″ (A3v). A la page précédente, l’expression « qualche grandissimo danno che non passeranno quelle annà [sic] de 1566 et 1567″ devient « qualche gran matrona che non passeranno quelli anni de 1566 et 1567″ (A3r). Dans l’édition non datée du même texte, la « gran matrona » est remplacée par « grande dame » (en français). La régente Catherine de Médicis semble visée, et la seconde mouture de 1565 pourrait avoir été concoctée dans les cercles de mécontents liés à François d’Anjou (cf. infra). Bien sûr c’est surtout le prestige de l’astrologue et conseiller royal qui est visé par la dédicace réorientée sur le pape Pie IV, décédé le 9 décembre 1565. » Ainsi pour Guinard, la dédicace au Duc d’Orléans aurait été remplacée par celle au pape alors que c’est l’inverse qui se produisit!: Robert Benazra en 2001 publiera sur le site du CURA de Guinard l’étude suivante dont nous extrayons la partie se référant à Pie IV; Les Pronostications et Almanachs de Michel Nostradamus par Robert Benazra »En 1561, Nostradamus publie son Almanach nouveau pour 1562. Composé par Maistre Michel Nostradamus, Docteur en Médecine, de Salon de Craux, en Provence… Il le fait imprimer à Paris, par Guillaume le Noir et Jehans Bonfons. [ Cet almanach est dédié, le 17 mars 1561, à « Pie IIII Pontifice Max ». [ Nostradamus a livré aux éditeurs un texte partiel, sans doute à cause des troubles civils et à l’éloignement de Salon qu’ils imposèrent à Nostradamus en avril, mai et juin 1561. [ La dédicace à Pie IV montre cependant que Nostradamus avait dans le haut clergé de puissants protecteurs. Nostradamus compose sa Prognostication nouvelle pour l’an MDLXII. Composée par maistre Michel Nostradamus, Docteur en Medicine, de Salon de Craux en Provence, qu’il fait imprimer à Lyon par Antoine Volant et Pierre Brotot. L’épître de Nostradamus est adressée à Jean de Vauzelles. Il existe une édition apocryphe de la Pronostication nouvelle pour l’an mil cinq cens soixante deux. Composée par Maistre Michel Nostradamus Docteur en Médecine, de Salon de Craux en Provence, imprimée à Paris chez la veuve Barbe Regnault. Le XVIe siècle nous a transmis un manuscrit en français comportant plusieurs passages autographes de Nostradamus Les Praedictions de l’almanach de l’an 1562, 1563 et 1564 par M. Michel de Nostre dame Docteur en medicine. Faciebat M. Nostradamus. Salonae petreae provinciae. XX Aprilis 1561. [ Cette copie manuscrite de 222 pages est restée inédite. Les Prédictions sont dédiées au Pape Pie IV dans une épître, datée de « Salon de Craux en Prouence, ce XX avril 1561″. Malgré son titre, l’ouvrage porte essentiellement sur l’année 1562, avec quelques anticipations pour les années suivantes. Il ne semble pas que ce manuscrit destiné au pape lui fut envoyé, car on remarque dans le texte de nombreux espaces blancs, prouvant que Nostradamus n’avait pas entièrement revu son texte. On sait effectivement que le secrétaire de Nostradamus laissait des espaces blancs, à remplir plus tard, quand il n’arrivait pas à lire le texte original. Les troubles du printemps 1561 à Salon et la fuite de Nostradamus à Avignon expliquent sans doute ces particularité Voici une pronostication italienne : Pronosticon del l’anno 1563 coposto et calculato par M. Michele Nostradamo dottore in medicina di Salon di Craux in Provenza. Cette pièce est dédiée au pape Pie IV avec privilège et contrôlée par le grand Inquisiteur. Nous disposons également d’une pronostication italienne : Pronostico et Lunario de l’Eccellentiss. Filosofo, Medico, et Astrologo M. Michele Nostrodamo…, imprimée à Padoue en 1563. [ On aura compris que l’original est bien dédié au pape et que la parution se référant au Duc d’Orléans est la contrefaçon. Guinard n’aura pas eu accés à une impression du début du siècle dernier qui met clairement en évidence que les traductions italiennes ont suivi strictement l’original français. (cf sur le site de Mario Gregorio propheties.it http://www.propheties.it › Researches21-30 ’Reproduction très fidèle d’un manuscrit inédit de M. de Nostredame. Dédié à S. S. le Pape Pie IV/ » Or, nous avons montré les liens existant entre la dite Epitre au pape et certains quatrains du début du second volet des Prophéties; Centurie VIII quatrains 77- 78 avec le mot « macelin », qui ne se comprend que par rapport à la Saint Marcelin dont il est question dans la dite Epitre au Pape. Mais le texte en question sera remplacé en tête du second volet par une pseudo Epitre à Henri II qui ne constitue pas une clef pour comprendre « Macelin »! JHB 26 °1 24

jacques halbronn Aucune interdiction ne saurait être universelle. Le Shabbes goy. Une astrologie "prophétique" vs divinatoire

Jacques halbronn Aucune interdiction ne saurait être universelle. Le "Shabbes goy" . Une astrologie "prophétique" vs "divinatoire. Wikipedia Un Shabbes goy, Shabbat goy ou Shabbos goy (yiddish : שבת גוי ; hébreu moderne : גוי של שבת goy shel shabbat) est quelqu'un qui aide régulièrement une personne ou une organisation juive en exécutant pour elle certains actes que la loi juive lui interdit le jour du Shabbat. L'expression combine le mot « Shabbes » (שבת), qui se réfère au Shabbat, et le mot « goy » (גוי), qui désigne « l'étranger » ou « le non-juif ». Il importe de comprendre qu'un groupe se caractérise par ses interdits et par conséquence on ne saurait les imiter sans créer de confusion. Autrement dit, il est interdit à un groupe de s'intérdire ce qui est interdit dans un autre groupe. Que penser, par exemple, de l'interdit de manger du porc chez les Musulmans? Si un tel interdit est à l'imitation des Juifs, cela nous semble très problématique car on ne saurait épouser les interdits d'autrui! D'ailleurs, les Chrétiens n'ont pas adopté l'ensemble de préceptes du judaisme et notamment le tabou du porc. C'est ainsi qu'ils ne respectent pas le Shabbat, ce qui permet l'institution du Shabbat goy. Sur Internet Le chrétien doit-il observer le sabbat ? "Une simple lecture des épîtres du Nouveau Testament, montre que le Sabbat n'occupe pas une place primordiale dans la doctrine chrétienne, et qu'il ne convient pas que le croyant s'y attarde trop. L'expérience montre toutefois que celui qui a été mal enseigné sur ce sujet, éprouve beaucoup de difficultés à se libérer de l'obligation du sabbat. " Autrement dit, toute généralisation de quelque interdit que ce soit est à déconseiller et doit se limiter à une catégorie particulière. C'est ainsi que la dérogeance imposée aux nobles ne valait pas pour ceux qui ne l'étaient pas et un roturier ne devait pas, en principe, s'appliquer à lui même un tel principe. Sur Internet: Dérogeance "Perte de la qualité qui fait le noble, et donc retour à l'état de roture. La perte de la noblesse et des privilèges qui y étaient attachés venait essentiellement de la non-observance du genre de vie noble convenant à la dignité de cet ordre. En France, il est interdit au noble d'Ancien Régime de se livrer au commerce — le maniement de l'argent est avilissant — ou d'exercer un métier manuel, particulièrement un métier mécanique, réputé ignoble. Mais il peut travailler la terre, si c'est la sienne ou celle du roi. Une ordonnance de 1560 fait défense « à tous gentilshommes ou officiers de justice le fait et trafic de marchandises, et de prendre ou de tenir ferme, par eux ou personne interposée, à peine [...] d'être privés des privilèges de noblesse et imposés à la taille ». Et c'est là la menace la plus grave pour un gentilhomme : être inscrit sur les rôles de la taille est la marque même de la roture." Dans le cas de l'astrologie, une mise au point s'avère nécessaire Quelle astrologie est interdite aux Juifs tout comme quelle nourriture leur est prohibée, sans que cela prenne aucunement une valeur universelle? De même, le prêt à intérêt était interdit aux Chrétiens mais point aux Juifs qui eurent un temps le monopole du métier d'usurier, ce qui est le pendant sociétal du Shabbat goy. Selon nous, il convient d'élaborer une autre astrologie pour les juifs que celle pratiquée chez les non juifs et c'est ce à quoi nous sommes parvenus avec l'astrologie EXOLS qui se refuse à dresser un thème natal, respectant ainsi l'interdit des arts divinatoires exposé dans le Livre du Deutéronome. (cf notre étude) Ajoutons que certaines traductions rendent par "astrologie" ce qui vise des pratiques divinatoires qui ne la visent pas, rendant par 'Astrologie tel terme hébraique qui ne s'y référe pas explicitement (cf notre ouvrage Le Monde juif et l'Astrologie. Ed Arché, 1985). Comparons deux traductions du même passage: dans la traduction courante chez les Juifs, le mot Astrologue ne figure pas! Deutéronome 18:10-12 "Qu'on ne trouve chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu, personne qui exerce le métier de devin, d'astrologue, d'augure, de sorcier, de magicien, personne qui consulte les esprits ou les spirites, personne qui interroge les morts. En effet, celui qui fait cela fait horreur à l'Eternel et c'est à cause de ces pratiques abominables que l'Eternel, ton Dieu, va chasser ces nations devant toi". et לֹא-יִמָּצֵא בְךָ, מַעֲבִיר בְּנוֹ-וּבִתּוֹ בָּאֵשׁ, קֹסֵם קְסָמִים, מְעוֹנֵן וּמְנַחֵשׁ וּמְכַשֵּׁף. 10 Qu'il ne se trouve personne, chez toi, qui fasse passer par le feu son fils ou sa fille; qui pratique des enchantements, qui s'adonne aux augures, à la divination, à la magie; יא וְחֹבֵר, חָבֶר; וְשֹׁאֵל אוֹב וְיִדְּעֹנִי, וְדֹרֵשׁ אֶל-הַמֵּתִים. 11 qui emploie des charmes, qui ait recours aux évocations ou aux sortilèges ou qui interroge les morts. Il conviendrait donc désormais de distinguer très nettement deux astrologies, l'une, divinatoire, axée sur le destin individuel, personnel, liée au moment de la naissance et l'autre "prophétique", basée sur des périodes de 7 ans. L'une est interdite aux Juifs, car elle correspond à un état antérieur à l' Intervention" qui reformata notre Humanité, l'autre leur serait en quelque sorte réservée, correspondant peu ou prou à l'Astrologie Mondiale (avec les errements sur un millénaire d'Albumasar jusqu'à André Barbault). On trouve dans l'ouvrage de Nicole Edelman(histoire de la voyance et du paranormal du XVIIIe à nos jours, Ed Seul 2006 (pp 172 et seq), une bonne desciption de la première forme d'astrologie (autour de Michel Gauquelin, Elisabeth Teissier Françoise Hardy et Patrice Guinard) JHB 26 01 24

jeudi 25 janvier 2024

jacques halbronn Onservations autour des Arts Divinatoires de Djénane Kareh Tage Astrologie et Bible Deux poids deux mesures.

jacques halbronn observations autour des Arts Divinatoires de Djénane Kareh Tager(Ed Plon 2006)Astrologie et Bible Deux poids, deux mesures. Posté par nofim le 25 janvier 2024 jacques halbronn observations autour des Arts Divinatoires de Djénane Kareh Tager(Ed Plon 2006) Astrologie et Bible. Deux poids deux mesures L’ouvrage de cette autrice, responsable du Monde des Religions donne une fausse image de l’approche juive de l’Astrologie. (p. 31)On y lit « L’ère du rejet massif des arts divinatoires est inaugurée par la Torah, la Bible juive. » En réalité, il s’agit, dans le livre du Deutéronome, de ne pas se laisser impacter par des pratiques étrangères, d’où le nom de « Avoda Zara », culte étranger (en hébreu Zar) lors de la cohabitation, due à la conquéte de la Palestine, par les Hébreux. Cela ne concerne d’ailleurs pas uniquement les « arts divinatoires » mais – ce que ne précise malheureusement pas l’autrice- les autres divinités. Relisons les textes concernés: Deutéronome XVIII 14 Ne suivez point des divinités étrangères, aucun des dieux de ces peuples qui vous entourent. י וְהָיָה כִּי יְבִיאֲךָ יְהוָה אֱלֹהֶיךָ, אֶל-הָאָרֶץ אֲשֶׁר נִשְׁבַּע לַאֲבֹתֶיךָ לְאַבְרָהָם לְיִצְחָק וּלְיַעֲקֹב–לָתֶת לָךְ: עָרִים גְּדֹלֹת וְטֹבֹת, אֲשֶׁר לֹא-בָנִיתָ. 10 Or, quand l’Éternel, ton Dieu, t’aura installé dans le pays qu’il a juré à tes pères, Abraham, Isaac et Jacob, de te donner, pays aux villes grandes et belles, que tu n’as point bâties; יא וּבָתִּים מְלֵאִים כָּל-טוּב, אֲשֶׁר לֹא-מִלֵּאתָ, וּבֹרֹת חֲצוּבִים אֲשֶׁר לֹא-חָצַבְתָּ, כְּרָמִים וְזֵיתִים אֲשֶׁר לֹא-נָטָעְתָּ; וְאָכַלְתָּ, וְשָׂבָעְתָּ. 11 avec des maisons abondantes en biens, que tu n’y as pas répandus, des citernes toutes faites, que tu n’as pas creusées, des vignes et des oliviers, que tu n’as point plantés; quand tu jouiras de ces biens et t’en rassasieras, יב הִשָּׁמֶר לְךָ, פֶּן-תִּשְׁכַּח אֶת-יְהוָה, אֲשֶׁר הוֹצִיאֲךָ מֵאֶרֶץ מִצְרַיִם, מִבֵּית עֲבָדִים. 12 garde-toi d’oublier l’Éternel, qui t’a tiré du pays d’Egypte, d’une maison de servitude! יג אֶת-יְהוָה אֱלֹהֶיךָ תִּירָא, וְאֹתוֹ תַעֲבֹד; וּבִשְׁמוֹ, תִּשָּׁבֵעַ. 13 C’est l’Éternel, ton Dieu, que tu dois adorer, c’est lui que tu dois servir, c’est par son nom que tu dois jurer. יד לֹא תֵלְכוּן, אַחֲרֵי אֱלֹהִים אֲחֵרִים–מֵאֱלֹהֵי, הָעַמִּים, אֲשֶׁר, סְבִיבוֹתֵיכֶם. 14 Ne suivez point des divinités étrangères, aucun des dieux de ces peuples qui vous entourent. טו כִּי אֵל קַנָּא יְהוָה אֱלֹהֶיךָ, בְּקִרְבֶּךָ: פֶּן-יֶחֱרֶה אַף-יְהוָה אֱלֹהֶיךָ, בָּךְ, וְהִשְׁמִידְךָ, מֵעַל פְּנֵי הָאֲדָמָה. {ס} 15 Car une divinité jalouse, l’Éternel, ton Dieu, est au milieu de toi: crains que son courroux ne s’allume contre toi et qu’il ne t’anéantisse de dessus la face de la terre. Les textes qui sont cités pour étayer de telles interdictions sont les suivants/ Or, dans Deutéronome XVIII, il est précisé: 14 Car ces nations que tu vas déposséder ajoutent foi à des augures et à des enchanteurs; mais toi, ce n’est pas là ce que t’a départi l’Éternel, ton Dieu Comprenez : ces pratiques ne sont pas pour toi, elles ne t’ont pas été données par ton Dieu. Dans Deutéronome IV; il est bien notifié que ces pratiques valent pour tous les peuples à la seule ‘exception des Hébreux C’est l’Éternel, ton Dieu, qui les a donnés en partage à tous les peuples sous le ciel. Dans Le second Livre des Rois, on lit qu’il y a eu désobéissance non seulement des gens d’Israel mais aussi de ceux de la maison de Juda laquelle adopta les pratiques de celle d’Israel: ט גַּם-יְהוּדָה–לֹא שָׁמַר, אֶת-מִצְוֺת יְהוָה אֱלֹהֵיהֶם; וַיֵּלְכוּ, בְּחֻקּוֹת יִשְׂרָאֵל אֲשֶׁר עָשׂוּ. 19 Juda même n’observa pas les commandements de l’Eternel, leur Dieu ils adoptèrent (Halakha) les mœurs des Israélites. טו וַיִּמְאֲסוּ אֶת-חֻקָּיו, וְאֶת-בְּרִיתוֹ אֲשֶׁר כָּרַת אֶת-אֲבוֹתָם, וְאֵת עֵדְוֺתָיו, אֲשֶׁר הֵעִיד בָּם; וַיֵּלְכוּ אַחֲרֵי הַהֶבֶל, וַיֶּהְבָּלוּ, וְאַחֲרֵי הַגּוֹיִם אֲשֶׁר סְבִיבֹתָם, אֲשֶׁר צִוָּה יְהוָה אֹתָם לְבִלְתִּי עֲשׂוֹת כָּהֶם. 15 Ils avaient méprisé ses lois, l’alliance contractée avec leurs ancêtres et les avertissements qu’il leur avait donnés; ils avaient suivi les dieux de vanité et étaient devenus eux-mêmes vains, avaient imité les nations voisines que Dieu avait défendu d’imiter, טז וַיַּעַזְבוּ, אֶת-כָּל-מִצְוֺת יְהוָה אֱלֹהֵיהֶם, וַיַּעֲשׂוּ לָהֶם מַסֵּכָה, שנים (שְׁנֵי) עֲגָלִים; וַיַּעֲשׂוּ אֲשֵׁירָה, וַיִּשְׁתַּחֲווּ לְכָל-צְבָא הַשָּׁמַיִם, וַיַּעַבְדוּ, אֶת-הַבָּעַל. 16 avaient abandonné tous les commandements de l’Eternel, leur Dieu, s’étaient fabriqué des idoles de fonte, deux veaux , confectionné des images d’Astarté; ils s’étaient prosternés devant toute l’armée des cieux et avaient servi Baal. Il convient donc de distinguer beaucoup plus clairement que n’a fait l’autrice ce qui est permis aux nations et ce qui ne l’est pas aux Juifs! En fait, ce sont surtout les Nations qui auront finalement imité les juifs à commencer par les populations qui ont rallié le christianisme. On connait la pratique du Goy du Shabbat chargé d’effectuer des taches, lors du Shabbat, interdites aux Juifs. C’est véhiculer une idée bien trop rigide du judaisme que de laisser entendre que celui-ci « rejette » ces pratiques en bloc! Bien plus, il est indiqué que ces pratiques ont été transmises aux nations! Certains juifs se disent choqués qu’il puisse y avoir deux poids deux mesures. Est ce que de nos jours, les non Juifs s’interdisent ils de ne pas manger « kasher » sous prétexte qu’il y a interdiction de consommer du porc, par exemple? Certes, les musulmans auront suivi cet exemple, ce qui préte à confusion car ces interdits ne les concernent pas. A la limite, l’on pourrait dire qu’il est interdit pour un non juif de s’aligner sur les interdits adressés aux Juifs car ce serait le signe d’un désir de substitution! Wikipedia La théologie de la substitution ou théologie du remplacement, ou encore supersessionisme, est une doctrine chrétienne selon laquelle le christianisme se serait substitué au judaïsme dans le dessein de Dieu. Dans cette optique, le peuple d’Israël autrefois choisi par Dieu a cessé d’être le peuple élu et il est maudit parce qu’il a rejeté et tué le Sauveur, Jésus-Christ. Les dons et les promesses de Dieu à l’« ancien Israël » sont transférés à l’Église, qui devient le « nouvel Israël », le « nouveau peuple de Dieu ». Il s’ensuit que le judaïsme n’a plus qu’une valeur toute relative, en fonction du christianisme, dont il n’est que l’imparfaite préfiguration et le témoin dépassé »

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mercredi 24 janvier 2024

jacques halbronn Epistémologie Pouvoir et robotisation. Judéo Centrisme pendant à l'héliocentrisme

Posté par nofim le 24 janvier 2024 jacques halbronn Epistémologie; Pouvoir et robotisation. Judéo-centrisme pendant à l’héliocentrisme. Faudrait-il parler d’une nouvelle révolution copernicienne dès lors que l’on placerait les juifs au centre de l’astrologie? L’erreur de l’astrologie aura été de ne pas comprendre que les astres n’agissent pas tous sur l’humain mais aussi que tout l »humain n’est pas directement concerné par cette « influence ».(cf notre étude sur les « trois astrologies ») Les résistances à l »héliocentrisme auront longtemps perduré, notamment dans le monde chrétien (cf notre annexe). On peut, en tout cas, se demander comment le christianisme va réagir à notre Modéle judéo-centrique pendant de l’héliocentrisme copernicien. Force, en tout cas, de devoir constater l’absence de référence à l’astrologie dans le débat sur l’IA (cf Jean Philippe Desmolles et Grégoire Colombet, Humain ou IA? Qui décidera le futur? Défis et opportunités d’un monde où l’IA nous dépasse, Ed Dunod 2023) En effet, la deuxiéme astrologie que nous représentons ici implique l’existence d’une robotisation de la courroie de transmission entre le Haut et le Bas (Table d’Emeraude) à l’instar de la mécanisation planétaire, ce qui suppose que les Juifs seraient « mécanisés ». Descartes a abordé cette question de la machine mais il l’a associée à l’animal au lieu de la relier à la mécanique céleste dans son rapport avec l’humain: Wikipedia « L’animal-machine est une thèse de la métaphysique selon laquelle le comportement des animaux est semblable aux mécanismes des machines. Comme les machines, les animaux seraient des assemblages de pièces et rouages, dénués de conscience ou de pensée. » Il y a là quelque obstacle épistémologique, comme un chainon manquant , ce qui aura empêché de penser convenablement le phénoméne astrologique. Autre obstacle : ne pas comprendre que le modéle n’impliquait aucunement que toute notre Humanité. Même dans les travaux de Gauquelin, il s’agit de s’intéresser à une élite socio-professionnelle. Autrement dit, tout exercice de pouvoir aurait pour contrepartie une forme d’automatisation, non point celle qui est à la portée de la techno science actuelle mais disposant d ‘un savoir faire bien supérieur. Annexe: sur Internet »La révolution copernicienne, appelée aussi copernicianisme, est le renversement de la représentation du monde et de l’Univers du XVI e au XVIII e siècle, provoqué par l’œuvre De revolutionibus orbium cœlestium de Nicolas Copernic. » Sur Internet ; » Du géocentrisme à l’héliocentrisme De nos jours, la rotation de la Terre et des autres planètes sur elles-mêmes ainsi qu’autour du Soleil constitue un fait indiscutable pour les gens éduqués. Cependant, la théorie qui explique ce fait ー l’héliocentrisme ー a longtemps été contestée. Jusqu’à la Renaissance, la majorité des savants défendent une théorie géocentrique : la Terre est le centre immobile de l’Univers, autour duquel le reste des astres et des planètes sont ordonnés. Mais, à cette époque, le géocentrisme n’est pas seulement une théorie scientifique. C’est aussi une représentation religieuse de l’univers, porteuse de valeurs et de significations. 1. Les trois fondements du géocentrisme La force apparente du géocentrisme repose d’abord sur notre perception immédiate du monde. De notre point de vue limité, la Terre semble être une surface plate, immobile, autour de laquelle le Soleil et la Lune tournent de façon prévisible, calculable. Nous savons désormais que cette perception est fausse. Il a fallu des siècles pour le découvrir. Le géocentrisme a été défendu par de grands scientifiques passés. Les premiers d’entre eux rompent avec les mythes, en expliquant les phénomènes observables, non par des agents divins surnaturels, mais par des éléments naturels. L’eau ou le feu remplacent les dieux. Le manque de connaissances et d’instruments ne permet pas à ces pionniers de croire que la Terre puisse être ailleurs qu’au centre de l’univers. Mais Pythagore soutient, contre notre perception immédiate, que la Terre est ronde dès le 6e siècle avant notre ère. Aristote (383-325 av. J.-C.) ajoute à cette idée des arguments tirés d’observations : la forme circulaire de l’ombre de la Terre projetée sur la Lune lors des éclipses ou les changements observés dans l’aspect du ciel quand on change de latitude. Aristote défend aussi une forme de géocentrisme : la Terre serait au centre d’un univers fini, divisé en deux. D’un côté, on trouve la Terre, située sous l’orbite de la Lune, où tout change, où rien n’est calculable. C’est le monde sublunaire. De l’autre, il y a un monde supra lunaire, où le mouvement des astres est immuable et parfait. Plus tard, Ptolémée (100-168) perfectionne le géocentrisme au point d’en faire une théorie qui survivra jusqu’à la Renaissance. Les calculs de Ptolémée permettent de prévoir avec une certaine exactitude les mouvements des étoiles comme ceux des planètes de notre système solaire. Le géocentrisme s’appuie enfin, dans notre culture, sur la religion. Quelques passages de la Bible suggèrent en effet que la Terre est au centre de l’univers. Dans la Genèse, par exemple, il est écrit que le Soleil et la Lune sont créés par Dieu après la Terre, pour l’éclairer. À cet égard, le géocentrisme est d’abord un anthropocentrisme : s’il est plus satisfaisant de croire que la Terre est au centre de l’Univers, c’est parce qu’il est plus gratifiant pour nous de croire que l’Homme est au centre de la création et de l’attention de Dieu. 2. La révolution copernicienne et l’héliocentrisme Quelques savants de l’Antiquité défendent l’hypothèse héliocentrique, comme le mathématicien et astronome Aristarque de Samos (310-230 av. J.-C.). Ces hypothèses sont transmises de l’Antiquité à la Renaissance, mais ce n’est qu’avec Copernic (1473-1543) qu’elles commencent à bouleverser le consensus géocentrique. Ce bouleversement s’explique également par un affaiblissement du modèle de Ptolémée, qui présente des points faibles. L’un d’eux concerne le mouvement des planètes de notre système solaire : si l’on suppose que les planètes tournent autour de la Terre et non du Soleil, pourquoi semblent-elles régulièrement aller en arrière ? Une théorie très complexe (dite des épicycles) propose une explication à ce phénomène, mais elle est démentie par les observations les plus exactes. Pour gagner en exactitude, les astronomes complexifient encore le modèle géocentrique. Malgré tous leurs efforts, il devient de plus en plus évident que le géocentrisme n’est pas satisfaisant. L’héliocentrisme est donc défendu par Copernic, avec discrétion et prudence, comme un modèle astronomique à la fois plus simple et plus exact que le géocentrisme de Ptolémée. Les autorités religieuses chrétiennes, catholiques comme protestantes, condamnent très vite les travaux de Copernic. Luther juge que le Soleil ne peut pas être le centre immobile de l’Univers puisqu’il est écrit dans la Bible que Josué a arrêté la course du Soleil. D’autres citeront le psaume 93 qui, dans certaines traductions, affirme que la Terre ne bouge pas. Mais en dépit des censures et des condamnations religieuses, le modèle de Copernic sera amélioré et adopté par ses successeurs pour aboutir au consensus scientifique actuel. 3. L’anthropocentrisme en question Un modèle scientifique a pour fonction et pour but de décrire correctement des phénomènes afin de les prévoir. Il participe à la recherche de la connaissance. Or, la connaissance peut détruire nos croyances les plus chères. Celles et ceux qui ont cru au Père-Noël le savent. Freud remarque ainsi qu’en expulsant l’humanité de sa place centrale dans l’univers physique et biologique, Copernic et Darwin lui ont infligé une blessure narcissique : il est vexant d’apprendre que nous ne sommes pas une espèce exceptionnelle logée sur une planète exceptionnelle. C’est pourquoi la connaissance scientifique peut être contestée pour des raisons extérieures à la science. Les religions revendiquent ainsi encore souvent le monopole de la vérité afin de discréditer des vérités contraires à leurs dogmes. Cette prétention religieuse se paie souvent de l’erreur et de l’injustice. L’Église catholique a mis 300 ans à reconnaitre son erreur lors du procès de Galilée. Lui-même, bon chrétien, écrivait que la Bible dit comment aller au Ciel et non pas comment est le ciel. En d’autres termes, la Bible guide les croyants vers le Salut, mais on y chercherait en vain de la physique, de l’astronomie, ou encore de la biologie » JHB 24 01 24.

jacques halbronn Assumer la dialectique Colonisatin. Mimétisme, hybridationn corruption, immigration.

jacques halbronn Assumer la dialectique colonisation décolonisation. . Mimétisme, hybridation, corruption, immigration. Selon nous, notre Terre aura été colonisée par des "extra-terrestres" qui auront instauré un certain type de déterminisme astrologique et le "judéocentrisme" ou mieux encore l'"adamocentrisme" Il importera donc de prendre toute la mesure du processus de colonisation et ses effets par delà quelque tendance au déni. Mais on ne peut avoir le beurre et l'argent du beurre . Le colonisé doit reconnaitre sa dette voire sa dépendance envers le colonisateur au prisme du processus mimétique. Il est certes tentant d'affirmer pour le colonisé que ses emprunts lui auront été imposés par le colonisateur mais force est de constater de la fascination du colonisé pour le colon, à commencer par le plan linguistique (cf nos mémoires de 1981 'Lille III) 1987 et 1989 (Paris V Descartes) sous la direction de Louis-Jean Calvet autour de l'emprunt de l'anglais au français) ;En 1987, Calvet publiera d'ailleurs "La Guerre des langues et les politiques linguistiques" (Payot, puis Hachette) où un chapitre intitulé 'Guerre de tranchées. Le cas du français" recoupe nos propres travaux. Le phénoméne de l'émigration/immigration reléve d'une telle problématique. Nous avons déjà pointé les aspects pervers de l'emprunt sauvage par opposition à l'enseignement reconnu: le modéle adopté est condamné à être déforme sans toutefois être méconnaissable, la langue du colonisé s'en trouve hybridisée et enfin, il y a risque de substitution et de remplacement.. Pour nous, les préceptes (Mitzwoth)exposés notamment dans le Livre du Deutéronome concernent l'établissement d'un colonialisme "équitable" pour chacun des parties. On aura compris que la Terre promise aux Juifs n'est pas la seule Palestine mais bien toute la planéte Terre car quel sens y aurait-il, théologiquement, à rassembler ceux ci à l'intérieur de frontières horizontales alors que l'on s'inscrit dans une dynamique verticale? Louis Jean Calvet 'Linguistique et colonialisme (Payot, 1974 dénonce un certain impérialisme linguistique qui ne respecterai pas la diversité des langues. (cf Calvet, Histoire des mots Payot, 1993, La Sociolingustique PUF Que sais je 1996)Or, pour notre part, sur la base du mythe la Tour de Babel, la diversité est un fléau généré par une spirale de l'erreur de transmission avec le mirage d'une certaine créativité (cf notre Eloge de l'erreur, Ed Lierre et Coudrier, 1990) JHB 24 01 24

mardi 23 janvier 2024

jacques halbronn Les trois astrologies en présence

Jacques halbronn Les trois astrolohgies en présence Il importe de comprendre que toute création obéit à une certaine logique qu’il s’agisse d’un dieu ou d’un artiste. Deux formes d’astrologie coexistent, l’une décrite par Michel Gauquelin et qui reléve d’une instrumentalisation de l’environnement, nullement réservée aux humains, en se limitant naturellement aux astres visibles à l’œil nu, donc « instrumentalisables » alors que l’autre, beaucoup plus tardive, exige de disposer d’une bio-technologie très sophistiquée qui, quant à elle, ne vient pas d’en bas mais est déterminée, octroyée, d’en haut à la façon d’une Constitution au sens politico-juridique du terme, si ce n’est que la dite Constitution ne reléve pas du bagage propre à la Techno-science de la fin du XVIIIe siècle mais d’une techno-science bien plus avancée Il y a là quelque paradoxe car cela va conduire l’astrologie contemporaine à un double décalage/hiatus diachronique d’avec les deux autres formes d’astrologie. Ces trois astrologies diffèrent, au demeurant, d’après leurs arsenaux planétaires respectifs: la première, comme on l’a dit, englobe 5 astres, à savoir la Lune, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne, tels qu’ils apparaissent chez Gauquelin, la seconde qui est un « cadeau du ciel » se limite à la seule planéte Saturne alors que la troisiéme ajoute au clavier de la première Uranus, Neptune et Pluton, plus des astéroïdes situé entre mars et Jupiter mais néanmoins invisibles sans l’aide d’un télescope. Pour cette troisième astrologie, le critère du visible n’est pas retenu, ce qui implique que les humains ne sont pas les acteurs d’un tel phénoméne, mais que c’est la « Nature » elle-même qui aura imposé sa Loi, ce qui contraint les astrologues de ce courant dominant à affirmer que le systéme solaire serait une sorte d’être animé qu’il convient de décoder, comme le propose Jean Pierre Nicola, de la même génération que Gauquelin. En ce qui concerne la deuxiéme astrologie, que nous préconisons, on ne se heurte ni à l’argument de la non transmission des caractères acquis (cf Lamarck) ni à celui de l’aptitude des humains à capter les configurations astrales, tant visibles qu’invisibles. On bascule, en quelque sorte, du champ de la Science à celui de la Technique, ce qui correspond à une toute autre épistémologie purement fonctionnelle à l’image d’un tableau de bord. Il ne s’agit plus dès lors que d’un probléme de connexion relevant d’une programmation biotechnologique entre des objets. D’une part, un seul vecteur, Saturne, qui déclenche en passant sur les axes équinoxiaux et solsticiaux des basculements psychosociologiques et de l’autre un autre vecteur, la lignée « adamique » impactée dans son rapport avec une humanité primitive, celle de la première astrologie sur laquelle elle exercera un pouvoir périodique. Il n’est plus du tout nécessaire, alors, d’utiliser tout le systéme solaire mais de l’instrumenter en rapport avec les besoins organisationnels propres au « plan » lequel ne mobilise directement qu’une petite partie du systéme solaire et de la population terrestre. Cette astrologie EXOLS ne prétend aucunement faire le travail des deux autres formes d’astrologie, ce qui met fin à un certain syncrétisme. JHB 24 01 24

Jacques halbronn Toute forme de pouvoir génére du ressentiment et on n...

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jacques halbronn Les deux consensus sensoriels : le bon et la mauvai...

jacques halbron Phénoménologie du pouvoir au prisme de la question juive

jacques halbronn Phénoménologie du pouvoir au prime de la question juive. Le mot pouvoir, en français recouvre un vaste champ sémantique. Exercer un pouvoir, c'est pouvoir agir et faire agir, cela implique d'assumer une fonction, un rôle avec les problématiques qui en découleront inévitablement. On ne saurait avoir le beurre et l'argent du beurre. Inversement, ne pas exercer de pouvoir peut se révéler dangereux en ce sens que l'on ne justifierait pas une présence qui n'aurait pas de fondement , qui ne servirait pas de marqueur.. Quel dilemme! La solution passe par la cyclicité et l'on peut même dite que le principe d'alternance démocratique ne se conçoit qu'en raison des tensions ainsi secrétées par toute prise de responsabilité et donc de pouvoir qui se prolongerait au delà d'un certain seuil critique. Cette cyclicité est censée être assurée par un calendrier électoral, découpant le temps en périodes d'une certaine durée. Dans la Bible, on nous parle d'une alternance de 7 ans en 7 ans. (Songe de Pharaon interprété par Joseph l'Hébreu).On interdit notamment plus de deux mandats présidentiels consécutifs.(USA, France) Mais nous pensons qu'un tel modéle doit s'articuler sur une certaine réalité anthropocosmologique qui s'exprime sur deux registres: d'une part, une cyclicité astrale et de l'autre une structure dynastique objective. (moinarchie, prédominance d'une certaine population (aristocratie) En d'autres termes tout pouvoir doit se moduler s'il veut perdurer. Comme dit l'Ecclésiaste, il y a un temps pour tout. Un temps pour prendre le pouvoir et un temps pour lâcher prise en adoptant un profil bas, un temps où l'on s'impose et un temps où l'on rentre dans le rang; Tout cela n'ayant qu'un temps, on l'aura compris. Pour les Juifs, il y a un temps pour se présenter comme une communauté parmi tant d'autres - c'est la démarche du sionisme - soit une forme de banalisation passant paradoxalement par une certaine visibilité folklorique- qui ferait oublier ce dont ils sont capables individuellement, diasporiquement, et un temps où l'on fera appel à certains d'entre eux mais sans se référer d'emblée explicitement à leur judéîté ou à leur judaisme, à leur qualité de Juif. Mais tôt ou tard, ce point commun se verra signalé, dénoncé (cf la France Juive d'Edouard Drumont à la fin du XIXe siècle) dès lors que l'on atteindra à une certaine masse critique, ce qui conduira à basculer de facto vers l'autre cas de figure. JHB 23 01 24