Etudes de Critique biblique, astrologique nostradamiquej et linguistique.
dimanche 31 juillet 2022
Jacques Halbronn Réflexions sur le sytéme RET de Jean Pierre Nicola et de l'Astrologie Conditionnaliste
Jacques Halbronn Réflexions sur le systéme RET de Jean Pïerre Nicola et de l'astrologie conditionaliste
Pour compléter notre panorama de l'Ecole française d'astrologie, avant l'émergence au X (né en 1928) dont nous avions fait la connaissance il y a plus d'un demi siècle, lors des réunions du Centre International d'Astrologie (CIA), au Musée Social, rue Las Cases . Paris VIIe, peu après la parution de sa "Condition Solaire". On notera, à l'aune de nos dernières recherches sur l'évolution de la pensée astrologique (cf notre texte en préambule de l'Histoire de l'Astrologie (avec Serge Hutin), Artefact, 1986) une confusion entre le statut de prometteur et celui de significateur comme il ressort de la présentation Wikipedia:
"Coupant court aux explications symboliques et mythologiques des signes - contrairement à certains astrologues selon lesquels, à la limite, la mythologie ne serait qu'un aide-mémoire bâti par des astrologues - Jean-Pierre Nicola a cherché un modèle théorico-scientifique de l'astrologie validant le fait qu'il ne s'agirait pas d'un ensemble de projections humaines illusoires sur les planètes. L'astrologie conditionaliste tente ainsi de reconstruire le discours astrologique à partir des données astronomiques (distance des planètes au Soleil pour ce que Jean-Pierre Nicola appelle le R.E.T. en particulier) et neuro-biologiques (théories de Ivan Petrovitch Pavlov notamment sur l'excitation et l'inhibition
L'astrologue Yves Lenoble résume ainsi les travaux de Jean-Pierre Nicola sur le R.E.T. : « il a réparti les planètes en fonction de critères purement astronomiques (distance des planètes au Soleil, diamètre apparent et gravité à la surface des planètes). Cette répartition s’effectue selon un système ternaire qui regroupe :
– les trois premières planètes dans le groupe “R” (Représentation) qui correspond à la sociabilité ;
– les trois planètes intermédiaires dans le groupe “E” (Existence) qui correspond au concret ;
– les trois dernières planètes dans le groupe “T” (Transcendance) qui correspond à l’ailleurs.
Chacun des trois groupes est l’objet d’une semblable division : la planète la plus volumineuse est “r” (représentation) ce qui correspond à la synthèse ; l’intermédiaire est “e” (existence”), ce qui correspond au ressenti ; la plus petite est “t” (transcendance) et correspond à l’analyse, à la complexification » On peut dire que Nicola aura jeté le bébé avec l'eau du bain au moyen d'un syncrétisme entre ces deux notions complémentaires de prometteur et de significateur, qui auront notamment perduré avec la technique dite des "directions" dont le nom même est tout un programme, à savoir qu'il s'agit de "diriger" un prometteur vers un significateur, confondant notamment les luminaires avec les planétes dotées de noms de divinités de la mythologique; Or, malgré l'existence d'un dieu du soleil (Apollon) et d'un dieu de la Lune (Artémis), tant l'astronomie que l'astrologie n'ont pas cru bon de recourir à de telles dénominations, si bien que le nom des luminaires varie d'une langue à l'autre. Lune en français, Moon en anglais etc. Essayons de restituer le mode de raisonnement - son Euréka- qui aura été, peu ou prou, celui de Nicola dans sa volonté de "moderniser" l'Astrologie (cf Pour une astrologie moderne, Ed Seuil, 1977), ce qui l'aura, au final, fourvoyé. Il faut rappeler que Michel Gauquelin, dès 1955, avait prétendu (L'influence des astres) avoir validé, par le calcul des probabilités -les "significations" de plusieurs planétes du Septénaire, à commencer par Mars, Jupiter et Saturne, ce qui ouvrait la voie à la confusion prometteur-significateur. Sur ces entrefaites, Nicola exigera le tout astronomique comme fondement des significations des planétes "mythologiques" mais aussi des transsaturniennes, englobant le Soleil dans son dispositif (groupe R avec Mercure et Vénus), ce qui était déjà assez problématique, même s'il conférait à la Lune un statut à part. Pourtant, une astrologie "populaire" - celle qui déterminait sous quel "signe" on était né - lui donnait le bon exemple d'un Soleil dépendant du signe où il se trouvait à un instant T et dans ce cas, le Soleil n'était pas un significateur mais un prometteur! Mais, apparemment, cette astrologie solaire ne faisait pas référence pour Nicola et c'était au Soleil de s'intégrait au sein des planétes du systéme qui portait son nom. Pour Nicola, comme le rappelle un de ses disciples, Yves Lenoble (né en 1947), il s'agissait de traduire la terminologie mythologique en un code astronomique qui la sous-tendrait, ce qui aurait consisté en une contribution remarquable de la part d'un astrologue au langage astronomique.
Le probléme, c'est que l'astronomie avait emprunté à l'astrologie sa terminologie, et comme, bien souvent, dans le cas des emprunts, avait commis un contre-sens. Certes, la Tétrabible de l'astronome Ptolémée (IIe siècle) avait placé au sein d'un même schéma les luminaires au sein d'un Septénaire.(Notons que Lenoble aura participé- il y a une vingtaine d'années - à une édition de la Tétrabible, dirigée par Pascal Charvet) Mais toute la question est bien celle du "bon" mode d'emploi du dit dispositif. Or, selon nous, le dispositif sépare les luminaires des 5 planétes mythologiques mais s'agit-il même de "planétes"? Le réflexe de l'astrologue ordinaire est de connecter d'office mythologie et astronomie, oubliant que jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, nombre de dieux du Panthéon n'avait pas servi à nommer des planétes pour l'excellente raison qu'il y avait plus de dieux que de planétes, jusques alors. Le poéme de Manilius (Ier siècle)nous montre d'ailleurs que l'astrologie pouvait faire appel à d'autres dieux que ceux dont se servirait l'astronomie.
Autrement dit, les astronomes avaient utilisé les appellations mythologiques de l'astrologie pour nommer les planétes alors que pour les astrologues d'antan, ces appellations désignaient les 4 secteurs du Zodiaque, découpées par les équinoxes et les solstices. Le cas de Saturne ne sera pas abordé ici (cf nos précédentes études) un dieu qui ne figure pas dans l'Olympe.On aura compris que pour nous, les appellations mythologiques servirent de significateurs, voués à être activées par les luminaires, servant de prometteurs -comme dans le cas sus mentionné du rapport Solel- signes zodiacaux. Pour les astronomes, on était dans le métalangage, c'est à dire que le fait de nommer mythologiquement des planétes n'entrainait pas les mêmes effets que pour les astrologues, tout comme pour les dénominations des transsaturniennes et des astéroides, effectuées par les astronomes et non par les astrologues, il s'agissait d'une simple convention commode. Il ne faut pas se méfier au métalangage est une instrumentalisation, donc un détournement d'une fonction initiale! (cf notre préambule déjà cité sur la Pensée astrologique, Ibidem 1986) Il en est d'ailleurs de même pour les noms des signes du Zodiaque qui ont été empruntés à l'iconographie des mois de l'année de façon très lacunaire et l'on comprend que les astrologues se soient défiés de telles appellations. Or, dans la Tétrabible; le nom des signes est sans importance puisque ce sont les appellations mythologiques qui s'y superposent. Autrement dit, la mythologie n'aura pas servi au départ à baptiser les planétes mais les signes du Zodiaque, et notamment les quadrants saisonniers qui en sont la matrice.
. Il faudrait s'interroger sur la technique prévisionnelle préconisée par Nicola puisque la dialectique prometteurs-significateurs est d'abord à usage prévisionnel (cf les "directions") Il semble que la technique des aspects - et cela vaut pour le travail d'André Barbault- se soit carrément substituée au référentiel zodiacal -on notera que Nicola se déleste complétement du dispositif des domiciles (maitrises) planétaires) . Le passage d'une planéte dans un secteur zodiacal (à base 12) ou saisonnier (à base 4) est sans incidence prévisionnelle pour l'astrologie conditionaliste mais ne vaut que pour le thème natal (Nicola a participé à l'experience 'Astroflash" aux côtés de Barbault et de Lenoble) Nicola y précise que "Le zodiaque possède sa propre réalité qui ne doit rien aux Constellations, ni aux saisons". Or, la symbolique des saisons est précisément la clef de toute la sémantique des significateurs en astrologie, tant les notions d'équinoxe et de solstice sont parlantes, sans laquelle le discours astrologique s'en trouve sensiblement appauvri.
JHB 31 07 22
samedi 30 juillet 2022
Jacques Halbronn Sur l'astrologie humaniste selon Alex Ruperti
jacques halbronn Sur l’astrologie Humaniste selon Alex Ruperti
En 1981 parait aux Ed. du Rocher la traduction d’un ouvrage de Ruperti sous le titre « Les cycles du devenir ». Cinq ans plus tôt, nous avions fait paraite dans la Collection « Clefs pour », le volume sur l’Astrologie. La comparaison entre ces deux publications met en scéne un débat autour du « thème natal », essentiel pour Ruperti, né en 1913 et son maitre Rudhyar et tout à fait dispensable pour le jeune Halbronn. Les deux hommes se connaissant puisqu’en 1974, ils avaient suscité le Congrès de Paris de l’International Society for Astrological Research -(ISAR) présidée par Julienne Mullette- Sturm. Ruperti naquit en 1913, Halbronn, en 1947. Sur la quatrième de couverture des Cycles du devenir, on lit que l’astrologie doit ‘aider l’individu à comprendre et à développer le potentiel constitué par le thème de naissance » alors que sur la 4e de couverture des Clefs, parues 5 ans plus tôt, le thème natal est désigné comme ce dont l’astrologie doit impérativement se délester.
Pour Ruperti, l’astrologie doit répondre à la demande d’individuation, ce serait sa fonction, sa mission qui s’inscrit dans une problématique de psychologie personnelle, marquée par des enjeux karmiques proches d’Alice Bailey, première éditrice de Dane Rudhyar. Pour Halbronn, seuls les cycles collectifs importent et peuvent valider l’astrologie, ce qui va dans le sens des recherches d’André Barbault. (Les astres et l’Histoire, 1967) Par la suite, Halbronn, ira jusqu’à affirmer qu’un seul cycle planétaire, celui de Saturne suffit à organiser le discours astrologique (cf L’astrologie selon Saturne, 1994) alors que Ruperti entend mobiliser toutes les planétes, déjà constitutives du thème natal. On pense à l’opposition entre polythéisme et monothéisme.
Pour Ruperti, la complexité du thème et la combinatoire des cycles est la garantie de l’individualité, aucun thème n’étant réductible à un autre mais pour Halbronn, une telle complexité rend l’astrologie insaisissable au regard de l’exigence scientifique, ce qui rejoint peu ou prou la démarche statistique d’un Michel Gauquelin (né en 1928). Pour Gauquelin, qui ne prend en compte que le mouvement diurne, un individu dépend d’une seule planéte- se levant ou culminant- et cette planéte se retrouve, en toute probabilité, au sein d’une même profession. On est bien loin d’un individualisme à la Rudhyar (né en France, Chenevière). Pour Ruperti, le fait d’utiliser un même schéma pour plusieurs personnes reviendrait à supposer que ces personnes seraient comparables et vivraient certains événements de façon ‘ »répétitive », ce qui serait le cas si l’on ne se servait que d’un seul cycle planétaire tout au long d’une vie. On voit donc à quel point l’astrologie de Ruperti est marquée par une certaine philosophie voire une théosophie. Pour Ruperti, l’astrologie aurait vocation à nous protéger contre un certain conditionnement imposé par la Société, elle servirait donc, en quelque sorte, à se déconditionner en lui substituant un conditionnement astral bien plus respectueux de notre personnalité. L’influence orientale est ici assez manifeste.
Quarante ans plus tard, la méthode préconisée par Halbronn n’a toujours pas emporté la conviction des milieux astrologiques et l’astrologie mondiale d’un barbault n’aura pas non plus convaincu, laissant le champ libre à l’astrologie du thème natal, ce à quoi préparent les diverses écoles d’astrologie. En revanche, il y a tout un pan du public qui continue à adhérer au « signe » natal avec ses 12 possibilités, déterminées par le seul passage du Soleil à travers le Zodiaque et il semble bien que l’obsession d’un destin individuel ne soit pas si prégnante que l’on voudrait nous le faire croire. En fait, Halbronn irait dans le sens de cette astrologie articulée sur un seul curseur astral et un nombre limité de phases, même s’il n’accorde pas d’importance à la date de naissance puisque chaque phase est vécue collectivement. Mais au lieu de structurer le parcours du Soleil en 12 variations, Halbronn se limite aux 4 saisons, qui sont la matrice du Zodiaque et au lieu de se baser sur le cycle du Soleil à travers les saisons, il se sert d’un autre curseur 30 fois plus lent, à savoir Saturne.
JHB 29 07 22
vendredi 29 juillet 2022
jacques Halbronn Le mystère de la semaine
Jacques Halbronn Le mystère de la semaine
On observera que le soleil et la lune constituent des cycles concurrents même s’ils se combinent, d’où le terme de soli-lunaire. Tous deux présentent une division en 4, les saisons pour le soleil, les phases (nouvelle Lune, pleine lune) pour la Lune. On peut aussi considérer que la « course » du soleil est structurée par les 12 « signes » (et.ou constellations) et les 12 mois et que dans une année, l’on trouve 12 « lunaisons » Mais tous ces facteurs ne coincident pas nécessairement entre eux. Le début des saisons ne correspond pas à une conjonction soleil lune, sinon exceptionnellement, ce qui vaut aussi pour les 12 signes solaires, dérivés des 4 saisons subdivisées. L’historien se perd en conjectures sur le processus de découpage de l’écliptique en 12 : cela tient-il aux saisons ainsi subdivisées ou aux lunaisons? Lors de la Fête de Pâques, il semble que l’on ait affaire à un syncrétisme:
« Pâques est le dimanche qui suit le 14e jour de la Lune qui atteint cet âge le 21 mars ou immédiatement après. »; le 21 mars correspondant peu ou prou à l’équinoxe de printemps, dans l’hémisphère nord.
Quant à la semaine, elle semble être liée aux phases de la Lune mais cela vaut surtout pour le calendrier hébraique dont le début de chaque mois correspond à une nouvelle Lune (idem pour l’Islam). Mais nul ne sait actuellement selon quels critères le Shabbat est fixé, et d’ailleurs, il s’aligne de nos jours sur la semaine généralement pratiquée dans le monde, sans plus se référer aux phases de la Lune, le premier jour du mois ne servant pas ou plus, à enclencher une nouvelle semaine. Il y a là un décrochage alors même que les notions de Shabbat et de Dimanche ( Jour du Seigneur) sont sacralisées! Il serait temps de ré-astronomiser le calendrier à commencer par les jours de la semaine.
JHB 29 07 22
jeudi 28 juillet 2022
jacques Halbronn L'astrologie doit se recentrer, préférer le (juste) milieu aux marges ambivalentes
Jacques Halbronn L’astrologie doit se recentrer, préférer le (juste) milieu aux marges ambivalentes.
Qui n’a pas été confronté, en astrologie, à la question du placement d’une planéte ou d’un ascendant dans tel ou tel signe, lorsque l’on avait affaire à la fin d’un signe ou au début d’un signe? Rappelons quand même cette ambivalence (Janus) qui veut que la fin d’une phase coïncide également avec le début d’une autre phase, ce qui n’est pas le moindre écueil de la pratique horoscopique. Il s’agit là; en vérité, d’un faux probléme car c’est bien au centre qu’il convient de se situer, de se placer. Comme il est vain d’attendre l’entre d’une planéte dans un nouveau signe, dans un nouveau quadrant tout comme le début du printemps chevauche la fin de l’hiver et ainsi de suite.
Il est donc grand temps que les astrologues du XXIe siècle, adoptent un « juste milieu », c’est à dire le lieu qui se situe au coeur, au centre et non aux confins, à la frontière ne serait-ce que, sur le plan prévisionnel. C’est casse-cou que de devoir dépendre d’un degré de plus ou de moins, d’une minute de plus ou de moins pour fixer un ascendant ou un changement de signe! Au niveau prévisionnel, c’est toutefois moins grave car l’on n’est pas lié à un instant donné mais à une certaine durée et il vaut mieux attendre que la configuration ait eu le temps d’atteindre à sa maturité comme dans le cas d’une saison et d’ailleurs, minuit n’est pas le début de la nuit mais comme son nom l’indique le milieu de la nuit et cela vaut inversement pour midi, le milieu du jour. (dies). Il faut donc arrêter de se fixer sur un changement de secteur, de signe, au nom d’un zéle excessif dans la recherche de précision comme garantie, caution de la qualité du diagnostic/pronostic de l’astrologue Il faut arriver à la « vitesse de croisière » pour qu’ un phénoméne prenne toute sa dimension.
Or, pour bien des astrologues, le moment où se produit une configuration est décisif, déterminant alors qu’il ne s’agit que de la conception et non de l’éclosion, d’où le risque de déclarations, d’annonces prématurées où l’on risque de conférer à un événement une importance excessive face à des développements ultérieurs qui se révéleront néttement plus marquants. Ejaculation précoce. Dans bien des cas, le couronnement devra attendre que le facteur parvinne à son apogée. C’est ainsi que si 1958 est le début de la Ve République, celle-ci ne connaitra son caractére achevé qu’en 1962, lorsque l’on adoptera le suffrage universel pour l’élection du Président de la République. Entre temps, Saturne sera passé du capricorne au verseau, soit le milieu de la quarte hivernale. Ce sont les s signes fixes qui en fait marquent un certain aboutissement et non les signes cardinaux et rappelons que les 4 étoiles fixes royales se situent à ces points culminants.
A propos de centralité, on ne saurait non plus trop insister sur l’importance à accorder à un seul et unique curseur à la fois et non à une ribambelle! Face au curseur (prometteur) on a un certain nombre de prometteurs qui seront fécondés successivement. Autrement dit, le nombre ne doit pas être du côté des planétes mais des signes et des maisons. Le dispositif des domiciles aura conduit les astronomes à nommer les planétes du nom des dieux associés aux 4 secteurs liés aux saisons.(Mercure, Vénus, Mars et Jupiter). En ce sens, les astronomes auront emprunté à l’astrologie et comme c’est généralement le cas, l’emprunt génére des contre sens. Que l’on nous comprenne bien, en astrologie, les dieux servent à nommer des significateurs fixes alors qu »en astronomie, ils vont servir à désigner des prometteurs mobiles d’où une inflation, une saturation de significateurs, ceux ci étant censés au final servir à la fois de prometteurs et de significateurs, situation que les manuels d’astrologie tentent vainement de gérer, ce qui constitue un casse tête pour les éleves en astrologie, toutes écoles confondues.
mercredi 27 juillet 2022
Jacques Halbronn Pour une révolution copernicienne en Astrologie.
Jacques Halbronn Pour une révolution copernicienne en Astrologie.
On a longtemps cru que le XXe siècle verrait la fin des tribulations séculaires de l'astrologie et ce dès la fin du XIXe siècle et jusqu'aux années quatre vingt du siècle dernier. C'est ainsi qu'au milieu du XXe siècle, d'aucuns annonçaient des temps nouveaux. On pense à un Dom Néroman dans les premières pages de son Traité d'Astrologie Rationnelle (1943), attendant du passage de Neptune dans un nouveau signe un tel avénement. Les travaux statistiques de Michel Gauquelin (à partir de 1955) répondraient-ils à une telle attente, prenant la suite d'un Paul Choisnard ? Néroman décéda en 1953 et n'eut pas l'occasion d'en prendre connaissance à la différence d'un Volguine. Quant à André Barbault, il se mit à tout chambouler dix ans plus tard avec le graphique de synthèse sous tendu par son indice cyclique, censé être la clef de la prévision "mondiale", avec l'annonce d'une troisiéme guerre mondiale pour le début des années 80, lui qui avait raté la plus grande crise de l'après guerre (1961-62) qui lui était passée sous le ne, le prenant au dépourvu. Souvent un échec en entraine un autre en sens inverse en une sorte de cercle vicieux! Autant de médecins autour du chevêt d'une astrologie malade, chacun avec son reméde miracle, de Rudhyar (cycle de la lunaison) à Jean-Pierre Nicola (RET) ou à Dorsan (sidéralisme) Avec le recul des 20 premières décennies du XXIe siècle, l'on s'efforcera, ici, de diagnostiquer non seulement le mal dont souffre l'astrologie mais les insuffisances de ceux qui prétendaient pouvoir lui sauver la mise et plus largement les carences dans la formation des chercheurs en astrologie, à savoir au niveau des écoles d'astrologie et des colloques. On traite actuellement l'astrologie de pseudo-science mais il faudrait aussi parler de ses pseudo-colloques, de ses pseudo revues qui ne forment pas à l'esprit critique, aux vrais échanges.
Le début du XXe siècle avait laissé espérer que les avancées scientifiques et techniques remarquables de l'époque viendraient apporter le soutien providentiel dont l'astrologie avait besoin. Il est vrai que lorsque Gauquelin apporta ses résultats, d'aucuns y virent la confirmation de leur pratique du thème natal au lieu d'en tirer toutes les conséquences. Autrement dit, la seule chose qui intéresse l'astrologue actuel, c'est que l'on vienne confirmer sa pratique existante. Une amie astrologue nous avouait que la recherche en astrologie ne faisait sens que dans la mesure où elle venait confirmer la pratique usuelle de l'astrologie, qui était une affaire entendue une fois pour toutes. La plupart des astrologues n'attendaient rien des chercheurs en astrologie et se tournaient vers les découvertes des astronomes et en 1930, l'arrivée de Pluton dans le paysage du systéme solaire serait la preuve que certaines pièces du puzzle avaient jusque là manqué. Nous même, en 1976, dans Clefs pour l'astrologie, proposions de compléter avec deux transplutoniennes (Proserpine et Vulcain, noms proposés par Jean Carteret) encore inconnues des téléscopes mais nécessaires à une astrologie à base 12. (cf Lisa Morpurgo et sa Nouvelle Astrologie, Hachette 1974)
Avec le recul, cette fuite en avant, cette tentation, dans le sillage de l'astronomie (depuis la fin du XVIIIe siècle) ne ferait qu'enfoncer l'astrologie; Il fallait en prendre le contre-pied en nous demandant ce dont l'astrologie avait vraiment besoin pour fonctionner en suivant le principe de parcimonie minimale du rasoir d'Occam. Comme avec Copernic qui déplaçait le centre du systéme de la Terre vers le Soleil, il fallait s'en tenir à un seul curseur et à une division de l'écliptique non pas en 12 mais en 4, à l'instar des Quatre Saisons. On en revenait à un modéle bien connu (les 12 signes solaires), celui d'un facteur mobile unique, le "prometteur", pointant successivement et alternativement une série significateurs si ce n'est que le curseur ne pouvait être le Soleil avec son cycle annuel divisé en 12 mais Saturne 30 fois plus lent, découpant des "saisons" de 7 ans.(cf en 1994, L'Astrologie selon Saturne)
JHB 27 07 22
Jacques Halbronn L'impact astrologique se situe en milieu de phase.
Jacques Halbronn L'impact astrologique se situe en milieu de phase.
Il semble qu'il existe un certain consensus dans le milieu astrologique, au nom de quelque exigence de précision, à vouloir que l'événement attendu, annoncé, prévu, se produise grosso modo au même moment et en tout cas dans l'année terrestre/solaire concernée. Un exemple qui aura marqué durablement les esprits concerne 1989, lorsque Saturne s'est conjoint à nouveau avec Saturne; cette fois au début du signe solsticial du capricorne, ce qui coincidait par ailleurs au passage de Saturne sur l'axe solsticial (en astrologie EXOLS) André Barbault avait en 1955 dans Défense et Illustration de l'Astrologie indiqué 1989 comme prenant la suite-36 ans après- de la conjonction des mêmes astres en 1953.. Et de fait, l'année 1989 fut marquée par des événements remarquables comme la chute du Mur de Berlin en novembre de cette année là. On peut certes supposer que si cela avait eu lieu au début de 1990; cela aurait été tout de même validé mais se pose la question de l'orbe prévisionnel qui doit être, semble -t-il, assez limité, aux yeux de la plupart des astrologues.
Cependant, avec le recul, 1989 n'aura peut être pas été aussi décisif qu'on aura pus le croire au premier abord même si l'on comprend que l'on ait pu être marqué par les événements du moment. Entendons par là que le meilleur était à venir avec notamment l'effondrement de l'URSS en 1991, dont on a célébré récemment, le trentième anniversaire. Certes, il est toujours possible de déclarer que 1991 ne s'explique que par 1989 mais la causalité n'est pas si évidente ou nécessaire que cela et pour notre part, nous optons pour un certain climat avec un maximum d'effet au bout d'un certain temps, sans qu'il faille chercher une cause événementielle unique même si la cause proprement astrologique l'est.
Autrement dit, il aurait été plus raisonnable de déclarer en 1989 qu'il faille s'attendre à des phénoménes plus remarquables encore à venir. Pour nous, c'est le milieu de la phase qui est central et ni le début ni la fin de la phase, ne serait-ce que ces deux poins extrémes se confondent avec la phase précédente et la phase suivante, ce qui est assez fâcheux. Le postulat de début de phase aura en effet entrainé à certains dysfonctionnements prévisionnels. C'est ainsi que la crise de Berlin et de Cuba (1961-62) n'aura pas été annoncée par Barbault même rétrospectivement.
Le milieu de phase est la meilleur formule prévisionnelle en Astrologie EXOLS et en astrologie traditionnelle, il conviendrait probablement d'adopter une marge d'au moins un an pour que l'essai soit transformé sinon l'on risque d'annoncer prématurément la réalisation pleine et entière d'une prévision. Autrement dit une mauvaise appréciation d'un événement du fait que l'on n'aura pas su le mettre en perspective par rapport à ce qui va suivre ne sera pas du meilleur effet. On pense à la technique des mi-points de nos voisins allemands, ce qui va dans le sens de la recherche du juste milieu.
JHB 26 07 22
mardi 26 juillet 2022
jacques halbronn Equinoxialité Du caractère fonctionnel des races er des sexes
jacques Halbronn Equinoxialité. le caractère « fonctionnel » des races et des sexes.
Posté par nofim le 26 juillet 2022
jacques Halbronn Equinoxialité. Du caractère « fonctionnel » des races et des sexes.
Dans le cadre de nos recherches en astrologie, la question des différences structurelles ou contingentes est devenue essentielle. Il est clair cependant que les différences de type horizontal, géographique, politique, juridique, linguistique sont plus aisément acceptées et reconnues en dépit de leur relative contingence. Inversement, les différences de type vertical rencontrent bien plus de résistances et l’on mentionnera ce commentaire à l’un de nos textes/vidéos: de Pascal Nkaya:
« Le sexe est une difference majeure fonctionnelle Plus importante que la race car il est fonctionnel La couleur de la peau ou la race n’ est qu une difference majeure non fonctionnelle moins importante Mais dans le cadre de la reproduction de la race cette difference est vraiment majeure et tres importante »
Il est un fait que l’on a pour l »heure du mal à déterminer la « fonctionnalité » de ce qu’on appelle « race » alors que le sexe offre une évidente place dans la reproduction de l’espèce -de toute espèce d’ailleurs, en dépit du fait que l’on a tendance à en minimiser l’importance en phase solsticiale en mettant en avant toutes sortes de clivages qui le reléguent parfois à la portion congrue.
Cela dit. il convient de se méfier d’une telle argumentation « fonctionnaliste » car la question reste posée et n’a peut être pas été suffisamment creusée. D’un point de vue théologique, il nous semble en effet, que ce sur quoi les hommes ont peu de prise devrait au contraire nous interpeller. On ne change pas de race comme de chemise. Et si l’humanité se présente sous plusieurs couleurs, ce n’est peut être pas sans raison, quand même!.
Plusieurs grilles de lecture s’offrent toutefois à nous: l’une d’ordre synchronique, l’autre d’ordre diachronique. La grille diachronique consisterait à dire que ces diverses couleurs correspondraient à des états successifs de l’Humanité alors que la grille synchronique impliquerait l’existence d’une systémique dont il serait utile de (re)trouver la clef. D’aucuns pourraient d’ailleurs être tentés d’aller dans le même sens à propos des Juifs, en les situant dans quelque forme de diachronie, d’état antérieur voué à être dépassé.
C’est dire que dès que l’on aborde la question de l’équinoxialité. Le déni est tentant au nom d’une carence explicative ou, comme ici, avec Pascal Nkaya, fonctionnaliste/
Selon nous, les périodes « équinoxialistes » qui occupent la moitié du temps, sont l’occasion de repenser et d’approfondir, de découvrir et d’explorer ce qui a pu être occulté, en périodes solsticialistes. On a evidemment l’exemple de la Shoah, laquelle aura permis, en quelque sorte, de prendre conscience d’un clivage essentiel. Le probléme, c’est que l’on bascule très vite dans des accusations de racisme, de sexisme quand on accorde quelque signification à certains clivages et cela vaut d’ailleurs aussi pour ce qui touche à l’astrologie que d’aucuns auraient tendance à mettre hors jeu! C’est dire que la solsticialité tend à diaboliser toutes sortes d’entités, y compris d’ailleurs le colonialisme, l’impérialisme, l’islamisme au nom du « wokisme »/
C’est dire que les phases équinoxiales sont marquées par un « retour du refoulé » dont les manifestations sont susceptibles d’être stigmatisées, ostracisées, diabolisées comme autant de vieux démons. Toute la problématique de la cyclicité, c’est justement le constat que rien n’est jamais totalement révolu.
Donc, on aura compris, qu »en ce qui nous concerne, les zones d’ombre épistémologiques, idéologiques et autres qui s’attachent aux objets « équinoxiaux » ne sauraient être négligées, esquivées ou rejetées d’un revers de la main, et notamment au regard de la verticalité et cela vaut notamment pour le phénoméne de la Lutte des Classes, mythe ou réalité avec en arrière plan l’accusation d’essentialisme. Décidément, nous pensons que le débat est d’ordre théologique, lié à la question d’un plan divin (cf le film « Médée » de Pasolini), d’un « dessein intelligent ».. On bascule dans le champ de la Surnature et de la Subconscience, de ce qui n’est donc ni « naturel », ni pleinement assumé. Qu’est ce que le « charisme »,le « génie », le « leader » par exemple?. Et pourtant, comme dirait Galilée, il y a là quelque chose qui existe bel et bien, qu’on le veuille ou non et qui se réveille en phase équinoxiale.
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JHB 26 07 22
Jacques Halbronn Sur le film de Pasolini. "L"Evangile selon Saint Mathieu"
Jacques Halbronn Sur le film de Pasolini L’Evangile selon Saint Mathieu
Nous avons voulu aborder la critique de ce film au prisme de la question de la double identité de Jésus, Roi des Juifs et Messie des Israélites, telle qu’elle nous apparait notamment mais pas seulement dans cet Evangile. Il nous semble que Pasolini n’aura pas su ou voulu mettre en évidence le rapport complexe et ambigu entretenu par Jésus avec cette dualité identitaire du personnage de Jésus, ce qui aurait du etre le coeur d’une dramaturgie et il semble d’ailleurs qu’un tel travail théatral et cinématographique reste à accomplir. !Il n’est donc pas étonnant que le film en question ait été salué par les autorités catholiques lesquelles entretiennent délibérément un certain flou autour de la mission de Jésus.
Les premières scénes sont axées sur la Nativité d’un « Roi des Juifs » (épisode des « rois Mages »). Rappelons que le texte début par la généalogie royale de Joseph époux de Marie, mère de Jésus. Et Bethlehem – lieu de naissance de Jésus- renvoie à David.
Wikipedia: notice Betlehem:
. »La tradition juive, qui l’appelle aussi Éphrata, en fait le lieu de naissance et de couronnement de David« .
Chapitre II « Où est le roi des Juifs? » et le film de se conclure sur la crucificion avec la mention en haut de la croix de la mention « INRI », référence ironique à ce statut de Rex Judaeorum si ce n’est que lors de la résurrection qui termine le film , Jésus annonce qu’il précédé ses disciples… en Galilée!
Pasolini se dispense tout au long du film de préciser les lieux où se déroulent les divers épisodes ni l’origine des apôtres Or, l’on sait que seul Juda Iscariote venait de Judée, celui qui dénoncera Jésus et le fera condamner et crucifier à Jérusalem. On saisit à quel point Jésus n’est pas reçu pareillement en Judée et en Galilée, d’où d’ailleurs la formule « Nul n’est prophéte en son pays »! (Mathieu XIII). Au chapitre IV, on nous dit que Jésus parcourut toute la Galilée.
. Est- ce que l’on est en Judée ou en Galilée, à Jérusalem ou au Lac de Tibériade?C’est apparemment indifférent! La célébre formule de Mathieu XV, 24 « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël » fait défaut.
Le texte de l’Evangile de Mathieu semble plus ou moins considérer Israel et Judée comme des synonymes alors que ce sont des régions géographiquement et politiquement bien distinctes. Il est vrai que l’épisode de la Samaritaine( ostracisée par les Judéens) qui demande à Jésus s’il est le Messie figure dans l’Evangile de Jean, ce qui se confirme dans un autre texte attribué au même Jean, les Actes des Apotres. Norons que Pierre,pécheur de Galilée, est celui qui affirme le plis nettement que Jésus est le Messie.(cfChristophe Dickès »Saint Pierre – Le mystère et l’évidence » Editions Perrin) Le chapitre ultime de l’Evangile de Mathieu, le XXVIIIe, nous parle des 11 disciples galiléens de Jésus. Selon nous Jésus le Judéen avait décidé de rapprocher ces deux populations qui se jouxtaient depuis la mort de Salomon et le schisme qui s’en suivit. Or, un tel rapprochement oecuménique était mal vu par les autorités religieuses de Jérusalem, ce qui aura conduit Jésus à sa perte.
JHB 26 97 22
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