mercredi 25 juin 2025

jacques halbronn Autour de 1964, la crise mondiale de 1965 (Ed A. Michel) selon André Barbault

jacques halbronn Autour de 1964, la crise mondiale de 1965 (Ed A. Michel) selon André Barbault Au chapitre "le Ciel et ses secrets", Barbault apporte certaines précisions sur son traitement des aspects eb Astrologie Mondiale. (p21) "L'opposition ne constitue pas une étape de déclin mais de dépassement dans un affrontement ultime. C'est pourquoi l'opposition (..) présente une signification ambivalente, au résultat difficilement prévisible. Par contre,les phases intermédiaires, du semi-carré au sesqui-carré ont une signification relativement fixe. Il est intéressant de lire ce que Barbault écrivait (pp 24 et seq) sur la série des conjonctions, ce qui annonce son travail autour de l'indice cyclique, dès 1963. "De 1900 à 1913 on ne compte que 4 (conjonctions' Puis de 1914 à 192&, on en trouve soudain (sic) six dont quatre dans les 5 années de la première guerre mondiale. C'est à nouveau un vide ou presque dans les 17 années qui vont de 1922 à 1939; trois conjonctions dispersées. Apparait une nouvelle concentration de 5 conjonctions durant les six années de la deuxiéme guerre mondialen de 1940 à 1945. C'est ensuite le retour d'une période peu occuppée;on note en effet 6 conjonctions non groupées durant les 19 années qui vont de 1946 à 1964. Nous arrivons maintenant à une étape concentrée avec 4 conjonctions comprises entre 1965 et 1971, une zone complétement vide se présentant ensuite dans les 9 années qui vont de 1972 à 1980." Force est de constater que les crises majeure du début des années soixante (construction du Mur de Berlin, avancées soviétiques sur Cuba) La période 1946 -1964 est qualifiée de 'période peu occupée"/ Pourtant, Barbault n'est pas en train de prévoir puisque ces années sont déjà accomplies au moment de la publication et certanement encore toutes fraiches dans les esprits! Tout se passe comme si Barbault, imperturbablement, avait décidé d'interpréter les évenements de la dite pétiode à la lumière de son systéme conjonctionnel de la même façon qu'un Léon Lasson, dans son Astrologie Mondiale -(Ed Revue Demain) avait pu annoncer, en 1937," 15 ans de paix sur l'Europe", au vu du petit nombre d'éclipses. Barbault en 1963 (date du dépot legal) annonce étrangement- prospectivement et non rétrospectivement - une crise mondiale qui venait tout juste d'avoir lieu: Dans la 4e de couverture, il est écrit que l'on est "à la veille d'une nouvelle grande crise générale." , ce qui revenait à minimiser délibérément ce qu'il n'avait pas su annoncer le conduirait à annoncer ce qui ne se produirait pas, comme le note Jacques Reverchon dans son étude sur les prévisions.(1971) au lendemain de l'opposition Saturne Neptune qui était censée marquer un aboutissement. Il convient de revenir sur les propos que tenait Barbault en 1963 sur l'aspect d'opposition. Il refuse d'y voir une antithèse de la conjonction, ce qui irait à l'encontre de son idée de triomphe de l'URSS à cette date. En tout cas, dès 1963, Barbault avait déjà opté pour une théorie générale des conjonctions et dépassé le cadre Saturne-Neptune auquel il s'était tenu en 1955 dans sa Défense et Illustration de l'Astrologie (Grasset, 1955) avec en perspective 1989. JHB 25 06 25

jacques halbronn Psychosociologie de la « Science infuse » Relativisation de l’Education. Le mirage du mimétisme

jacques halbronn Psychosociologie de la « Science infuse » Relativisation de l’Education. Le mirage du mimétisme La recherche de la Vérité exige de faire appel à des personnes qualifiées, certifiées pour ce faire. Ce qui va à l’encontre d’un principe égalitaire selon lequel toute personne pourrait prétendre, à terme, à pouvoir discerner le vrai du faux, le bon grain et l’ivraie. En ce sens, il s’agit de faire appel à la « bonne » personne au lieu de s’illusionner sur ses propres aptitudes. On débouche ainsi sur une problématique d’altérité, à savoir que nous ne sommes pas « autrui » et ne saurions chercher à le devenir. On ne devient pas philosophe, on naît philosophe, quel que soit le milieu d’origine. Le système, la ‘matrice » veulent qu’il y ait au sein d’une certaine population une certaine proportion de « Justes », au sens de ceux qui voient juste. (cf Génése sur la destruction de Sodome. Les tsadiqim) comme l’on doit trouver en un corps sain une certaines proportions de globules d’un certain type. Dans une civilisation marquée par la fonctionnalité technologique, la Société ne saurait faire l’impasse sur le niveau de compétence et croire que nous savons fabriquer des machines à formater les individus selon tel ou tel modéle, à notre guise. C’est bien là une grande Illusion humaniste. Pour notre part, nous penchons pour un certain Ordre, préétabli (cf Leibniz) à respecter, duquel on ne saurait déroger.(cf la Nouvelle Alliance, in Livre de Jérémie XXXI, 31) Astrologiquement (en Astrologie septénale), il y a des périodes où la Société est capable de reconnaitre ceux qui sont programmés pour la guide (c’est la phase « Din »à et d’autres, où elle perd -en phase Hessed)une telle aptitude et laisse décider, trancher le tirage au sort, dans une attitude d’indétermination, Selon notre religion, le temps du DIN est celui de l'acceptation de la supériorité des "élus".= alors que le temps du HESSED est la tenattive de faire croire à la valeur de l'imitation et du mimétisme JHB 25 06 25.

jacques Reverchon Son jugement sur les pronostics émis par André Barbault dans les années soixante

jacques Reverchon Son jugement sur les pronostics émis par André Barbault dans les années soixante Valeur des Jugements et Pronostics Astrologiques (Value of the Astrological Judgements and Forecasts) par Jacques Reverchon Value of the Astrological Judgements and Forecasts (for the English version: see below) Note P.G.: Cette brochure recherchée et devenue introuvable, a été publiée à Yerres (Essonne) en juillet 1971. La partie française est rééditée au format Texte, et la partie anglaise au format Image. Ce document, à l'appui et en illustration de l'article de l'historien Jacques Halbronn publié simultanément sur ce site, analyse les prévisions astrologiques faites dans les années 60 par l'astrologue André Barbault. On ne sera pas surpris de constater que le bilan de l'astrologie prédictive, prévisionnelle, "expérimentale", conjoncturelle, ou quel que soit le nom dont elle se dote, soit quasi nul, compte tenu des postulats de cette école, tentant de cerner l'événementiel à l'aide d'outils inadéquats. Comme je l'ai signalé dans mon Manifeste, c'est faire fausse route et desservir la cause de l'astrologie que de s'obstiner à rechercher ce qui n'est pas à sa portée, même si d'autres études de nature prospective, avec des techniques autres, ne parviennent pas, souvent, à de meilleurs résultats. La tendance prédictive, à l'opposé de la compréhension, individuelle ou collective, a été et reste, au vu de la production internationale de ces dernières décennies, la Circé des astrologues et des apprentis. On pourrait, semble-t-il hélas, pour qui aurait le temps et l'intérêt à leur consacrer, répéter ces analyses comparatives avec des matériaux plus récents, au besoin avec des auteurs différents, sans que les constats et conclusions de cette étude doivent être remaniés. Barbault en mai 1968 Note Scriba Revocatus (juillet 2004): Foin des boniments et bobards! M. Barbault s'entête dans un article posté sur son récent site, dénie le fiasco de ses prédictions pour les années 60, comme d'ailleurs pour bien d'autres qui suivront, mais semble en revanche avoir compris qu'il importe peu qu'on se trompe presque à coup sûr, pourvu qu'on puisse rattraper la sauce a posteriori auprès d'un lectorat crédule, enclin à oublier très vite le passé, tout en maintenant une curiosité malsaine et jamais assouvie pour un avenir auquel il se croit destiné. Autrement dit, dire qu'on n'a pas dit ce qu'on a dit, et écrire qu'on a écrit ce qu'on n'a jamais écrit, font sans doute partie de l'arsenal de l'adepte du "grand art conjonctural", ou conjoncturel - on s'y perd. M. Barbault voudrait faire croire aux jeunes générations qui ne peuvent plus se procurer son livre, et qu'on avait déjà du mal à se procurer dans les années 70 car il avait été rapidement soldé ou pilonné, que le pauvre Reverchon (lequel est un des rares astrologues d'une certaine envergure à n'avoir pas eu "l'honneur" d'une notice nécrologique dans le journal L'Astrologue), aurait été le seul à mal déchiffrer en 1971 les "nuancées" analyses du maître ès prédiction. Mais c'est oublier Alain Yaouanc (alias Hadès, in Cahiers Astrologiques 135, 1968) et Michel Gauquelin avant lui ("Qui est M. André Barbault?", in Cahiers Astrologiques 117, 1965) qui montrent à quel point "notre Trarieux d'Egmont d'après-guerre" (Cahiers, 117, p.217) s'est leurré sur les cas Kennedy et Khrouchtchev, Thorez, Togliatti, comme sur la plupart des autres. A quoi Barbault répond, d'abord par une bordée d'injures, puis que l'année 1965 n'est pas écoulée, évocant "la perspective d'une nouvelle crise mondiale s'étalant de 1965 à 1971" (ibid., p.227). Loin de reconnaître ses bévues, Barbault reconduit sa prophétie apocalyptique pour le début des années 80: "1982 et 1983 se présentant comme les années les plus critiques du siècle! (...) 1981-1984 risque d'être la troisième tache noire du siècle où la mort triomphera de la vie, quels que soient les aspects sous lesquels elle sévira." (in "La loi fondamentale de l'astrologie mondiale", L'Astrologue 28, 1974), aussi traduite et propagée en anglais : "We await the risk of an important world crisis in 1982-83" ("The foundations of mundane astrology", in Kosmos 6.4, 1974, p.26). Les années qui suivront verront la perspective d'un cataclysme mondial s'amenuiser dans l'esprit du futurologue, et ses déclarations se faire moins tonitruantes et de moindre conséquence, bien que tout aussi erronées. Qu'on en juge par ces cinq ans de "prédictions" glanées dans le journal L'Astrologue (97-117, Janvier 1992 à Janvier 1997). L'Astrologue 98 (1992, pp.108-109): prévision d'un tandem Bérégovoy/Delors (ou Delors/Bérégovoy?) aux élections présidentielles de 1995 : "Jacques Delors porte un flambeau conjoncturel qui le dote d'un pouvoir d'accession à une assez prochaine nomination suprême de sa carrière politique... Mais ces deux mêmes astres [Uranus et Neptune] passeront sur le Jupiter de Bérégovoy à 26° du Capricorne sur les années 1995-1997. Qui sait si...?" 28 mars 1993 : défaite des socialistes aux législatives 29 mars 1993 : démission du gouvernement de Pierre Bérégovoy 29 mars 1993 : Edouard Balladur nommé 1er ministre 1er mai 1993 : Bérégovoy se suicide à Nevers 7 mai 1995 : victoire de Jacques Chirac aux présidentielles L'Astrologue 99 (1992, p.164): Menaces sur Fidel Castro? : "Le dictateur de Cuba ne risque-t-il pas tout simplement d'être renversé l'année prochaine?" Sans commentaire. L'Astrologue 99 (1992, p.171): Ombre sur la famille royale britannique: "Ne faut-il pas s'interroger sur la possibilité - le point commun MC-Soleil entre mère et fils étant concerné - d'une transmission du pouvoir royal?" Sans commentaire. L'Astrologue 105 (1994, p.2): Un retour de la monarchie en Bulgarie? [pour 1995] Sans commentaire. L'Astrologue 106 (1994, p.72): La paix Israélo-Palestinienne : "Le chemin vers une paix réelle devrait ainsi se poursuivre jusqu'à une normalisation prévisible pour le trigone Saturne-Pluton de 1997." Sans commentaire. L'Astrologue 106 (1994, p.97) : Paix dans l'ex-Yougoslavie [pour oct-nov. 1994] Sans commentaire. L'Astrologue 112 (1995, p.30) : Elections anticipées et nouvelle cohabitation "inverse à celle du duo antérieur Mitterrand-Chirac" pour le début de l'année 1997 Décès de François Mitterrand le 8 janvier 1996. L'Astrologue 117 (1997, p.36) : Une forte reprise économique: "Le retour ascendant du cycle Jupiter-Saturne avec la remontée de l'indice laisse augurer une reprise de l'expansion économique, voir le climat d'un grand boom." Crise asiatique de 1997. Se leurrer ainsi avec une inquiétante régularité est déjà dommageable pour la cause de l'astrologie, et ravira les railleurs. Mais plus grave est de présenter cette sous-littérature de la prévision politique et événementielle comme une pratique légitime de l'astrologie. Dans le numéro 128 de L'Astrologue, à la page 27, André Barbault glisse quelque recette de son cru, et rapporte à l'astrologue l'art de faire de la bonne cuisine. Ça commencerait, paraît-il, avec l'habilité à réussir la sauce. Espérons pour au moins quelques lecteurs qu'elle n'aura pas pris, avec ou sans grumeaux, et qu'ils auront pu échapper à l'indigestion! Valeur des Jugements et Pronostics Astrologiques Cet essai est dédié à tous ceux qui estiment encore que l'astrologie est une chose sérieuse, qui du moins peut, à l'occasion d'un phémomène étrange et difficile à interpréter [i.e. la relation statistique entre une définition particulière de l'état céleste lors d'une naissance humaine, et la structure, le comportement original de l'individu ainsi venu au monde], ouvrir des perspectives neuves sur les relations fondamentales entre l'homme et certaines structures fines de son milieu naturel. Ce pourquoi elle ne devrait pas être ravalée au rang de jeu de société et de passe-temps pour dilettantes, comme s'y emploient quelques rivaux de Mme Soleil. Du temps où on pouvait espérer un proche et authentique renouveau des recherches sur ce terrain, H. Selva écrivait :"Lorsqu'on discute des preuves que l'on peut apporter à l'appui de la croyance que les astres exercent une influence sur les êtres vivants, l'adversaire profane croit généralement trancher la question ... en disant: "annoncez-moi un fait aussi simple que vous voudrez, mais qui devra se réaliser à la date précise que vous m'indiquerez; et je croirai à l'astrologie". Selva concluait :"Cette manière d'envisager le problème peut paraître décisive; au fond, elle est singulièrement déraisonnable ". (Quelques considérations sur la véritable portée des prédictions astrologiques, Paris, Vigot, 1918, p.5). Constatation à la portée du reste de tout esprit réfléchi, même quand on se veut plus radical, moins prudent que Selva, pour qui il était "manifestement" absurde d'imaginer que le déterminisme astral soit seul à régir le cours des événements", - le facteur astral se composant selon lui avec différents facteurs terrestres (ibid., p.33-34; cf les piètres rêveries pseudo-psychanalytiques évoquant "la grande figure du ciel ... reflet extérieur de nos propres évolutions" - ou "quelque accord de l'horloge sidérale" favorisant électivement les initiatives sublunaires ?). Et pourtant, il s'est trouvé naguère un astrologue, l'un des plus considérables quant au poids du papier imprimé à son nom, pour inviter quelques-uns de ses confrères à un ridicule tournoi prévisionniste, prétexte pour lui à un surcroît de publicité. Comme il ne s'agit plus ici d'un quelconque " adversaire profane", mais de quelqu'un qui se présente comme un spécialiste averti, il devient indispensable de ré-étudier les conditions sous lesquelles une preuve par la datation et la description d'un fait serait réellement recevable. Trois types de tests peuvent être envisagés: I - définition de la structure d'un individu et des particularités de sa carrière, d'après son horoscope ; II - détermination par le même moyen de l'époque (et de la nature) des événements marquants de l'existence ; III - prédiction des fluctuations générales (atmosphériques, telluriques, politiques, économiques), en fonction des configurations et révolutions sidérales. En ces trois domaines, les modernes conjectures astrologiques, sans être aussi sybillines que celles de Nostradamus, s'entourent presque toujours d'un halo d'imprécision et gardent une ambiguïté, une plurivalence surtout, qui leur laissent toutes chances d'échapper à des fiasco trop flagrants, pour peu que le censeur soit indulgent, sans perspicacité, voire seulement inattentif. - Par exemple, les appréciations couramment émises sur le caractère, par des astrologues sans compétences véritables en psychologie, restent assez vagues et disparates pour ne se laisser réduire à aucun des portraits typologiques classiques, et par suite ne donner prise à aucun constat formel d'échec expérimental. - De même, il est rarissime que l'annonce d'un événement comporte une singularité, un détail spécifique qui, en identifiant assez péremptoirement le fait, puissent rendre ensuite la prévision très convaincante. Or, celle-ci concerne le plus souvent des accidents vraisemblables a priori, fort communs et dont la fréquence (et la probabilité) sont logiquement grandes; sa réalisation pouvant donc vérifier une simple extrapolation à partir d'informations très terrestres. - Enfin, la prédiction des météores, cataclysmes et autres pertubations à l'échelle mondiale, jouit évidemment d'une très large marge d'ajustement et d'approximation quand elle ne s'assigne pas de strictes limites dans le temps et dans l'espace : de tels phénomènes se produisant chaque année en un point ou l'autre du globe. De cette analyse préalable, il ressort que les risques de prendre pour preuve ce qui ne serait qu'analogie contestable ou concordance fortuite entre le fait observé et la supputation astrologique, sont constamment très importants. - Mais comment évaluer objectivement l'efficacité des méthodes astrologiques, par exemple en astrologie dite mondiale ? En examinant l'accord plus ou moins satisfaisant entre le processus historiquement enregistré dans une période donnée, et la description qu'en avait pu fournir d'avance l'astrologue. En tant que corrélation globale, et non comme convergences sur tels points particuliers qui pourraient être choisis pour les besoins de la cause, ou retenus de bonne foi comme frappants, sans souci suffisant au contexte. Bien entendu, il ne saurait s'agir de confronter une simple nomenclature des faits (trop touffue et ne respectant pas l'échelle des valeurs), aux intuitions ou déductions de l'astrologue qui en principe s'appliquent aux tendances prépondérantes, aux incidents marquants. Du moins pourrait-on exiger qu'à tout "temps fort" relevé dans les annales (d'après les comptes-rendus synoptiques, annuels et mensuels, publiés dans certaines revues comme Le Spectacle du Monde, ou les chronologies dressées par les historiens), corresponde une conjecture catégorique, - et vice-versa -. D'autre part, pour reconstituer avec le maximum d'impartialité le message du devin, on se fondera principalement sur les sous-titres et les accentuations qu'il a placés dans son texte. Dès lors, l'efficacité de l'astrologue et de ses procédés pourra se juger : - d'après le nombre des concomitances relevées entre les deux ensembles descriptifs, proportionnellement au nombre total des assertions notables de l'astrologue pour la période en cause ; - d'après la qualité de ces concomitances, c.à.d. la véracité relative du commentaire astrologique dans chaque cas. Autrement dit, il faut établir : 1°) les chronologies parallèles des péripéties principales, A - d'après Le Spectacle du Monde ou une oeuvre historique citée ; B - selon les alinéas significatifs de l'oeuvre prédictive, avec référence aux sources. 2°) la comparaison entre la nature des faits enregistrés et celle des tendances annoncées, quand une convenable coïncidence d'époque est observée. Hors d'une telle critique systématique des présomptions astrologiques, on ne peut espérer aboutir à aucune conclusion défendable (surtout si l'astrologue se fonde sur des circonstances célestes qui se répètent fréquemment, tout en visant - sans aucun contrôle statistique - l'ajustement à des péripéties terrestres aux contours mal définis, ayant de multiples occasions de se produire ici ou là, dans un monde mouvant et instable : "pulsions pacifiantes" ou menaces de "crise", entre autres). A titre d'exemple, une investigaton de ce genre a été appliquée ici à deux séries prévisionnelles qui chacune forment un tout, l'une pour le thème, l'autre pour l'intervalle de temps concerné. Il s'agit des pronostics sur le déroulement - et surtout sur le dénouement - de la guerre d'Algérie (Cahiers Astrologiques, du n° 75, VII-VIII 1958, au n° 91, III-IV 61), et de La Crise Mondiale de 1965 (Paris, Albin Michel, 1963), - deux ouvrages du populaire André Barbault.(1) (1) Barbault s'est principalement illustré en tant que créateur d'Ordinastral, puis de l'entreprise internationale baptisée Astroflash. Cette dernière promet, à partir de 5 facteurs seulement de l'horoscope, une analyse strictement personnelle du caractère en profondeur, et la prédiction de l'avenir pour six mois. Si de telles performances pouvaient réellement s'accomplir avec une information aussi mince - voire sans la connaissance de l'heure natale -, nul doute que l'astrologie eut été prouvée depuis longtemps ? Mais on connaît du reste les conclusions, à la fois instructives et cocasses, de l'enquête menée par Michel Gauquelin à propos de cette affaire d'astrologie électronique : "L'Astrologie parée d'I.B.M.", Science et Vie, n° 611 (VIII 1968), p.80-89. La guerre d'Algérie En voici les étapes essentielles, notamment d'après le memento de Jean Delorme (professeur à la Faculté de Toulouse), P.U.F., 1967 : - (Fin de la bataille de Dien-Bien-Phu le 7 V 1954) ; - début de la guerre le 1er XI 1954 ; - (chute de Mendès-France le 5 II 1955) ; - (fin du protectorat français au Maroc le 6 XI 1955) ; - (fin du protectorat français en Tunisie le 20 III 1956) ; - Sécession d'Alger le 13 V 1958 ; - ministère de Gaulle le 31 V 1958 ; - constitution de la Vème République le 28 IX 1958 ; - élection de de Gaulle à la présidence de la République le 21 XII 1958 ; - offre de l'autodétermination à l'Algérie par de Gaulle le 16 IX 1959 ; - semaine des Barricades à Alger du 24 au 31 I 1960 ; - début de la conférence d'Evian le 20 V 1961 ; - accords d'Evian le 18 III 1962 ; - referendum les ratifiant en France le 8 IV 1962 ; - indépendance de l'Algérie le 1er VII 1962 . Et voici comment l'astrologue a pressenti l'épilogue du processus engagé, par retouches successives : (n° 75 à n° 91 des Cahiers Astrologiques) - Fin de la guerre d'Algérie pour la Toussaint 1958 (28 X à 7 XI) ; - courant discerné pouvant se concrétiser par un paix négociée entre février et mai 1959 ; - configurations pacifiantes vers 18 XI et 5 XII 1959 ; - relance des négociations autour du 15 II 1960 ; - idem vers le 6 V 1960 ; - armistice suggéré entre 20 VI et 16 VII 1960 ; - vagues pacifiantes vers 20 III 1961, 10 IV 1961, 28 V 1961, 20/25 IX 1961 ; - et, puisque tout a une fin (y compris les meilleures plaisanteries) : vague plus imposante au début de 1962, dans la 1ère décade de février. Soit, pour environ 40 mois, 11 périodes "possibles", couvrant au total un peu plus de 7 mois ; le présage s'égrène sur près de 3 ans, suivant pas à pas le déroulement de l'affaire algérienne. A 15 jours près, 3 coïncidences de dates entre les 2 listes, de mi-septembre 58 à fin mars 62 : selon la loi binomiale, résultat très normal, de probabilité 0,26 pour p = 11/42,5 et n = 11 ; avec 2 définitions sur 3 tombant à faux quant à la qualité des effets : février 1960 et avril 1961. - C'est ce jeu puéril que l'auteur appelle "un banc d'essai significatif", en assurant avoir signalé "pour ainsi dire toutes les dates déterminantes" du dialogue, entre 1958 et 1962. Le procédé a été repris à propos de la guerre du Viet-Nam (10 périodes "pacifiantes", souvent d'une quinzaine de jours, proposées sur un intervalle inférieur à 4 ans et demi : entre mi-juillet 1966 et le 23 novembre 1970. (Cahiers Astrologiques, XI-XII 1965). Cette "méthode" serait d'une candeur désarmante si elle ne visait d'évidence à frapper l'imagination d'un public crédule. Lequel, peu soucieux de rigueur en la matière, réalise mal d'ordinaire que des "mises (conjoncturales) répétées", au sujet d'une éventualité qui doit se produire relativement à court terme, selon les vraisemblances, - équivalent à augmenter la chance de vérification par le fait d'une quelconque des échéances stipulées dans la chaîne prévisionnelle. Dans une "expérience" comme celle de Barbault - qui s'achève forcément quand la circonstance attendue se produit -, la probabilité que l'un des jalons fixés (ce ne peut être, stricto sensu, que le dernier), corresponde à l'événement, dépend de l'ensemble des présomptions avancées ; elle est ici supérieure à 1/6 pour l'intervalle 28 X 58 -10 II 62. Les détails de l'analyse présentée ne sont pas moins édifiants. Ainsi (Cahiers Astrologiques, V-VI 59), Barbault annonce avec beaucoup de sagacité que si une paix négociée n'intervient pas avant l'été 1959, il y aura relance de l'action militaire - vers le 1er XI -. A la même époque, il déclare redouter une internationalisation du conflit ... si celui-ci ne demeure pas localisé entre la France - en position avantageuse vis à vis du FLN -, et l'Algérie. Il estime aussi qu'à défaut de mettre un terme à cette affaire, la Vème République et de Gaulle seraient menacés d'être balayés avant le printemps 1970 ; mais il perd l'occasion de prédire la guerre civile qui a failli éclater entre le début 1960 et le printemps 1961. La date à laquelle de Gaulle devient "l'artisan (pas du tout) involontaire de la libération de l'Algérie" (cf Cahiers Astrologiques, n° 72), à la fin de l'été 1959, - et qui constitue le tournant capital -, est complètement ignorée du prévisionniste. Il est vraiment superflu d'insister davantage. 1964 - La Crise Mondiale de 1965 (Paris, Albin Michel, 1963) Les pronostics relatifs à 1964 forment en quelque sorte l'introduction à "La Crise Mondiale de 1965", qui était appelée à se développer jusqu'en 1971 ? (p.176). Ces pronostics comportent déjà, en quelques pages, un lot de bourdes de haute graisse dignes de marquer dans la carrière d'un praticien : - Kennedy "a de fortes chances d'être reconduit à la présidence aux élections de novembre 1964" (p.88), tandis que Khroutchev "restera au pouvoir pendant toute cette période historique", soit d'octobre 64 à décembre 66 (p.103), ce qui permettait d'augurer "la poursuite du dialogue des deux K". Or Kennedy a été assassiné en novembre 63 et Khroutchev a été brusquement évincé du pouvoir en octobre 64. - De Gaulle : "le gaullisme en perte de vitesse, allant sur sa fin dès le printemps 65" (p.140-144) ; "départ du président de la République par maladie ou accident au cours de l'année 1965". Or, de Gaulle a été réelu en décembre 65 malgré le ralliement du P.C. à la candidature de son concurrent Mitterrand, et on n'a pas oublié le raz-de-marée gaulliste de 1968 ("la chambre introuvable", seconde édition). - Pompidou : "son avenir politique au delà de 1965, très improbable ; ses chances sont minimes" (p.158). Depuis... - Thorez : "temps d'opportunités nouvelles et renflouement de puissance au printemps 1964". En fait, mort en juillet 1964 après plusieurs mois de déclin physique inexorable. - Duclos, au contraire, "est (alors) menacé d'une proche retraite". Tout se passe comme si les horoscopes des deux leaders communistes s'étaient trouvés par mégarde intervertis? (Duclos a été candidat aux présidentielles contre Pompidou et sa verdeur s'est encore récemment manifestée dans un face-à-face télévisé). - Mollet : son redressement politique, qui devait se donner "plein cours en 1965", - sans doute parallèlement à l'effacement de de Gaulle ? -, est passé totalement inaperçu (et pour cause). - Harold Wilson : devait être touché en 1963-64 par configuration dépressive, compromettant son avenir politique. En réalité, les travaillistes ont remporté les élections en Grande-Bretagne (Octobre 64). - Ehrard : influences favorables en 1964, mais "menaces de chute à partir du printemps 1965". Ce nonobstant, Ehrard a été réélu chancelier en octobre 1965. - Nasser : "quelques progrès en 1964, ... mais tout risque d'être remis en question en 1965 ?". Or, c'est en mars 1965 que Nasser a été élu président de la République. Trois jours après mourait l'ex-roi Farouk; la prédiction concernait peut-être ce dernier, par quelque "transfert" ? - Nehru : "bilan d'échec entre printemps 1964 et printemps 1965". Ce bilan n'a pas eu besoin d'être établi, Nehru ayant encouru un échec personnel définitif dès mai 1964 (date de sa mort). - Hassan II, Franco, auraient affronté des "échéances très critiques", pour leur personne ou leur pouvoir, le premier dans la seconde quinzaine de février 1964, le deuxième au printemps et à l'été 1965. La presse s'est montrée d'une discrétion absolue à cet égard ? Les appréciations générales sur l'évolution de la situation dans le monde sont d'une justesse de ton non moins stupéfiante. - Ainsi, André Barbault insiste lourdement (titres de chapitres) sur le contraste entre la grandeur (actuelle) des USA, - pour la richesse, la puissance et le prestige -, et leur proche décadence, leur éclipse au profit de l'URSS, appelée par son "grand essor économique" à devenir entre 1965 et 1969 "la première force planétaire". C'était là le défi de Mr. K. ("battre l'économie américaine avant la fin de 1970"), c'est aussi le pari de Barbault. Malheureusement pour eux, en 1971, le produit national de l'URSS dépassera de peu la moitié seulement du produit national des USA - une légère erreur d'appréciation, d'environ 500 milliards de dollars -. (Valeurs Actuelles, n° 1791, p.25). - La Chine nouvelle (i.e. populaire) a manifestement manqué de prendre le "tournant ultime" (?) qui lui était solennellement assigné entre avril 65 et février 66 (après une "heure cruciale" d'une durée de 10 semaines, entre mi-mars et fin mai 65); elle ne s'est donc pas retrouvée avec Washington et Delhi au "carrefour" situé au "niveau de la prochaine conjoncture internationale" (p.112) : expansion dynamique de la révolution chinoise (hors frontières ?), les choses se gâtant en Inde, notamment autour du 1er IV 65 ? En fait, Pékin s'est borné à faire exploser sa 2ème bombe atomique, le 14 V 65. (La révolution culturelle n'a commencé qu'en VIII 66). - A. Barbault envisageait clairement (p.130) l'entrée de l'Angleterre dans la communauté européenne, avec départ corrélatif de de Gaulle en 1965 (p.132). Selon lui, le train Europe, "remis en marche en avril-mai 1964" ?, après s'être orienté vers "une destination critique vers juillet 65" ?, devait "filer à toute allure, à la satisfaction de tous les voyageurs, à partir de juillet 66" ? - début d'une intégration supra-nationale des pays à l'Europe" (p.136). Cette esquisse lyrique s'avère sans rapports aucuns avec la réalité observée. - "L'effervescence dans le Tiers-Monde" devait affecter l'Afrique du Nord, spécialement le Maroc d'Hassan et la Tunisie de Bourguiba. Pourtant, c'est l'Algérie de Ben Bella (renversé en juin 65) qui en a éprouvé quelques effets mineurs, tandis qu'Hassan faisait plus figure de chasseur que de gibier (enlèvement de son adversaire Ben Barka en octobre 65). - La république Sud-Africaine célèbrerait "son 4ème et (soi-disant) dernier anniversaire sous la (sinistre) éclipse du 30 V 65". En foi de quoi, elle continue, 6 ans après, à se bien porter. - A Cuba, Castro a très bien surmonté le déclin qui devait le frapper entre novembre 64 et mars 65. Pour sa part, le président du Brésil n'a eu aucune peine à éviter "son élimination entre octobre et fin 65", car c'est justement fin octobre que le maréchal Branco, installé depuis la chute de Goulart en avril 64, a pris les pleins pouvoirs. Mais le présage s'appliquait peut-être à Goulart, avec une erreur d'un an et demi ? - Par contre, la révolution congolaise (déchéance de Tchombé, puis de Kasavubu) en octobre-novembre 65, les putschs en Indonésie (X 65), l'attentat contre le Chah (IV 65), ont été superbement dédaignés par l'astrologue. - Rien non plus au sujet de l'indépendance de la Rhodésie (novembre), qui souleva des passions dans plusieurs pays africains, provoquant la rupture des relations avec Londres (décembre 65). - Quant à Israël qui, "après de rudes difficultés en 1964, aurait la possibilité d'en finir (?) en 1965", trois faits seulement sont à retenir: - la decision de Bonn de ne plus livrer d'armes à Israël (février); - l'établissement de relations diplomatiques entre Bonn et Israël (mars); - le succès d'Echkhol aux législatives israéliennes (octobre). De manière plus systématique, on recense en 1965, sur 146 journées mémorables citées dans Le Spectacle du Monde (p.14-19, N° de I 66), 105 événements assez symptômatiques à divers titres, qui seront énumérés ci-après dans l'ordre chronologique. Aucun d'eux d'ailleurs n'atteint la dimension d'un fait de grande portée : en tous domaines, on observe la continuité ou le conservatisme, - rien qui évoque une nouvelle "crise mondiale" (p.24), une grande flambée (p.56) ou un bouleversement universel se déroulant à partir du printemps 65 (p.85). On remarquera pourtant que, dans cette année banale, on peut dénombrer sept événements pouvant être regardés comme l'expression d'une "pulsion pacifiante", et quatorze assimilables à des crises à retentissement international. Une proportion qui paraît assez logique en général, et qui donne à penser sur les chances de tomber à peu près juste, offertes en toutes circonstanes (sur ce plan) à tout prévisionniste même sans talent spécial, pourvu qu'il soit tant soit peu astucieux. 2 I L'Indonésie quitte l'ONU. 24 I Mort de Churchill. 27 I Khanh reprend le pouvoir à Saïgon. 28 I Mort de Weygand. 6-7 II Arrivée de Kossyguine à Hanoï, via Pékin. Début des bombardements du Nord-Vietnam par l'aviation américaine. 11 II Bonn cesse de livrer des armes à Israël. Mgr Duval et le clergé d'Alger choisissent la nationalité algérienne. 12 II Création en Mauritanie d'un groupement d'Etats francophones. 15 II Bonn cesse son aide à Nasser. 17 II Indépendance de la Gambie (ex-Guinée Britannique). 21 II Fièvre à Harlem, assassinat de Malcom X. 27 II Démission du gouvernement hollandais. 28 II Décès du président de la République Autrichienne. 7 III Marche des Noirs en Alabama, et répression. 9 III Mobilisation de la RAU contre les biens de l'Allemagne Fédérale. 14 III Nasser élu président de la République. Succès péroniste massif aux élections argentines. 17 III Mort de Farouk. 18 III Lancement de Voskhod II, marche d'un des pilotes dans l'espace. 19 III Nationalisation des compagnies pétrolières en Indonésie. Mort du chef de l'état roumain. 22 III Accord France-URSS au sujet du SECAM. 23 III Lancement de Gemini III. 30 III Rencontre Chou-en-Lai / Ben Bella. 8 IV Fusion des 3 exécutifs dans l'Europe des Six. 12 IV La France refuse d'admettre le contrôle du Parlement européen sur le budget de la Communauté Agricole. 17 IV Première usine d'uranium en RAU. 21 IV Prolongation de l'aide à l'Algérie pour 3 ans. 23 IV Licenciement chez Bull-France. 25 IV Putsch manqué à St Domingue. Agitation communiste au Vénézuela, en Colombie. 3 V Rupture Cambodge-USA. 6 V Fermeture de la mission culturelle française au Sud-Vietnam. 9 V Succès electoral de I. Smith en Rhodésie. 13 V Neuf pays arabes rompent les relations avec Bonn. 14 V Deuxième explosion nucléaire en Chine populaire. 18 V Réforme de l'enseignement en France. 21 V Etat de siège en Bolivie et en Colombie. Complot au Brésil. 1 VI Plan Ouest-Allemand pour l'Europe Fédérale. 3 VI Lancement de Gemini IV. 4 VI Les autorités ferment le lycée français d'Hanoï. 10 VI De Gaulle qualifie de Jean-Foutre les partisans de l'Europe supra-nationale. 19 VI Putsch algérien contre Ben Bella. 24 VI Rupture des relations diplomatiques du Sud-Vietnam avec la France. 28 VI Kadar abandonne la présidence du gouvernement en Hongrie. 30 VI Echec à Bruxelles des négociations sur le financement de l'Europe Agricole. 2 VII Nationalisation du commerce extérieur au Maroc. 3 VII Nationalisation du pétrole annulée au Brésil. 8 VII Démission de l'ambassadeur US à Saïgon. 13 VII Accords pétroliers franco-algériens. 15-18 VII Expériences spatiales (américaines et russes). 19 VII Arrangements commerciaux entre la Roumanie et l'Allemagne Fédérale. 20 VII Mort de S. Rhee à Honolulu. 21 VII Malraux à Pékin. 4 VIII Nouveau cabinet en Belgique. 7 VIII Le Vietcong demande officiellement le soutien de Hanoï. 8 VIII Eclatement de la Fédération de Malaisie. Victoire électorale de Tsirana à Madagascar. 11 VIII Violente émeute raciale à Los Angelès. 12 VIII L'URSS achète du blé au Canada et à l'Argentine. 22 VIII Lancement de Gemini V ; record de durée de vol. 25 VIII Cessez-le-feu au Yémen. 26 VIII Début des travaux du canal Mer Blanche-Baltique. 27 VIII Mort de Le Corbusier. 1 IX Remplacement de l'ambassadeur de France aux USA. 2 IX Fermeture par la France du consulat de Chine nationaliste en Polynésie. 3 IX Le gouvernement de St Domingue (constitué grâce à l'appui militaire des E.U.) est reconnu par Washington et par l'Amérique latine. 9 IX De Gaulle demande la révision de l'OTAN et du traité de Rome avant 1969. 10 IX Plusieurs pays prêtent à la Grande-Bretagne pour le soutien de la livre; la France n'y consent pas. 13 IX Pertes socialistes aux élections norvégiennes. 22 IX Morts accidentelles des guides L. Terray et Martinetti. 24 IX Formation du nouveau gouvernement grec après 2 mois de crise. 30 IX Putsch manqué contre Soekarno. 1 X Série de putschs en Indonésie. 4 X Paul VI à l'ONU. 10 X Triomphe du Parti de la Justice aux élections turques. 11 X Tchombé renvoyé par Kasavubu. 14 X Prix Nobel décerné à trois biologistes Français. 15 X Le Concile adopte la déclaration sur les Juifs. 16 X Arrivée du président de la RAU à Paris. 18 X Le parti communiste indonésien est interdit. 20 X Ehrard réélu chancelier. 27 X Le maréchal Branco prend les pleins pouvoirs au Brésil pour 2 ans. 28 X Enlèvement à Paris de Ben Barka. 2 XI Succès d'Echktol aux législatives en Israël. 4 XI De Gaulle annonce sa canditature à la présidence de la République. 8 XI Succès des libéraux aux élections canadiennes. 11 XI Indépendance de la Rhodésie. 17 XI Rupture de la Guinée avec la France. Pas de majorité pour l'admission de la Chine à l'ONU. 24 XI Mobotu dépose Kasavubu. Le président du Dahomey est exclu par le Parti Unique. 26 XI Une fusée Diamant lance au Sahara le premier satellite français. 5 XII Premier tour des élections présidentielles en France. 6 XII Fin du Concile du Vatican ; levée des excommunications reciproques Rome-Constantinople. Accroissement des crédits militaires en URSS. 9 XII Remplacement de Mikoyan (70 ans) à la tête de l'Etat soviétique. Mitterrand élu président de la Fédération démocrate et socialiste. 15 XII Rendez-vous de Gemini VI et VII réussi. 17 XII Plusieurs pays africains rompent avec Londres à cause de l'attitude de la Grande-Bretagne envers la Rhodésie. 19 XII Réélection de de Gaulle à la présidence de la République. - Voici maintenant comment l'astrologue paraît avoir envisagé la succession des périodes marquantes en 1965, autant qu'on puisse tirer de son texte quelques indications suffisamment nettes : I. - vers 8 janvier (entre 1er et 15) : actes constructifs, regain d'influence de l'ONU. II. - vers 8 mars (entre fin février et mi-mars) : entrée au "coeur de la crise", laquelle "s'étale sans discontinuer de fin février à mi-mai 1965". Ailleurs, le coeur de la crise (la même ou une autre ?) est situé entre avril et juin 65 (soit en moyenne vers 15 mai). III. - vers 25 mars (entre 20 et 30 mars) : zone critique... IV. - vers 1er avril (entre mi-mars et fin mai) : "heure cruciale" pour Pékin. V. - vers 12 mai (entre 5 et 20 mai) : nouvelle zone critique... VI. - vers 30 mai (autour de l'éclipse totale) : "carte blanche est donnée à la grande flambée, à la suite de la situation (probablement) amorcée dans la 1ère décade de décembre 64, et (probablement) relancée début 65 et surtout à partir de mi-mars" (p.56). Barbault ne fait pas allusion ici à une guerre mondiale, mais sans doute (p.85, 88, 90) à un affaiblissement spectaculaire, sinon au début d'un effondrement (économique, politique ?) des USA au bénéfice de l'URSS (p.97). Ailleurs, il parle d'une "fracture (sic) américano-européenne", d'un recul américain sur notre continent, vers mi-1965. VII. - vers 5 août ("en été") : "phase aigüe de l'échéance saturnienne" s'étendant - pour de Gaulle -, du printemps 65 au début 66 (p.154) ; "destination critique du train Europe". VIII. - vers 10 août : expansion soviétique (?) vers début août, puis détente en mi-août. IX. - vers 8 septembre (entre 1er et 15 septembre): étape de métamorphose politique importante (tant dans le monde communiste que dans le monde capitaliste). Retour au climat offensif "se prolongeant jusque fin janvier-mi-février 66", rebondissement (de la crise?). X. - vers 15 septembre : poussée soviétique (p.100). XI. - vers 15 novembre : tournant des destinées de l'URSS, en position de force exeptionnelle ; poussée soviétique entre 6 et 19 novembre. XII. - vers 6 décembre (entre 20 novembre et 22 décembre) : affrontements, contradictions, désordres. Moment critique... - Barbault propose en somme pour 1965 douze étapes assez typiques malgré leur énoncé confus ; en contre-partie, on peut raisonnablement prélever, dans le compte-rendu publié d'après Le Spectacle du Monde, les 12 événements suivants qui se distinguent par leur importance relative : A -2 janvier : l'Indonésie quitte l'ONU. B -6 mars : arrivée de Kossyguine à Hanoï , début des bombardements du Nord-Vietnam. C -7 mars : manifestation des noirs aux E.U. D -14 mars : élection de Nasser comme président de la République. E -25 avril : putsch manqué à St Domingue; agitation communiste au Vénézuela, en Colombie. F -19 juin : putsch algérien contre Ben Bella. G -16 juillet : plusieurs expériences spatiales aux USA et en URSS. H -11 août : grave émeute raciale en Californie. I -25 août : cessez-le-feu au Yémen. J -1er octobre : série de putschs en Indonésie. K -11 novembre : indépendance de la Rhodésie. L -19 décembre : réélection de de Gaulle. - Entre les deux calendriers, aucune concordance satisfaisante : Dans l'un et l'autre schéma, on compte moyennement une date marquante par mois. Soit, pour 12 épreuves et à 10 jours près - selon l'approximation suggérée par l'astrologue dans ses pronostics -, une probabilité de 8 coïncidences temporelles entre les deux listes. On ne dénombre que 5 coïncidences de cette sorte : I-A, II-C, VII-G, VIII-H, XI-K. L'impuissance à désigner les époques saillantes de l'année est ainsi patente. En outre, parmi ces 5 coïncidences, seule II-C est à la rigueur acceptable quant à la nature des effets, malgré l'évident rétrécissement de champ du phénomène "pressenti" (?) ; I-A et VIII-H sont assez nettement des contre-sens; les deux autres sont simplement des non-sens. Le caractère de contre-sens; les deux autres sont simplement des non-sens ; les deux autres sont simplement des non-sens. Le caractère de ces 5 phases n'a donc même pas été discerné correctement, dans l'ensemble. Par surcroît de précautions, une contre-épreuve a été effectuée. On a cherché dans la totalité des 105 événements tirés du Spectacle du Monde, les faits susceptibles d'une certaine adéquation - positive ou négative -, à ceux entrevus par l'astrologue (toujours à 10 jours près quant à la date). I - 30 XII 64 à 18 I 65 : 2 I : l'Indonésie quitte l'ONU (-), 12 I : création d'un groupe d'Etats francophones (+) II - 27 II à 18 III 65 : 7 III, marche des Noirs en Alabama (+) III - 15 III à 3 IV : rien de conforme (0) IV - 22 III à 10 IV : 30 III, rencontre Chou-en-Lai / Ben Bella (+?) V - 2 à 21 V : 3 V, rupture Cambodge-USA (+) VI - 20 V à 8 VI : 21 V, état de siège en Bolivie et en Colombie, complot au Brésil (+), 1er VI, plan ouest-allemand pour l'Europe Fédérale (-) VII - 26 VII à 14 VIII : rien de conforme (0) VIII - 31 VII à 19 VIII : 12 VIII, l'URSS achète du blé au Canada et à l'Argentine (-) IX - 29 VIII à 17 IX : 9 IX, de Gaulle demande la révision de l'OTAN (+?), 3 IX, reconnaissance du gouvernement conservateur de St Domingue (-) X - 5 à 24 IX : rien de conforme (0) XI -3 à 22 XI : rien de conforme (0) XII - 26 XI à 15 XII : rien de conforme (0) Si aucune divination ne s'est réellement exercée, on doit trouver sensiblement autant d'affinités directes, inverses et de "coups nuls". C'est bien ce qu'on constate : 6 (+), 4 (-), 5 (0). En toute objectivité, ce qui appert le plus sûrement de cette discussion, c'est la parfaite inanité de l'entreprise astrologique en l'occurrence. Le pronostiqueur, avec ses déclarations dramatiques, semble constamment en dehors du problème, quand il n'est pas d'aventure aux antipodes de la réalité. Son travail (221 pages) est littéralement "bon à mettre au cabinet". - En définitive, pour les deux séries prévisionnelles, un bilan désastreux : ce qui était annoncé ne s'est pas produit, ce qui est arrivé n'était pas prévu. Mais ce qui est plus pénible, c'est la prodigieuse outrecuidance ou l'aveuglement inquiétant du responsable qui ose présenter ses ours comme un témoignage de son éclatante supériorité technique, aux dépens de plusieurs confrères dont il dénonce les travers ("fatras d'élucubrations" chez Privat, "surabondance de prévisions" chez J. Viaud, assujettissement aux préjugés personnels chez Trarieux). Des tics dont ses propres oeuvres fournissent de multiples illustrations, dans un intarissable verbiage (et pourtant "le bon astrologue n'est pas bavard", à son gré). - On souhaiterait du moins que ceux qui s'abusent à ce point (ou feignent de s'abuser?) sur les mérites de leurs tentatives - même après le cinglant démenti des faits : cf. Cahiers Astrologiques, n° 126, I-II 67 -, s'obligent à garder leur auto-satisfaction pour l'usage interne, et s'abstiennent de propager leurs illusions ou de faire prendre allègrement à d'autres des vessies pour des lanternes. Car il n'est pas douteux que de telles billevesées, amplement diffusées de nos jours pour satisfaire une curiosité de mauvais aloi, contribuent puissamment à discréditer davantage encore l'astrologie auprès des esprits sensés, et par conséquent à rendre la tâche plus ardue à ceux qui s'efforcent d'établir la vérité en ce domaine. Rappel des oeuvres citées: H. Selva, Quelques considérations sur la véritable portée des prédictions astrologiques, Vigot, 1918, Paris. J. Delorme, Les grandes dates de l'époque contemporaine, PUF, 1967, Paris. A. Barbault, in Cahiers Astrologiques, Nice (XI-XII 1965) et n° 126 (I-II 1967). A. Barbault, in Cahiers Astrologiques, Nice, du n° 75 (VII-VIII 1958) au n° 91 (III-IV 1961). A. Barbault, La Crise Mondiale de 1965, Albin Michel, 1963, Paris. Le Spectacle du Monde, revue mensuelle, n° de janvier 1966. Valeurs Actuelles, hebdomadaire, n° 1791.

lundi 23 juin 2025

jacques halbronn Linguistique. Phonologie. Pour une théorie générale des affixes et la question de l'état neutre en sémiologie. Morphosémantique.

jacques halbronn Linguistique. Phonologie. Pour une théorie générale des affixes et la question de l'état neutre en sémiologie. Morphosémantique. Etat de la question wikipedia" "En morphologie, domaine de la linguistique, un affixe (du latin ad-fixus > affixus, « (qui est) fixé contre ») est un morphème en théorie lié qui s'adjoint au radical ou au lexème d'un mot. Des affixes peuvent se lexicaliser et donc devenir des morphèmes libres : c'est par exemple le cas pour le préfixe ex- dans une expression comme mon ex, à savoir mon ex-mari / -petit ami, etc. Selon la norme ISO 4:1997, un affixe est un « morphème, à l'exclusion des radicaux et des désinences, qui se fixe au début ou à la fin d'un radical pour en modifier le sens ou la catégorie lexicale ou grammaticale ». Cette norme distingue le préfixe, « affixe qui précède un radical ou un autre préfixe », du suffixe, « affixe qui suit un radical ou un autre suffixe ». Les affixes sont principalement de deux natures : les affixes grammaticaux et flexionnels et les affixes de dérivation". Selon nous, la notion d'affixe suppose un stade premier de neutralité dans la mesure ou un affixe peut signifier des valeurs opposées, ce qui est d'ailleurs, peu ou prou, lié à la dualité du préfixe et du suffixe. Cela apparait notamment, dans nos récents travaux, au niveau des marqueurs de passé et de futur. En français, le suffixe associé à un infinitif détermine le mode futur tandis que le préfixe concernerait, assez logiquement, le passé. Un principe d'ailleurs non respecté dans les langues sémitiques où le préfixe est lié au futur et le suffixe au passé. Il importe, selon nous, d'élargir les acceptions du mot "affixe" en ce que cela n'implique pas que celui-ci soit "collé" au mot qu'il précéde ou qu'il suit. Cela permet ainsi d'englober le futur des verbes, dans les langues germaniques ( will, wird) ainsi que les marqueurs négatifs (ne/pas) placés devant le terme à traiter; La question des préfixes englobe notamment la prononciation des "nasales". "Les règles de nasalisation du français transforment la prononciation des voyelles lorsqu'elles sont suivies d'une consonne nasale, créant ainsi des sons uniques qui font partie intégrante de la langue française. Ce processus phonétique est essentiel pour distinguer les mots, car il implique que le flux d'air soit redirigé par le nez. La compréhension de ces règles améliore la prononciation du français, et il est donc essentiel que les apprenants maîtrisent les voyelles nasales pour une communication claire et précise". Un préfixe peut en effet marquer négativement une proposition. Mais dans bien des cas, il aura perdu sa "nasalisation" et le français aura su maintenir celle-ci à la différence des autres langues latines (vamos, allons) ou germaniques (nein) non L'anglais, certes, distinguera pour l'article indéfini le "a" (bird (un oiseau) et le "an" (eye, un oeil), selon qu'il procéde un consonne ou une voyelles. Cette distinction n'est d'ailleurs plus en vigueur en français si ce n'est en tant que marqueur de genre, à l'oral du fait de la diphtongue (un/une, le "a" anglais dérivant du "un" français) Ce qui montre que les articles peuvent tout à fait être qualifiés d'affixe. D'ailleurs, en hébreu comme en arabe, l'article défini est attaché au mot qu'il désigne, ce qui explique que des emprunts à l'arabe aient englobé le 'al" (comme pour alcool, hasard etc) Il en est de même pour les "pronoms" -comme leur nom l'indique placés avant le nom. C'est ainsi qu'en hébreu et en arabe, les préfixes marquant le passé et le futur sont dérivés des pronoms personnels, avec d'ailleurs des exceptions pour la première personne du singulier (Katavti (j'ai écrit) au lieu de Katavni, par référence à 'Ani"(Je, moi) tout comme Katavnou (nous avons écrità renvoie correctement, cette fois, à Anahnou.(nous) qui comporte le même radical qu'au singulier avec le N comme marqueur tout comme le Thav est marqueur de la deuxiéme personne du singulier et du pluriel. Nous avons signalé la possibilité de considérer le verbe (auxiliaire) avoir comme pouvant servir de pronom personnel de par sa terminaison qui se retrouve dans la conjugaison du passé (en préfixe) et du futur (en suffixe) D'ailleurs, dans les autres langues latines, l'usage du pronom personnel est bien moins courant, à juste titre, qu'en français. (Yo)Te Quiero, je t'aime) On aura compris que la question des consonnes nasales autour de la consonne "N" (et accessoirement de la consonne "M") est absolument majeure et constitue une perte pour la plupart des langues ici référées. On a a ainsi la trace d'un processus tombé en désuétude en tant que marqueur du positif et du négatif. Prononcer "impossible" à la française est à comparer avec le traitement tant en anglais qu'en espagnol tout comme la forme "vamos" a perdu le "n" , alors qu'initialement on devait entendre, comme en français, le son "on"? Le tilde montre bien à quel point cette lettre avait un statut à part. Encore au XVIe siècle, le tilde annonçait la nasale associée à la voyelles. (cf "combien" dans la Préfacé à César dans les Centuries de Nostradamus). On aura compris que l'affixe, dès lors qu'il n'est pas spécifié, correspond à un état neutre, en puissance, indéterminé et pouvant inverser symétriquement l'acception d'un "radical", tout et son contraire. C'est dire toute l'importance qu'il convient de lui accorder en renforçant ses variations, au niveau phonologique. (morpho-phonologie) Ajoutons que les substantifs font appel à la suffixation: finales en "ment" (en anglais en ly), en té (en anglais en ty), en ure (aventure) etc En anthropolinguistque, nous dirons que selon le phénoméne de cyclicité, l'on est voué, périodiquement, à basculer d'une tendance A à une tendance B qui en prend le contre-pied, ce qui suppose des marqueurs suffisamment repérables, à l'oreille (phonologie). Les langues qui ne disposent plus de marqueurs suffisamment accentués sont en état de dysfonctionnement et présentent une ergonomie médiocre; avec des conséquences pouvant se révéler très significatives. En ce qui concerne la question des liaisons, c'est une cause de confusion pour le passage de l'"écrit à l'oral en ce que cela génére une certaine indétermination, ce qui expliquerait le flottement existant quant à la prononciation des consonnes finales puisqu'avec la liaison, le "r" de l'infinitif se fait entendre devant une voyelle mais pas devant une consonne. (cf notre mémoire Linguistique de L'erreur Et Epistemologie Populaire. Mémoire sur les emprunts linguistiques, sous la direction de Louis Jean Calvet . Paris V 1987/.. Dans ce mémoire, il y a près de 40 ans, nous accordions une certaine importance à l'erreur. C'est ainsi que la régle des affixes a pu affecter des cas non concernés par la dite régle. On aura ainsi traité un début de mot sans tenir compte de l'existence ou non d'un préfixe (pronom, négation (privatif), démonstratif, article, auxiliaire avoir comme marqueur du passé etc) Le fait de coller une consonne contre un radical implique que nous ayons affaire à deux mots au départ distincts (comme article plus radical) Exemple; "un p'tit peu" n'est pas acceptable car il ne s'agit pas alors de combiner deux facteurs. En fait, les préfixes jouent un rôle déterminant sur le plan sémantique. Une grande partie de la signification d'un mot étant tributaire de son préfixe, ce qui relativise singulièrement l'importance à accorder au radical, ce dernier étant voué à changer de sens selon le préfixe qui lui est attaché et qu'il partage avec toute une série de radicaux. Tous les mots commençant par le même préfixe présentent des points communs et ce sont ceux-ci qui déterminent le sens à assigner au dit préfixe. On pense au préfixe "pré" dans prévoir, prédire, prémonition, préférer, présenter, prénom, présage, prévenir etc , il indique bien ce qui vient avant ou ce qui est annoncé avant. Le seul fait de connaitre le sens du préfixe suffit à se faire une première idée du mot ainsi concerné; Voir aussi, les préfixes "en" et "dé", entre autres. A contrario, les suffixes ne sont pas spécialement porteurs de sens et ne jouent qu'un rôle morphologique. D'où la discipline de "morphosémantique" qui englobe les divers affixes.(https://fr.linkedin.com/pulse/morphos%C3%A9mantique-des-pr%C3%A9fixes-et-suffixes-jacques-halbronn) En ce qui concerne la didactique des langues, la méthode des affixes que nous préconisons nous semble promise à un bel avenir. il convient de décomposer systématiquement le mot en faisant apparaitre ses affixes. Si l'on prend, par exemple, le mot "Renaissance", on relévera le préfixe "re" et le suffixe 'ance", ce qui permettra de dégager le verbe naitre, le participe "né". Mais ajoutons que l'usage du Shewa vaut aussi pour les suffixes, en français: c'est notamment le cas pour la formation du futur à partir de l'infinitif. En italien, nous trouvons abbiamo mangiato et mangeremo. mais il n'y a pas de recours au shewa.Quant à l'espagnol, il utilise volontiers le verbe "tener" pour "avoir! /Le suffixe utilisant le verbe avoir, comporte un shewa à l'oral; manger, je mang(e) rai) pour la première conjugaison. On note que le français fait un usage du shewa à l'oral plus systématique que l'hébreu. Il nous faut signaler en français une particularité du passé composé, lequel fait appel dans certains cas à l'auxiliaire "être": il a tué et il s'est tué, il a trompé, il s'est trompé. Cela concerne la forme réflexive. Mais l'on trouve "il est parti" et non pas "il a parti". Bibliographie Blogger.com http://editionsgrandeconjonction.blogspot.com › 2023/10 "La fonction morphologique et phonologique des diphtongues." Unblog.fr http://nofim.unblog.fr › 2023/12/22 › jacques-halbronn... "Pour nous, une langue doit comporter des marqueurs phonologiquement forts tout comme une société, les deux plans étant interdépendants." JHB 23 06 22

samedi 21 juin 2025

jacques halbronn Diversité des dieux, des lois, des sociétés, des peuples.

jacques halbronn Diversité des dieux, des lois, des sociétés, des peuples. Il y a divers types de lois et de dieux, les lois et les dieux émanant des sociétés et des lois et des dieux issus de la Nature ou de la SurNature. Feuerbach affirmait que les dieux étaient des créations des humains. Il importe absolument de ne pas confondre ces différents niveaux, on a d'un côté des fabrications humaines en matière de lois et de dieux et de l'autre des dieux et des lois qui ne dépendent pas des sociétés humaines mais les impactent. Mais il importe également de ne pas confondre les rassemblements de population, constitués artificiellement et ceux qui, en quelque sorte, préexistent, "naturellement". Dans l'Ancien Testament, on trouve d'une part un dieu premier créateur du Ciel et de la Terre et des dieux liés à des peuples spécifiques selon la formule: tu est mon peuple et je serai ton Dieu. On admettra que chaque peuple peut générer un certain dieu avec lequel se constituera un lien exclusif. Abordons à présent le cas de rassemblements artificiels, c'est le cas du Suffrage Universel où l'on invite à voter au même moment des populations extrémement variées spatialement à la différence des élections par circonscriptions, pour des populations bien circonscrites: Le cas de la Shoah est caractéristique de "concentration" non spontanée de populations, pour un espace temps donné, qui ne forment pas pour autant société. Auschwitz est le cas d'un rassemblement artificiel, décrété par les nazis, à la différence du génocide arménien (1915) qui visait une région bien précise, marquée par des pratiques sociales locales, linguistiques communes. En ce sens, force est de constater que le XXe siècle aura produit, à propos des Juifs, doublement des artefacts, d'une part avec la mise en place de "camps de concentration" et de l'autre, en instaurant un "Foyer Juif" pour une population hétérogéne dispersée parmi les nations. Nous dirons qu'il existe trois idées de "Dieu", celle spinoziste d'un Dieu à l'origine de l'univers (Deus sive Natura), un dieu lié à un certain peuple et entre les deux, un Dieu créateur de notre monde "terrestre", tel que décrit dans Genése I. Les Juifs se répartissent entre ces trois idées: les uns à la suite de Spinoza, d'autres sont liés à un Dieu s'adressant aux "Enfants (Beney) d'Israel" (Livre de l'Exode) et restent fidéles à l'idée d'une Terre Promise (sionisme). Pour notre part, nous penchons vers un dieu vénu formater notre Humanité et notre Terre, ce qui correspond à l'esprit d'un judaisme diasporique, selon lequel une certaine humanité incarne le programme du plan divin en rapport avec la prophétie de Jérémie sur la "Nouvelle Alliance" (Ch XXXI, 31), notion récupérée abusivement par le christianisme et son " Nouveau Testament" JHB 21 06 25

Jacques halbronn: son CV dressé par la Faculté Libre d'Anthropologie de Paris

Faculté Libre d'Anthtopologie de Paris Jacques Halbronn Ses origines juives ont marqué son itinéraire et sa production. En 1978, il a fondé le Centre d'Étude et de Recherche sur l'Identité Juive (CERIJ). En 1979, il soutient une thèse de 3e cycle sur "le monde juif et l'astrologie". Parallèlement, il développe un autre pôle d'activités, consacré justement à l'astrologie. En 1975, il fonde le Mouvement Astrologique Universitaire et organise dans ce cadre pendant un quart de siècle un grand nombre de colloques tant en France qu'à l'étranger. Il aura ainsi conféré à la vie astrologique en France un impact international pendant une dizaine d'années (1974-1984) qu'elle n'avait pas connu précédemment et qu'elle ne connaîtra probablement plus à l'avenir. En tant que chercheur, il a soutenu en 1999 une thèse d'État "Le texte prophétique en France", à Paris X Nanterre, dans laquelle il a notamment repensé complètement la bibliographie attribuée à Nostradamus. Enfin, il s'est consacré à la question des cycles qui est pour lui un élément essentiel pour l'épistémologie des Sciences Humaines. Il a animé à la Faculté Libre d'Anthropologie de Paris, au début des années 1990 un séminaire de linguistique. Il collabore comme responsable de rubrique avec l'équipe éditoriale de Hommes et Faits. Travaux et publications Livres et mémoires académiques NB Cette liste ne comporte pas les articles parus dans divers cadres, ni les activités de congrès ni les livres que nous avons suscités en tant directeur de collection aux Editions Guy Trédaniel et responsable des Éditions de la Grande Conjonction.. 1976 Introduction à la réédition des Remarques Astrologiques de Jean Baptiste Morin de Villefranche, Paris, Retz 1976 Clefs pour l’astrologie, Paris, Seghers 1976 Maîtrise d'Hébreu . Paris III 1977 Traduction du Livre des Fondements Astrologiques d'Abraham Ibn Ezra, Préface G. Vajda, Paris, Retz 1979 Dir. Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau Ed Albatros 1979 Doctorat en Etudes Orientales( Paris III et Ecole Pratique des Hautes Etudes Ve section.) La problématique astrologique chez les principaux penseurs juifs du Moyen Age espagnol. 1979 Recherches dans le cadre du CNRS (Institut de Recherche et d'Histoire des Textes.) 1981 DEA Linguistique Lille III sur les Jugemens astronomiques d’Auger Ferrier (1550) 1981 Le Grand Livre du Sagittaire Ed Tchou 1981 Dir. L'âge d'or ou la fin des temps in Le Grand Livre des Prédictions Ed Balland 1982 Dir. Collection Zodiaque Ed Solar 1983 Mathématiques Divinatoires, préface J. Ch. Pichon, Ed Trédaniel 1984 Le guide de la Vie Astrologique , Préface R. Changeux, Ed Trédaniel 1985 Le Monde Juif et l'Astrologie, histoire d’un vieux couple, Milan, Arché 1986 (avec S. Hutin) Histoire de l'Astrologie Ed Artrfact Henry Veyrier 1990 (avec A. Rose et A. Kieser) Eloge de l'Erreur etc., Paris, Le Lierre et le Coudrier 1990 (avec D. Labouré) Ed. Introduction au Jugement des Astres de Claude Dariot, Ed Pardès 1991 Catalogue de la Bibliotheca Astrologica Ed La Grande Conjonction. 1992 (avec Guy Le Clercq) Etudes sur Michel Gauquelin (à la suite des Personnalités Planétaires ) Ed Trédaniel 1992 Réédition Collection Zodiaque Ed Solar et France Loisirs. 1992 (avec P. Curry et N. Campion) La vie astrologique il y a cent ans . Ed Trédaniel 1993 Clefs pour l'Astrologie . Nlle. Ed Seghers 1993 Etudes autour des Editions ptolémaïques de Nicolas Bourdin (avec le Commentaire du Centilogue de Ptolomée) Ed Trédaniel 1993 Recherches sur l'Histoire de l'Astrologie et du Tarot (avec Etteilla L'Astrologie du Livre de Thot) Ed Trédaniel 1994 Astrologie et prophétie. Merveilles sans images, Catalogue de l’exposition organisée à la Réserve de la Bibliothèque Nationale, Paris, Imprimerie Nationale 1995 La vie astrologique, années trente cinquante, Paris, Trédaniel 1995 Le milieu astrologique, ses membres, ses structures, DESS, Paris VIII 1997 Guide astrologique, Paris, O. Laurens. 1999 Le Texte prophétique en France. Formation et fortune, thèse d’Etat, Paris X 2001 Catalogue alphabétique des textes astrologiques français (CATAF), Site CURA.free.fr 2002 Le Texte prophétique en France. Formation et fortune, Villeneuve d’Ascq, Presses Universitaires du Septentrion 2002 Documents inexploités sur le phénomène Nostradamus; Feyzin, Ed. Ramkat 2002 Le sionisme et ses avatars au tournant du Xxe siècle, préface H. Gabrion, Feyzin, Ed. Ramkat 2002 Audition pour la chaire des « Courants ésotériques dans l’Europe Moderne et Contemporaine », Paris, Ecole Pratique des Hautes Etudes, Ve section.

jeudi 19 juin 2025

Le tétramorphe – une appropriation chrétienne d’une figure cosmique par Patrick Peccatte ·

Le tétramorphe – une appropriation chrétienne d’une figure cosmique par Patrick Peccatte · 2. Une figure cosmique analogue : les quatre ‘signes fixes’ du zodiaque Cette partie résume aussi simplement que possible les recherches contemporaines sur les origines des constructions culturelles que sont les constellations et le zodiaque. Bien qu’elles semblent a priori éloignées du sujet, ces études sont indispensables pour comprendre les caractéristiques cosmiques du tétramorphe et d’autres figures analogues, et pour cela, il a paru nécessaire d’y faire figurer quelques rappels d’astronomie élémentaire. Quelques rappels d’astronomie Une constellation est un groupe d’étoiles sur la sphère céleste auquel on a donné un nom et qui représente vaguement une figure. Les étoiles d’une même constellation n’ont aucun lien physique, elles peuvent être très éloignées les unes des autres et à des distances très différentes de la Terre. Un astérisme est également un groupe d’étoiles représentant une figure, mais il est formé d’une partie seulement d’une constellation ou à partir d’étoiles appartenant à plusieurs constellations. Pour simplifier notre propos, les noms grecs et mésopotamiens des constellations ainsi que leurs noms latins standardisés ont été omis ici, seuls sont mentionnés leurs noms français équivalents. Le zodiaque est une zone de la sphère céleste située de part et d’autre de l’écliptique, le cercle représentant la trajectoire annuelle du Soleil vue depuis la Terre, nommé ainsi parce qu’on y observe les éclipses. C’est la zone où se déplacent la Lune et les cinq planètes connues dans l’Antiquité : Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne. L’astronomie partage le zodiaque en treize constellations de grandeurs très inégales que le Soleil traverse tout au long d’une année, tandis que l’astrologie le découpe en douze signes, c’est-à-dire en douze espaces égaux mesurant chacun 30 degrés. Les douze signes retenus sont : le Bélier, le Taureau, les Gémeaux, le Cancer, le Lion, la Vierge, la Balance, le Scorpion, le Sagittaire, le Capricorne, le Verseau et les Poissons. Chaque signe du zodiaque emprunte son nom à une constellation qui était proche à l’origine, mais la constellation ancienne d’Ophiuchus (ou le Serpentaire), entre le Scorpion et le Sagittaire, pourtant traversée par l’écliptique, n’a pas été retenue comme signe. Lecteur vidéo Media error: Format(s) not supported or source(s) not foundTélécharger le fichier: https://dejavu.hypotheses.org/files/2020/02/zodiaque-13.mp4?_=1 00:00 00:00 Vidéo – Mouvement de la Terre autour du Soleil et positions apparentes du Soleil dans le zodiaque. Adapté de la page Constellations du zodiaque sur le site eduMedia -Sciences La précession des équinoxes est le lent changement de direction de l’axe de rotation de la Terre qui décrit un cône en 26 000 ans environ. Une des conséquences de ce mouvement est que la position des étoiles sur la sphère céleste change lentement au cours des siècles. De ce fait, les signes du zodiaque ne correspondent plus avec les constellations de mêmes noms. Le premier d’entre eux par exemple, le signe du Bélier, marque toujours l’équinoxe de printemps vers le 20 mars alors que la constellation du Bélier est actuellement traversée par le Soleil du 19 avril au 14 mai. Depuis Claude Ptolémée, au 2e siècle de notre ère, on distingue les ‘signes fixes’ du zodiaque situés au milieu des quatre saisons : le Taureau (printemps), le Lion (été), le Scorpion (automne) et le Verseau (homme versant de l’eau ; hiver)1. La coïncidence entre trois de ces ‘signes fixes’ et trois des faces du tétramorphe a donné lieu à de multiples commentaires hasardeux2. La relation entre les ‘signes fixes’ et le tétramorphe est en effet une question complexe qui ne peut se satisfaire d’une simple mise en correspondance. Il est nécessaire de remonter aux origines lointaines des constellations et de la constitution du zodiaque pour la comprendre. Ces études relèvent à la fois de l’histoire de l’astronomie, en interrogeant des textes anciens divers, et de l’archéoastronomie, une discipline relativement récente qui s’appuie notamment sur l’analyse des configurations passées du ciel. Les origines des constellations Au 8e siècle avant notre ère, Homère et Hésiode mentionnent déjà les constellations de La Grande Ourse et d’Orion3. Dans la fameuse description du bouclier d’Achille de l’Iliade, souvent présentée comme l’une des premières représentations circulaires des constellations4, Homère mentionne également les Pléiades et les Hyades, deux astérismes remarquables situés dans la constellation du Taureau5. L’archéologue John Tristan Barnes soutient par ailleurs qu’un vase grec daté de 625 avant notre ère comporte plusieurs représentations de constellations6. La Grèce antique nous a transmis la moitié environ des constellations modernes qui sont attestées chez les astronomes grecs dès le 4e siècle avant notre ère. La plupart d’entre elles remontent à Eudoxe (4e s.) et Aratos (3e s.)7. Ouvrage de référence durant de nombreux siècles, l’Almageste de Ptolémée recense ainsi 48 constellations ; 38 d’entre elles figurent sur l’Atlas Farnèse, la plus ancienne représentation de la sphère céleste qui date de la même époque (2e s. de notre ère)8 : image 30 – L’Atlas Farnèse (détail) – le Verseau, les Poissons, le Bélier et le Taureau dans le zodiaque représenté comme une bande avec en son centre l’écliptique, au-dessus : les constellations de Persée et d’Andromède, au-dessous : la constellation de l’Éridan ; 2e siècle, Musée archéologique national de Naples, Wikimedia Commons, photo Sailko On lit fréquemment que les constellations héritées des Grecs remontent aux civilisations anciennes de la Mésopotamie. En réalité, selon les spécialistes, seules quelques-unes des 48 constellations de l’Almageste proviennent de Babylone et ont été transmises aux Grecs. Ce sont celles du zodiaque et quatre constellations dites para-zodiacales représentant des animaux : l’Hydre, le Corbeau, l’Aigle et le Poisson Austral, proche du Verseau9. Plusieurs autres constellations non zodiacales sont probablement antérieures aux plus anciennes mentions chez les astronomes grecs ; ces derniers en auraient hérité de traditions astrales qui les ont précédées mais qui demeurent largement inconnues10. La chronologie d’apparition des constellations dans le domaine mésopotamien mérite d’être précisée. L’astronome britannique John H. Rogers distingue une première phase qui remonte aux Sumériens, sans doute vers 3200 avant notre ère. Taureaux et lions deviennent très communs dans l’art mésopotamien à partir de cette époque. Un peu plus tard, à partir de 2600 avant notre ère, l’homme versant de l’eau, le scorpion et l’homme-scorpion deviennent à leur tour des motifs courants. Ces premières figurations d’animaux, le taureau, le lion, et le scorpion, sont alors décrites comme des constellations, et avec l’homme versant de l’eau, elles marquent les quatre points cardinaux11. La seconde phase intervient entre 1350 et 1000 avant notre ère avec la dynastie Kassite qui introduit une toute nouvelle tradition pictographique sur des stèles de pierre, nommées kudurrus, qui figuraient des donations. Huit des figures zodiacales peuvent être retrouvées sur ces stèles12. De même, le grand poème babylonien des origines du monde, l’Enuma Elish, que l’on date du 12e siècle avant notre ère, mentionne des créatures engendrées par la divinité Tiamat dont certaines sont hybrides : “Elle créa la vipère, le dragon rouge et le sphynx, le grand lion, le chien enragé, l’homme-scorpion, de furieux démons, l’homme-poisson, le centaure, porteurs d’armes impitoyables et sans peur au combat.”13. Dans le texte de l’Enuma Elish comme sur les kudurrus, seules quelques figures zodiacales peuvent être retrouvées, et l’on est encore très éloigné du zodiaque en tant que système. Pour les périodes suivantes, l’une des sources fondamentales est fournie par la paire de tablettes écrites en cunéiforme dite Mul.Apin qui constituait une sorte de manuel d’astronomie. Le texte de Mul.Apin est daté de 687 avant notre ère, mais il aurait été compilé bien avant, vers 1000 avant notre ère. Par une méthode de datation reposant sur l’analyse de la précession des équinoxes, l’astronome Bradley Shaefer affirme même que la plus ancienne observation rapportée dans ces tablettes remonte à 1370 avant notre ère14. Les tablettes comportent une liste de 71 étoiles et constellations. Hormis certaines figures zodiacales et les quatre constellations para-zodiacales déjà citées, seules trois constellations de cette liste ont été transmises aux Grecs : Orion, Persée et Andromède15. La constitution du zodiaque Au 7e siècle avant notre ère, la plupart des astérismes qui deviendront les constellations zodiacales sont donc attestées dans les textes babyloniens. Ce n’est pas un système zodiacal, mais un ensemble de figures de tailles très inégales, pas encore au nombre de douze, projetées dans le ciel. Les observations les plus anciennes, antérieures au 12e siècle avant notre ère, étaient réalisées par rapport au plan empirique de l’horizon de l’observateur. Le système zodiacal repose par contre sur l’écliptique, c’est-à-dire la ligne qui figure le trajet annuel du soleil sur la sphère céleste. L’élaboration conceptuelle de l’écliptique nécessite des observations rigoureuses et un raisonnement abstrait pour reconnaître que la place occupée par le soleil dans le ciel à un certain moment de l’année est identique à celle que l’on observe quelques mois plus tard en pleine nuit. Elle requiert ensuite des mesures précises de son inclinaison sur le plan de l’équateur, et un découpage mathématique en parties égales pour concevoir le zodiaque. Selon Pline l’Ancien, c’est Anaximandre (vers 550 avant notre ère) qui aurait découvert l’inclinaison de l’écliptique et Cléostrate de Ténédos un peu plus tard qui aurait introduit sa division en douze parties égales. Pour Eudème de Rhodes cité par Théon de Smyrne, c’est par contre Œnopide de Chios (5e s. avant notre ère) qui aurait découvert et mesuré l’inclinaison de l’écliptique, idée qu’il aurait peut-être empruntée à Pythagore. Ces sources, assez tardives puisqu’elles datent du 1e siècle de notre ère, attribuent une grande ancienneté à la conception de l’écliptique chez les Grecs. Elles sont en réalité assez confuses et peu crédibles. Il est certainement trop tôt pour parler d’écliptique au 5e siècle avant notre ère en Grèce. Seules certitudes, Anaximandre avait reconnu le trajet oblique de la Lune et du Soleil par rapport à l’équateur céleste, et, bien plus tard, Eudoxe (vers 370 avant notre ère) connaissait parfaitement le zodiaque à douze signes16. Comme pour les origines des constellations, la constitution du système zodiacal en tant que référentiel reposant sur l’écliptique doit être recherchée dans les civilisations de la Mésopotamie qui l’ont transmis ensuite aux Grecs. L’une des étapes cruciales a été l’abandon du plan empirique de l’horizon comme référentiel des observations. Vers le 12e siècle avant notre ère en effet, les textes astronomiques babyloniens se réfèrent désormais au plan de l’équateur céleste et rapportent les observations à trois séries d’étoiles organisées par ‘chemins’17. On est cependant encore loin de l’écliptique puisque ce dernier est incliné de plus de 23 degrés par rapport à l’équateur céleste. Le texte des tablettes Mul.Apin, vers 700 avant notre ère, marque une nouvelle étape puisqu’il est alors fait mention d’observations par rapport au ‘chemin de la lune’, c’est-à-dire le plan orbital de la Lune qui n’est incliné que de 5° par rapport à l’écliptique. Les positionnements sont alors exprimés par rapport à une série de 32 étoiles proches de ce ‘chemin de la lune’. La faible inclinaison de ce nouveau référentiel par rapport à l’écliptique permet alors de définir une bande du ciel scandée par 17 astérismes de tailles inégales qui renferment ces étoiles de référence. Le texte de Mul.Apin précise que ce n’est pas seulement la Lune mais aussi le Soleil et les planètes qui se meuvent le long de cette bande18. Par la suite, cet ensemble a été réduit à douze constellations en regroupant les astérismes des Pléïades et des Hyades à la constellation du Taureau et en écartant les constellations trop éloignées de l’écliptique comme Orion, Persée et le Cocher. Les douze figures subsistantes ont reçu des positions précises dans le ciel, ainsi que des contours et des dénominations stables. Cette étape cruciale est attestée en 463 ou en 475 avant notre ère selon les spécialistes19. Désormais, les observations ne sont plus rapportées à des groupes d’étoiles, elles se réfèrent à un espace abstrait construit autour de l’écliptique. Le premier zodiaque divisé en douze parties égales est attesté en 419 avant notre ère. Il est subdivisé en 360 unités correspondant approximativement à la progression du soleil dans le ciel durant une journée20. Quelques explications fantaisistes sur le rapport entre le Scorpion zodiacal et l’Aigle du tétramorphe Si trois des ‘signes fixes’ du zodiaque – le Taureau, le Lion, L’Homme versant de l’eau – correspondent à trois des quatre faces des Chérubins bibliques, la discordance entre le Scorpion et l’Aigle du tétramorphe a suscité plusieurs interprétations plus ou moins farfelues. Les ‘explications’ concernant ce hiatus Scorpion/Aigle reposent fréquemment sur des arguments spécieux à propos des origines des deux constellations et de leurs relations. Pour Michel Fromaget, par exemple, le Scorpion était autrefois nommée constellation de l’Aigle21. Cette allégation formulée avec aplomb et sans références est évidemment totalement extravagante. Comme on l’a rappelé plus haut, le Scorpion et l’Aigle figurent l’une comme l’autre parmi les plus anciennes constellations, et elles n’ont jamais été confondues ; l’une deviendra zodiacale, l’autre ne l’a jamais été puisqu’elle est située loin de l’écliptique. Dans un article de l’Encyclopaedia Universalis, l’historien et astrologue Jacques Halbronn quant à lui suggère carrément une reconstruction de l’histoire en déplorant que l’astrologie se soit alignée sur l’astronomie : “le Scorpion n’a pas été initialement inscrit dans le schéma astrologique. Il fut mis en place à un stade antérieur en tant que constellation et, d’ailleurs, la disposition des étoiles évoque assez bien cet animal, et notamment sa queue venimeuse. Deux signes auraient dû le remplacer : la Balance et l’Aigle. Pour ce qui est de l’Aigle, les astrologues ne purent aboutir, en raison de l’habitude bien ancrée de désigner cette région du ciel sous le nom de Scorpion. Au contraire, c’est le Scorpion qui va s’intégrer au symbolisme astrologique et évincer l’Aigle.”22. Dans un ouvrage aussi sérieux que l’Universalis, une telle argumentation controuvée relevant de principes obscurs est pour le moins surprenante. L’historienne de l’art polonaise Zofia Ameisenowa, citant le philologue et historien de l’astronomie Franz Boll, propose en 1949 un détour curieux par la constellation Pégase. Elle mentionne les signes zodiacaux des quatre points cardinaux, le Taureau, le Lion, l’homme du Verseau et “l’Aigle, l’étoile la plus brillante de la constellation Pégase (changée à une période inconnue pour le sinistre Scorpion)”23. Or la constellation Pégase n’est absolument pas dans la région du Scorpion puisqu’elle côtoie les Poissons et le Verseau. Qui plus est, toutes ses étoiles les plus brillantes possèdent des noms – d’origine arabe comme c’est très souvent le cas – qui se rapportent au cheval Pégase, aucune n’évoque un aigle. En 1795, l’érudit Charles-François Dupuis publie son Origine de tous les cultes, un ouvrage qui eût une grande renommée dans lequel il tente de démontrer l’origine astrale de toutes les religions. Il y soutient notamment que l’Aigle s’est substitué au Scorpion, signe redouté pour sa terrible influence supposée, parce que c’est un paranatellon de ce dernier [un paranatellon est une étoile ou une constellation qui se lève au moment où le soleil entre dans l’un des signes du zodiaque]24. Dupuis est aussi à l’origine d’une autre ‘explication’ qui fait appel aux “quatre étoiles royales de la Perse”. Selon cette conjecture, dans la Perse ancienne, quatre étoiles remarquables gardaient le ciel en marquant les équinoxes et solstices, c’est-à-dire les changements des saisons : Aldébaran dans la constellation du Taureau, Régulus dans le Lion, Antarès dans le Scorpion, et Fomalhaut dans le Poisson austral, au sud du Verseau. Ces étoiles sont brillantes et faciles à repérer, mais comme Fomalhaut, très au sud, n’est pas toujours visible, on lui aurait préféré Altaïr, l’étoile la plus brillante de l’Aigle25. La première difficulté de cette conjecture est évidente ; l’Aigle se substituerait alors au Verseau et non au Scorpion. Mais surtout, la construction séduisante des “étoiles royales de la Perse” s’est révélée être une fable comme l’a démontré l’astronome George A. Davis Jr.26. Elle provient d’une interprétation erronée par Jean Sylvain Bailly, dans son Histoire de l’Astronomie (1775), de la première traduction de l’Avesta, texte sacré du mazdéisme. Pour que les étoiles mentionnées marquent les solstices et équinoxes, on doit se projeter très loin dans le passé en vertu de la précession des équinoxes. L’erreur a ensuite été largement enjolivée par Dupuis à qui l’on doit la “dénomination pompeuse d’étoiles royales” [sic]27. La légende sera reprise de bonne foi et popularisée par de nombreux vulgarisateurs, notamment par François Arago et Camille Flammarion. Elle repose sur l’hypothèse fantaisiste que l’astronomie existait en Perse à une époque aussi reculée que 3000 ans avant notre ère alors même que l’on ne sait rien des Perses avant le 10e siècle avant notre ère28. Pour terminer, mentionnons encore une interprétation d’un tout autre ordre. Les commentaires symboliques associent parfois le Scorpion à d’autres animaux capables de muer, comme le serpent. Cette capacité de renouvellement a permis aussi d’y associer le mythique phénix, et l’aigle que l’on dit également doté du pouvoir de se régénérer et de rajeunir29. D’un point de vue symbolique, en somme, le Scorpion aurait tout aussi bien pu s’appeler Serpent, Phénix, ou Aigle, si ces noms de constellations n’avaient pas déjà été pris… Deux figures cosmiques analogues mais bien distinctes Les tentatives pour expliquer l’Aigle du tétramorphe à partir du Scorpion zodiacal (ou inversement) sont vaines. La raison en est évidente. Ézéchiel a vécu au 6e siècle avant notre ère, et l’origine des faces des Chérubins dans sa vision est à rechercher dans les figurations d’animaux hybrides à Babylone où il a été déporté. À cette époque, le zodiaque n’existait pas. Par contre, les constellations qui deviendront zodiacales, ainsi que l’Aigle, sont présentes depuis longtemps déjà dans les représentations babyloniennes du ciel. Leurs noms et descriptions sont en relation avec les figurations de divinités diverses, attestées dans différents écrits et sur des stèles et monuments. La structuration progressive du zodiaque et la vision d’Ézéchiel transcrite dans la Bible sont des processus culturels totalement indépendants bien qu’ils procèdent de sources similaires. Les faces des Chérubins n’ont rien à voir avec le système zodiacal. Mais, par l’intermédiaire des statues qui gardaient les temples mésopotamiens et peut-être les symboles figurant sur les stèles-frontières babyloniennes30, ces quatre faces ont très probablement un rapport avec trois des constellations qui formeront le zodiaque au terme d’une évolution historique difficile à préciser, et avec une autre constellation extra-zodiacale majeure, l’Aigle – ce qui n’est pas du tout la même chose qu’une relation immédiate avec le système zodiacal tel que nous le connaissons. Pour le dire autrement, les quatre composantes de la vision d’Ézéchiel sont vraisemblablement en corrélation avec l’organisation figurative du ciel sous la forme d’astérismes apparus dans le même contexte culturel babylonien bien avant l’émergence du zodiaque. La vision des Chérubins chez Ézéchiel est une vision cosmique grandiose qui s’appuie sur une quadripartition symbolique et figurative du cosmos. Entre le tétramorphe et les quatre ‘signes fixes’ du zodiaque, il n’existe pas de correspondance exacte ni aucune solution de continuité historique, à travers par exemple une explication ou un ‘chaînon manquant’ qui nous aurait échappé ; ce sont des figures cosmiques analogues mais bien distinctes. À l’issue de cette analyse, nous pouvons préciser maintenant cette notion que nous retrouverons. Une figure cosmique analogue au tétramorphe, c’est : un ensemble de figurations, décrites dans des textes ou représentées en images, qui sont organisées comme un tout cohérent, comme une structure ; la structure possède un caractère cosmique fort ; trois composantes figuratives au minimum de la structure sont semblables à celles du tétramorphe (homme, lion, taureau, aigle) ; il n’existe aucune relation historique directe, aucune influence mutuelle attestée entre le tétramorphe et la structure en question ; l’analogie évoquée demeure formelle. Selon cette terminologie, les quatre ‘signes fixes’ du zodiaque forment une figure cosmique analogue au tétramorphe. On peut définir aussi une ‘version forte’ d’une telle structure où les composantes figuratives correspondent manifestement à des constellations remarquables attestées depuis l’Antiquité ; dans ce cas, le modèle cosmique formé par les constellations doit être historiquement et culturellement vraisemblable. Le zodiaque est bien sûr le prototype d’une figure cosmique en ‘version forte’. Nous aurons l’occasion de rencontrer d’autres figures cosmiques analogues en ‘version faible’, c’est-à-dire pour lesquelles on ne peut pas soutenir la vraisemblance d’une relation historique et culturelle avec un modèle antérieur formé par des constellations. [sommaire] Plus exactement, Ptolémée qualifiait ces signes de “solides”, cf. Claude Ptolémée, La Tétrabible ou Les quatre livres des jugements des astres, traduit par Nicolas Bourdin, L’Arbre d’Or, Genève, octobre 2006, p. 35. Voir aussi : Germaine Aujac, Claude Ptolémée. Astronome, astrologue, géographe. Connaissance et représentation du monde habité. Paris : éditions du Comité des Travaux Historiques et Scientifiques (C.T.H.S.). Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, 1993, p. 82. [↩] Deux exemples suffiront. Dans un livre consacré aux origines du zodiaque, Rupert Gleadow justifie le découpage du zodiaque en douze parties par la théorie des archétypes de Jung, et il estime que l’Aigle du tétramorphe à la place du Scorpion zodiacal pourrait représenter “l’aspect supérieur de cette constellation calomniée”, cf. Rupert Gleadow, Les origines du zodiaque, Stock, 1971, p. 26 et p. 148. Et dans l’ouvrage de Michel Fromaget que nous avons déjà mentionné, la parenté entre les quatre Vivants et les figures du zodiaque est évoquée uniquement à travers la vision ésotérique qu’en donne l’occultiste Rudolf Steiner, cf. Michel Fromaget, op. cit., pp. 101-102. [↩] Roslyn M. Frank, The origins of Western constellations, in Clive L.N. Ruggles (ed.), Handbook of Archaeoastronomy and Ethnoastronomy, New York, Springer Verlag, 2015, p. 151 ; voir aussi : John H. Rogers, Origins of the ancient constellations. I. The Mesopotamian traditions, Journal of the British Astronomical Association, vol.108, no.1, pp. 9-28, February 1998 ; II. The Mediterranean traditions, Journal of the British Astronomical Association, vol.108, no.2, pp. 79-89, April 1998. [↩] Angélique Ferrand, Du Zodiaque et des hommes. Temps, espace, éternité dans les édifices de culte entre le IVe et le XIIIe siècle, Thèse, Université de Bourgogne Franche-Comté, 2017, p. 246. [↩] “Et [Héphæstos] fit d’abord un bouclier grand et solide, aux ornements variés, avec un contour triple et resplendissant et une attache d’argent. Et il mit cinq bandes au bouclier, et il y traça, dans son intelligence, une multitude d’images. Il y représenta la terre et l’Ouranos, et la mer, et l’infatigable Hélios, et l’orbe enflé de Séléné, et tous les astres dont l’Ouranos est couronné : les Pléiades, les Hyades, la force d’Orion, et l’Ourse, qu’on nomme aussi le Chariot qui se tourne sans cesse vers Orion, et qui, seule, ne tombe point dans les eaux de l’Okéanos.” Iliade, chant XVIII, traduction de Leconte de Lisle. Voir aussi : Sylvie Vilatte, Art et polis : le bouclier d’Achille, in : Dialogues d’histoire ancienne, vol. 14, 1988. pp. 89-107. [↩] John Tristan Barnes, Asteras Eipein: An Archaic View of the Constellations from Halai, Hesperia – The Journal of the American School of Classical Studies at Athens, Volume 83, 2014. [↩] Roslyn M. Frank, art. cit., p. 148 ; John H. Rogers, art. cit. II, p. 4. [↩] Bradley E. Schaefer, The epoch of the constellations on the Farnese Atlas and their origins in Hipparchus’s lost catalogue, Journal for the History of Astronomy, Vol. 36, Part 2, No. 123, 2005, pp. 167-196. [↩] Roslyn M. Frank, art. cit., pp. 150 et 156 ; John H. Rogers, art. cit. I, p. 25 [↩] Roslyn M. Frank, art. cit., p. 151 et 154. [↩] John H. Rogers, art. cit. I, p. 10 et p. 24 [↩] John H. Rogers, art. cit. I, pp. 11-15. [↩] Paul Garelli et Marcel Leibovicci, La naissance du monde selon Akkad. In Sources orientales. Tome 1, La naissance du monde. Paris : Éditions du Seuil, 1959, p. 136 ; voir aussi John H. Rogers, art. cit. I, p. 15. [↩] Voir la page de Bradley Shaefer, Louisiana State University, Department of Physics and Astronomy. Par calcul de la précession des équinoxes, l’analyse des positions d’étoiles relevées dans des textes anciens peut permettre de retrouver la date des observations. [↩] John H. Rogers, art. cit. I, p. 21 [↩] D’après Bartel Leendert van der Waerden, History of the Zodiac, Archiv für Orientforschung, Volume 16, 1953, p. 216. Cette étude pourtant assez ancienne, que l’on doit à un mathématicien éminent, demeure incontournable. [↩] Roland Laffitte, Naissance et diffusion du zodiaque mésopotamien, in Étoiles dans la nuit des temps, Paris : L’Harmattan, collection Eurasie n° 18, 2008, p. 115 ; John H. Rogers, art. cit. I, p. 16 sq. [↩] Voir : Roland Laffitte, art. cit., p. 116 ; B. L. van der Waerden, art. cit., pp. 218-219 ; John H. Rogers, art. cit. I, pp. 17-18. [↩] Respectivement selon Roland Laffitte, art. cit., p. 163 et John H. Rogers, art. cit. I, p. 23. [↩] B. L. van der Waerden, art. cit., pp. 220. [↩] Michel Fromaget, op. cit., p. 102 [↩] Jacques Halbronn, article Astrologie, section L’Aigle et le Scorpion, Encyclopaedia Universalis, 2002. [↩] Zofia Ameisenowa, Animal-Headed Gods, Evangelists, Saints and Righteous Men, London : Journal of the Warburg and Courtauld Institutes, Vol. 12 (1949), p. 36. [↩] Charles-François Dupuis, Origine de tous les cultes, ou Religion universelle, Paris : À la librairie historique d’Émile Babeuf, 1822 (réédition de 1795), p. 152 sq., Gallica-BnF [↩] John H. Rogers, art. cit. I, p. 24. [↩] George A. Davis Jr., The so-called royal stars of Persia, Popular Astronomy, Vol. 53, p. 149 sq., April 1945. [↩] Charles-François Dupuis, op. cit., pp. 257-259. [↩] George A. Davis Jr., art., cit., p. 152. [↩] Voir par exemple L’aigle : roi des cieux sur Bestiaire – les animaux au Moyen Âge (projet dirigé par Emanuele Arioli), et l’article Scorpio (astrology) sur Wikipedia/En. [↩] “Nous pouvons laisser ouverte la question de savoir si les symboles figurant sur les bornes-frontières babyloniennes [kudurrus] représentent des constellations ou si elles représentent des dieux qui ont été transférés ensuite dans le ciel.” B. L. van der Waerden, art. cit., p. 226. [↩]

lundi 16 juin 2025

jacques halbronn Astrologie Septénale. La sensibilité gaulliste de Macron. Le temps Hessed 1958 -1965, 2017, 2024/ L'alternance

jacques halbronn Astrologie Septénale. La sensibilité gaulliste de Macron. Le temps Hessed 1958 -1965, 2017, 2024/ L'alternance En juillet 2024, alors que Saturne était en phase Hessed, alors que Macron, en décrétant la dissolution de l'Assemblée Nationale redonnait la parole au "peuple" en tant qu'ensemble, il s'agissait de passer dans un registre quantitatif. De fait, pendant la moitié du temps, c'est bien ce critère là qui doit compter, trancher. Mais cela n'a qu'un temps car cela doit forcément alterner avec un autre critère, celui d'une assemblée composée de personnalités et non celui de statistiques, de sondages. Deux vérités, légitimités sont donc en présence. Mais la dissolution de l'Assemblée n'était-elle pas un coup porté à une certaine élite, classe? Deux systémes, cultures, sont donc bien là en présence, face à face. Pour certains, la vérité est ce qui émane du peuple, de chacun de ses membres anonymes qui en serait le dépositaire. Pour d'autres, en revanche, la vérité est l'apanage, le privilége des plus "Sages".https://www.les-philosophes.fr/la-republique-de-platon.html Il revient à ce petit nombre de protéger la Cité de l'erreur, de la corruption (cf Livre de la Genése au sujet du petit nombre de Justes qui aurait permis d'épargner Sodome). Selon l'Astrologie Septénale, les temps changent,et ce qui faisait référence en un certain temps ne le fait plus à un autre (cf Livre de l'Ecclésiaste), ce n'est plus le même Zeitgeist qui a le dessus. C'est prévu, organisé ainsi selon le "système", la "matrice" (cf le film des frères/soeurs Warshowski, 1999). L'astrologie serait-elle la vraie Matrice? Nous ne sommes pas loin de le penser/ La question qui se pose est la suivante: est ce que nous évoluons selon les phases ou bien est ce que nous sommes liés à une certaine phase et à sa cyclicité, son retour? Il semble bien, au prisme de nos recherches, que nous serions dès notre naissance de type "Hessed" (bas de gamme) ou de type "Din" ( haut de gamme) mais pour une raison ou pour une autre, il se peut que nous soyons influencés par des valeurs aliénantes, L'élection de Macron s'est préparée en 2016, quand Saturne était en phase Hessed , il y restera jusqu'à la fin de 2017. Et en 2024, sept ans après, Macron s'inscrira dans le même contexte astral. Il serait donc de sensibilité Hessed, ce qui explique son appartenance à la mouvance socialiste. Ce qui montre l'erreur du quinquennat. En 2024, on a corrigé le tir, en retrouvant, en quelque sorte, l'intervalle de 7 ans. En 2018, au lendemain de l'élection à la présidence de la République de 2017, Macron va entrer- comme tout le monde - dans une phase DIN. C'est un moment de crise, de doute, comme on l'a exposé plus tôt, les excés de la phase Hessed qui avaient permis à Macron de l'emporter en bousculant les hiérarchies et cénacles politiciens - ce qui aura conduit Macron à la dissolution de l'Assemblée nationale, autre façon de déstabiliser la classe politique de type DIN, seront à expier d'une façon ou d'une autre. Ce qui s'est passé en 2018, il y a 7ans, devrait nous mettre sur la voie de ce qui se produira dans les mois qui viennent. Revenons donc sur l'Affaire Benalla lequel avait bénéficié de passe-droits. Web "A 31 ans, Alexandre Benalla a associé son patronyme à l'affaire la plus embarrassante du premier quinquennat Macron, dont les répliques ont enrayé la bonne marche du pouvoir.. Après avoir accompagné un temps Martine Aubry, M. Benalla travaille brièvement pour Arnaud Montebourg, alors ministre du Redressement productif: "Je m'en suis séparé au bout d'une semaine après une faute professionnelle d'une première gravité: il avait provoqué un accident de voiture en ma présence et voulait prendre la fuite", avait-il raconté. M. Benalla débarque en macronie début juillet 2016, recruté par Ludovic Chaker, alors secrétaire général d'En Marche. D'abord bénévole, il est embauché à l'automne par le mouvement pour assurer la sécurité d'Emmanuel Macron et devient rapidement une figure connue et appréciée du premier cercle du candidat. "Il a été repéré comme quelqu'un qui réglait les problèmes pratico-pratiques de manière très efficace. Il pense à tout, c'est le couteau suisse", témoigne un pilier de la campagne. "Il était là tout le temps. Il venait ouvrir le bureau à 6H30 si personne n'avait pris le +slot+ de la permanence de sécurité. C'est lui qui faisait la nuit si personne d'autre ne le faisait", abonde un autre. En campagne, dans certaines situations tendues comme à l'usine Whirlpool d'Amiens, M. Benalla est aussi celui qui dit au candidat "c'est possible" quand les policiers chargés de la protection de M. Macron renâclent. En cela, le chef de l'Etat lui restera reconnaissant: "Quoiqu'il advienne dans cette affaire, je n'ai pas à oublier cet engagement", lance M. Macron quand le scandale éclate. - "Gadgets" - Récompensé par un poste de chargé de mission à la chefferie de cabinet, dédié aux déplacements du président, M. Benalla s'immisce dans les failles du système: "il voulait tous les gadgets", soupire un conseiller du Palais. Passeports diplomatiques, badge d'accès à l'hémicycle de l'Assemblée, voiture de fonction... Réserviste dans la gendarmerie dans l'Eure, où il officia aux côtés du futur ministre des Armées Sébastien Lecornu, il obtient aussi en 2017 le grade élevé de lieutenant-colonel. Et un port d'arme lui est alloué, malgré un premier refus du ministère de l'Intérieur. Il cultive, avec Vincent Crase, un ami de dix ans, lui aussi employé à la sécurité de la campagne et salarié d'En Marche, des amitiés troubles, comme avec l'homme d'affaires Alexandre Djouhri. Jusqu'à être soupçonné d'avoir conclu en juin 2018 un juteux contrat de protection pour la famille d'un sulfureux oligarque russe. Un "deal" désormais au coeur d'une enquête du Parquet national financier. Sa chute a commencé lorsqu'il a été identifié dans une vidéo, filmée lors des défilés du 1er mai 2018 et diffusée par Le Monde en juillet. Il y est identifié en train de violenter un manifestant." 2018 -2025: il y a réitération septénale alors qu'au bout de 3 ans et demi, il y a contrepied, choc en retour Passage de la croix des saison (équinoxes/solstices) à la croix des étoiles fixes royales. Il y a 60 ans, De Gaulle était réélu pour un nouveau mandat. Saturne était en poissons et 7 ans plus tôt, il était en sagittaire. Il rappelait en 1965 " il s'agit d'éviter que l'État soit à la disposition des partis" Le suffrage universel (imposé en 1962 pour l'élection du président de la République) est un instrument pour soumettre les politiciens à la volonté populaire. Mais en 1969, trois ans plus tard, De Gaulle va devoir partir à la suite d'un référendum - véritable suicide politique. Saturne est passé en Bélier, en phase DIN tout comme il était passe en 1961 en capricorne.. web " Le 27 avril 1969, les Français rejettent le référendum sur la régionalisation et la « rénovation » du Sénat. Désavoué, Charles de Gaulle quitte ses fonctions de président de la République, comme il s’y était engagé. L'arrivée d'une nouvelle phase DIN devrait conduire Macron soit à la démission, à l'instar du général De Gaulle, soit à un compromis historique avec les leaders. Il importe de respecter la dialectique cyclique (cf notre récent texte sur Barbault sur ce thème). Cela implique de faire alterner des périodes où l'on se met en tort et celles où ce sont les autres qui sont sur la sellette. Offensives et contre- offensives. Si vis pacem, para bellum. JHB 16 06 25