dimanche 14 avril 2024

jacques halbronn On ne confondra pas le rôle du géniteur et celui du pè...

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jacques halbronn Réflexions autour de 'La Vérité sur l'Astrologie" de Jacques Reverchon

jacques halbronn Réflexions autour de" La vérité sur l'Astrologie" de Jacques Reverchon (Ed des Cahiers Astrologiques 1978 Il s'agit pour Reverchon dont nous avions fait la connaissance chez Volguine, à Nice, à la fin de 1975, de traiter de l'Astrologie généthliaque. On est en face d'un commentaire des résultats Gauquelin comme celui que nous effectuerons en 1986 dans "la pensée astrologique" (in L'étrange Histoire de l'Astrologie par Serge Hutin. Ed Artefact) L'auteur passe allégrement des résultats statistiques de Gauquelin à l'usage des aspects entre planétes qui n'en fait point partie et il obtient des résultats pas forcément très concluants, ce qui le conduit à douter de l'intérêt de partir de groupes socio-professionnels bien définis mais aussi de recourir à un critère de réussite sociale. Reverchon, au final, regrette qu'il ne soit pas consacré de budget significatif à la question astrologique en comparaison des dépenses vouées à d'autres domaines. Nous ne suivrons pas l'auteur sur ces différents points, étant hostile aux combinatoires entre planétes et favorables à la sélection socio-professionnnelle. C'est dire que sa "Vérité sur l'Astrologie" reléve d'un profond malentendu sur l'oeuvre de Gauquelin lequel d'ailleurs avait publié sous ce titre, en 1970, aux Ed. du Rocher un ouvrage portant le même titre! Sur la question de la Recherche Astrologique (RA), l'on peut se demander pourquoi elle n'aura guère avancé depuis 1955 et la parution de" L'influence des astres" du dit Gauquelin, alors âgé de moins de 30 ans comme ce sera notre cas en 1976 lors de la publication de nos Clefs pour l'astrologie, à la différence près que ce fut dans une collection très prisée à l'époque et nullement ésotérique (Ed Seghers), non à compte d'auteur comme pour Gauquelin! On pourrait parler d'un fil d'Ariane ayant fait défaut aux chercheurs dans ce labyrinthe, truffée de fausses pistes et de culs de sac avec des mésaventures à la "Icare" d'un André Barbault! Nous aimons l'image du puzzle, exigeant de connecter les pièces entre elles. Tant que ce n'est pas le cas, on patauge et quand enfin les choses s'imbriquent comme il faut, on l'emporte. Reverchon, pour sa part, aura commis plusieurs erreurs, tout en suivant le fil d'Arian fourni par Gauquelin sans réussir à en extraire les bons enseignements méthodologiques, prisonnier idéologiquement qu'il était d'une certaine idée de l'Astrologie généthliaque, articulée sur l'individu et non sur le groupe, sur la masse et non sur le chef..C'est ainsi qu'il n'a pas compris qu'il fallait absolument éviter de relier les planétes entre elles dans l'espace mais suivre une planéte et une seule à la fois dans le temps, ce qui l'aurait contraint à aller dans le sens d'une astrologie de type "solaire" qui est la bête noire des tenants d'une généthliaque traditionnelle, celle du thème natal, dont la portée ne saurait être assimilée aux résultats Gauquelin que du fait d'un certain biais cognitif! JHB 14 04 24

wikipedia Lettre d'Aristée, Bible des septante, et traduction vers le grec

Cet article est une ébauche concernant la culture juive ou le judaïsme et la Bible. Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants. Début de la Lettre d'Aristée à Philocrate. Bibliothèque apostolique vaticane, xie siècle. Traduction latine, avec un portrait de Ptolémée II à droite. Bibliothèque d'État de Bavière, circa 1480. Lettre d'Aristée Édition bilingue gréco-latine d'Oxford de 1692. La lettre d'Aristée à Philocrate est un pseudépigraphe difficilement datable d'avant - 100, relatant de manière légendaire la traduction en grec du Pentateuque1. Il constitue sans doute le premier document rapportant les origines de la Bible grecque des Septante et est un excellent reflet de l'état d'esprit du judaïsme alexandrin (ou judaïsme synagogal) de cette époque. Contenu Aux termes de la lettre, Démétrios de Phalère, fondateur et responsable de la bibliothèque d'Alexandrie, propose au roi macédonien d'Égypte Ptolémée II Philadelphe de faire traduire les textes religieux juifs, afin de les inclure dans ses collections. Il suggère de s'adresser au grand prêtre juif, Éléazar II (en), et de lui demander six hommes par tribu, afin de réaliser la traduction. Ptolémée accepte et le projet est mis en œuvre. Dans sa lancée, il fait libérer tous les esclaves juifs d'Égypte. L'ambassade d'Aristée lui-même et d'André, commandant des gardes du corps, est envoyée à Éléazar, grand prêtre de Jérusalem, avec de magnifiques présents2. Ptolémée fait préparer des cadeaux destinés au Temple3 ; une lettre les accompagne3. La réponse d'Éléazar est affirmative3 ; elle contient la liste des 72 traducteurs qu'il enverra avec la Loi3. S'ensuit la description des présents envoyés à Jérusalem3. La scène se déplace en Judée3. Aristée décrit le Temple, le culte, la cité de Jérusalem, la Palestine et ses ressources3,2. Le grand prêtre, Éléazar II (en), choisit les 72 traducteurs, « maîtres dans les lettres judaïques, mais aussi adonnés à la culture hellénique »3. Il prononce l'apologie de la Loi2, à l'aide de la méthode allégorique, pour démontrer les raisons profondes des lois alimentaires et leur rationalité3. Le récit revient à Alexandrie avec l'accueil des traducteurs3. Le roi est présent3. Il se prosterne sept fois devant les rouleaux écrits en lettre d'or3 : « Merci d'abord à vous mes amis, plus encore à celui qui vous a envoyés et par-dessus tout au Dieu dont voilà les oracles. »4. S'ensuit un banquet en sept sessions : pendant sept nuits successives, les traducteurs répondent à 72 questions que le roi leur pose, une à chacun5 ; le roi admire chaque réponse5. La Lettre s'achève par le récit de la traduction5. Celle-ci est présentée comme une œuvre collective5 réalisée en 72 jours5 — nombre correspondant à celui des traducteurs5 — dans une île5 qui — bien que son nom ne soit pas donné5 — est identifiée à celle de Pharos5. On donne lecture de la traduction5. Les traducteurs et les délégués du políteuma déclarent : « Il est bon que cette œuvre reste comme elle est, sans la moindre retouche. »5. S'ensuivent admiration et exclamation générales5. Le roi se joint à la liesse5. Démétrios déclare que la Loi « vient de Dieu »5. On annonce le départ des traducteurs avec des cadeaux du roi pour eux et Éléazar5. Dans l'épilogue, Aristée annonce d'autres écrits5. L'auteur La lettre est adressée par un dénommé Aristée (nom donné par Flavius Josèphe, Antiquités juives, XII, 12–118) à son frère Philocrate. L'auteur se présente comme un Grec, adepte de la religion olympique. C'est une élucubration d'un juif anonyme qui se met dans la peau d'un Hellène pour paraître impartial dans l'expression de son admiration à l'endroit des choses juives. La lettre serait antérieure aux persécutions d'Antiochos IV Épiphane, roi séléucide, quand la paix régnait encore en Israël sous son père, Antiochos III dit le Grand. En 1522, Luis Vives (In XXII libros de Civitate Dei Commentaria), suivi par Humphrey Body en 1685 (Contra historiam Aristeæ de LXX. interpretibus dissertatio) montrent qu'il s'agit en fait d'un pseudonyme. L'auteur est un Juif alexandrin, d'où le nom conventionnel de « pseudo-Aristée » qui lui est donné. Il ne faut pas le confondre avec Aristée, historien, auteur d'un Sur les Juifs dont Eusèbe de Césarée a préservé des extraits, ni avec Aristée d'Argos, un partisan du roi Pyrrhus. Flavius Josèphe adapte et développe le récit conté par la lettre d'Aristée dans le livre XII des Antiquités juives6.

J. Radermarkers c. r. De l'hébreu au grrec. traducteurs et lecteurs de la Bible des Septante/

J. R. Rademarkers compte rendu de 'L'aube des traducteurs. De l'hébreu au grec: traducteurs et lecteurs de la Bible des Septante (IIIe s. av. J.-C. - IVe s. apr. J.-C.)" | Nouvelle Revue Théologique | NRT Une histoire passionnante dont jouiront les biblistes; elle intéressera aussi les familiers de l'Écriture désireux d'en savoir plus sur les débuts de la traduction en grec de la Bible, à partir de l'original hébraïque: passage d'une culture à une autre, mais aussi évolution de l'interprétation (dans le sens du targum, ou mini-commentaire). A. Léonas, qui signe ce précieux volume, docteur de l'Univ. de Paris IV-Sorbonne, fait partie de l'équipe qui, avec Marguerite Harl, s'est lancée dès 1986 dans l'édition de la Bible d'Alexandrie; il parle en connaissance de cause. Nous avons déjà recensé un certain nombre de volumes parus dans cette collection devenue célèbre, et qui s'impose par sa rigueur et sa précision (cf. NRT 108 [1986] 106; 117 [1995] 906; 121 [1999] 133…).Un tournant important s'est pris dans l'histoire de l'Occident grâce à la transmission du patrimoine religieux d'Israël au christianisme assumant le paganisme méditerranéen. Ce tournant impressionnant a laissé des traces dans l'histoire de la traduction grecque qui devint la traduction par excellence. Faire l'histoire de la Septante, c'est exercer ses capacités de linguiste, mais aussi d'historien des cultures, des idées théologiques, des perceptions religieuses, et surtout du sens de l'Écriture dans le monde gréco-romain en évolution. Le propos de l'A. est heureusement exprimé dans son épilogue: «Mon intention, en écrivant ce livre, a été d'abord de clarifier les choses pour moi-même et, plus qu'un travail d'exposé de résultats de la recherche dans un but de vulgarisation, c'est un travail de réflexion: quoique né d'une étude philologique, il traduit la tentative d'un chercheur de rendre compte de l'intérêt de sa matière et de faire comprendre pourquoi il est intéressant et utile de se pencher ainsi sur de vieux volumes relatifs aux traducteurs et aux lecteurs de la Septante» (p. 229). On peut dire qu'il a parfaitement réalisé son propos. Après avoir repris la légende de la composition de la LXX et son explication, l'A. décrit l'univers des traducteurs et nous parle de l'hébreu comme «langue de l'invisible», puis du texte traduit par les Septante. Il se demande ensuite quels étaient les destinataires de la traduction et quel message leur transmettait la Bible: langage et déchiffrement du sens. Cet exposé force l'admiration et captive l'attention.Espérons que tous les biblistes - professeurs, étudiants, curieux - liront avec intérêt ce beau livre, fruit d'une expérience personnelle et d'une érudition consommée. La transmission par Jésus de l'héritage d'Israël signifie l'essaimage de la révélation divine dans l'humanité entière, et rien de moins que l'universalisation de la foi chrétienne. Nous savons gré à l'A. et aux éditeurs d'avoir mené à bien cette remarquable étude. - J. Radermakers sj

samedi 13 avril 2024

jacques halbronn Les Hébreux et l'Imitation de Jésus. De l'usage du possessif

jacques halbronn Les Hébreux et l'Imitation de Jésus. De l'usage du possessif Sur le web: « Celui qui me suit ne marche pas dans les ténèbres dit le Seigneur. Ce sont les paroles de Jésus-Christ, par lesquelles il nous exhorte à imiter sa conduite et sa vie, si nous voulons être vraiment éclairés et délivrés de tout aveuglement du cœur ». Est ce que ce texte qui ouvre le De l'imitation de Jésus Christ" attribué à Thomas a Kempis, vaut pour les Hébreux, lignée dont Jésus lui-même est issu? Selon nous, qu'est ce qu'imiter Jésus? Est ce adopter son message ou suivre son exemple, ce qui ne revient pas au même? Est ce que Einstein "imite" un Kepler ou un Newton? Ce qui est clair, c'est qu'il ne se contente pas de répéter leurs propos et même peut les contredire. De même, quand Jésus déclare vouloir "bâtir son Eglise" (Evangile selon Mathieu), est ce que son "imitation" ne revient pas à ce que ses "imitateurs" envisagent, eux aussi, d'en construire une? Un chef est celui qui est suivi, qui entraîne, qui mobilise. C'est le vrai sens du mot "Eglise" lequel ne renvoie ni à une certaine institution, ni à une certaine idéologie spécifique. Il importe de désenclaver "Eglise" tout comme d'ailleurs Temple ou Synagogue. Chaque chef, de facto, suscite une "Céne" où s'attableront ses "fidéles"; ses "partisans, ses "disciples"/. Cela peut être une "chaire" au sein d'une Université. Jésus dit bien "mon Eglise"."(Ecclesam meam"), ce qui est, somme toute, un projet assez modeste: "Tu es Petrus et super hanc petram aedificabo Ecclesiam meam, et tibi dabo claves regni coelorum" En effet, l'usage de toute forme "possessive" est limitatif, tant au singulier qu'au pluriel tout comme d'ailleurs la formule du Ecoute Israel. Deutéronome VI Moise s'adressant aux Enfants d'Israel. On relévera la formule qui n'est pas reprise dans le texte liturgique; "Yahwé votre Dieu", ce qui signifie que Moise parle au nom d'un certain Dieu qui n'est pas le sien. "Votre Dieu" יְהוָה אֱלֹהֵיכֶם De même que lorsque Moise s'adresse à Pharaon pour qu'il "libère son peuple" ("Let my people go!"), il parle au nom de ce Yahwé et non en son nom propre, il n'est qu'un messager. Le Deutéronome est un prolongement et un complément du Livre de l'Exode. א וְזֹאת הַמִּצְוָה, הַחֻקִּים וְהַמִּשְׁפָּטִים, אֲשֶׁר צִוָּה יְהוָה אֱלֹהֵיכֶם, לְלַמֵּד אֶתְכֶם--לַעֲשׂוֹת בָּאָרֶץ, אֲשֶׁר אַתֶּם עֹבְרִים שָׁמָּה לְרִשְׁתָּהּ. 1 "Or, voici la loi, les statuts et les règles que Yahwé votre Dieu, m'a ordonné de vous enseigner, et que vous avez à suivre dans le pays (Eretz) dont vous allez prendre possession; ב לְמַעַן תִּירָא אֶת-יְהוָה אֱלֹהֶיךָ, לִשְׁמֹר אֶת-כָּל-חֻקֹּתָיו וּמִצְוֺתָיו אֲשֶׁר אָנֹכִי מְצַוֶּךָ, אַתָּה וּבִנְךָ וּבֶן-בִּנְךָ, כֹּל יְמֵי חַיֶּיךָ--וּלְמַעַן, יַאֲרִכֻן יָמֶיךָ. 2 afin que tu révères Yahwé ton dieu, en observant tous ses statuts et ses préceptes que je te transmets, toi, et ton fils et ton petit-fils, tout le temps de votre vie, et afin que vos jours se prolongent. ג וְשָׁמַעְתָּ יִשְׂרָאֵל, וְשָׁמַרְתָּ לַעֲשׂוֹת, אֲשֶׁר יִיטַב לְךָ, וַאֲשֶׁר תִּרְבּוּן מְאֹד: כַּאֲשֶׁר דִּבֶּר יְהוָה אֱלֹהֵי אֲבֹתֶיךָ, לָךְ--אֶרֶץ זָבַת חָלָב, וּדְבָשׁ. {פ} 3 Tu écouteras donc, Israël, et tu observeras avec soin, afin de prospérer et de multiplier sans mesure, ainsi que l'Éternel, Dieu de tes pères, te l'a promis, dans ce pays ruisselant de lait et de miel. ד שְׁמַע, יִשְׂרָאֵל: יְהוָה אֱלֹהֵינוּ, יְהוָה אֶחָד. 4 Ecoute, Israël: Yahwé est notre Dieu, Yahwé est un! ה וְאָהַבְתָּ, אֵת יְהוָה אֱלֹהֶיךָ, בְּכָל-לְבָבְךָ וּבְכָל-נַפְשְׁךָ, וּבְכָל-מְאֹדֶךָ. 5 Tu aimeras Yahwé, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton pouvoir. ו וְהָיוּ הַדְּבָרִים הָאֵלֶּה, אֲשֶׁר אָנֹכִי מְצַוְּךָ הַיּוֹם--עַל-לְבָבֶךָ. 6 Ces devoirs que je t'impose aujourd'hui seront gravés dans ton cœur. JHB 13 04 24

jacques halbronn Autour de la formule de l'Evangile de Mathieu XVII "Je construirai mon Eglise " versus Genése I, 1

jacques halbronn autour de la formule de Mathieu XVI, "Je construirai mon Eglise" versus Genése I,1 La confrontation entre Evangile selon Mathieu ch. XVI et Genése I nous semble assez édifiante. Pour les Hébreux, "Dieu" est l'entité qui créa le Ciel et la Terre, le Ciel de la Terre, le Ciel pour la Terre. Les Chrétiens, comme leur nom l'indique, sont ceux qui suivent le Christ lequel leur "bâtit' une Eglise, c'est à dire un certain espace de communion. Le contraste entre ces deux représentations est flagrant: on ne joue pas dans la même cour. Le niveau de connaissance technique exigible et exigé de la part du Dieu des Hébreux, celui du Récit de la Création (Ch I) n' a rien à voir avec celui des humains, jusqu'à nos jours y compris. C'est l'opposition entre la Tour de Babel et, lors de sa destruction, la division des langues. La formule " Je construirai mon Eglise" parle pourtant d'elle même. Une "église" est un certain espace prévu pour ceux qui suivent un certain chef lequel aura su les réunir les rassembler . Il ne suffit pas, en effet, de construire un espace mais bien de susciter la formation d'un groupe, plus ou moins large. De nos jours, l'on a des espaces à vocation religieuse qui ne sont pas nécessairement occupés alors que tout groupe, de par son existence, forme une "église" même si celle-ci ne prend pas une forme architecturale qui n'est qu'une conséquence du rassemblement. Evangile Mathieu XVI 5 Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » 16 Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! » 17 Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. 18 Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. 19 Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la Terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la Terre sera délié dans les cieux." D'ailleurs au verset 19, n'en revient-on pas à la référence aux cieux et à la Terre? Par ailleurs, le texte du Ecoute Israel qui vaut pour les Israélites auxquels il s'adresse expréssement, débute par la formule "Elohénou", Deutééronome VI ד שְׁמַע, יִשְׂרָאֵל: יְהוָה אֱלֹהֵינוּ, יְהוָה אֶחָד. 4 Ecoute, Israël: Yahwé est notre Dieu (Notre Dieu), Yahwé est un! Un tel possessif à la première personne du pluriel n'exclue nullement l'existence d'autres dieu tout comme le "Allah AKbar" annonce qu'Allah est "le plus grand" mais non qu'il est le seul. Le seul dieu dont l'existence est objectivée est bien celui du premier verset de la Bible.(Genése I, 1) א בְּרֵאשִׁית, בָּרָא אֱלֹהִים, אֵת הַשָּׁמַיִם, וְאֵת הָאָרֶץ. 1 Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. JHB 13 04 24

jacques halbronn A un niveau inférieur, babélique, il y a des dieux,...

Jacques HalbronnTout chef peut créer sa propre Eglise, un Dieu, un cul...

Jacques halbronn Théologie Le Dieu de la Bible est celui qui a instaur...

Jacques Halbronn Le Dieu des Hébreux est celui qui a crée le Ciel et l...

vendredi 12 avril 2024

Jacques halbronn Elohim et Yahwé sont des entités distinctes, à ne pas confondre

jacques halbronn Elohim et Yahwé sont des entités distinctes à ne pas confondre Elohim est le dieu des Hébreux, Yahwé celui des Israélites L'Hébreu quitte un lieu familier, l'Israelité retourne vers ses origines supposées. L’Hébreu est voué au départ vers un lieu inconnu, alors que l’Israélite le serait au retour vers un berceau. Les exemples abondent : C’est ainsi qu’Elohim enjoint Abraham de quitter Haran et que Moïse va devoir fuir, ce qui le conduira vers les Beney Israel et sa rencontre avec leur dieu, Yahwé: Gensés XI א וַיֹּאמֶר יְהוָה אֶל-אַבְרָם, לֶךְ-לְךָ מֵאַרְצְךָ וּמִמּוֹלַדְתְּךָ וּמִבֵּית אָבִיךָ, אֶל-הָאָרֶץ, אֲשֶׁר אַרְאֶךָּ. Yahwé avait dit à Abram: "Éloigne-toi de ton pays, de ton lieu natal et de la maison paternelle, et va au pays que je t'indiquerai. Exode II La fuite de Moïse : יד וַיֹּאמֶר מִי שָׂמְךָ לְאִישׁ שַׂר וְשֹׁפֵט, עָלֵינוּ--הַלְהָרְגֵנִי אַתָּה אֹמֵר, כַּאֲשֶׁר הָרַגְתָּ אֶת-הַמִּצְרִי; וַיִּירָא מֹשֶׁה וַיֹּאמַר, אָכֵן נוֹדַע הַדָּבָר. 14 L'autre répondit: "Qui t'a fait notre seigneur et notre juge? Voudrais-tu me tuer, comme tu as tué l'Égyptien?" Moïse prit peur et se dit: "En vérité, la chose est connue!" טו וַיִּשְׁמַע פַּרְעֹה אֶת-הַדָּבָר הַזֶּה, וַיְבַקֵּשׁ לַהֲרֹג אֶת-מֹשֶׁה; וַיִּבְרַח מֹשֶׁה מִפְּנֵי פַרְעֹה, וַיֵּשֶׁב בְּאֶרֶץ-מִדְיָן וַיֵּשֶׁב עַל-הַבְּאֵר. 15 Pharaon fut instruit de ce fait et voulut faire mourir Moïse. Celui-ci s'enfuit de devant Pharaon et s'arrêta dans le pays de Madian, où il s'assit près d'un puits. Mais cela vaut aussi pour Joseph, un des fils de Jacob, lequel ne donnera pas son nom à une tribu. Genése XXXIX א וְיוֹסֵף, הוּרַד מִצְרָיְמָה; וַיִּקְנֵהוּ פּוֹטִיפַר סְרִיס פַּרְעֹה שַׂר הַטַּבָּחִים, אִישׁ מִצְרִי, מִיַּד הַיִּשְׁמְעֵאלִים, אֲשֶׁר הוֹרִדֻהוּ שָׁמָּה. 1 Joseph fut donc emmené en Égypte. Putiphar, officier de Pharaon, chef des gardes, égyptien, l'acheta aux ismaélites qui l'avaient conduit dans ce pays. Citons enfin le destin d’un Jésus qui va se diriger vers la Galilée et les "brebis perdues de la maison d'Israel". « Et celui qui aura quitté, à cause de mon nom, des maisons, des frères, des sœurs, un père, une mère, des enfants, ou une terre, recevra le centuple, et il aura en héritage la vie éternelle », dit Jésus en Matthieu 19,29 Nous voyons qu'un tel schéma duel se retrouve lors de ces dernières décennies avec la dialectique Alya/ Diaspora, l'un convenant aux Israélites, l'autre aux descendants des Hébreux. A chaque Juif de déterminer à laquelle des deux voies il correspond. Yves Christian, dan LA Mutation du Monde DE nouveaux cieux, une nouvelle terre. Essai d'une nouvelle conscience historique, Ed Dery 1978) consacre un chapitre intitulé "Israel" (pp11) mais il semble bien qu’il n'en ait pus pleinement appréhendé toute la complexité voire les apparentes contradictions d'un tel phénoméne: Christiaen écrit (p.178) " On pourrait dire que l'Histoire d'Israel est double." Mais l'auteur n'aura pas compris que Moïse est étranger à ces "Enfants d'Israel"-Jacob et à leur "dieu", Yahwé. Il décrit Moïse comme celui qui "fera d'Israel" le peuple de Dieu"! Or, il ne s'agit pas du même Dieu, Yahwé n'est pas Elohim tout comme les Hébreux ne sont pas les Israélites et ne sont pas promis au même destin, d'une certaine façon les Hébreux sont le pole masculin et les Israélites le pôle féminin. Il est possible que les Hébreux aient un rôle à jouer pour les Israélites mais ils ne sont pas assignés à demeure et c'est pour toute l’Humanité que leur présence compte et c’est là la tâche des Hébreux mais en aucun cas, ceux-ci ne sauraient renoncer à leur mission comme les Chrétiens ont pu être tentés de le croire. Pour nous Elohim est le grand Architecte qui aura mise en place notre monde terrestre (cf Genése I,1) alors que Yahwé est un dieu qui est la création des Israélites. Il importe de comprendre que Jésus est un Hébreu et non un Israélite et qu’il incarne bel et bien le role que les Hébreux auront à jouer tout au long de leur Histoire, non pas dans un espace mais dans une temporalité, une généalogie, comme il est rappelé à propos de Jésus (Evangiles de Mathieu et de Luc) JHB 12 04 24