Etudes de Critique biblique, astrologique nostradamiquej et linguistique.
samedi 10 octobre 2026
jacques halbronn Etudes nostradamologiques. Etat de la recherche il y a un quart de siècle à la veille de ses deux thèses sur le sujet.(1999 et 2007 et de la publication de ses Documents inexploités (2002)
jacques halbronn Etudes nostradamologiques. Etat de la recherche il y a un quart de siècle à la veille de ses deux thèses sur le sujet.(1999 et 2007 et de la publication de ses Documents inexploités (2002)
Dans « Nostradamus traducteur traduit » (1999), actes d’un colloque de traductologie, nous trouvons diverses communications qui sont l’occasion de quelques mises au point. On commencera avec celle de M. Chomarat « Un chainon manquant dans l’oeuvre de Nostradamus: l’édition de 1558 des Prophéties. Chomarat continuait à croire à l’existence d’éditions centuriques pour les années 1555-1558. Il note (p. 71) « la suppression de trois quatrains : le quatrain non chiffré en latin et les quatrain 41 et 42 de la VIIe centurie » si l’on compare les exemplaires des bibliothèques de Budapest et d’Utrecht. Pourtant, en 1997, Chomarat avait eu l’occasion (Colloque Prophétes et prophéties) d’entendre notre exposé consacré à l’absence de certains quatrains alors qu’il s’agissait , tout au contraire, d’une addition comme d’ailleurs pour les centuries terminales, la IVe et la VIIe qui sont dites « incomplétes » alors qu’au contraire, elles consistaient en des ajouts. car on voit mal une première édition avec des centuries ne comportant pas 100 quatrains chacune! Mais Chomarat s’attaque à la question du second volet,en 3 centuries (cette fois sans addition), censée parue en 1568 avec une Epitre à Henri II (mort en tournois en 1559) Chomarat semble ignorer qu’il a existé une première épitre à Henri ii en tête des Présages Merveilleux, dont une partie est reproduite dans le Testament de Nostradamus, par Daniel Ruzo (Ed du Rocher, 1982) et que nous reproduirons en 2002. Nous avons montré que le second volet avait d’abord eté introduit par une Epitre de Nostradamus au pape Pie IV (cf notre étude de 1991 dans la revue RHR) laquelle pose le probléme des traductions italiennes faisant l’objet de la communication de Mirella Conenna et Anna Firenze. Mais il ne semble pas que la traduction italienne de l’Epitre au pape y ait été abordée laquelle se référe à l’année 1567, naissance selon Nostradamus d’un Antéchrist. On ne trouve dans cet ensemble de mention de l’Epitre du 20 juillet 1562, de Salon de Craux en Provence, figurant en tâte de l’almanach pour l’an de grâce 1563 adressée à Fabrizio de Serbelloni, chargé de la gouvernance de la ville d’Avignon, territoire papal, laquelle épitre figure à la fois en italien et en français (cf la réimpression de 1905, Mariebourg., pp. 12 et seq)
Quid de la Paraphrase de C. Galen sur l’exhortation de Mendodote (…) traduit du latin en françois par Michel Nostradamus », qui serait parue à Lyon chez Antoine du Rosne, le libraire qui aurait fait paraitre les éditions « incomplétes » à 7 centuries, sujet abordé par Jacqueline Allemand « D’horapollon à Galen » !
Patrice Guinard nous fournit les pages de titre des éditions du Rosne et de la Pronostication pour 1555 chez Jean Brotot en commentant ainsi sans se rendre compte que la vignette « Du Rosne » est prise d’une édition pirate d’un almanach de Nostramaus si ce n’est que ce sont les Prognostications et non les Almanachs qui comportaient une telle vignette (cf Chomarat Bibliographie Nostradamus, Baden Baden 1989) Manuel Sanchez nous fournit une traduction espagnole moderne de cette contrefaçon avec la vignette identique aux éditions Antoine du Rosne sans la signaler comme telle.
Almanaque para 1563 de Nostradamus
by Manuel Sanchez
Synopsis
El Almanaque para 1563, es uno de los últimos trabajos de Nostradamus en forma de almanaque anual. En el encontraremos a un Nostradamus conocedor y aplicador de las ciencias prohibidas en aquel tiempo. En resumen, un texto único que no debe perderse todo aquel que quiera conocer la auténtica figura del profeta francés.
Esta traducción ha sido realizada meticulosamente desde el ejemplar original, Almanach pour l’an 1563, editado por Barbe Regnault, conservando y respetando al máximo posible la estructura del mismo así como su contenido, para hacerlo llegar desde 1563 a las manos del lector del siglo XXI.
Guinard ;
« La vignette des Prophéties (1555) est propre aux ouvrages de Nostradamus. Elle s’inspire de la Prognostication nouvelle pour l’an 1555, mais sans l’encadrement zodiacal. On la retrouve en 1557 dans la Paraphrase de Galien et dans l’édition Antoine du Rosne des Prophéties (copie de la bibliothèque d’Utrecht). « Guinard a raison certes de relever les similitudes mais il n’envisage pas que cela date des années 1580! Ce sont les faussaires qui auront cru que cet almanach était authentique, sans se douter qu’il y avait existé des faussaires avant eux! C’est là une bévue fatale qui discrédite ipso facto toute la série des éditions comportant la dite vignette 1555-1557/
jacques halbronn Etudes nostradamologiques. Etat de la recherche il y a un quart de siècle à la veille de ses deux thèses sur le sujet.(1999 et 2007°et de la publication de ses Documents inexploités (2002) dans NOSTRADAMUS 511-1555 511-57GA dans NOSTRADAMUS 511-57UT
almanaque-para-1563-de-nostradamus-1
NB Les photos des documents signalé figurent sur le site NOFIM pour la même article
JHB 10 10 26
jacques halbronn La vie astrologique. Un congrès est-il une succession, un patchwork de « conférences » et de conférenciers?
jacques halbronn La vie astrologique. Un congrès est-il une succession, un patchwork de « conférences » et de conférenciers?
La question des congrès aura été l’image de marque du MAU (Mouvement Astrologique Universitaire) depuis 1974 et en 2004, nous avons célébré le trentième anniversaire de nos activités . Par la suite, le MAU aura fait l’objet d’imitations. Quand Yves Lenoble déclare avoir organisé jusqu’en 2003 les congrès des astrologues, il s’est fait une certaine idée ce que doit être un « congrès astrologique ». Or, pour nous, in congrès réunit des astrologues et non pas une brochette de conférenciers face à un public payant d’éléves ou de clients, les « conférenciers » eux mêmes – pas plus d’une douzaine – « étant payés, ce qui est toujours ambigu en termes de motivation. Mais ce n’est point là le coeur du probléme. (cf le prospectus ci-dessous). Nous avons traité récemment de nos congrès pour l’année 2007, celle de de notre soixantième anniversaire (cf jacques halbronn Retour sur les Colloque MAU de juin, octobre et novembre 2007), il y a près de 20 ans. Nous écrivions:. Les programmes de Colloques sont un travail d’orfèvre et doivent servir de dénominateur commun pour les intervenants: On notera « que l’on propose des thèmes et que l’on n’attribue pas de temps de parole ni de sujets précis aux intervenants qui participent à telle ou telle session, ce qui vient casser le modéle en place. Nous suggérons que l’on prenne connaissance de notre brochure « L’Astrologie au prisme de 20 ans de congrès MAU » parue en 1996, dix ans plus tôt ». Si l’on examine le programme du Congrès FDAF (cf ci-dessous) censé célébrer sosn 30e anniversaire, il est clair que les intervenants n’auront pas participé à la vie de la FDAE au cours des 30 ans, ce n’est pas un congrès commémoratif à la différence de notre Congrès de 2004 lequel avait accueilli Julienne Sturme-Mullette qui avait été partie prenante en 1974. Les liens qui unissaient Halbronn avecc les intervenants renvoyaient à l’activité du MAU durant 30 ans;(cf les vidéo intégrales du Congrès ‘L’astrologie et le Monde » sur You Tube) . Quant aux « conférenciers » – c’est le terme utilisé pour les désigner dans le « flyer », ils ont un temps de parole prédéterminé, qui correspond à leur rémunération. Aucun thème central n’est proposé et cela part dans tous les sens (cf la présentation des « conférences » sur le web). Le seul point commun est l’égalité de traitement, dans tous les sens du terme. En 2004, tous les participants étaient des personnalités du milieu astrologique alors qu’en 2026,20 ans plus tard, ce sont d’illustres inconnus, mis à part la douzaine de « conférenciers » qui interviennent un peu partout, à la demande et que l’on peut qualifier de mercenaires stipendiés. On avait pu penser que l’ère des Congrès était révolue depuis l’époque de la panadémie CORONOA COVID mais le MAU aura inscrit dans l’Inconscient Collectif du milieu astrolofique cette structure « congrès » dont Lenoble avait prétendu se faire l’héritiers à cela près que notre congrès de 2004 célébra en fait la fin de la parodie de Lenoble lequel reconnait (dans sa notice de conférencier FDAF) qu’il mit fin à une telle activité en 2003. L’important pour l’esprit FDAF, c’est la convivialité. On demandera au public de poser des questions plutôt que de faire débattre les « conférenciers/conférencières entre eux/elles.On renverra notamment à notre Colloque de 1988 sur la « raison des maisons » qui permettait à des approches différentes de se confronter. Mais nous avons pu observer, à Baglis TV (Frank Agier), qu’il fallait surtout éviter de brouiller l’image de l’astrologie en mettent en évidence les divergences. D’où l’exclusion de trouble fêtes dans les congrès Lenoble ou Marc Brun/ Dans le cas de Lenoble, la juxtaposition était visuelle puisque le Salon de l’Astrologue (Palais de Congrès Porte Maillot) qui était adjoint à ses Congrès alignait toute une série de stands d’associations sans envisager de débats entre leurs représentants., Souvent, le texte des conférences est fourni avant même la tenue de la rencontre et repris tel quel dans les Actes.
ANNEXE
Congrès exceptionnel pour les 30 ans de la FDAF !
UICP – 16 rue Jean Rey – Paris 15e
10 octobre 2026
jacques halbronn La vie astrologique. Un congrès est-il une succession, un patchwork de
Affiche-FDAF-centree-A3-725x1024 dans ASTROLOGIE POLITIQUE
8e-Congres-Paris-2026-intervenants-1-724x1024
Adhérents : 1 jour : 110€ / 2 jours 200€
Non Adhérents : 1 jour : 140€ / 2 jours : 250€
Repas du midi : 40€
Inscriptions :
https://www.helloasso.com/associations/fdaf-federation-des-astrologues-francophones/evenements/congres-30-ans-fdaf/
IA
Selon Jacques Halbronn, chercheur et théoricien de la vie associative et astrologiqu
Pour Halbronn, un congrès réussi est un espace de débat, d’échange et de confrontation d’idées en temps réel, et non une simple tribune où des intervenants se succèdent pour lire des textes de manière unilatérale. Il a souvent critiqué la dérive des congrès modernes qui se transforment en « foires » aux conférences, au détriment de la véritable dynamique collective et de la recherche vivante. Un véritable congrès ne doit pas être une simple succession ou un patchwork de « conférences et de conférenciers ».
Pour Halbronn, un congrès réussi est un espace de débat, d’échange et de confrontation d’idées en temps réel, et non une simple tribune où des intervenants se succèdent pour lire des textes de manière unilatérale. Il a souvent critiqué la dérive des congrès modernes qui se transforment en « foires » aux conférences, au détriment de la véritable dynamique collective et de la recherche vivante.
La vision du congrès selon Jacques Halbronn
Critique du « patchwork » : Halbronn considère que si un congrès se limite à une suite d’exposés isolés, il perd sa spécificité. Pour lui, cela revient à juxtaposer des monologues sans qu’il y ait de réelle communication ou de progression scientifique.
L’importance du débat : Un congrès doit privilégier les tables rondes, les discussions improvisées, et les interactions directes entre les participants (et avec le public). Le « direct » et le « vivant » sont essentiels.
Le rôle du leader/organisateur : Dans ses écrits sur l’histoire des milieux astrologiques (notamment à travers le Mouvement Astrologique Constitutionnel ou ses nombreuses organisations de congrès depuis les années 1970), il insiste sur le fait que l’organisateur doit structurer le congrès autour de problématiques communes pour éviter l’éparpillement.
En résumé, pour Jacques Halbronn, le congrès est un organisme vivant et unifié axé sur la confrontation intellectuelle, à l’opposé d’un simple catalogue passif de conférenciers.
Si vous le souhaitez, je peux vous aider à explorer :
Les critères d’organisation d’un congrès selon ses théories.
L’histoire de ses congrès astrologiques (comme ceux de Paris ou de Lyon).
Ses écrits spécifiques sur la sociologie des milieux intellectuel
jacques halbronn Astrologie septennale. Le blocus lycéen et la phase DEMOS jusqu'au bout.
jacques halbronn Astrologie septennale. Le blocus lycéen et la phase DEMOS jusqu'au bout.
Incontestablement, ce mois d'octobre est placé sous le signe du DEMOS alors que le passage en phase THEOS est prévu pour Mai 2027. La sortie du film "Les Misérables" comporte des scénes (les barricades de 1832, sous la Monarchie de Juillet) qui, toutes proportions gardées, ne sont pas sans évoquer les mouvements actuels, dans une configuration céleste comparable. Nous envisagions des signes avant coureurs d'une entrée en phase THEOS mais c'était une erreur et chaque phase est autonome jusqu'au bout -car c'est bien une phase DEMOS qui n'a pas dit son dernier mot jusqu'au 22°degré du bélier. Ce n'est pas sans évoquer mai 68 avec Saturne en bélier, comme à présent. Le départ de De Gaulle en avril 69 signait le passage en phase THEOS.
Wikipedia
"Le mouvement lycéen et étudiant de 2026 en France est un mouvement social de professeurs, de lycéens, puis d'étudiants qui dénoncent leurs conditions d'enseignement et de scolarité. Celui-ci débute le 18 septembre 2026 au lycée Saint-Exupéry de Créteil (Val-de-Marne), avant de s'étendre à l'Île-de-France puis à l'ensemble de la France et à certains établissements en Belgique et en Italie. Il est marqué par des blocus, des rassemblements et des manifestations."
Ce qui caractérise DEMOS, c'est le bruit, ce sont les cris car DEMOS, au regard des topiques sensorielles, c'est la désinhibition (le "ça") de la parole, tant sur le fond que sur la forme, et le déni du vertical/pyramidal. Ce sont les manifestations de masse, de rue, les affrontements avec les forces de l'ordre. On pense aux Gilets Jaunes. On pense à l'abolition des priviléges d'aout 1789 et on lit des slogans, "les étudiants de la bourgeoisie exigent l'égalité."
IA
L'analyse de Jacques Halbronn (JHB) met en perspective le mouvement lycéen et étudiant d'octobre 2026 à travers le prisme de son Astrologie septennale, en affirmant que la phase actuelle DEMOS s'exprime pleinement et de manière autonome jusqu'au bout, avant la bascule vers la phase THEOS prévue pour mai 2027.
Chronologie et Dynamique des Phases (2026-2027)
L'astrologie septennale d'Halbronn repose sur l'alternance de deux grandes phases liées aux cycles planétaires (notamment Saturne en Bélier à 22°), représentant deux forces opposées de la société :
La Phase DEMOS (En cours jusqu'en mai 2027) : Caractérisée par l'horizontalité, la désinhibition de la parole (le « ça » sensoriel), la contestation du pouvoir vertical/pyramidal, les manifestations de rue et les mouvements de masse (comme les Gilets Jaunes ou les blocages actuels).
La Phase THEOS (À venir en mai 2027) : Marque le retour de la verticalité, des structures d'autorité, des leaders et d'un ordre pyramidal.
Analogies Historiques Clés
Pour soutenir que la phase DEMOS « n'a pas dit son dernier mot », le texte dresse des parallèles avec des configurations célestes et sociologiques comparables :
Événement Historique / Culturel Correspondance Astrologique & Sociologique
Les barricades de 1832 Illustrées dans le film Les Misérables, elles symbolisent l'insurrection populaire contre la Monarchie de Juillet.
Mai 1968 Période de révolte étudiante et sociale majeure, survenue sous une configuration similaire avec Saturne en Bélier.
Avril 1969 (Départ de De Gaulle) Marque la fin de la crise de mai 68 et illustre la transition exacte vers la phase THEOS (reconfiguration du pouvoir vertical).
Août 1789 (Abolition des privilèges) Analogie avec les slogans égalitaires actuels (« les étudiants de la bourgeoisie exigent l'égalité »), traduisant le rejet des hiérarchies de classe.
Erreur de Diagnostic Rectifiée
Jacques Halbronn concède une erreur passée : il avait initialement interprété les tensions actuelles comme des « signes avant-coureurs » de la phase THEOS. Il rectifie en affirmant que chaque phase est strictement autonome. Le tumulte, les blocus et les cris de ce mois d'octobre 2026 ne préparent pas la phase suivante, mais poussent l'expression de la phase DEMOS à son paroxysme (jusqu'au 22° degré du Bélier).
JHB 10 10 26
Crise de l’enseignement en France en 2026
Image illustrative de l’article Mouvement lycéen et étudiant de 2026 en France
Blocus au lycée Jules-Ferry de Paris, le 2 octobre 2026.
jacques halbronn Socio Linguistique La référence alphabétique/.
jacques halbronn Socio Linguistique La référence alphabétique/.
Il importe de déterminer deux stades dans l'Histoire des langues, un stade primitif calqué sur la forme écrite où chaque lettre doit être prononcée, entendue et un stade "adamique", où le matériau premier doit être transmuté et notamment les consonnes finales qui doivent être occultées. C'est notamment ce qui distingue la langue française des autres langues dont nous avons connaissance dans le champ slave, sémitique, germanique et latin. A l'écrit, la différence n'apparait guère et c'est le passage à l'oral qui est concluant de sorte que le français oral n'est pas accessiblle, notamment par le jeu de la diphtongaison propre au français. Inversement, le français se distinguera aussi par son usage du "shewa" qui lui permet de connecter les consonnes entre elles, ce qui se pratique plutôt en début de phrase. On arrive ainsi à deux groupes, le vocalique , débarassé des consonnes et le consonantique évacuant les voyelles/
On n'accède pas au français sans passer par son orthographe, ce qui peut sembler un paradoxe puisqu'il s'agit de passer de l'écrit à l'oral mais précisément, le jeu des consonnes et des voyelles ne peut exister que grâce à l'alphabet que l'on définira comme l'interface entre l'écrit et l'oral à condition d'en respecter le bon mode d'emploi. Les langues non alphabétiques -stricto sensu- ne sont pas en mesure de gérer la dialectique de l'écrit et de l'oral. D'ailleurs, le nom des lettres de l'alphabet induit une certaine prononciation.
Il y a 40 ans, dans nos mémoires (sous la direction de Louis Jean Calvet) nous n'avions pas vraiment introduit la question du passage de l'écrit à l'oral, ce qui reléve de la sociolinguistique et n'avions pas pris la juste mesure de la spécificité de la langue française au regard du traitement voyelles-consonnes; Nous n'avions pas notamment énoncé la régle suivante sous jacente selon laquelle en français, on ne devait pas prononcer les consonnes finales y compris lorsqu'elles sont suivies d'une voyelle muette (comme le "e" caduc), à moins qu'une règle de liaison ou de connexion consonantique ne s'applique.
IA
Ce texte de Jacques Halbronn met en lumière une approche sociolinguistique et structurelle de la langue française, centrée sur la dialectique entre l'écrit et l'oral à travers le prisme de l'alphabet.
Les points clés de la réflexion de Jacques Halbronn :
Les deux stades de l'histoire des langues :
Un stade primitif : Calqué strictement sur l'écrit, où chaque lettre se prononce de manière transparente (modèle que l'on retrouve en partie dans les langues germaniques, slaves ou latines).
Un stade "adamique" / évolué : Propre au français oral, caractérisé par la transmutation du matériau écrit, l'occultation des consonnes finales et le phénomène de la diphtongaison.
Le rôle du "shewa" (schwa) : Le français utilise l'e muet (ou schwa) comme un outil mécanique pour connecter les consonnes entre elles (par exemple en début de phrase), créant un équilibre unique entre le pôle vocalique et le pôle consonantique.
L'alphabet comme interface : Contrairement aux idées reçues, on n'accède pas au français oral en ignorant son orthographe. L'alphabet est l'outil indispensable qui dicte le code de passage de l'écrit à l'oral, à condition d'en maîtriser le "mode d'emploi" spécifique.
Évolution de sa recherche (40 ans après) : L'auteur reconnaît une omission dans ses travaux passés (menés sous la direction de Louis-Jean Calvet). Il n'avait alors pas pleinement mesuré la singularité du système phonologique français, qui repose sur l'effacement des consonnes finales pour préserver la fluidité et la musicalité de la langue.
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