samedi 22 juillet 2023

Jacques halbronn Judaisme; Décalage entre l'hébreu et le français da...

Jacques Halbronn Judaisme. La disparition de Juda dans la traduction f...

Jacques halbronn Liturgie. Autour du "Emet Yatsiv" et de ses traductions. Israel et Juda.

jacques halbronn Liturgie juive. Autour du « Emet Yatsiv » et de ses traductions . Isarel et Juda Nous nous étions élevés contre la récitation du Shéma Israel dans les synagogues, durant le Shabbat (vendredi soir et samedi matin) mais nous n’avions pas encore prise toute la mesure du probléme, à savoir la référence constante du mot Israel dans la liturgie shabbatique.On s’intéressera à un texte situé entre la récitation du Shéma Israel et la Amida (récitation silencieuse. L’on se concentrera sur la partie finale « Mi Kemokha » Ci dessous, description en anglaise: ; Nous donnerons pour exemple les seules mentions d’Israel dutant l’Office du Vendredi soir Bénédictions avant le Shéma » Tu aimes ton peuple Israel d’un amour éternel » alors que le texte hébreu emploie la forme « Beith Israel », qui signifie Maison d’Israel. La traduction française est ici biaisée. Dans le texte même du Shéma,on reprend in fine un passage du Livre des Nombres Ch XV versets 37-41): l’Eternel parla en ces termes à Moise: » Parle aux enfants d’Israel » ‘Beney Israel » Passons au texte qui fait immédiatement suite à la récitation du Shéma. ‘L’Eternel est notre Dieu et il n’y en a pas d’autre. Et nous Israel sommes son Peuple »(Amo) Pendant la Amida ( texte lu en silence), Eternel notre Dieu, accueille favorablement ton peuple d’Israel » Ci dessous un passage particulièrement syncrétique » Puissent monter, venir (..)devant to notre souvenir; le souvenir de nos pères,, le souvenir de ton serviteur David,, le souvenir de Jérusalem, Ta ville sainte et le souvenir de ton peuple Israel » On y parle du « Retouy à Sion » Or, le Royaume d’Israel s’était consititué contre la dynastie de David et avait remplacé Jérusalem par le Mont Garizin. Passons au « Kaddish » Final de l’Office du Vendredi soir : « la venue du Messie pour Israel et pour l’humanité » et enfin: « Ce jour pour Israel est lumière et joie C’est le repos du Shabbat »(Yom Zé le Israel »/ Passons à présent à l’Office du Samedi matin lequel comporte la lecture des péricopes du Livre de la Genése et arrêtons nous sur les textes faisant suite à la récitation du Ecoute Israel présentés sous le nom de Emet Veyatsiv Article Wikipedia (en anglais) Emet Veyatsiv The structure that appears in most siddurim is as follows Emet Veyatziv is the first paragraph. The word emet (truth) is appended onto the Shema, and veyatziv appears as the first word. In the Western Ashkenazic rite, when a Zulat is recited, a shorter form of this prayer is recited instead of the regular form. Al Harishonim is the second paragraph. It focuses on the truth of redemption. In both the Eastern and Western Ashkenazic rites, when a Zulat is recited, a special form of this prayer is recited instead of the regular form. Ezrat Avoteinu is the third paragraph, and is an elaboration on the Exodus from Egypt The blessing ends with the paragraph Mi Komokha, ending with the blessing Ga’al Yisrael (Who Redeemed Israel) On s’intéressera à la partie finale (Mi Komokha) et particulièrement à ses traductions françaises: on en trouve deux versions différentes pour le vendredi soir et pour le samedi matin, mais on s’en tiendra à la version longue du samedi matin: « nul n’est comparable à toi, Seigneur magnifique en sainteté, insensible à la fletteria, opérant des merveilles. Les Hébreux que Ta main puissante retira de la servitude, entonèrent jadis un chant nouveau sur les bords de la mer Rouge. Ainsi les serviteurs repétèrent: le Seigneur notre Dieu régne éternellement, O, Rocher d’Israel, viens au secours de tous ceux qui l’implorent. Beni sois-tu, Seigneur, libérateur d’Israel et de tous les opprimés » Mais dans d’autres livres de prière plus anciens, comme les Prières Journalières à l’usage des Israelites du rite Ashkenaze (Durlacher , 1955), on trouve un autre traduction » Rocher d’Israel, vole au secours d’Israel. Délivre, selon la promesse, Juda et Israel O libérateur ton nom est Eterne Tsevaoth, Saint d’Israel, Eternel, libérateur d’Israel » En se référant au texte hébreu, il est clair que c’est la deuxiéme tradiction qui est de loin la plus fidéle; la première, ici, ne comporte pas la moindre mention de Juda alors que ce nom figure en vis à vis du texte français. On diit en conclure que la suppression dans la dite traduxtion du mot « Juda » serait assez révélatrice d’une intention de biaiser le texte, ce qui ets facilité par le fait que sont rares sont ceux en mesure de compare l’hébreu au franaçais car tantôt ils se focalisent sur l’hébreu, tantôt ils prennent connaissance de sa version française, ce qui les empeche de mettre le doigt sur un tel hiatus; Dans le texte du Samedi matin, on s’intéressera à une variante à savoir la mention « maison d’Israel »-Beyt Israel » qui cohabite avec « peuple d’Israel »: « üissions nous et toute la maison d’Israe être mentionns et inscrits dans le livre de vie (…) Béni soit tu Eternel qui donne la paix à ton peuple d’Israel ». Cete exoression « maison d’Israel » nous fait penser à la déclaration de Jésus: (:https://vieespoiretverite.org/propheties/12-tribus-d-israel/israel-and-judah/) « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël » Jérémie XXXI32 Mais voici quelle alliance je conclurai avec la maison d’Israël, au terme de cette époque, dit l’Eternel: Je ferai pénétrer ma loi en eux, c’est dans leur coeur que je l’inscrirai; je serai leur Dieu et ils seront mon peuple. Tout se passe comme si dans la version française du Emet Veyatsiv, il n’était même plus question de réunir les deux « maisons » qui n’en feraient finalement plus qu’une sous le seul nom d’Israel. On pense à la prophétie de Jérémie Jérémie Chapitre III יח בַּיָּמִים הָהֵמָּה, יֵלְכוּ בֵית-יְהוּדָה עַל-בֵּית יִשְׂרָאֵל; וְיָבֹאוּ יַחְדָּו, מֵאֶרֶץ צָפוֹן, עַל-הָאָרֶץ, אֲשֶׁר הִנְחַלְתִּי אֶת-אֲבוֹתֵיכֶם. 18 A cette époque, la maison de Juda (Beyt Yehouda)ira se joindre à la maison d’Israël (Beyt Israel), et ensemble elles reviendront du pays du Nord au pays que j’ai donné comme héritage à vos ancêtres. Ot; le texte de Jérémie comporte des décalages en son chapitre XXXI d’un verset à l’autre. Au verset 30, on parle des deux « maisons » mai au verset 32 il n’est plus question que de « l’alliance (que) je conclurai avec la maison d’Israël » ל הִנֵּה יָמִים בָּאִים, נְאֻם-יְהוָה; וְכָרַתִּי, אֶת-בֵּית יִשְׂרָאֵל וְאֶת-בֵּית יְהוּדָה–בְּרִית חֲדָשָׁה. 30 Voici, des jours vont venir, dit le Seigneur, où je conclurai avec la maison d’Israël et la maison de Juda une alliance nouvelle, לא לֹא כַבְּרִית, אֲשֶׁר כָּרַתִּי אֶת-אֲבוֹתָם, בְּיוֹם הֶחֱזִיקִי בְיָדָם, לְהוֹצִיאָם מֵאֶרֶץ מִצְרָיִם: אֲשֶׁר-הֵמָּה הֵפֵרוּ אֶת-בְּרִיתִי, וְאָנֹכִי בָּעַלְתִּי בָם–נְאֻם-יְהוָה. 31 qui ne sera pas comme l’alliance que j’ai conclue avec leurs pères le jour où je les ai pris par la main pour les tirer du pays d’Egypte, alliance qu’ils ont rompue, eux, alors que je les avais étroitement unis à moi, dit le Seigneur. לב כִּי זֹאת הַבְּרִית אֲשֶׁר אֶכְרֹת אֶת-בֵּית יִשְׂרָאֵל אַחֲרֵי הַיָּמִים הָהֵם, נְאֻם-יְהוָה, נָתַתִּי אֶת-תּוֹרָתִי בְּקִרְבָּם, וְעַל-לִבָּם אֶכְתְּבֶנָּה; וְהָיִיתִי לָהֶם לֵאלֹהִים, וְהֵמָּה יִהְיוּ-לִי לְעָם. 32 Mais voici quelle alliance je conclurai avec la maison d’Israël, au terme de cette époque, dit l’Eternel: Je ferai pénétrer ma loi en eux, c’est dans leur coeur que je l’inscrirai; je serai leur Dieu et ils seront mon peuple Selon nous, il semble bien que la traduction libérale de Emet Veyatsiv soit d’inspiration judéo-chrétienne en penchant pour une lecture unitaire au bénéfice de la maison d’Israel, ce qui expliquerait éventuellement le choix même du nom de l’Etat Hébreu, en rappelant que le plan de partage de la Palestine, en novembre 1947 n’attribuait pas Jérusalem au nouvel Etat., le situant dans une zone « internationale ». On sait que la guerre aura conduit à ce que la vieille ville de Jérusalem, avec le Mur des Lamentations, passe sous le contrôle arabe.(jusqu’en 1967) On notera que le MJLF emploie le terme « juif », ce qui renvoie à Juda alors que l’ULIF se sert du terme Israélite. Il est possible qu’il existe un lien entre l’usage du terme « Israélite » et la référence à Israel pour désigner les Juifs, ce qui expliquerait son processus biaisé de traduction que le MJLF aura maintenu par inadvertance.. Bibliographie Littérature consistoriale Prières d’un coeur israelite Livre d’offices Recueil de prières et de méditations. 1853, Strasbourg, Paris Prières journalières à l’usage du rite askenaz; Libraiie Durlacher 1955 Littérature libérale. Union Libérale Israélite(ULI). Rituel des prières journalières (tefiloth kol hashana (bNF 16 B 585) c 1907 Siddour Taher Libénou, Prières pour les jours de semaine, le shabbath, les fêes mineures e ainsi que les différentes occasions, 1997 Siddour Yedid Nefesh Prières pour le Shabbath AJTM 2009

vendredi 21 juillet 2023

Jacques halbronn La vie astrologique. Les deux vusages du leader, animateur et concepteur. André Barbault, Jean Pierre Nicola, jacques Halbronn

jacques halbronn La Vie astrologique. Les deux visages du leader, animateur et concepteur. Comme nous l’avons souligné lors de nos dernières études, le leader est voué à une certaine ambivalence tenant à la structure cyclique elle même, à savoir alternance de solsticialité et d’équinoxialité, l’un étant pus à tendance centripéte et consensuelle et l’autre à tendance centrifuge et clivante. Nous prendrons des exemples dans l’Histoire du milieu astrologique francophone en commençant par les cas d’André Barbault et de Jean Pierre Nicola, tous deux décédés récemment,que nous avons cotoyés dans les années 60-70 lors des réunions du CIA (Centre International d’Astrologie), rue Las Cases, à Paris VIIe. L’un comme l’autre se sont tour à tour manifesté dans les deux registres, à la fois donc comme animateur associatif, responsable de revue d’une part et comme concepteur de modéles de l’autre.. Le Barbault, concepteur aura marqué les esprits au niveau de l’astrologie mondiale avec son idée du « cycle planétaire » puis de l’indice cyclique, ce qui tournait autour des conjonctions astrales. On retiendra ici la présentation de son outil cyclique, correpondantà un graphique constitué à partir des rencontres entre 5 planétes, de Jupiter jusqu’à Pluton. C’est e 1967, en début de phase équinoxiale, qu’il publie ses Astres et l’Histoire et 15 ans plus tard, Barbaul va mettre son modéle à l’épreuve en annonçant une troisiéme guerre mondiale, à nouveau en phase équinoxiale de Saturne. A la même époque, Nicola publie en 1964 sa « Condition Solaire » qui comporte notamment le systéme RET, soit un outil d’un autre genre qui classe les planétes du systéme solaire en 3 groupes de 3, sur la base Représentation, Existence, Transcendance. . et m encore dans la même phase équinoxiale de Saturne(cf .http://www.astroariana.com › Petite-histoire-de-La-Co..). Abordons à présént l’autre « face » de ces deux « maitres à penser », celle de leur activité communautaire. Dans le cas de Barbault, celui-ci ne se contentait pas de développer ses idées mais entendait exercer plus généralement un certain pouvoir. La correspondance qu’il entretint avec André Boudineau, dans les années 70, révéle ce désir de contrôle du petit monde des astrologues, suivant de près les tribulations qui agitaient le CIA.. avec notamment l’émergence surprise de Jacques Halbronn devenu, en phase solsticiale, en 1973 Vice président du CIA, poste qui lui même avait occupé jusqu’en 1968, date à laquelle il prend le controle de la revue L’Astrologue qui rassembla les études toutes sortes de collaborateurs à l’instar de la Collection Zodiaque des Ed. du Seuil dans les années cinquante. Quant à Nicola, il va controler le CEFA, regroupant divers enseignants, (Centre d’Études et de Formation en Astrologie) qui deviendra le COMAC.Centre d’Organisation du Mouvement Conditionaliste. En ce qui concerne Halbronn, de 20 ans plus jeune que Nicola et sensiblement plus encore que Barbault, la phse solsticiale qui début en 1971, va le mettre en lumière en 1972 – on a vu qu’il accéde en 1973 la Vice Présidence du CIA- et en 1974, il est l’initiateur du Congrès International d’Astrologie, à Paris,et rédacteur en chef de la revue Trigone, organe du CIA. Dès 1975, il crée le Mouvement Astrologique Universitaire et poursuit l’organisation de toute une série de congrès alors que Barbault pendant 20 ans n’en avait organisé aucun En 2004, Halbronn rassemble le gratin de la vie astrologique française à Paris, en l’absence de Barbault..Lors du passage en phase équinoxiale, Halbronn va publier le Traité de l’heure dans le monde de Gabriel en 1979, initiant une colaboration de 15 ans avec les Ed. Guy Trédaniel. En cette même année, Halbronn décroche un doctorat e 3e cycle sur l’Astrologie Médiévale. En 1994, 15 ans plus tard, Halbronn publie un nouveai modéle, dans son Astrologie selon Saturne.et poursuit la publication de Guides des Astrologues. Ce modéle va devenir par la suite l’Astrologie EXOLS avec la dialectique Equinoxialité/Solsticialité qui simplifie considérablement le clavier astrologique plombé par la multiplicuté des facteurs astraux et des secteurs. JHB 21 07 23

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mercredi 19 juillet 2023

jacques halbronn Astrologie EXOLS La phase solsticiale place uu homme au centre. Oppe,heimer, Heydrich, De Gaulle.

Jacques halbronn Astrologie EXOLS La phase solsticiale place un homme au centre Oppenheimer, Heydrich, De Gaulle La sortie du film de Christopher Nolan sur Openheimer nous a rappelé que nous avions vu au théatre il y a bien longtemps le "Dossier Openheimer" avec Jean Vilar, dans les années 60. Au prisme de l'astrologie EXOLS, la phase solsticiale place des hommes au centre d'un processus alors que la phase équinoxiale s'articule sur un systéme, une structure. Comme le montre la notice ci dessous, Openheimer, outre son génie personnel, fut d'abord célébré pour son sens de l'organisation et de la direction de projets. "Né dans une famille libérale et progressiste à New York, Oppenheimer était un physicien de génie. À Los Alamos, au Nouveau-Mexique, pendant la guerre, il a fédéré l’équipe de scientifiques qui a mis au point la bombe atomique." Un leader doit, en effet, faire alterner sa production personnelle et son rôle d'animateur. et c'est cette double aptitude qui le caractérise. Celui qui ne saurait jouer que sur un seul de ces registres n'entrerait pas pleinement dans la peau d'un véritable chef. Cette dualité et donc cette aptitude à l'alternance est une garantie de la durée du leader/, D'ailleurs, cette ambivalence peut jouer, s'appliquer à différents domaines, tout au long d'une existence, et permet un renouvellement interdisciplinaire tout en ménageant la pérennité du leadership et en confirmant le leader dans sa vocation à ordonner les personnes et les savoirs.. Dans le cas d'Oppenheimer, c'est bel et bien au cours de la phase solsticiale avec Saturne entrant en Gémeaux, qui débute en 1942 que celui-ci va prendre les commandes grâce à son charisme jusqu'à la bombe d'Hiroshima en 1945, dont le lancer fut décidé par Truman pour obtenir la capitulation du Japon et mettre un point final à la Seconde Guerre Mondiale. "En juillet 1944, Oppenheimer avait conclu que le plutonium ne pouvait pas être utilisé dans une bombe à insertion et choisit l'implosion. Les travaux sur une bombe à implosion, de nom de code « Fat Man », commencèrent en août 1944 lorsqu'Oppenheimer réorganisa le laboratoire de Los Alamos" On ne peut cependant pas s'empêcher de comparer le film de Nolan avec le film La Conférence, sorti au début de l'année et qui traite de la Solution Finale. "Réalisé par Matti Geschonneck, "La Conférence" arrive au cinéma le 19 avril 2023 et racontera un des pires moments de l'Histoire. Celui de la conférence de Wannsee, en janvier 1942, quand les hauts dignitaires nazis se sont rassemblés pour élaborer la "solution finale" : l'extermination totale de la population juive" Le personnage principal est Reinhard Heydrich." qui dirige alors l’office central de la sécurité du Reich (RSHA) sous les ordres du chef de la SS Heinrich Himmler." . "Au moment de sa mort en 1942, il est à la fois le directeur du Reichssicherheitshauptamt (RSHA) et le « vice-gouverneur » du Reich en Bohême-Moravie." Toujours en cette même phase solsticiale, un autre leader va s'imposer, Charles De Gaulle. Wikipediia "Le Comité français de Libération nationale se transforme, le 3 juin 1944, en Gouvernement provisoire de la République française. Présidé par le Général de Gaulle, celui-ci prépare le rétablissement de la légalité républicaine. L'ordonnance du 21 avril 1944 prévoit que le peuple français décidera souverainement de ses institutions futures et qu'une Assemblée constituante sera convoquée. L'ordonnance du 9 août 1944 dispose en son article 1er : « La forme du gouvernement de la France est et demeure la République ; en droit celle-ci n'a pas cessé d'exister ».. JHB 19 07 23

Jacques Halbronn Politique L'articke 49/3 et le consentement non av...

mardi 18 juillet 2023

Déconstruction du wokisme Jukien Rochedy

Nostrdamus et la mort du roi Henri II en 1559

Nostradamus Source: Wikipédia sous licence CC-BY-SA 3.0. La liste des auteurs de cet article est disponible ici. email sharing button facebook sharing button pinterest sharing button twitter sharing button whatsapp sharing button messenger sharing button - Introduction - Biographie - Les méthodes divinatoires de Nostradamus - Les Prophéties - Quelques quatrains qui semblent avoir été copiés - Le plus célèbre des quatrains réputés prophétiques - Bibliographie - Fausses prophéties Le plus célèbre des quatrains réputés prophétiques de Nostradamus (avec, peut-être le « quatrain de Varennes » IX, 20) est le trente-cinquième de la première centurie (Centurie I, quatrain 35) Le lyon ieune le vieux surmontera, En champ bellique par singulier duelle, Dans cage d'or les yeux luy creuera, Deux classes vne, puis mourir, mort cruelle. Selon les adeptes d'une lecture prophétique, ce quatrain annoncerait la mort d'Henri II. En juin 1559, le roi Henri II affronta le comte de Montgomery, lors d'un tournoi de chevalerie. Ils auraient porté (selon ces adeptes) tous deux un lion comme insigne. Henri II reçut la lance de son adversaire dans son casque (selon certains, en or) et aurait eu l'œil transpercé. Il mourut dix jours plus tard. Voici ce qu'en dit l'historien québécois Pierre Brind'Amour (qui, pour sa part, pense que Nostradamus interprète un prodige céleste tel que celui qu'on aperçut en Suisse en 1547, montrant un combat entre deux lions) : « Ce quatrain, le plus célèbre des Centuries, fait les délices des amateurs d'occultisme, qui veulent y voir l'annonce du tournoi qui opposa Henri II et le sieur Gabriel de Lorge, comte de Montgomery, le 1er juillet 1559. On sait qu'Henri II, blessé à l'œil par son adversaire, mourut de sa blessure le 10 juillet suivant. Les sceptiques, dont je suis, s'émerveillent de la coïncidence ; les adeptes y voient la preuve de ce qu'ils ont toujours su, à savoir que Nostradamus avait un don de clairvoyance. Pourtant personne à l'époque ne fit le rapprochement. » (Nostradamus astrophile, p. 267; Les premières Centuries ou Propheties, pp. 99-101). Le professeur de linguistique Bernard Chevignard note lui aussi, que « ni Blaise de Monluc, ni François de Vieilleville, ni Claude de l'Aubespine, ni Brantôme ne mentionnent une quelconque prophétie de l'oracle de Salon à ce propos [la mort d'Henri II], mais font état de leurs propres rêves prémonitoires ou d'une prédiction de l'astrologue napolitain Luca Gaurico ». (Brantôme a bien fait allusion à l'incident, mais ne parle que d'un 'devin' qui n'était pas nécessairement Nostradamus). B. Chevignard relève de plus que, dans ses Présages en prose, à la fin de ce qui concerne le mois de juin 1559 (Henri II fut blessé en juin et mourut en juillet), Nostradamus, après avoir écrit « Quelque grand Prince, Seigneur & dominateur souverain mourir, autres defaillir, & autres grandement pericliter », ce qui fait s'écrier à son dévoué exégète Chavigny : « Icy infailliblement est presagée la mort du Roy Henry II », avait ajouté immédiatement après : « La France grandement augmenter, triompher, magnifier, & beaucoup plus le sien Monarque », d'où ce second commentaire de Chavigny : « Ceci est dit pour deguiser le fait. » Chavigny, d'ailleurs, n'a pas interprété le quatrain I,35 comme annonçant la mort d'Henri II, non plus que Nostradamus lui-même, qui privilégiait le quatrain III, 55 (après l'avoir rétro-édité, d'ailleurs!). Cette interprétation n'est pas attestée avant 1614. Bibliographie Ouvrages de Nostradamus Interprétation des hiéroglyphes de Horapollo (1543-1547), édi. par Pierre Rollet, éd. Ramoun Berenguié, Aix-en-Provence, 1967. Pronostications et Almanachs, 1550-1567 [1] [2] Traité des Fardements et Confitures (1555) : Traité des confitures, Éditions Être et connaître, 2006, 156 p. Titre : Excellent et moult utile opuscule à tous nécessaire qui désirent avoir connoissance de plusieurs exquises receptes divisé en deux parties. La première traicte de diverses façons de fardemens et senteurs pour illustrer et embelir la face. La seconde nous montre la façon et manière de faire confitures de plusieurs sortes. Prophéties : édition princeps = Les Prophéties de Me Michel Nostradamus, Lyon, chez Macé Bonhomme, MDLV (4 mai 1555) (Réimprimé en 1984 par Les Amis de Michel Nostradamus.) Texte des Prophéties en ligne, selon les premières éditions : [3] Épître à César (son fils, César de Nostredame) (1555) [4] [5] [6], in Prophéties, édi. par Eugène Bareste, 1840, Paris, Maillet, 1840. « Paraphrase de Galien » : Paraphrase de C. Galen, sus l'exortation de Ménodote, aux estudes des bonnes artz, mesmement Médicine : Traduict de latin en francoys, par Michel Nostradamus, Lyon, Antoine du Rosne, 1557. Épître à Henri second (roi de France) (27 juin 1558) [7] [8], in Le Pelletier, Les Oracles de Michel de Nostredame, astrologue, médecin et conseiller ordinaire des rois Henri II, François II et Charles IX, Paris, A. Aubry, 1867, rééd. 1976, 2 vol. Serge Hutin, Les prophéties de Nostradamus, J'ai lu, p. 101-115. « Traité de la Peste » (vers 1558-1559). On n'a conservé que la traduction anglaise : An excellent treatise, shewing such perillous and contagious infirmities, as shall issue 1559 and 1560, with the signes, causes, accidents and curation for the healthe of such as inhabit the 7, 8 and 9 climate, compiled by Maister Michael Nostrodamus, Doctor in Phisicke, and translated into English..., Londres, John Daye, 1559. Jean Dupèbe, Nostradamus: Lettres inédites, Genève, Droz, 1983. (Édition scientifique.) Testament ou Troisième Épître (15 juin 1566), édi. par Daniel Ruzo, Le testament de Nostradamus ( [Barcelona, 1975], trad. fran., Monaco, Le Rocher, 1982, p. 21-28. [9] Études sur Nostradamus Jean-Aimé de Chavigny, Recueil des présages prosaïques de M. Michel de Nostradame lors qu'il vivoit, conseillier du Roy treschr(est)ien Charles IX du nom, et Médecin ordinaire de sa Magte (1589) Garencières, Théophile de, The true prophecies or prognostications of Michel Nostradamus, Londres, 1672. Traduction anglaise des Prophéties de Nostradamus. A repéré dans les deux premiers vers du quatrain VI, 89 une citation d'un passage de Plutarque (Vies parallèles, "Artaxerxès", ch. 16) sur le supplice du « scaphisme ». Palamède Tronc du Coudoulet, Abrégé de la vie de Michel Nostradamus, suivi d'une nouvelle découverte de ses quatrains (1701) Jean Le Roux, La Clef de Nostradamus, Isagoge ou Introduction au véritable sens des Prophéties de ce fameux auteur, avec la critique touchant les sentimens & interprétations de ceux qui ont ci-devant écrit sur cette matière (1710). Eut le mérite de prôner une étude philologique du texte de Nostradamus (latinismes, étymologismes, figures de style, prosodie). Anonyme, Lettre critique sur la personne et sur les écrits de Michel Nostradamus, Mercure de France, août et novembre 1724. Relève, dans un esprit rationaliste, des coïncidences entre certains quatrains des Prophéties et des évènements antérieurs à la publication de ces quatrains. Tout n'est pas également convaincant, mais on repoussera difficilement, par exemple, le rapprochement entre le quatrain VIII, 72 et le siège de Ravenne de 1512. H. Torné-Chavigny, L'Histoire prédite et jugée par Nostradamus. Texte de l'édition de 1566, à Lyon, par Pierre Rigaud. Preuves tirées des auteurs les plus connus, 1860. P. Brind'Amour prise peu cet auteur mais lui sait gré d'avoir reconnu en Savonarole une source de l'Épître à César. Eugen Parker, « La légende de Nostradamus et sa vie réelle », Revue du Seizième Siècle, tome X, 1923, p. 93-106, 148-158. (À la suite de l'anonyme du Mercure de France, explique certains quatrains des Prophéties par des évènements qui leur sont antérieurs.) Eugène Lhez, « Aperçu d'un fragment de la correspondance de Michel de Nostredame », Provence Historique, t. 11, 1961. Eugène Lhez, « L'ascendance paternelle de Michel de Nostredame », Provence Historique, t. 18, 1968. Éric Muraise, Saint-Rémy de Provence et les Secrets de Nostradamus (1969) Dr Edgar Leroy, Nostradamus, ses origines, sa vie, son œuvre, éd. Bergerac, 1972 (rééd. Jeanne Laffitte, Paris, 1993). Georges Dumézil, «...Le moyne noir en gris dedans Varennes» Sotie nostradamique (1984). Dumézil déçoit le lecteur rationaliste (deux ans avant la bombe de Chantal Liaroutzos, il soutient l'interprétation traditionnelle du quatrain de Varennes comme annonçant la fuite de Louis XVI), mais il s'est aperçu que Nostradamus « trichait » parfois et il en donne deux très bons exemples : les quatrains V, 6 et V, 75, très probablement inspirés de l'inauguration du roi Numa telle que racontée par Tite-Live. Jacques Chomarat, « Nostradamus : Lettres inédites, introduction et notes par Jean Dupèbe » (recension), Bulletin de l'Association d'étude sur l'humanisme, la réforme et la renaissance, 1984, vol. 19, pp. 89-93, consultable sur le site Persée. (Apporte des compléments au travail de J. Dupèbe.) Louis Schlosser, La vie de Nostradamus, Paris, 1985. Soutient que les Prophéties sont une chronique de la première moitié du seizième siècle (p. 67). Il y a peut-être à glaner, mais l'auteur n'indique guère ses sources et on peut craindre qu'il n'adapte parfois l'histoire aux besoins de sa thèse. Par exemple, où a-t-il trouvé que, conformément au quatrain I, 86, Marie de Hongrie était dévêtue quand elle traversa le Danube lors de la bataille de Mohacs (p. 69-70) ? Le rapprochement qu'a fait Brind'Amour entre ce quatrain et l'héroïne romaine Clélie est beaucoup plus convaincant. Chantal Liaroutzos, « Les prophéties de Nostradamus : suivez la Guide », in Réforme, Humanisme et Renaissance, 23 (1986), Lyon, consultable en entier sur Persee et en partie sur Google Books. Révéla que des enfilades toponymiques des Prophéties, et notamment celle du fameux quatrain de Varennes, ont certainement été empruntées au Guide des Chemins de France, de Charles Estienne. (Selon J. Halbronn, les Voyages, du même Charles Estienne, ont encore plus de points de rencontre avec les Prophéties.) Michel Chomarat, avec la collaboration de Jean-Paul Laroche, Bibliographie Nostradamus XVIe - XVIIe - XVIIIe siècles, Baden-Baden et Bouxwiller, 1989. (« Indispensable pour toute recherche sur Nostradamus », selon Chevignard.) Michel Dufresne, Dictionnaire Nostradamus, Chicoutimi (Québec), éd. J.C.L., 1989. Définition, fréquence et contexte de chacun des six mille mots contenus dans l'édition de 1605 des Centuries. Robert Benazra, Répertoire chronologique nostradamique, 1990. Recommandé par tous les spécialistes universitaires de Nostradamus. Pierre Brind'Amour, "Nostradamus et l'histoire romaine", dans Hommage à la mémoire de Ernest Pascal, (dans Cahiers des Études anciennes, t. 23), 1990, t. 1, p. 55-65. Élucide diverses allusions à l'histoire de la Rome antique éparses dans les Prophéties. Semble ignorer qu'il a été précédé par Dumézil dans l'interprétation des quatrains V, 6 et V, 75. Pierre Brind'Amour, Nostradamus Astrophile, 1993. Ce livre révéla les emprunts de Nostradamus au De honesta disciplina, de Petrus Crinitus. Pierre Brind'Amour, Nostradamus, les premières Centuries ou Prophéties, 1996. Édition savante de l' Épître à César et des 353 premiers quatrains. Repère de façon très convaincante de nombreux emprunts de Nostradamus à des livres édités à son époque. Jacques Halbronn, Le texte prophétique en France, formation et fortune, Thèse, Paris X-Nanterre. Dir.: Jean Céard, 1999. (à lire sur propheties.it) ; "Documents inexploités sur le phénoméne Nostradamus, Feyzin, Ed. Ramkat, 2002,Dans cette thèse et dans divers articles, l'auteur soutient que toutes les éditions anciennes conservées des Prophéties attribuées à Nostradamus sont antidatées et ne sont pas l'œuvre de Nostradamus mais de faussaires du temps de la Ligue. Voir aussi de cet auteur, son post doctorat (EPHE Ve section, 2007): « Le dominicain Jean Giffré de Réchac et la naissance de la critique nostradamienne au XVIIe siècle ». Roger Prévost, Nostradamus, le mythe et la réalité, 1999. Dans la ligne de l'anonyme du Mercure de France et de Brind'Amour, explique les Centuries comme des allusions à des évènements qui appartenaient déjà au passé quand les «prophéties» étaient rédigées. Pour les besoins de sa thèse, il lui arrive de supposer que l'édition de 1555 est antidatée. Bernard Chevignard, Présages de Nostradamus, 1999. (Livre I d'une édition scientifique des Almanachs.) Dr Lucien de Luca, Logodaedalia, 2001. (A notamment découvert dans le quatrain V, 31, un emprunt au poème médiéval Architrenius ou Archithrenius. Le même auteur a découvert que la strophe latine citée par Nostradamus dans sa Paraphrase de C. Galen provient du livre Inscriptiones sacrosanctae vetustatis, de Petrus Apianus et Bartholomeus Amantius, édité à Ingolstadt en 1534 ; voir son site Internet Logodaedalia.) Ian Wilson, Nostradamus The Evidence, Londres, éd. Orion, 2002. Jean-Paul Clébert, Prophéties de Nostradamus, 2003. Éclaire (philologiquement) de nombreux passages des Prophéties par des passages analogues des Présages. Selon Jean Dupèbe, ce livre « peut offrir au lecteur patient et curieux d’utiles renseignements, à condition qu’il se tienne toujours sur ses gardes. » (Jean Dupèbe, « Prophéties de Nostradamus. Les Centuries. Texte intégral (1555-1568). Transcription et commentaires mot à mot par Jean-Paul Clébert », Revue de l’histoire des religions, 2006, en ligne, consulté le 28 juillet 2010.) Dans un livre antérieur, Nostradamus, mode d'emploi, Paris, 1981, qui n'est qu'une esquisse de celui-ci, J.-P. Clébert avait envisagé que les indications toponymiques du fameux quatrain de Varennes se rapportent en fait à la province du Maine, conjecture dont Chantal Liaroutzos allait faire une certitude. Elmar R. Gruber, Nostradamus, Sein Leben, sein Werk und die wahre Bedeutung seiner Prophezeiungen, 2003. L'auteur est un tenant du paranormal, mais le présent livre est d'inspiration rationaliste. Il semble que Gruber soit le premier à avoir fait le rapprochement entre le quatrain 7, 41 et la lettre 7, 27 de Pline le Jeune. Peter Lemesurier, The Unknown Nostradamus, 2003 (biographie) et Nostradamus: The Illustrated Prophecies (comprenant de nombreuses gravures contemporaines), qui évoquent tous deux les origines historiques de la plupart des Prophéties. Nostradamus, Prophéties. Présentation par Bruno Petey-Girard. Paris, Flammarion, 2003. Édition des Centuries I à VII, considérées comme d'authenticité certaine parce que non posthumes. Sérieux, dans la ligne de Brind'Amour. Ian Wilson, Nostradamus. The Man Behind the Prophecies, New York, 2007. (Édition révisée du livre de 2002 du même auteur.)

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