Etudes de Critique biblique, astrologique nostradamiquej et linguistique.
mardi 12 septembre 2023
lundi 11 septembre 2023
Jacques halbronn Essai autobiograpjique 2023
jacques halbronn Essai autobiographique 2023
Né à Paris, le 01 12 1947, passionné par les emprunts linguistiques, les passerelles entre langues(gérmaniques, latines, semitiques, slaves), il acquiert une formation en science politique et en droit constitutionnel, à Paris et à Jérusalem avant de se consacrer à toute une série de travaux universitaires (DEA, Doctorats (d'Etat, post -doctorat) dans le domaine de la linguistique, du Judaisme, du prophétisme . En paralléle, il joue un rôle important en matière de Colloques, notamment internationaux au sein de la communauté astrologique européenne (MAU , Mouvement Astrologique Universitaire) tout comme dans la communauté juive. (CERIJ Cercle d'Etudes et de Recherche sur l'Identité Juive) Il réunira un ensemble d'enseignants en astrologie (FLAP Faculte Libre d'Astrologie de Paris) et mettra en place une structure d'édition (la Grande Conjonction) ainsi qu'une Bibliothèque de recherche, (CATAF Catalogue Alphabétique des Textes Astrologiques français) installée rue de la Providence 75013 Paris. Adepte d'audiovisuel, il lance une chaine sur You Tube (Téléprovidence). Il aura l 'occasion de parler au nom de l'astrologie: Clefs pour l'Astrologie, Ed Seghers 1976 et l'article Astrolofgie dans l'Encyclopaedia Universlis (depuis 1993)
11 09 23
Jacques Halbronn Astrologie Mondiale EXOLS LE passage de la phase équinoxiale à la phase solstiiciale et vice versa
Jacques halbronn Astrologie Mondiale EXOLS le passage de la phase equinoxiale à la phase solsticiale et vice versa
On célébre actuellement la fin d'Allende au pouvoir à Santiago (Chili) il y a 50 ans. Cela correspond à l'entrée de Saturne en phase solsticiale, sur l"axe Gémeaux-Sagittaire, à la sortie du signe du Taureau. Il s'agira ici de montrer quels effets exerce cette position, à l'inverse de l'entrée de Saturne en phase équinoxiale au sortir d'une phase solsticiale de même durée, soit chaque fois de 7 ans, un quart du cycle astronomique de Saturne, en analogie avec les Quatre Saisons...Ce qui se produisit en 1973 est à rapprocher de ce qui aura lieu 16 ans plus tard en 1989. Dans les deux cas, un pouvoir communiste est rejeté, par réaction contre une période équinoxiale supranationale.
En 1958, l'arrivée du général De Gaulle au pouvoir, précédera de 15 ans elle du général Pinochet, en 1973, faisant suite au gouvernement de Pierre Mendés France, le quel était parvenu à agir au niveau international, avec la Conférence de Genéve mettant fin à la Guerre d'Indochine. La phase équinoxiale est supranationale alors que la phase solsticiale est nationaliste.
. Revenons sur les événements de 2008 en Georgie en début de phase équinoxiale qui précédent de 14 ans les opérations militaires russes en Ukraine, en 2022. On peut dire que ces moments équinoxiaux sont le pendant des crises de 1989-91 lors d'une phase solsticiale; C'est dire que chaque phase est en réaction face à une phase de type inverse. Autant de réglements de compte dans un sens comme dans un autre. C'est dire que lorsque André Barbault pointe l'année 1989, il ne maitrise absolument pas l'outil prévisionnel et qu'il s'agit en fait d'un "coup" prévisionnel en aveugle, puisqu'il ne fournit ni ce qui précéde ni ce qui suit, entre 1973 et 2008! On voit ici que Allende et Gorbatchev incarnent le processus équinoxial entre les années 1970 et 1990 tout comme Pinochet et De Gaulle le processus solsticial car on ne peut étudier une phase qu'en la situant par rapport à une phase à caractère opposé, ce qui manque terriblement à la méthodologie d'un Barbault. Seule une prévision contraire peut valider une prévision et montrer ainsi la réfutabilité de l'astrologie qui manquait à celle-ci, selon Popper.
Il importe de bien définir l'enjeu d'une prévision en indiquant ce qui caractérise et le processus national et le processus supranational qui alternent. Annoncer 1989 comme le fait Barbault en 1955 dans Défense et Illustration de l'Astrologie (Ed Grasset) sans prendre la peine de nous dire s'il s'agira alors d'un phénoméne national ou supranational, c'est tout simplement de l'amateurisme tout comme de mettre sur le même pied les deux guerres mondiales, alors que la Première est marquée par la solsticialité et des nationalismes exacerbés alors que la Seconde, du moins entre 1938 et 1942, sera marquée par une forme remarquable de coopération/collaboration supranationale des Accords de Munich , et du Pacte Germano-soviétique à l'armistice franco-allemand validé par le maréchal Pétain.. Une telle coopération "improbable" sera rééditée dans les années 50, avec le projet voulu par les USA de Communauté Europeénne de Défense (CED) -même si celui-ci va avorter du fait de la France en 1954- en phase équinoxiale, selon un retournement géopolitique impressionnant unissant les adversaires de la veille.
En ce qui concerne la situation politique actuelle, en phase équinoxiale, il ne faudrait surtout pas s'attendre à une dynamique de résistance de type 1914 ou 1944, en phase solsticiale. C'est bien l'esprit équinoxial "munichois" qui devrait in fine imprimer, dans les prochaines années, sa marque comme cela se produisit dans les années 1938-40 avec Saturne, dans les deux cas transitant la fin des poissons et le début du Bélier (cf notre Astrologie selon Saturne, 1994 traitant de cette question il y a 30 ans.
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JHB 11 09 23
jacques halbronn Le syncrérisme de l'Etat Juif de Herzl et de l'idéologie sioniste.
jacques halbronn Le syncrétisme de l'Etat Juif de Herzl et de l'idéologie sioniste.
Ce que nous appelons le modéle babélien (cf Genése XI) est lié à la diversité des langues censée faire obstacle à l'efficace des entreprises humaines. Dans quelle mesure le projet sioniste herzlien correspond il à une telle problématique (cf notre ouvrage Le sionisme et ses avatars au tournant du XXe siècle, Ed Ramkat, 2002)? Nous avons déjà exposé certains aspects de la question babélienne en montrant que toute médaille a son revers et que le terme "Unité" n'a pas la même portée selon qu'il vise l'unité au sein d'un espace donné ou quand il s'adresse à l'Humanité dans son ensemble et c'est bien là source de confusion et de malentendu. Chaque forme d'unité, en effet, tend à ébranler une autre idée d'unité! Qu'en est-il donc du phénoméne israélien à l'aune de ces données, au prisme de notre propre expérience étalée entre 1967 et 2009, soit sur plus de 40 ans de fréquentation de la société israélienne?
La première impression qui fut la notre dans les années 1967-69 fut la sensation qu'en Israel, nous étions identifiés avec le monde francophone tout comme d'autres étaient, eux aussi, renvoyés à leurs origines respectives, ce qui reproduisait, peu ou prou,le modéle babélien par delà l'appartenance des uns et des autres, en leur qualité de Juifs, à un seul et même monde. En tout état de cause, on ne pouvait échapper en Israel au syndrome de l'immigré, quant à la langue, l'hébreu, ou un certain conditionnement lié à la situation de l'Etat au Proche Orient, face au monde arabo-musulman, ce qui changeait singulièrement pour un juif ayant vécu au sein d'une Europe relativement apaisée.
. Paradoxalement, la condition juive apparaitrait comme plus, mieux partagée par les Juifs en diaspora qu'en Israel, par delà la diversité de leurs milieux. La dimension nationale de l'Etat hébreu, se présentait comme quelque peu anachronique pour un Juif français de la seconde moitié du XXe siècle, le temps de mourir pour la patrie, de tout lui sacrifier étant révolu alors qu'en Israel, le fait national restait particulièrement vivace.
La société israélienne exorcisait, en quelque sorte, sa promiscuité, du fait de son hétérogénéité, en développant un culte de la Nation, toute puissante, capable d'intégrer et de refouler les différences. L'armée jouait à plus d'un titre, ce rôle de nivellement. Avec le temps, il nous apparut que des clivages linguistiques se renforçaient tendant vers un certain repli communautaire au sein de la vie juive israélienne et que l'hébreu était en perte de vitesse en tant que vecteur d'union, notamment avec l'arrivée massive de Juifs issue du monde soviéto-communiste, à partir des années 70 et le pic des années 90, faisant suite à l'effondrement d'une certaine dynamique idéologique y sévissant jusqu'alors.
En conclusion, semblent devoir coexister en Israel un nationalisme exacerbé par le contexte géopolitique et un communautarisme sous -tendu par des clivages linguistiques et religieux voire messianiques. En tout état de cause, le sionisme aura contribué largement à déstabiliser la condition juive par une forme de déracinement, quittant la proie pour l'ombre.Cela dit, le phénoméne post colonial et la présence massive de populations issues du monde arabo-musulman, plus ou moins solidaire de la cause palestinienne, aura certainement encouragé les Juifs à émigrer, ce qui aura pu réjouir et conforter les Sionistes, pompiers pyromanes..
. En fait, l'Etat Juif herzlien est marqué par le syncrétisme entre idéologie de la Nation et respect de la diversité des implantations de par le monde, entre l''idée de lieu et celle de lignée. Astrologiquement, ces deux principes sont à vivre en alternance, sur la base de périodes de 7 ans.. En phase équinoxiale, on ne saurait entrer dans le moule national et en phase solsticiale, la diaspora n'aurait pas de légitimité. On pense au lit de Procuste. Autrement dit, aucune option n'est satisfaisante au delà d'une durée, d'un bail de 7 ans. Sur d'autres plans, nous signalons un autre syncrétisme qui affecte le monde juif et qui est d'ordre théologique: l'idée d'un dieu à l'origine de l'Univers et celle d'un dieu créateur de 'notre" monde, de notre terre, de notre Humanité. Force est de constater que ces deux théologies sont souvent présentées, bien à tort, comme n'en faisant qu'une.
JHB 11 09 23
dimanche 10 septembre 2023
jacques halbronn Son interpréation cyclique de l'épisode de la Tour de Babel
jacques halbronn Son interprétation cyclique de l'épisode de la Tour de Babel
Un des passages les plus troublants du Livre de la Genése (Pentateuque) est lié à l'érection d'un tour que les "dieux" n'entendent pas voir s'édifier en générant des obstacles à son édification, notamment en favorisant la multiplication des langues parlées par les Fils d'Adam.
Genése VI
ה וַיֵּרֶד יְהוָה, לִרְאֹת אֶת-הָעִיר וְאֶת-הַמִּגְדָּל, אֲשֶׁר בָּנוּ, בְּנֵי הָאָדָם. 5 Le Seigneur (Yahwé) descendit sur la terre, pour voir la ville et la tour que bâtissaient les fils d'Adam (Beney haAdam)
ו וַיֹּאמֶר יְהוָה, הֵן עַם אֶחָד וְשָׂפָה אַחַת לְכֻלָּם, וְזֶה, הַחִלָּם לַעֲשׂוֹת; וְעַתָּה לֹא-יִבָּצֵר מֵהֶם, כֹּל אֲשֶׁר יָזְמוּ לַעֲשׂוֹת. 6 et il dit: "Voici un peuple uni (Am Ehad), tous ayant une langue une. C'est ainsi qu'ils ont pu commencer leur entreprise et dès lors tout ce qu'ils ont projeté leur réussirait également.
ז הָבָה, נֵרְדָה, וְנָבְלָה שָׁם, שְׂפָתָם--אֲשֶׁר לֹא יִשְׁמְעוּ, אִישׁ שְׂפַת רֵעֵהוּ. 7 Or çà, paraissons! Et, ici même, confondons(nevalbel) leur langage, de sorte que l'un n'entende pas le langage de l'autre."
Pour notre part, nous dirons que cela expliquerait l'existence périodique de phases faisant obstacle à la continuité de tout processus, ce que dans notre approche cyclique, nous qualifions de phase "solsticiale", celle qui arrête (stice) la course du soleil, tant au début de l'Eté qu'au début de l'Hiver. En d'autres termes, la Tour de Babel par sa "morale" reconnait que la cyclicité sisyphienne doit se substiuer à un processus linéaire, sans fin.
JHB 10 09 23
samedi 9 septembre 2023
jacques Halbronn Anthropologie et Histoire. Les situations de conquéte. Normands et Saxon, Francs et Gaulois, Judéesn et Israélites
jacques halbronn Epistémologie-Anthropologie et Histoire Les situations de conquête: Normands et Saxons, Francs et Gaulois, judéens et Israélites.
L'historien doit selon nous utiliser certaines grilles de lecture, ce qui lui permet de combler les lacunes, plus ou moins délibéées, liées aux aléas de toute transmission. Il en est ainsi que la problématique de la conquéte. Vae Victis que l'on retrouve à l'arrière plan d'un grand nombre de conflit, ceux qui opposèrent les gens du Royaume d'Israel à ceux du Royaume de Juda mais aussi quant aux effets de la Conquête Normande de l'Angleterre ou, comme le soutiendra le comte Henry d Boulainviller, celle de la Gaule par les Francs.
WIKIPEDIIA
"Pour Boulainvilliers, le phénomène de la conquête, fondateur selon lui des droits de la noblesse est créateur d’histoire mais comme hors de l’histoire, puisque presque réduit à un mythe repoussé dans la nuit des origines ; il s'agit d'une sorte de faute originelle contre les effets de laquelle il y aurait prescription ; un péché originel que seule la valeur militaire qui l’avait permis excusait, à condition que les héritiers se montrent dignes de leurs ancêtres. Boulainvilliers recourt à un schéma historique fictif mais c'est celui d'une origine acquise et non point native ou innée des droits de la noblesse. On ne retrouve dans Boulainvilliers aucun jugement collectif sur la supériorité des Francs sur les Gaulois ou Romains. Ce n’est pas la supériorité des Francs qui a engendré la conquête ; c’est le fait historique de la conquête qui assigné à certains des conquérants des avantages, au départ mérités par leurs services et leur victoire, dont leurs descendants ont hérité parce que c’est un patrimoine acquis et non un patrimoine génétique. Il reconnaît à plusieurs reprises et dans des passages conclusifs l’idée de confusion, de fusion, de mélange des deux nations (franque et gallo-romaine), phénomène totalement accompli au bout de trois ou quatre siècles. À partir de là, la lente érosion des privilèges de la noblesse n’est plus affaire de lignage mais d’institutions voulues et imposées par l’église et la royauté (....) Boulainvilliers a aussi été un astrologue, mais ses ouvrages d'astrologie ont été interdits de publication de son vivant. Son Traité d'astrologie. Pratique abrégée des jugemens astronomiques sur les natiuités, écrit en 1717, reprend le titre et l'ordre du manuel d'astrologie d'Auger Ferrier de 1550, tout en tenant compte de la nouvelle place assignée au soleil, au centre des planètes (héliocentrique). Pour le rédiger Boulainvilliers a compulsé plus de deux cents ouvrages. Il a circulé sous forme de manuscrit pendant plus de deux siècles et n'a été publié qu'en 1947. Il semble ne subsister de cet ouvrage que trois exemplaires manuscrits, dans les bibliothèques publiques (deux à la Bibliothèque Nationale et un à la BM d'Angoulême)"
Nous voyons, pour notre part un certain lien entre le traitement par Boulainviller (mort en 1722 et dont on aurait du célébrer le tricentenaire de celle-ci) de l'astrologie mondiale et sa doctrine de la conquéte et c'est pourquoi nous pensons que la Bible est traversée par une telle dialectique,à savoir la rebellion des populations conquise contre le pouvoir royal davidien, à la mort du Roi Salomon. Mais cela vaut également pour le monde anglo-saxon dont la langue reste marquée, traversée à 900 ans d'écart (1066) environ par le phénoméne de la conquéte. Il revient en effet à l'anthropologue et à l'anthropocosmologue d'éclairer certaines pages de l'Histoire à l'aune d'un tel paradigme, quand bien même les documents relatifs à la conquéte feraient défaut. C'est ainsi que dans le Deutéronome, au chapitre VI, on trouve un passage remarquable sur la question de la conquéte de territoires habités et cultivés par de précédents occupants. Ce passage n' aura cependant pas été retenu dans le 'Ecoute Israel" lequel emprunt pourtant au même chapitre Il y est fait allusion aux problémes posés par la conquete, lors de la Sortie d'Egypte.
Se pose ici la question de la Terre, laquelle aura pu accueillir tour à tour diverses populations lesquelles s'enchevetreront.
JHB 09 09 23
vendredi 8 septembre 2023
jacqus halbronn Encyclopédie des erreurs.
Documentation
I Constitutionalisme et Astrologie
La mécanique constitutionnelle établie aux USA à la fin du XVIIIe siècle tend à se substituer aux lois célestes
(voir Yvon Seren "L'exemple américain dans les institutions issues de la Révolution française ; les déclarations américaines et la déclaration française des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest Année 1977 84-3 pp. 281-292)
II Langue anglaise et Français
La langue anglaise est batarde, marquée par un pillage massif du lexique français
Sur Internet
L’expansion de l’anglais grâce à la puissance du Royaume-Uni et des États-Unis
"Après le grec, le latin mais aussi le français, très prisé à la Renaissance, c’est l’anglais qui s’est imposé comme langue universelle au cours des siècles. Il n’y a aucune raison purement linguistique à cela, il s’agit plus d’une question d’histoire, ce phénomène ayant été favorisé par la puissance de l’Empire britannique puis le modèle offert par le sauveur américain."
III Christianisme et Judaisme
Le christianisme (notamment protestant) est lié à une lecture biblique impactée par le Royaume du Nord dit d'Israel.
Sur Internet
• Fondamentalisme, christianisme, Amérique par Savinien de Rivet
• Dans Outre-Terre 2003/4 (no 5), pages 83 à 94
• Les États-Unis sont, au sein du monde occidental, un cas unique quant au rapport de la population au religieux. Près de 94% des habitants se disent croyants [Sondage Newsweek : 13 et 14 avril 2000., taux infiniment plus élevé que dans n’importe quel autre pays industrialisé. Ils se singularisent également par l’importance donnée à la religion : selon un sondage paru en mars dernier et publié par le Pew reasearch center for the people and the Press, ils sont 59% à estimer la religion « très importante ]Sondage publié en mars 2003 par le Pew Reaseach center for the… », arrivant très largement en tête de tous les pays industrialisés (voir figure 1), ainsi que de la plupart des pays d’Europe centrale et orientale. Leurs voisins canadiens, par exemple, y accordent deux fois moins d’importance. De même, parmi les pays de la « nouvelle Europe », la Pologne, pourtant patrie de Jean Paul II, ne considère la religion très importante qu’à 36%.
JHB 18 08 23
Jacques halbronn ENCYCLOPEDIE DES ERREURS 2023-2024
« Errare humanum est. Perseverare diabolicum »
« Mea Maxima culpa »
« ruptures épistémologiques ».(L’esprit scientifique, Bachelard)
Jacques HALBRONN Linguistique de L'erreur Et Epistemologie Populaire 1987
-...
Éloge de la souffrance, de l'erreur et du péché. De Anne Rose, Alain Kieser, Jacques Halbronn. Lierre et Coudrier. 1991
Mots clefs
Intersubjectivité
Epiphanie
Emprunt
Codes
Nostradamus
Anthropologie
Linguistique
Mimétisme
Constitution
Astrologie
Genre
Right
Tsadik
Juste
Hébreu
Syncrétisme
Faute
Défaut
Philosophie
Créativité
Tikoun
Anglais
Solsticialité
Equinoxialité
Faux (monnayeur)
Contrefaçon
anglais
théologie
L'épistémologie de Bachelard : entre ruptures et discontinuité
Louisa Yousfi
Sciences Humaines N° 242 - Novembre 2012
À une époque de grandes révolutions scientifiques, Gaston Bachelard instaure dès 1920 une vision discontinuiste du progrès scientifique en rupture avec la pensée positiviste.
La science, selon lui, évolue et passe radicalement d’un mode de pensée à un autre.
« L’esprit scientifique se constitue sur un ensemble d’erreurs rectifiées (1). » Par cette affirmation, Gaston Bachelard va adopter une vision fondamentalement historique de la science. Plus encore, il conçoit l’avancée de la pensée scientifique comme une remise en cause incessante de ses propres fondements. La science tendue vers l’avenir ne progresse qu’en rompant avec son passé. Témoin au début du XXe siècle des grandes mutations de la physique telles que la découverte de la théorie de la relativité d’Albert Einstein et de la mécanique quantique, G. Bachelard va chercher à conceptualiser ces bouleversements scientifiques. Il avance ainsi que l’histoire du progrès scientifique se pense en termes de discontinuité et de « ruptures épistémologiques ». Cette approche se veut à l’opposé du positivisme d’Auguste Comte, en plein essor dans les pays anglo-saxons, et qui procédait déjà d’une mise en perspective historique du progrès scientifique. Pour les positivistes, le progrès scientifique s’opère par accumulation continue et graduelle selon une logique encyclopédique. Pour G. Bachelard, le développement de la science avance par une série de ruptures nécessaires à l’émancipation de l’esprit vis-à-vis des conceptions scientifiques antérieures. La notion d’erreur prend alors toute sa place dans la dynamique de la pensée. Elle devient constitutive de l’esprit scientifique qui a appris à la repérer et à la rectifier. Il y a ainsi une positivité de l’erreur chez G. Bachelard qui permet à l’esprit de se construire en le mettant constamment à l’épreuve. Dans Le Pluralisme cohérent de la chimie moderne (1930), G. Bachelard explique que c’est en infirmant la thèse traditionnelle de « l’harmonie de la nature », postulant que tous les éléments sont liés par affinité, que le chimiste russe Dmitri Mendeleïev inventa la classification périodique des éléments.
Un rationalisme engagé
Dans la théorie historique des sciences de G. Bachelard se dessine en filigrane une anticipation du futur de la science, la certitude qu’une nouvelle théorie scientifique viendra modifier radicalement le socle actuel de nos connaissances. Pour Vincent Bontems, ce positionnement est au cœur de l’engagement rationaliste de G. Bachelard : « Bachelard part du principe qu’il faut être du côté du progrès, qu’il faut lutter pour les révolutions à venir. Il ne pourrait guère concevoir la conception vaguement nihiliste qui semble régner parmi certains de nos contemporains vis-à-vis de la science et du progrès (2). » Ce progressisme à toute épreuve, ce rejet de l’ordre établi, G. Bachelard l’appelle le « surrationalisme » (3). Par analogie avec le surréalisme, le surrationalisme se place comme l’avant-garde du rationalisme. De même que les surréalistes ont rompu avec l’esthétique traditionnelle et institutionnelle, le surrationalisme rompt avec le conservatisme de la raison. Il veut réinventer un rationalisme plus ouvert, qui n’hésite pas à se reformer et à s’élargir pour intégrer des nouveautés. La référence au surréalisme évoque également le caractère subversif de sa constitution. G. Bachelard veut bousculer la tranquillité de la raison figée. La raison devient une valeur, plus qu’un système normatif. Un idéal régulateur vers lequel l’esprit scientifique doit tendre, en opposition avec le sens commun. Elle n’est alors jamais acquise. G. Bachelard lui-même n’a cessé d’y aspirer : « Rationaliste ? Nous essayons de le devenir (4). »
À LIRE AUSSI
• Gaston Bachelard : une philosophie à double visageTravail : du bonheur à l'enfer, Sciences Humaines n°242 (Novembre 2012)
• La psychanalyse du feu, 1938Travail : du bonheur à l'enfer, Sciences Humaines n°242 (Novembre 2012)
• Entretien avec Vincent Bontems : «Le rationalisme bachelardien est révolutionnaire»Travail : du bonheur à l'enfer, Sciences Humaines n°242 (Novembre 2012)
NOTES
• (1)
Gaston Bachelard, La Formation de l’esprit scientifique, 1938, rééd Puf, 2007.
• (2)
Vincent Bontems, Bachelard, Les Belles Lettres, 2010.
• (3)
Gaston Bachelard, La Philosophie du non, 1940, rééd. Puf, 2005.
• (4)
Gaston Bachelard, L’Eau et les Rêves, Corti, 1942.
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< L’Encyclopédie | 1re édition
• Formey, Boucher d’Argis, Aumont, Mallet
• L’Encyclopédie, 1re éd.
• 1751 (Tome 5, p. 910-913).
• ◄ ERREMENS
• ERRHINS ►
• ARTICLE ERREUR
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• , s. f. (Philos.) égarement de l’esprit qui lui fait porter un faux jugement Voyez JUGEMENT.
• Plusieurs philosophes ont détaillé les erreurs des sens, de l’imagination & des passions : mais leur théorie trop imparfaite est peu propre à éclairer dans la pratique. L’imagination & les passions se replient de tant de manieres, & dépendent si fort des tempéramens, des tems, & des circonstances, qu’il est impossible de dévoiler tous les ressorts qu’elles font agir.
• Semblable à un homme d’un tempérament foible qui ne releve d’une maladie que pour retomber dans une autre ; l’esprit, au lieu de quitter ses erreurs, ne fait souvent qu’en changer. Pour délivrer de toutes ses maladies un homme d’une foible constitution, il faudroit lui faire un tempérament tout nouveau : pour corriger notre esprit de toutes ses foiblesses, il faudroit lui donner de nouvelles vûes, & sans s’arrêter au détail de ses maladies, remonter à leur source même & la tarir.
• Nous trouverons cette source dans l’habitude où nous sommes de raisonner sur des choses dont nous n’avons point d’idées, ou dont nous n’avons que des idées mal déterminées. Ce qui doit être attribué au tems de notre enfance, pendant lequel nos organes se développant lentement, notre raison vient avec encore plus de lenteur, & nous nous remplissons d’idées & de maximes, telles que le hasard & une mauvaise éducation les présentent. Quand nous commençons à refléchir, nous ne voyons pas comment les idées & les maximes que nous trouvons en nous, auroient pû s’y introduire ; nous ne nous rappellons pas d’en avoir été privés : nous en jouissons donc avec sécurité, quelque défectueuses qu’elles soient : nous nous en rapportons d’autant plus volontiers à ces idées, que nous croyons souvent que si elles nous trompoient, Dieu seroit la cause de notre erreur ; parce que nous les regardons sans raison comme l’unique moyen que Dieu nous ait donné pour arriver à la vérité.
• Ce qui accoûtume notre esprit à cette inexactitude, c’est la maniere dont nous apprenons à parler. Nous n’atteignons l’âge de raison, que long-tems après avoir contracté l’usage de la parole. Si l’on excepte les mots destinés à faire connoître nos besoins, c’est ordinairement le hasard qui nous a donné occasion d’entendre certains sons plûtôt que d’autres, & qui a décidé des idées que nous leur avons attachées.
• En rappellant nos erreurs à l’origine que je viens d’indiquer, on les renferme dans une cause unique. Si nos passions occasionnent des erreurs, c’est qu’elles abusent d’un principe vague, d’une expression métaphorique, & d’un terme équivoque, pour en faire des applications d’où nous puissions déduire les opinions qui nous flatent. Donc, si nous nous trompons, les principes vagues, les métaphores, & les équivoques, sont des causes antérieures à nos passions ; il suffira par conséquent de renoncer à ce vain langage, pour dissiper tout l’artifice de l’erreur.
• Si l’origine de l’erreur est dans le défaut d’idées, ou dans des idées mal déterminées, celle de la vérité doit être dans des idées bien déterminées. Les Mathématiques en font la preuve. Sur quelque sujet que nous ayons des idées exactes, elles seront toûjours suffisantes pour nous faire discerner la vérité : si au contraire nous n’en avons pas, nous aurons beau prendre toutes les précautions imaginables, nous confondrons toûjours tout. Sans des idées bien déterminées, on s’égareroit même en Arithmétique.
• Mais comment les Arithméticiens ont-ils des idées si exactes ? C’est que connoissant de quelle maniere elles s’engendrent, ils sont toûjours en état de les composer, ou de les décomposer, pour les comparer selon tous leurs rapports.
• Les idées complexes sont l’ouvrage de l’esprit ; si elles sont défectueuses, c’est parce que nous les avons mal faites. Le seul moyen pour les corriger, c’est de les refaire. Il faut donc reprendre les matériaux de nos connoissances, & les mettre en œuvre comme s’ils n’avoient pas été employés.
• Les Cartésiens n’ont connu ni l’origine ni la génération de nos connoissances. Le principe des idées innées d’où ils sont partis, les éloignoit de cette découverte. Loke a mieux réussi, parce qu’il a commencé aux sens. Le chancelier Bacon s’est aussi apperçû que les idées qui sont l’ouvrage de l’esprit, avoient été mal faites, & que par conséquent pour avancer dans la recherche de la vérité, il falloit les refaire : Nemo, dit-il, adhuc tantâ mentis constantiâ & rigore inventus est, ut decreverit & sibi imposuerit theorias & notiones communes penitus abolere, & intellectum abrasum & æquum ad particularia de integro applicare. Itaque illa ratio humana quam habemus, ex multâ fide, & multo etiam casu, nec non ex puerilibus, quos primo hausimus, notionibus, farrago quædam est & congeries. Quod si quis ætate maturâ, & sensibus integris, & mente repurgatâ, se ad experientiam & ad particularia de integro applicet, de eo melius sperandum est.... Non est spes nisi in regeneratione scientiarum ; ut eâ scilicet ab experientiâ certo ordine excitentur & rursùs condantur : quod adhuc factum esse aut cogitatum, nemo, ut arbitramur, affirmaverit. Prévenu comme on l’étoit pour le jargon de l’école & pour les idées innées, on traita de chimérique le projet de renouveller l’entendement humain. Bacon proposoit une méthode trop parfaite, pour être l’auteur d’une révolution ; celle de Descartes devoit réussir ; elle laissoit subsister une partie des erreurs.
• Une seconde cause de nos erreurs, sont certaines liaisons d’idées incompatibles qui se forment en nous par des impressions étrangeres, & qui sont si fortement jointes ensemble dans notre esprit, qu’elles y demeurent unies. Que l’éducation nous accoûtume à lier l’idée de honte ou d’infamie à celle de survivre à un affront, l’idée de grandeur d’ame ou de courage à celle d’exposer sa vie en cherchant à en priver celui de qui on a été offensé, on aura deux préjugés ; l’un qui a été le point d’honneur des Romains ; l’autre qui est celui d’une partie de l’Europe. Ces liaisons s’entretiennent & se fomentent plus ou moins avec l’âge. La force que le tempérament acquiert, les passions aux quelles on devient sujet, & l’état qu’on embrasse, en resserrent ou en coupent les nœuds.
• Une troisieme cause de nos erreurs, mais qui est bien volontaire, c’est que nous prenons plaisir à nous défigurer nous-mêmes, en effaçant les traits de la nature & en obscurcissant la lumiere qu’elle avoit mise en nous ; & cela par le mauvais usage de la liberté qu’elle nous a donnée.
• C’est ce qui peut arriver de diverses manieres : tantôt par une curiosité outrée, qui nous portant à connoître les choses au-delà des bornes de notre esprit & de l’étendue de nos lumieres, fait que nous ne rencontrons plus que ténebres : tantôt par une ridicule vanité qui nous inspire de nous distinguer des autres hommes, en pensant autrement qu’eux, dans les choses où ils sont naturellement capables de penser aussi-bien que nous : tantôt par la prévention d’un parti ou d’une secte, qui fait illusion en certain tems & en certain pays : tantôt par la suite imposante d’un grand nombre de vérités de conséquence, qui en ébloüissant nos yeux, font disparoître la fausseté de leur principe : tantôt enfin par un intérêt secret qu’on trouve à obscurcir & à méconnoître les sentimens de la nature, afin de se délivrer des vérités incommodes. Voyez l’essai sur l’origine des connoissances humaines, par M. l’abbé de Condillac. Article tiré des papiers de M. FORMEY. Voyez encore, sur les erreurs de l’esprit, l’article EVIDENCE, §. 28-38.
• ERREUR, (Jurisprud.) c’est lorsque l’on a dit ou fait une chose, croyant en dire ou faire une autre.
• L’erreur procede du fait ou du droit.
• L’erreur ou ignorance de fait, consiste à ne pas savoir une chose, qui est, par exemple, si un héritier institué ignore le testament qui le nomme héritier, ou si sachant le testament, il ignore la mort de celui à qui il succede.
• On appelle aussi erreur de fait, lorsqu’un fait est avancé pour un autre, & que cela est fait par ignorance ; en ce cas c’est une erreur ou un faux énoncé : si le fait faux étoit avancé sciemment, il y auroit de la mauvaise foi.
• L’erreur ou ignorance de droit, consiste à ne pas savoir ce qu’une loi ou coûtume ordonne.
• On peut être dans l’erreur par rapport au droit positif ; mais personne n’est présumé ignorer le droit naturel ; les gens mêmes les plus simples & les plus grossiers ne sont pas excusés à cet égard : nec in eâ re rusticitati veniâ proebeatur. Lib. II. cod. de in jus voc.
• L’ignorance où quelqu’un est de ses droits, peut venir d’une erreur de fait, ou d’une erreur de droit. Par exemple, s’il ignore qu’il soit parent, c’est une ignorance de fait ; s’il croit qu’un plus proche que lui l’exclut, ne sachant qu’il concourt avec lui par le moyen de la représentation, c’est une ignorance de droit.
• L’erreur de fait ou de droit ne nuit jamais au mineur.
• A l’égard des majeurs, l’erreur de fait ne leur préjudicie pas ; parce que celui qui fait ainsi quelque chose par erreur n’est pas censé consentir, puisqu’il ne le fait pas en connoissance de cause : mais il faut pour cela que l’erreur de fait soit telle qu’il paroisse évidemment qu’elle a été le seul fondement du consentement qui a été donné ; encore l’acte n’est-il pas nul de plein droit, mais il faut prendre la voie des lettres de rescision.
• Si le consentement peut avoir été déterminé par plusieurs causes, l’erreur qui se trouve par rapport à quelques-unes de ces causes, ne détruit pas l’acte dès qu’il y a encore quelque autre cause qui peut le faire subsister.
• L’ignorance des faits qui a induit en erreur est toûjours présumée, lorsqu’il n’y a pas de preuve contraire, excepté dans les choses qui sont personnelles à celui qui allegue l’erreur, parce que chacun est présumé savoir ce qui est de son fait.
• Lorsqu’un des contractans a été induit en erreur par le dol de l’autre, ce dol forme un double moyen de restitution.
• L’erreur de droit n’est point excusée à l’égard des majeurs, car chacun est présumé savoir les lois, & sur-tout le droit naturel.
• Néanmoins s’il s’agit d’une loi de droit positif, & qu’il soit évident que l’on n’a traité qu’à cause de l’ignorance de ce droit, il peut y avoir lieu à la restitution : mais si l’acte peut avoir eu quelque autre cause, si l’on peut présumer que celui qui n’a pas fait valoir son droit y a renoncé volontairement, en ce cas l’erreur de droit ne forme pas un moyen de restitution. Voyez au digeste le titre de juris & facti ignorantiâ. (A)
• ERREUR DE CALCUL, est la méprise qui se fait en comptant & marquant un nombre pour un autre. Cette erreur ne se couvre point, l. unic. cod. de err. calc. Voyez l’ordonnance de 1667, titre xxjx. art. 21. (A)
• ERREUR COMMUNE, est celle où sont tombés la plûpart de ceux qui avoient intérêt de savoir un fait qu’ils ont cependant ignoré. C’est une maxime en droit que error communis facit jus, c’est-à-dire qu’elle excuse celui qui y est tombé, comme les autres. Il y a dans les livres de Justinien deux exemples remarquables de l’effet que produit l’erreur commune.
• L’un est en la fameuse loi barbarius Philippus, au ff. de officio prætorum ; c’est l’espece d’un esclave qui avoit fait l’office de préteur : la loi décide que tout ce qu’il a fait est valable.
• L’autre est la loi si quis, au ff. de senatusc. maced. qui décide que si un homme a traité avec un fils de famille, qui passoit publiquement pour être pere de famille ; ce fils de famille ne pourra pas exciper contre lui du bénéfice du macédonien, quia publicè .... sic agebat, sic contrahebat. (A)
• ERREUR DE COMPTE, voyez ci-devant ERREUR DE CALCUL.
• ERREUR DE DROIT ; voyez ce qui a été dit ci-devant au premier article sur le mot ERREUR (Jurisp.)
• ERREUR DE FAIT, voyez Ibidem.
• ERREUR DE NOM, est lorsque dans un acte on nomme une personne pour une autre, ou une chose pour une autre. Une telle erreur vitie le legs, à moins que la volonté du testateur ne soit d’ailleurs constante. Voyez la loi 9. ff. de hered. instit. & leg. 4. ff. de legatis primo instit. de legat. §. 29. (A)
• ERREUR DE PERSONNE, c’est-à-dire lorsque l’on croit traiter avec une personne, & que l’on traite avec une autre, le contrat est nul. Voyez ce qui a été dit ci-devant au mot EMPECHEMENT DE MARIAGE, (A)
• ERREUR, (Proposition d’-) voyez au mot PROPOSITION.
• ERREUR DE LIEU, (Med.) error loci ; c’est une expression employée en Medecine pour désigner le changement qui se fait dans le corps humain, lorsqu’un fluide d’une nature déterminée & qui doit être contenu dans des vaisseaux qui lui sont propres, sort de ces vaisseaux & se porte dans d’autres voisins qui ne sont pas naturellement destinés à le recevoir. Comme ce changement n’est bien sensible que par rapport au sang qui passe de ses vaisseaux dans les lymphatiques ou autres, c’est-là proprement ce que les Medecins appellent erreur de lieu.
• Les globules rouges sont la partie la plus grossiere que l’on observe dans le sang ; cette partie ne peut être naturellement contenue & mise en mouvement que dans les vaisseaux du corps qui ont le plus de capacité. La partie de ce fluide qui approche le plus du globule rouge par rapport à son volume, peut pénétrer dans des vaisseaux dont la capacité approche le plus des vaisseaux sanguins ; mais qui donne l’exclusion aux globules rouges, parce qu’ils sont trop grossiers pour y pénétrer, & peut admettre toutes les autres parties des fluides plus subtils. La même chose a lieu vraissemblablement par rapport aux différens ordres de vaisseaux qui diminuent de capacité les uns respectivement aux autres, jusqu’aux vaisseaux les plus simples du corps humain, & la santé semble consister principalement en ce que les différens fluides restent chacun dans les vaisseaux qui lui sont proportionnés. C’est dans les parties les plus grossieres de chaque fluide, que réside la qualité propre qui le caractérise.
• Lorsqu’il arrive que la trop grande quantité de sang, ou la raréfaction excessive de ce fluide, ou son mouvement trop impétueux, dilate ses propres vaisseaux & conséquemment les orifices des vaisseaux d’un genre différent, qui en naissent immédiatement au point de permettre le passage des parties les plus grossieres du sang, qui devoient naturellement rester dans les vaisseaux sanguins ; ces parties pénetrent dans les vaisseaux continus où elles sont étrangeres : elles occupent un lieu, où elles ne sont admises que par un effet contre nature Ce même effet peut aussi être produit sans aucun changement dans les parties solides contenantes, si la consistance des fluides contenus, ou le volume des parties qui le composent, sont tellement diminués qu’ils puissent pénétrer dans des conduits où ils n’auroient pas pû être admis avec leur consistance naturelle. Le premier cas se présente souvent dans les inflammations considérables ; & le second, dans les dissolutions chaudes de la masse des humeurs, par l’effet de quelque exercice violent, de quelque cause physique ou de toute autre de cette nature.
• L’ophthalmie fournit un exemple bien marqué du passage du sang dans des vaisseaux de différent genre, par l’effet de l’inflammation : toute la conjonctive ou albuginée, qui étoit avant l’ophthalmie d’une blancheur éclatante, devient quelquefois dans cette maladie d’un rouge très-foncé ; ce qui ne peut pas se faire sans que les vaisseaux lymphatiques soient eux-mêmes engorgés de la partie rouge du sang, y ayant si peu de vaisseaux sanguins distribués dans le tissu de cette membrane de l’œil, dans l’état naturel.
• Cette sorte d’erreur de lieu dans les inflammations est d’ailleurs démontrée par l’inspection anatomique, selon l’expérience du célebre Vieussens, rapportée dans son ouvrage intitulé novum systema vasorum ; par l’observation fréquente des cas dans lesquels on a vû des femmes, qui dans la suppression des regles par la voie naturelle, éprouvoient un supplément à cette évacuation par les orifices des vaisseaux galactopheres, qui sont autour des mamellons ; ensorte qu’il se faisoit sans aucune solution de continuité dans les vaisseaux sanguins, une véritable transmission des globules rouges, par les conduits destinés à ne porter ordinairement que la lymphe, & à séparer de la masse des humeurs la matiere du lait à l’occasion de la grossesse. Les crachats, dans la péripneumonie, ne sont souvent aussi teints de sang, que parce qu’il a été poussé quelques globules rouges dans les vaisseaux secrétoires & excrétoires de l’humeur bronchique.
• Il ne manque pas aussi d’exemples du passage du sang dans des vaisseaux étrangers, par l’effet de la dissolution des humeurs ; on le voit arriver dans les petites véroles qui sont accompagnées d’une si grande fonte d’humeurs, qu’ayant perdu leur consistance naturelle, les plus grossieres deviennent susceptibles de pénétrer dans les vaisseaux les plus déliés ; ainsi les globules rouges passent par les couloirs des urines, & constituent le pissement de sang ; ils sont poussés dans les vaisseaux cutanés, ils y fournissent matiere à des sueurs sanglantes ; ils y font des taches de couleur d’écarlate, ou pourprées, &c. V. SANG, INFLAMMATION, PETITE VEROLE, SUEUR, POURPRE, &c.
• On trouve même, dans l’économie animale saine, des preuves du passage du sang dans des vaisseaux de différens genres, que l’on ne doit cependant pas appeller erreur de lieu, puisqu’il se fait naturellement ; mais qui sert à établir la possibilité de celui qui est contre nature, & qui se fait véritablement par erreur de lieu : elles sont tirées de ce qui se passe dans l’écoulement du flux menstruel ; il est certain que le sang, après s’être ramassé dans les vaisseaux utérins qui lui sont propres, dilate l’orifice des autres vaisseaux de la matrice, qui ne servant, hors du tems menstruel, qu’à porter une lymphe séreuse, pénetre dans ces vaisseaux & dans leur sinus, & parvient à l’embouchure de ces mêmes conduits, qui aboutissent à la surface interne de la matrice, où il se répand d’abord en petite quantité, mêlé avec la sérosité sous forme de sanie, & ensuite de sang en masse, jusqu’à ce que ces vaisseaux, dans lesquels il est étranger, soient desemplis, & puissent se resserrer au point de ne plus permettre aux globules rouges de pénétrer dans leur cavité. Voyez MENSTRUES. (d)
• ERREUR, (Comm.) défaut de calcul, omission de partie, article mal porté sur un livre, dans un compte, ou dans une facture.
• Dans le Commerce, on dit en ce divers sens : il y a erreur dans cette addition ; vous vous êtes trompé dans la facture que vous m’avez envoyée un tel jour ; vous tirez en ligne 1677 liv. 10 s. au lieu de 1657 l. 10 s. pour 130 aunes de drap à 12 liv. 15 s. c’est une erreur de vingt livres qui doit tourner à mon profit ; j’ai trouvé plusieurs erreurs dans votre compte ; l’article porté en crédit le 1 Juillet pour 1540 liv. ne doit être que de 1530 liv. vous me débitez le 20 Août de 400 liv. pour ma traite du 3 dudit à Lambert, je n’en ai point de connoissance.
• Dans l’arrêté des comptes que les marchands & négocians soldent ensemble, ils ne doivent pas omettre la clause, sauf erreur de calcul, ou omission de parties.
• On dit en proverbe qu’erreur n’est pas compte, pour faire entendre que quoiqu’un compte soit soldé, si l’on y trouve quelque défaut de calcul ou omission de parties, on doit réciproquement s’en faire raison. Dict. de Comm. de Trév. & de Chamb. (G)
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• : Jouffroy, Achille de (1785-1859)
• : Dictionnaire des erreurs sociales ou Recueil de tous les systèmes qui ont troublé la société, depuis l'établissement du christianisme jusqu'à nos jours / par M. le Marquis de Jouffroy,.... [suivi des] Principes de la Révolution française considérés comme principes générateurs du socialisme et du communisme / par M. Albert Du Boys,...
• Petit-Montrouge : J.-P. Migne, 1852
• : 1 vol. (1328 col.) ; gr. in-8
• Nouvelle encyclopédie théologique / publiée par M. l'abbé Migne,... ; 19
• : Nouvelle encyclopédie théologique
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