Etudes de Critique biblique, astrologique nostradamiquej et linguistique.
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lundi 6 mai 2024
jacques halbronn Réflexions autour de l'Astrologie devant la Science de Michel Gauquelin; La naissance comme épiphénoméne
jacques halbronn Réflexions autour de L'Astrologie devant la Science de Michel Gauquelin (Ed Planète c 1964) La naissance comme épiphénoméne;
Dans nos études accompagnant les Personnalités planétaires, ouvrage paru au lendemain de son décés (1991) nous déplorions une insuffisance de l'auteur quant à l'explicitation de ses résultats, ce qui aura probablement nui à leur réception. En 1986,nous avions tenté de contribuer à une telle attente ( La pensée astrologique, préambule à la réédion de l'Histoire de l'Astrologie de Serge Hutin. Ed Artefact) mais ce n'est que récemment que nous pensons être parvenus à élaborer un modéle viable pemettant de décrire de façon plausible les statistiques proposées en 1955 dans son "Influence des astres" (Ed du Dauphin). Selon nous, la connexion de telle planéte avec le moment de naissance est un épiphénoméne, c'est à dire la conséquence d'une pratique nullement axée sur le dit moment pour des raisons aisées à comprendre vu que ce moment là est à l'évidence difficile à controler.
D'un point de vue anthropologique, si l'on admet que des sociétés marquées par un division du travail, ont pu souhaiter se connecter, selon leurs diverses spécialisations, à des planétes visibles à l'oeil nu, comme Mars, Jupiter et Saturne, c'était dans le cadre d'une astrologie d'élection et non d'une astrologie généthliaque, natale;
Sur le web
"L'astrologie élective est une branche spécifique de l'astrologie, et l'une des plus anciennes. Il s'agit de choisir (élire) un moment auspicieux, en prenant en compte divers facteurs"
Autrement dit, chaque groupe se référant à une planéte donnée,devait déterminer son agenda quotidien par rapport au passage de celle-ci au niveau de l'axe d'horizon et de l'axe du méridien, la journée étant découpée ipso facto en 4 parts égales de 6 heures. Cela signifie qu'au cours de la vie de la dite population, à plusieurs reprises, la connexion aura été actée. En ce sens, Gauquelin aurait du s'attaquer à une certaine cyclicité et certainement pas seulement à l'heure de naissance, montrant ainsi que certains événements dans la vie du sujet coincidaient avec le passage de la planéte considérée sur les axes horizon- méridien. Cette astrologie élective, limitée au mouvement diurne quotidien, était bien plus opérationnelle que celle du moment de naissance exigeant des archives, dans la mesure où on allait du futur vers le passé
A la page 106, l'auteur écrit " Chaque jour, il naissait un grand nombre d'enfants auxquels il fallait attribuer un futur différent, les planétes et étoiles face au zodiaque n'y suffisaient pas. Alors, les astrologues s'attachèrent à l'heure de naissance en elle -même" Nous ne partageons nullement une telle projection car pour nous, il aura existé une proto-astrologie articulée sur le seul mouvement diurne, dans l'ignorance des révolutions sidérales des planètes, celle justement exhumée par les travaux de Gauquelin; Ce n'est que par la suite que l'astrologie put compter sur ces nouvelles données astronomiques à savoir le parcours des planétes sur l'écliptique, ce qui donnera naissance à une nouvelle ère marquée par un rapport à une autre échelle que celle du mouvement diurne;
JHB 05 05 24
dimanche 6 février 2022
Jacques Halbronn Gauquelin, une astrologie faite par les hommes et non par les dieux.
Bulletin de la BURA (Bibliothèque Universitaire de Recherche Astrologique)
Gauquelin, une astrologie faite par les hommes et non par les dieux . Edition augmentée
Jacques Halbronn
L’astrologie mise en évidence par les recherches statistiques de Gauquelin correspond à une astronomie primitive, n’exigeant pas la connaissance des cycles planétaires et dépendant de l’heure de naissance, donnée également assez basique liée au passage sur l’horizon et non sur les axes équinoxiaux/solsticiaux. Nous avons largement commenté ce type d’astrologie en 1986 (« La pensée astrologique » in l’Etrange Histoire de l’astrologie avec Serge Hutin, Ed Artefact) et exposé de quelle façon les sociétés humaines avaient pu instrumentaliser certaines planétes, notamment Mars, jupiter et Saturne (voir aussi notre postface aux Personnalités planétaires, Ed La Grande Conjonction-Guy Trédaniel, 1992)
Une telle astrologie ne saurait en aucune façon être confondue avec une astrologie axée sur les cycles planétaires appréhendés sur l’écliptique et qui, elle, reléve de ce qu’on appelle l’astrologie « mondiale » (Mundane Astrology). Nous avons présenté nos travaux, notamment en 1994 dans l’Astrologie selon Saturne. Ed La Grande Conjonction et en 1993 dans la nouvelle édition de Clefs pour l’Astrologie. Ed Seghers.
L’astrologie de Gauquelin s’articule sur une typologie, ce qui exige de distribuer les planétes connues de l’Antiquité entre un certain nombre de castes (cf Dumézil et la triade). On dira que c’est une astrologie spatiale, horizontale (c’est le cas de le dire) alors que l’autre astrologie serait plus dans la verticalité et le Temps. Ce qui n’exige pas le même nombre de facteurs planétaires. Selon nous, cette astrologie n’aurait besoin que de Saturne dont le cycle peut être divisé en 4 phases de 7 ans, en rapport avec les axes équinoxiaux et solsticiaux et sur un autre plan de Jupiter, avec un cycle de 12 ans, depuis la naissance de la personne alors que le cycle de Saturne serait universel et impacterait les populations de façon synchronique. Cela correspond donc à trois registres bien différents : outre la répartition typologique, à caractère socio-professionnel, nous avons avec Jupiter une astrologie des chefs et avec Saturne une astrologie du peuple, la première étant bien plus individuelle que la seconde. Cette astrologie là serait l’œuvre des dieux et non pas des hommes et exigerait une bio-technologie supérieure, hors de portée de notre Humanité. Ces dieux correspondent à un autre type de divinité, qui n’est pas assimilable à la Nature (Deus sive Natura de Spinoza) mais qui n’est pas non plus à la portée de notre humanité laquelle est censée être conduite par les »jupitériens » dotés de pouvoirs supérieurs, qui sont les gardiens de notre Humanité, devant la protéger contre le « Mal » c’est-à-dire la sclérose, la routine. D’où des rapports complexes entre l’élite jupitérienne et le « peuple »/
Rappelons que pour nous, le peuple passe alternativement par un état équinoxial et un état solsticial, ce qui correspond à une désactivation et à une réactivation des aires mémorielles du cerveau.
En ce qui concerne l’astrologie de Gauquelin, il est clair qu’elle est l’œuvre de guides jupitériens étant parvenus à imposer un certain mode de fonctionnement à certaines sociétés antiques. Mais il semble bien que ce fonctionnement ait perduré et que l’on ne soit pas parvenu à le déconstruire jusqu’à présent bien qu’il ait existé toutes sortes de régimes politiques ayant proposé d’autres modes d’organisation sociale. Il semble donc que cette astrologie de Gauquelin correspond à un troisiéme stade; qui est celui du religieux sachant que l'organisation sociale est souvent articulée sur une dimension religieuse. On pense aux ères précessionnelles (cf notre ouvrage collectif Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau, Paris, Albatros-Autre Monde, 1979)
En ce qui concerne les réactions des astronomes aux travaux de Gauquelin, on lira "L'Astrologie est-elle une imposture?" de Daniel Kunth et Philippe Zarka (Ed CNRS 2018, pp 138 et seq) On y reléve un biais de sélection voire de publication dans les statistiques de Michel Gauquelin/ Mais, les auteurs en question ne sont ils pas eux même victimes d'une certaine posture idéologique?
Nous pensons que l'astrologie ne se conçoit que comme une création, une fabrication. Si c'est l'oeuvre d'une communauté ne maitrisant pas un certain niveau de biotechnologie, on peut parler d'imposture comme le font ces auteurs. En revanche, si c'est l'oeuvre d'une technoscience très avancée, bien au delà de ce que notre Humanité a pu ou peut accomplir, ce serait un mauvais procès. En effet, sur le plan technique, l'on peut très bien attribuer telle fonction, telle couleur à tel vecteur, En fait, nos auteurs refusent de se trouver en face d'un savoir "transcendantal". Ils veulent absolument que le Cosmos appartienne à la Nature. On serait donc en présence d'un débat théologico-scientifique avec des biais particuliers.
JHB 06 02 22
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