vendredi 18 août 2023

jacques halbronn Les Etats Unis, terre promise des syncrétismes.

jacques halbronn Les Etats Unis, terre promise des syncrétismes La French theory aura connu en son temps un certain impact Outre Atlantique. Sa tendance déconstructionniste y apparaissait comme une bouffée d’oxygéne dans une société minée par le syncrétisme, sous toutes ses formes. De fait, nos travaux liés au syncrétisme débouchent sur l’épicentre que sont les USA, à tous les points de vue et cela ne saurait être l’effet d’un pur hasard. jacques halbronn Les Etats Unis, terre promise des syncrétismes La French theory aura connu en son temps un certain impact Outre Atlantique. Sa ten-dance déconstructionniste y apparaissait comme une bouffée d’oxygéne dans une so-ciété minée par le syncrétisme, sous toutes ses formes. De fait, nos travaux liés au syn-crétisme débouchent sur l’épicentre que sont les USA, à tous les points de vue et cela ne saurait être l’effet d’un pur hasard. Déni de lerreur Comment, en véritén détecter quelque forme de syncrtisme sans se référer à la queston de l’erreur et en quoi doit-on, fustiger l’erreur, seait-ce là un enjeu écologique?Laisser une pppulation se baigner dans une culture infectée par le syncréisme est-il qualifiable de « criminel »? That is the question! Trois parties I constitutionalisme et Astrologie Quel type d’srologie serait en mesure de permettre au Droit constitutionnel de comporter une dimension plus scientifique que celle dont il dispose depuis plus de 200 ans? Certainemnent pas cette astrologie qui a pris en compte la découverte de planètes du systémee solaire au delà de Saturne, la planéte la plus lointaine connue de l’Antiquité. Etrangement, c’est en 1781 donc 6 ans avant la mise en service de la Constitution américaine que la planète baptisée Uranus fut repérée deouis un télesxooe situé en Angleterre, à bath. L’astrologie actuelle aura accordé une large place à cette nouvelle « génération » d’astres « télescopiques », incluant des astéroides.Cela nefaisait d’ailleurs que prolonger la démarche initiée dès le début du XVIIe siècle par Galilée avec sa « lunette »; Il est clair que l’asrologie telle qu’elle est devenue ne saurait convenir à un tel projet de réforme constitutionnel en ce qu’elle est, elle -meme, fortement « syncréisée » par l’asronomie avec laquelle on l’assimile un peu vite et cela n’aura pas attendu la fin du XVIIIe siècle. La Tétrabible de Claude Ptolémùée (IIe siècle après JC) comporte un dispositif remarquable qui aira fait l’objet de moult commentaires, il s’agot d’u tableau asspcoant planéres jusqu’à Saurne et signes zodiacaux.On parle alors de « maitrises planétaires ».C’est une sorte de « Pierre de Roserre » qu’il s’agit de décrypter, faute de quoi, l’on ne saurait accéder à la « vérité » de l’astrologie. Les diverses lectures de ce dispositif conduisent à différentes formes d’astrologies/. La plus répandue considére que chaque planéte -au nombre de 7 si l’on englobe les « luminaires, » soleil et lune) est liée à tel ou tel secteur du Zodiaque, ce qui pose la question suivante, est ce le signe ou la planéte qui est porteur de signoification ou si l’on préfére, quel est le signifiant et quel est le signifié, pour reprendre la terminologie saussurienne? II Langue anglaie et Français De nos jours, l’anglais occupe la première place en tant que langue que le public veut apprendre et pratiquer. Cela s’esy fait aux dépens du français. Mais le français et l’anglais comportent un grand nombre de similitudes, du fait même ue l’anglais moderne, depuis le XIe siècle, s’est constitué à partir du français à commencer par son lexique qui aura largement emprunté au français écrit,si ce n’est que ce faisant la transmission en aura été fortement défectueuse, ce qui aura permis à l’anglais, ce faisant, de se différencier du français, non point tant en raison de son génie propre mais par le biais de l’erreur dans la transmission des codes. Dans cette partie, nous montrerons ce que nous entendons par « erreur » dans le champ linguistique. La formule choquera certains pour qui la langue évolue comme elle l’entend, selon une dynamique que l’on pourrait qualifier de darwinienne. L’idée de restituer à une langue sa pureté originelle sera qualifiée de ridicule, de grotesque. Or, selon nous, une langue obéit au départ à un plan, à la façon d’un jardin à la française. Pour mettre en évidence l’état de délabrement de l’anglais, encore faut-il être en mesure de procéder à une description pertinente du français, par delà ce qu’il sera lui même devenu. C’est un peu la quadrature du cercle. Curieusement, dans certains cas, c’est l’anglais qui nous sera utile en ce qu’il aura emprunté et perpétué des états antérieurs du français. C’est ainsi que le partiipe et le prétérit des verbes français passés en anglais comportent tous une finale en « ed », ce qui ne se retrouve plus guère en français où le « ed » s’est changé en ‘ »é » selon la régle suivante non écrite, qu’une consonne précédé de le lettre « e » devient muerre et que le « e » se prononce dès lors « é ». Un exemple de l’impact de l’oral sur l’écrit et en effet, pour nous, la question des codes de prononciation d’une langue est cruciale et lorsqu’une langue n’est connue que par le biais de l’écrit, elle aboutit à une prononciation orale erronée, contraire au génie de la dite langue en ce qui concerne notamment les marqueurs de genre et de nombre. III Christianisme et Judaisme Le Christianisme s’appuie sur la Bible mais de quoi s’agit-il?On identifie un peu vite l’Ancien Testament avec le judaisme mais entre christianisme et judaisme, il y a ce que l’on peut appeler l’israélisme lequel aura considérablement impacté un tel ensemble que l’on qualifiera volontiers d’hybride au même titre que la langue anglaise. Ce qui se ressemble s’asemble, Le Livre de l’Exode qui natre la Sortie d’Egypte ne cesse de se référer et de s’adresser aux Beney Israel (Fils, enfants d’Israel-Jacob) et le moins étonnant n’est pas que les Juifs d’aujourd’hui- mais cela ne date pas d’hier- ne s’en formalisent nullement, invoquant un « Ecoute Israel » comme profession de foi. Nous proposerons de parler d’un israélo-christianisme face à un judaisme adamique car pour nous le livre de la Genése s’articule autour des deux fils d’Isaac, fils d’Abraham, à savoir Esaû et Jacob dès lors qu’Esaü est à associer à Adam et Jacob à Israel., le puiné. Il convient de rappeler qu’à la mort du roi Salomon se produisit une révolte de la part de populations qui entendaiennt se libérer du joug de la monarchie davidienne et le Livre d’l'Exode en traitant de la « Sortie d’Egypte » ne ferait, selon nous, qu’évoquer cette problématique. Documentation I Constitutionalisme et Astrologie La mécanique constitutionnelle établie aux USA à la fin du XVIIIe siècle tend à se substituer aux lois célestes (voir Yvon Seren « L’exemple américain dans les institutions issues de la Révolution française ; les déclarations américaines et la déclaration française des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 Annales de Bretagne et des pays de l’Ouest Année 1977 84-3 pp. 281-292) II Langue anglaise et Français La langue anglaise est batarde, marquée par un pillage massif du lexique français Sur Internet L’expansion de l’anglais grâce à la puissance du Royaume-Uni et des États-Unis « Après le grec, le latin mais aussi le français, très prisé à la Renaissance, c’est l’anglais qui s’est imposé comme langue universelle au cours des siècles. Il n’y a aucune raison purement linguistique à cela, il s’agit plus d’une question d’histoire, ce phénomène ayant été favorisé par la puissance de l’Empire britannique puis le modèle offert par le sauveur américain. » III Christianisme et Judaisme Le christianisme (notamment protestant) est lié à une lecture biblique impactée par le Royaume du Nord dit d’Israel. Sur Internet Fondamentalisme, christianisme, Amérique par Savinien de Rivet Dans Outre-Terre 2003/4 (no 5), pages 83 à 94 Les États-Unis sont, au sein du monde occidental, un cas unique quant au rapport de la population au religieux. Près de 94% des habitants se disent croyants [Sondage Newsweek : 13 et 14 avril 2000., taux infiniment plus élevé que dans n’importe quel autre pays industrialisé. Ils se singularisent également par l’importance donnée à la religion : selon un sondage paru en mars dernier et publié par le Pew reasearch center for the people and the Press, ils sont 59% à estimer la religion « très importante ]Sondage publié en mars 2003 par le Pew Reaseach center for the… », arrivant très largement en tête de tous les pays industrialisés (voir figure 1), ainsi que de la plupart des pays d’Europe centrale et orientale. Leurs voisins canadiens, par exemple, y accordent deux fois moins d’importance. De même, parmi les pays de la « nouvelle Europe », la Pologne, pourtant patrie de Jean Paul II, ne considère la religion très importante qu’à 36%. JHB 18 08 23

jeudi 17 août 2023

jacques halbronn Les Juifs gardiens du temps (2001)

jacques halbronn Les juifs gardiens du temps le paroxysme du racisme Un des principes de notre recherche anthropologique a toujours été de faire ressortir une fonctionnalité derrière les clivages socioculturels et autres, ce qui va à l’encontre de l’approche actuelle tendant à en estomper la portée, même lorsqu’il s’agit d’une différence aussi flagrante que la sexuation (cf. notre texte en ligne, sur ce site, sur l’Utopie Féministe). En ce qui concerne les Juifs, nous avons voulu modéliser, dialectiser, axialiser leur place dans le monde, en prenant le problème de diverses manières, jusqu’à ce que nous parvenions aux résultats que nous soumettons à présent. JACQUES HALBRONN En fait, ce qui nous a longtemps empêché de progresser dans notre réflexion, c’est ce qu’on pourrait appeler un tabou, selon lequel il serait inconcevable que les hommes ne pensent pas de la même manière, ce qui pourrait en effet sembler être le paroxysme du racisme. C’est d’ailleurs à cette même conclusion que nous étions parvenu concernant la différence entre l’homme et la femme, à savoir que nous ne percevons pas nécessairement le monde pareillement. Et il ne s’agit pas là d’une simple considération d’ordre culturel, ce serait d’un ordre plus profond, matriciel. C’est dans le milieu astrologique que ces approches différentes ressortent de la façon la plus frappante. Qu’on en juge, voilà justement des personnes partageant le même bagage intellectuel, disposant des mêmes techniques, du même référentiel et cependant qui ne perçoivent pas à l’identique le rapport de l’Homme aux astres, qui n’ont pas la même philosophie de l’astrologie. C’est bien qu’il y a quelque chose de plus radical qui sépare les astrologues les uns et les autres. Expliquons-nous, il y a ceux qui pensent que l’astrologie a d’abord à traiter du caractère, à assigner une appartenance à un type zodiacal, planétaire, ce que nous appellerons le découpage de l’espace social. Et puis il y a ceux qui soutiennent que l’astrologie est avant tout prédictive, qu’elle doit nous aider à connaître et à préparer l’avenir. Le débat est souvent rendu confus par le fait que, comme disent certains, le caractère forge un destin mais c’est bien là une façon subtile de subordonner le destin, qui est le temps, à une appartenance de nature caractérologique. Dialogue de sourds, il nous a longtemps semblé jusqu’au jour où nous nous sommes dit que peut être chaque protagoniste percevait autrement: en ce qui nous concernait, nous avions tendance à négliger tout l’attirail astrologique différenciateur, jusqu’à ne pas nous soucier du signe ou du thème, comme si c’était bien secondaire et en face de nous, on expliquait doctement et avec la même conviction que prévoir, c’est à dire annoncer le changement, était vanité des vanités! Or, cette controverse qui semble interne au milieu astrologique nous concerne tous, en réalité car les astrologues ne font qu’exprimer le ressenti de tout un chacun et d’ailleurs ne sont guère mieux lotis que les non astrologues, ce qui signifie que chaque astrologue apporte à l’astrologie son propre potentiel, le plus souvent plus qu’il ne reçoit d’elle. Si l’on analyse les réactions face aux événements du 11 septembre, on s’aperçoit à quel point l’humanité est sous le choc d’un événement non prévu et non annoncé; or les astrologues n’ont guère été plus avancés, en la circonstance, que le commun des mortels. CQFD. Dans mes discussions avec certains astrologues, comme le Français Patrice Guinard (né en 1957), nous avions vraiment l’impression que nous avions une représentation incompatible de l’astrologie. Lui, d’origine chrétienne, ne cessait d’insister, dans son “Manifeste” (http://cura.free.fr), sur l’aptitude des humains à penser la multiplicité, fondement des typologies astrologiques de toutes sortes et parallèlement il ironisait sur la prétention des astrologues à prévoir comme si, en fait, il avait le sentiment que les choses ne changeaient pas, absorbé qu’il était par les clivages socioprofessionnels et autres qui étaient une réalité beaucoup plus concrète et incontournable. A l’inverse, nous, d’origine juive, nous ne voulions même plus entendre parler du thème natal, soutenions que l’on pouvait faire de l’astrologie avec un seul et unique cycle planétaire que l’on pouvait diviser en phases alors que notre ami affirmait que l’astrologie devait faire son beurre de la totalité des planètes du système solaire. A la fin, le débat nous fit songer à celui opposant monothéisme et polythéisme et nous nous sentions farouchement monoplanétariste et contempteur des polyplanétaristes. Mais tout se passait comme si nous étions monothéiste dans l’âme, alors que jusque là notre intérêt pour la question du dieu unique était resté des plus tièdes. Car, en effet, il nous semblait que l’on pouvait transposer le débat théologique en un débat astrologique et qu’alors la polémique retrouvait une dimension beaucoup plus concrète. Désormais, il nous apparaissait que le fondement du monothéisme était la conviction qu’un seul dieu suffisait pour faire fonctionner le monde et cela était vrai si l’on pensait en terme de temporalité. Et en face, il y avait ceux qui étaient, tout autant persuadés, qu’il fallait plusieurs dieux-planètes pour conférer à chaque caste son totem, avec toutes les combinatoires qui pouvaient en découler. Deux astrologies face à face mais que le syncrétisme avait rapprochées artificiellement pour ne plus faire qu’un seul corps de doctrine. Il importait de refaire apparaître la ligne de clivage entre ces deux sensibilités, l’une spatiale, l’autre temporelle, ce qui recouvre d’ailleurs la différence entre astrologie individuelle et astrologie “mondiale”, c’est à dire s’intéressant au collectif. Ne pouvait-on en conclure que chaque astrologue devait se limiter au champ qui lui était le plus familier, qui trouvait le plus d’écho en lui-même? Car, quand bien même utiliserait-il telle ou telle technique pour accéder à une dimension qui lui était étrangère, il n’y aurait pas de miracle, il ne pourrait apporter que ce qu’il avait en lui-même. Mieux valait travailler, au bout du compte, en équipe, chacun se spécialisant dans ce qu’il percevait le plus instinctivement, le plus naturellement. Si l’on ajoute que dans le milieu astrologique, il y a très peu de juifs, en comparaison avec d’autres créneaux, on ne sera pas surpris des médiocres succès prédictionnels et de la tendance générale à privilégier, de façon parfois obsessionnelle et caricaturale, les différences individuelles, c’est à dire spatiales, horizontales par rapport aux différences de génération, de phase, soit verticales. Et en ce qui nous concernait, nous astrologue juif, nous étions en porte à faux avec notre planète unique qui nous suffisait à structurer le temps et à conférer à chaque phase une spécificité que la plupart des astrologues tendaient à brouiller en multipliant les cycles à l’infini. Autrement dit, trop de cycles tuent le cycle. Et à partir d’une telle prise de conscience, l’idée nous vint que juifs et chrétiens, au sens racial plus que proprement religieux, astrologues ou non, nous percevions des dimensions complémentaires sinon incompatibles. A partir d’un tel constat, nous parvenions enfin à toucher du doigt, phénoménologiquement, une différence qui sous tendait les seules appartenances socioculturelles plus qu’elle n’était constituée par elles. Si nous appliquons de telles grilles de lecture, nous comprenons ce que les uns et les autres tendent à minimiser et à relativiser. Pour les “spatiaux”, il est bien difficile de croire que le temps humain soit structuré autrement que par le cycle des saisons, qu’il y a des choses qui ne conviennent pas à une phase donnée, tant ces gens là sont branchés sur le découpage spatial, qui leur semble tellement plus réel que tous les cycles du monde lesquels n’auraient que très peu d’incidence sur ces structures basiques que sont les constantes de caractère. Pour les “temporels”, la notion d’individu apparaît comme un artefact, une exagération, une enflure ne résistant pas au cours de l’Histoire. On aura compris que chaque camp voit midi à sa porte et relativise les valeurs de l’adversaire. Dialectique espace/temps qui implique deux regards distincts et qui n’est pas sans rappeler l’alternative entre quanta et mécanique ondulatoire, c’est à dire que c’est l’un ou l’autre mais pas les deux à la fois. Certes, le “spatial” prétend savoir ce que c’est que le temps et le “temporel” ce que c’est que l’espace mais en pratique, c’est bien la portion congrue. On spatialise le temps ou on temporise l’espace car on ne peut totalement évacuer l’autre membre de l’équation. Les Juifs seraient ainsi les bâtisseurs du temps face aux bâtisseurs de l’espace, plus aptes à percer les secrets de l’Histoire tant passée qu’à venir, à respecter la spécificité d’une époque donnée sans tout écraser ou mélanger, en une sorte de bouillie anachronique. Ce peuple de prophètes prendrait les alternances de phase au sérieux, se projetterait sur un avenir à long terme sans se réfugier jamais dans la linéarité, mais cela se ferait aux dépends des autres hommes, vagues silhouettes, dont les préoccupations ne sauraient faire obstacle au sens de l’Histoire. N’est-ce pas ce qui se passe au niveau des relations israélo-arabes? Les Juifs seraient le peuple d’un seul dieu, le dieu du temps, Chronos, le Saturne latin qui est attribué à une planète, l’unicité étant avant tout un signe d’un découpage dans la durée. En face, les autres peuples, les goyim, les “gentils”, selon l’expression consacrée, occuperaient le plan de l’espace, en mettant à contribution le maximum de planètes. C’est dire que la controverse sur monothéisme et polythéisme n’est pas prête de se terminer et qu’elle va même trouver un second souffle. Il importe de comprendre les enjeux techniques et épistémologiques qui recouvrent et recoupent les enjeux théologiques et spirituels, ce qui conduit à faire de l’astrologie, en cette aube du XXIe siècle, un savoir très sensible et incontournable. On savait déjà que les astres avaient reçu des noms de dieux, on savait également que le mot “Ciel” désignait en fait le monde divin tant monothéiste que polythéiste. Mais on ne comprenait pas la véritable signification d’un débat qui semble de nos jours – faussement – dépassé, qu’il s’agisse d’ailleurs des astres ou des dieux. C’est pourquoi il est urgent de comprendre que ce débat reste tout à fait actuel, qu’il conditionne notre rapport au monde: si chacun d’entre nous n’est véritablement capable d’appréhender que le temps ou l’espace, on se rend compte à quel point nous sommes incomplets, ce qui fait éclater le concept même d’individu, éminemment syncrétique, et qui se nourrit de faux semblants. Nous prétendons être une totalité, en tant qu’individus, mais une partie de nous-même est factice. Le Juif est gardien du temps, le non Juif gardien de l’espace et ils ne le sont pas par choix, mais par une disposition naturelle de l’être. Au demeurant, la définition que nous proposons est plus souple qu’il peut sembler au premier abord: rien n’empêche de qualifier telle personne de “juive” ou de “non juive” quand bien même le doute existerait sur son pedigree mais désormais on peut sérieusement parler d’une philosophie juive et d’une philosophie non juive et réécrire l’Histoire de la Philosophie. La philosophie juive – par delà toute dimension judaïque, c’est à dire se référant explicitement au fait juif – est d’essence monothéiste en ce sens qu’elle refuse la dualité spatiale, il n’y a qu’un Créateur mais celui-ci peut se retirer, au septième jour, il n’y a qu’une Loi mais cette Loi prévoit qu’au septième jour de la semaine, on entre dans un autre temps, celui du Shabbat. Il y a aussi un temps où il faut suspendre les cultures agricoles.. Les exceptions se situent dans le temps, non dans l’espace. La pensée juive nous montre à quel point les hommes sont semblables en faisant ressortir, comme le fait Freud, ce qui est récurrent chez tous, avec notamment le complexe d’Oedipe qui est lié à un stade à franchir.. La philosophie non juive, pour sa part, perçoit des dualités, un manichéisme, le monde serait traversé, comme chez les Perses, par des forces contraires – le bien et le mal – alors que pour la pensée juive, il faudrait dépasser ce clivage et le resituer, comme le fait Marx, dans une dialectique thèse/antithèse et dépasser les clivages de classes. En ce sens, le rejet du communisme serait un rejet de la pensée juive. L’astrologie traditionnelle, celle des 12 signes du zodiaque, nous apparaît dès lors comme l’expression la plus marquante d’une pensée non juive et, dans sa thèse, Patrice Guinard (L’astrologie, fondements , logique, et perspectives, Université Paris I, 1993) a montré à quel point tout un pan de la philosophie allait dans le même sens, à savoir un besoin de découper le monde en catégories vouées à cohabiter. Mais l’astrologie que Guinard préconise reste éminemment syncrétique, c’est à dire qu’il n’évacue pas pour autant la dimension du temps et défend l’idée que chaque planète est aussi porteuse de changement dans son rapport dynamique avec le thème natal. L’astrologie qu’il endosse est multiple quant à ses acteurs planétaires mais chaque individu aurait son propre temps, ce qui correspond littéralement à une spatialisation du temps. Or, pour une astrologie juive, il est clair, tout au contraire, que le temps s’impose à tous dans la simultanéité, dans la synchronie, toutes distinctions confondues, la loi s’impose à tous, indistinctement, au même moment, ce qui implique de fait l’évacuation du thème natal qui viendrait moduler le rapport au temps. Guerre des astrologies qui ne fait que révéler un conflit plus profond, celui du Juif et du non Juif, ce qui est somme toute normal et où chacun veut faire basculer l’astrologie selon son sens. Pour notre part, nous ne contestons nullement l’existence d’une astrologie spatiale, que les travaux statistiques du Français Gauquelin (1929-1991) ont mis en évidence (cf. notre étude à la suite de ses Personnalités Planétaires, Paris, Trédaniel, 1992 et notre travail sur la Pensée astrologique, in Histoire de l’Astrologie de J. Halbronn et S. Hutin, Paris, Artefact, 1986) cette distribution d’un certain nombre de planètes selon les orientations professionnelles. En revanche, nous n’acceptons pas que l’on se serve du zodiaque comme référentiel du thème natal, mais seulement les “maisons”, sur la base du lieu et de l’heure de naissance, ce qu’a montré précisément Michel Gauquelin, à partir de 1955. Le Zodiaque est en effet une structure temporelle, permettant de baliser; sur l’écliptique, le parcours d’un astre privilégié qui, selon nous, est Saturne dont on dit qu’il a dévoré ses enfants, c’est à dire les autres astres. Dans ce mythe de Saturne/Kronos, nous prenons ainsi la mesure de cette opposition entre un dieu unique, le Temps (Kronos en grec signifie le temps) et le passage à une dimension spatiale exprimé par la multiplicité de sa progéniture qui veut écraser le temps, le châtrer, ce que fera Jupiter à l’encontre de son père. Saturne, l’astre le plus lent connu de l’Antiquité dont les phases sont de sept ans, ce qui sous tendrait l’interprétation par Joseph l’Hébreu du songe de Pharaon, concernant la succession des vaches grasses et des vaches maigres. Joseph, astrologue de cour, conduisant le souverain d’Egypte à comprendre que le temps n’est pas linéaire mais comporte des hauts et des bas. Certes, dans la Bible, est- il question des douze tribus entre lesquelles se répartirait le peuple juif mais il s’agit là selon nous d’un aspect syncrétique et parasite qui n’a jamais rempli de fonction précise. Tant que les Juifs n’ont pas démontré qu’ils avaient un rôle éminent à jouer, ils risquent soit l’assimilation, soit l’extermination. Soit, une forme de négationisme leur dispute tout droit à une différence radicale, ils ne seraient qu’un peuple parmi bien d’autres, soit, on les identifie aux forces du mal à anéantir, selon une forme de diabolisation typique de la pensée non juive. Le christianisme est-il réellement un monothéisme? On peut en douter. La dimension multiple y est flagrante, le Père, le Fils mais aussi la Vierge, mère immaculée de Jésus. Et si le Père était Kronos sacrifiant son Fils, une autre façon de le dévorer, tout comme Abraham fut amené à conduire Isaac sur l’autel, quand bien même serait-il sauvé in extremis….Et dans l’Évangile, Jésus survit à la crucifixion tout comme Jupiter échappe à la dévoration de Saturne. Décidément, ni l’astrologie, ni la mythologie ne peuvent être évacuées si l’on veut comprendre cette civilisation judéo-chrétienne qui, précisément, marie le Temps et l’Espace. Jacques Halbronn, Paris le 20/10/01

jacques halbronn L'errorisme américain La part du diable.

jacques halbronn L’errorisme américain. La part du Diable. Le terme « erroriste » a déjà été employé en Argentine et désigne une sort de protestation. Sur Internet « L’errorisme vient du mot erreur. Le concept d’errorisme nous vient d’Argentine..C’est un mélange réjouissant d’activisme urbain, de performances frondeuses, de théâtre de rue et de chômage heureux. Le système considérant que toute personne ne le respectant pas ou ne rentrant pas dans le moule est une erreur, les militants erroristes acceptent et revendiquent ce rejet de leur comportement par le système. 1. L’Errorisme base son action sur l’idée que l’erreur est le principe ordonnateur de la réalité. 2. L’Errorisme est une philosophie trompeuse, un rituel de la négation, une organisation désorganisée. Le quiproquo comme perfection, l’erreur comme réussite. 3. Le champ d’action de l’Errorisme embrasse toutes les pratiques qui tendent vers la libération de l’être humain et du langage. 4. Confusion et surprise – Humour noir et absurde sont les outils préférés des Erroristes. 5. Les lapsus et les actes manqués sont un délice erroriste. L’arTerrOriste : un art du caillou dans la chaussure, un art du grain de sable. L’arterrOriste : un art qui mord et qui fuit.. L’arterrOriste : un groupe de musique, un graffiti , un pochoir, une intervention…… L’arTerrOriste : un générateur d’erreurs. » Notre position se veut anti-erroriste et nous nous sommes intéressés depuis les années 80 à la notion d’erreur. (cf notre mémoire de 1987, sous la direction de Louis Jean Calvet, auteur notamment de « Linguistique et colonialisme » ititulé LINGUISTIQUE DE L’ERREUR ET EPISTEMOLOGIE Scribd https://fr.scribd.com › document › jacques-HALBRONN-…) L’errorisme voit dans l’erreur, en quelque sorte, une dimension « créative » (cf notre Eloge de l’erreur.dans le Collectif Éloge de la souffrance, de l’erreur et du péché – Anne Rose, Kieser, Halbronn, Ed Lierre & Coudrier 1990)(cf René guénon, L’Erreur spirite -) Celui qui imite mal, qui copie mal peut ainsi prétendre transcender son incompétence et présenter un pis aller comme un dépassement.(cf jacques halbronn . « Les Etats Unis, terre promise des syncrétismes. ») En vérité, l’imitateur est condamné à l’erreur, c’est son inévitable lot, qui est marque au coin de la corruption, de l’altération. Selon notre idée de la cyclicité, il y a la part du diable, ce qui renvoie à l’Antéchrist… La fabrication du diable ou pourquoi a-t-on besoin du diable ? Actes de la journée publiés aux Presses de l’université de Saint-Étienne Organisé par : Christian JÉRÉMIE Marie-Joëlle LOUISON-LASSABLIÈRE Yona DUREAU « Cette Journée d’études est destinée à constituer une synthèse diachronique et pluridisciplinaire sur la fabrication du diable. Il ne s’agit pas d’écrire une histoire de la figure diabolique : de nombreux ouvrages ont déjà été publiés sur la question. La démarche souhaitée consistera à cerner les différents usages dévolus au diable, autrement dit sa place dans l’écriture et dans la pensée. Est-il un contradicteur indispensable à la dialectique, une entité abstraite commode pour expliquer l’inexplicable, un personnage associé au fantastique ou une nécessité théologique ? On s’interrogera sur l’imaginaire qui produit la figure du diable : n’est-il qu’une vue de l’esprit ? L’écriture (voire l’Écriture) suffit-elle à le faire exister ? Jusqu’où le diable est-il le reflet de l’époque qui l’a conçu ? Qui engendre le diable et dans quel but ? Qui y recourt ? » Signalons un Colloque en 1997 auquel nous avons participer: (Actes parus Ed Dervy) DIRECTION : Jean-Claude AGUERRE, Antoine FAIVRE ARGUMENT : »Que Satan existe, la question est résolue de manière affirmative par la foi chrétienne ». Cette affirmation, tirée du liminaire de la revue Les Etudes Carmélitaines sur Satan (25/05/1948) est surchargée, dans l’exemplaire de la Bibliothèque Nationale, d’un rageur « NON ! » lui-même suivi d’un virulent « SI ». Le prince des enfers conserve ainsi à notre époque une place irréductible. Mais, plus la curiosité pousse le chercheur à se pencher sur lui, plus le personnage du Diable s’évanouit, ne laisse que d’incertaines traces dans les textes canoniques, perd en consistance.S’il reste insaisissable comme entité, le Diable n’en demeure pas moins repérable comme fonction. C’est cette fonction qui sera ici interrogée. L’historien, le théologien, le psychanalyste seront invités à établir ce que la fonction, le signifiant Diable, met en acte dans notre société. Nous mettrons à la question les textes canoniques, les écrits des mystiques, les manifestations de l’inconscient, les traces dans les arts pour dégager ce que l’ange déchu aux noms multiples, le singe de Dieu, exerce encore comme ministère, la manière dont il s’insère dans une structure et quelles marques il imprime dans notre monde. » Pour notre part,,le christianisme se situe du côté du Diable et de l’Erreur. Cycliquement, il y a un temps imparti à l’erreur et à l’illusion mais qui est contrebalancé par un temps de ressourcement,(voir nos travaux sur les notions d’Equinoxialité et de Solsticialité) d’où deix périodes de même durée, de sept années. Le Tsadiq, le « Juste », le « philosophe » est celui qui est capable, chargé de signaler (le Tikoun) l’erreur (cf le dialogue entre Dieu et Abraham au sujet de Sodome, Livre de la genése) On pense aussi au Livre de Job. Nous avons récemment réalisé que les syncrétismes majeurs que nous avions signalés convergeaient vers un seul et même territoire, celui des Etats Unis d’Amérique du Nord, d’où notre formule pour les désigner à savoir « terre promise des syncrétismes », triple syncrétisme, linguistique, religieux et cyclique avec chaque fois des faux semblants se projetant vers le futur alors que pour nous le Tsadiq est celui qui restaure le plan divin dans sa conception première.

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jacques halbronn Epistémologie Le difficile retour de l'écrit vers l'oral. Le passage du cardinal vers l'ordinal Une question qui est revenue souvent dans nos travaux linguistiques est celle de la dégradation des langues, soit par une perte, soit par une addition et cela vaut pour l'anglais, langue qui appartient selon nous, à plus d'un titre, à la "linguistique latine". On s'intéressera ici notamment à la comparaison entre français, italien et espagnol autour de la forme "on" qui est bien plus marquante en français qu'en italien. Il apparait que l'italien n'ignore nullement le "on" comme dans "non e vero", "non voglio", là où l'espagnol ignore totalement cette forme "no lo quiero. "no se puede" etc. En français, nous avons le "on" à la première personne du pluriel comme dans la Marseillaise avec son" Allons enfants de la patrie" que l'on opposera au "Andiamo" italien.(privé du on), l'espagnol ayant "vamos", sans le "on" et avec la négation "non" alors que l'italien emploiera le "no"/ "Io dico no! mais pas dans une phrase négative comme non posso(cf supra) L'italien témoignerait donc d'un systéme hybride. Mais ses possessifs ignorent à la différence du français la forme "on" : mo, tuo, suo, versus mon, ton, son. Nous formulerons l'hypothèse selon laquelle, la forme "on" serait en partie perdue en italien mais tout de même quelque peu maintenue alors que la forme "o" notamment comme marqueur de genre n'aurait pas été adoptée par le français, respectueux des diphtongues. Le cas de l'allemand pourrait nous éclairer avec la forme "klein" (petit), ct adjectif devenant kleine au féminin. si ce n'est que l'allemand ne prononce pas "klein" sous une forme "diphtonguée à la différence du français pour grand et grande, ce qui correspond à une perte, à un certain déséquilibre morpho-phonologique. Dans le cas de l'anglais, la perte de différence de marqueur de genre est bien l'indication d'une déperdition liée à l'ignorance des codes de prononciation de l'écrit. Rappelons que le latin n'ignore pas la forme "non": non possumus , même si l'on en ignore la prononciation orale. Il convient de ne pas confondre abréviation, rétraction et déperdition, dégradation. Nous avons eu, dans de précédentes études, l'occasion de signaler que la matricialité était plus brève que ses dérivations. (ex vieux versus vieille, vieillesse, viellissement) et cette briévété ne saurait en aucune façon être assimlée à une quelconque dégradations comme dans le cas abordé ci dessus du "passage" du "On" au "o" lequel est certainement le résultat d'une erreur de transmission des codes. Il convient de prendre conscience du risque d'erreur de déodage ; une chose est d'essayer de restituer à l'écrit ce qui existe d'abord à l'oral et une autre de repasser de l'écrit à l'oral, non sans encombre, au risque de quelque déperdition. C'est ainsi que le rôle des points faisant suite à un chiffre cardinal pour le faire basculer vers l'ordinal se sera perdu, ce qui donne Louis quatorze au lieu de Louis le quatorziéme, le 5 janvier au lieu du conquiéme de Janvier sauf pour le I qui est rendu correctement par premier. On dit ainsi Napoléon premier mais.... Napoléon "trois"! Au XVI siècle, le n était fréquemment remplacé par un signe placé sur la voyelle, comme cela s'observe dans la préfacé à César : "j'ay composé livres de propheties co'tenant chascu' ce't quatrains astronomiques" On comprendra mieux ainsi la perte du "n" en italien du fait d'un mauvais décodage. En revanche, concerant le cardinal et l'ordinal, le françàis est le dernier de la classe, tant par rapport à l'italien et à l'espagnol que par rapport à l'anglais! En ce qui concerne les prophéties de Nostradamus, on notera le point après le chiffre qui indique le passage au régime ordinal. Les Prophéties de M. Michel Nostradamus. Centuries VIII, IX, X, qui n'ont encores jamais esté imprimées | Gallica Gallica Les Prophéties de M. Michel Nostradamus. Centuries VIII, IX, X, qui n'ont encores jamais esté imprimées | Gallica JHB 16 08 23