Etudes de Critique biblique, astrologique nostradamiquej et linguistique.
dimanche 25 octobre 2026
jacques halbronn Radioscopie des processus apologétiques/ Cas de l'astrologie, cas de l'anglais, cas de Nostradamus
jacques halbronn Radioscopie des processus apologétiques/ Cas de l'astrologie, cas de l'anglais, cas de Nostradamus
le chercheur est destinée à se confronter, tôt ou tard, à des réactions apologétiques visant à désamorcer ses analyses et ses thèses/ Nous en donnerons ici trois exemples, de façon à établir une approche général d'un tel syndrome visant surtout à brouiller les pistes et à produire un effet dilatoire.
I l'Astrologie
En 1971, André Barbault faisait paraire dans le Supplément de l'Almanch des Editions Traditionnelles, lesquelles éditions publiaient la revue L'Astrologue dont il était le rédacteur en chef, une "Présentation de l'Astrologie". En 1955, Barbault avait fait paraitre chez Grasset une Défense et Illustrations de l'Astrologie. Barbault, étrangement, n'y mentionne pas (p. 30) sa " Crise Mondiale" mais seulement Les Astres et l'histoire (1967) En cette même année Michel Gauquelin faisait paraitre son Influence des astres (Ed du Dauphin). La phase THEOS - il en est ainsi en 1955 comme pour 1971- est favorable à la cause astrologique, dans sa dimension la plus ambitieuse/ C'est également en 71 qu'Edgar Morin publie une enquete " le Retour des Astrologues" (Cahiers de l'Obs).
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André Barbault (1921–2019), célèbre astrologue français, est l'auteur de plusieurs ouvrages de référence en astrologie mondiale qui ont marqué
l'histoire de la discipline en tentant d'appliquer des calculs planétaires aux grands cycles historiques et économiques.
Ses travaux sur les crises mondiales se déclinent principalement à travers deux axes majeurs :
1. 1964 et la crise mondiale de 1965
L'ouvrage : Publié en 1963 aux éditions Albin Michel (..) ce livre tente d'analyser les tensions géopolitiques, les rapports Est-Ouest, l'avenir de l'Europe et le climat économique de la période à travers la position des astres.
L'approche : Barbault y recherche des points de repère pour anticiper les soubresauts de l'histoire mondiale de l'époque loin des simples horoscopes de divertissement"
De fait, en 1971, Barbault va surtout axer sa défense sur les travaux statistiques de Gauquelin. On peut se demander pourquoi. De fait, en 1971, Barbault est impacté par un échec prévisionnel majeur, lié à son interprétation de l'opposition de Saturne à Neptune pour cette année là, annonçant le rattrapage des USA par l'URSS. signalons que Barbault se veut alors l'astrologue de la cause communiste et met l'astrologie au service de sa propagande.(cf son article de 1953 dans l'Yonne Républicaine," périodique communiste à l'époque. En 1953, dans le bulletin du Centre International d'Astrologie, il commentera la mort de Staline au prisme de la conjonction Saturne-Neptune.
Aperçu IA
La prévision ratée d'André Barbault pour 1971 concerne l'apogée économique et politique supposé de l'URSS, un pronostic formulé à partir de sa théorie du cycle Saturne-Neptune.
L'échec de cette prédiction et les débats qui l'entourent s'articulent autour des éléments suivants :
1. La thèse astrologique de départ
Pour André Barbault (l'une des figures majeures de l'astrologie mondiale au XXe siècle), le couple planétaire Saturne-Neptune est intrinsèquement lié au destin de la Russie et du communisme. Il avait appuyé sa démonstration sur les faits suivants :
La conjonction de 1917 correspondait à la Révolution russe.
La conjonction suivante en 1953 coïncidait avec la mort de Staline
2. La prévision ratée pour 1971
En suivant l'évolution du cycle, Barbault s'est intéressé à la phase culminante : l'opposition Saturne-Neptune, qui s'est formée au cours de l'année 1971
Le pari de Barbault : En phase avec les déclarations optimistes de Nikita Khrouchtchev, Barbault avait prévu que cette opposition marquerait le triomphe et l'apogée du modèle communiste. Il pronostiquait notamment que l'URSS dépasserait économiquement les États-Unis aux alentours de 1970-1971.
La réalité historique : L'année 1971 n'a vu aucun triomphe économique de l'Union Soviétique. Au contraire, le pays s'est solidement ancré dans ce que les historiens nommeront plus tard la "période de stagnation" sous Léonid Brejnev, le produit national brut soviétique culminant à peine à la moitié de celui des États-Unis.
3. Les conséquences et critique
Cet échec a suscité de vives controverses dans le milieu de l'astrologie et chez ses détracteurs :
Une erreur factuelle reconnue : Des critiques contemporains et des historiens de l'astrologie (comme Jacques Halbronn ou l'astrologue Reverchon) ont souligné la fragilité de ce pronostic linéaire.
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Le cycle s'est ensuite refermé en 1989 avec une nouvelle conjonction Saturne-Neptune qui, au lieu de consacrer le communisme, a accompagné l'effondrement du bloc de l'Est et la chute du mur de Berlin. [
En fait , dès 1967, Barbault avait intégré le cycle Saturne Neptune-en le rétrogradant de facto, au sein d'un ensemble bien plus vaste regroupant toutes les conjonctions entre Jupiter, Sature, Neptune, Uranus, Neptune et Pluton. En 1971, dans sa "Présentation", Barbault aura préféré de faire profil bas en ne mettant pas l'astrologie mondiale dans la balance et donnant la priorité aux statistiques Gauquelin plus présentables. La façon dont Barbault justifie celles-ci mérite le détour au prisme de notre étude des stratégies apologétiques. Par comparaison, Barbault en 1966, avait repris un article sous le titre "La crise mondiale de 1965 à 1967, "contrôle de La Crise Mondiale" (reprenant une conférence faite au CIA le 12. 10. 1966) où il notait - attitude que nous qualifierons d'apologétique " qu'un décalage de 18 mois par rapport à l'échéance annoncée était une "marge " acceptable en Astrologie Mondiale.
Comment André Barbault envisageait-il en 71 de défendre le dossier Gauquelin censé justifier le thème ' carte d'identité céleste" (p; 21)? Sous deux angles: celui des naissances provoquées qui brouilleraient les corrélations et sous celui des élites socioprofessionnelles qui seules valideraient les dites statistiques. Nous avons récemment rejeté l'entreprise de Gauquelin, basée sur une ergonomie délirante avec son cycle planétaire quotidien qu'il convient de comparer avec celle de notre Astronomie septennale et son cycle de 7 ans. Il est étrange que Barbault adepte des prévisions à long terme ait jugé bon de mettre en avant une astrologie hors sol.
II Nostradamus
Aperçu IA
L'étude des quatrains manquants dans les éditions de 1588-1589 et leur lien avec de faux almanachs anciens fait l'objet de recherches poussées par
des spécialistes de Nostradamus, notamment Patrice Guinard (sur son site CURA) et Robert Benazra.
Ce problème textuel et bibliographique repose sur deux cas majeurs
1. La contrefaçon des éditions parisiennes (Ligueuses) de 1588-1589
Durant la période troublée de la Ligue (1588-1589), des imprimeurs parisiens ont publié des éditions des Prophéties en prétendant suivre des modèles anciens, notamment une prétendue édition « Regnault 1561 ».
Le constat : Robert Benazra et Patrice Guinard ont démontré que ces versions souffrent de quatrains manquants (notamment à la fin de la Centurie VI, qui ne compte que 74 quatrains au lieu de 100, et dans la Centurie VII)
La substitution : Pour combler visuellement le manque ou créer des illusions éditoriales, les faussaires de l'époque ont inséré des quatrains déjà existants issus de centuries précédentes, en modifiant simplement l'ordre des vers.
En somme, pour Guinard, l'absence ou la répétition suspecte de ces quatrains prouve que les éditions de 1588-1589 ne s'appuyaient pas sur des manuscrits originaux perdus de Nostradamus, mais résultaient de manipulations éditoriales et politiques opportunistes visant à adapter le texte au contexte de la guerre civile."
JHB Nous avons rejeté ce type d'explication (cf notre thèse d'Etat 1999 et notre post doctorat 2007). Bien qu'ayant nous même publié le Répertoire (RCN) de Benazra, nous avons exprimé nos critiques sur son site Ramkat. Selon Guinard, l'ensemble du corpus centurique était déjà établi dès les années 1550 mais il n'aura été publié que progressivement, d'où des éléments absents des éditions "ligueuses", et notamment les Centuries VIII-X qui n'y figurent pas. Notre polémique sera reprise en 2008 et 2011 dans la Revue Française d'histoire du Livre. L'étude des publications successives indique selon nous un processus additionnelle, ce qui ressort des centuries dites incomplétes qui ne sont en réalité que des suppléments de circonstance comme le quatrain 46 de la IVe centurie laquelle, malgré son nom, ne comporte que 53 quatrains. Le second volet des Centuries a notamment puisé dans la Guide des Chemins de France de Charles Estienne, procédé peu honorable si on le met au compte de Michel de Nostredame.
III L'Anglais
En 1989, nous avions terminé un mémoire de plus de 450 pages, sous la direction de Louis -Jean Calvet, auteur notamment d'un Linguistique et Colonialisme : Ce mémoire s'intitulait Langue et culture. Essai de description critique du systéme du française à la lumière des relations interlinguistiques et faisait suite à un précédent mémoire (1987) Linguistique de l'erreur et épistémologie populaire,
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Dans ses travaux en linguistique comparée et sur les dynamiques de l'emprunt (notamment l'impact du français sur la langue anglaise), Jacques Halbronn développe une thèse centrale autour de l'imitation et de la déformation :
Le rôle de l'erreur dans l'emprunt : Selon lui, lorsqu'une culture ou une communauté linguistique adopte (ou imite) les structures d'une autre langue, cette appropriation est presque systématiquement sujette à des contresens, des déformations ou une mauvaise transmission.
L'incompréhension des structures internes : L'emprunteur a tendance à calquer sa propre « épistémologie populaire » (sa façon intuitive et parfois erronée de concevoir la grammaire ou la phonétique) sur la langue d'origine. Par exemple, Halbronn met souvent en avant le fait que les anglophones ont massivement emprunté le vocabulaire français à l'écrit sans en comprendre la dialectique subtile entre l'écrit et l'oral (comme les alternances phonétiques ou les lettres muettes).
L'aliénation linguistique : Cette approche critique cherche à démontrer comment les langues évoluent à travers des "obstacles épistémologiques", des corruptions morphologiques et des contresens historiques qui finissent par être intégrés et normalisés par l'usage populaire. "
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Ce texte de Jacques Halbronn développe une thèse linguistique personnelle sur l'histoire des formes et l'influence de l'ancien français sur l'anglais et l'allemand.
Réponse à l'IA
Étymologie de qualité
Origine latine : Vient du latin qualitas, qui signifie « manière d'être » ou « nature d'une chose », créé par Cicéron pour traduire le grec ποιότης (poiotês)..
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La thèse de Jacques Halbronn repose sur l'idée que l'ancien français a figé la morphologie de l'anglais et de
l'allemand avant de modifier sa propre orthographe. Selon son approche linguistique et épistémologique, l'évolution interne du
français (qui a supprimé certaines consonnes finales au profit de finales accentuées en -é) permet d'expliquer par rétro-ingénierie les
structures de ses voisins germaniques."
Objection: cela n'explique pas la finale de l'allemand en ät ni celle que nous préconisons pour le français en "et". Le débat ne concerne pas le premier "t" mais le second : qualitas comporte le premier mais pas le second. qualitet , Qualität Ce second T final est justement une consonne que le français ne prononce pas, au masculin mais il le fait au féminin , dans son systéme .
En ce qui concerne la finale française en "ed (limitée à la première conjugaison de la grammaire française), elle est à rapprocher de la finale des langues latines comme l'espagnol en "ado" L'anglais n'a pas inventé cette finale "ed", et il n'a pu la trouver que lors de l'emprunt au français. L'apologétique présentée pat les défenseurs de l'honneur 'anglais" soutient que cette finale serait une invention locale et non sous influence étrangère. Or, l'anglais distingue deux types de verbes:
Aperçu IA
En anglais, on distingue les verbes réguliers (souvent appelés "faibles") et les verbes irréguliers (souvent appelés "forts") concernant leur terminaison
au prétérit et au participe passé.
1. Les verbes réguliers (terminaison en -ed)
Règle : On ajoute -ed à la base verbale pour former à la fois le prétérit et le participe passé.
work → worked → worked
play → played → played
live → lived → lived
Objection: IA n'indique pas que la grande majorité des verbes dits réguliers en anglais sont des emprunts au français et fournit ici des exceptions qui selon nous sont marquées par l'influence française. L'étude des verbes "forts" montre, a contrario, que le modéle anglais local, sauf ne recourt pas à la finale "ed., sauf exception.
Selon nous, la langue française aura impacté aussi bien les langues germaniques que les langues latines. On retrouve la lettre "d" du "ed" en espagnol avec la finale en "ado" de tous ses participes, alors que la finale en "t" n'est pas attestée. (acabado, encantado etc) mais l'espagnol utilise les marqueurs de genre en "o" et en "a" pour ses participes alors que le français prononce la consonne finale au féminin et la garde muette au masculin De même, pour les marqueurs de nombre, l'espagnol prononce le 's" final (vamos, muchachos) alors que le français s'en abstient sauf dans sa pratique des liaisons liées à une voyelle à la suite 'Allons-enfants de la patrie)., ce qui témoigne de la dualité consonne/voyelle, adoptée par l'anglais pour son article indéfini (a /another) Dans le cas de l'italien, il semble que l'influence ait été plus orale qu'écrite, d'où l'absence notamment du s pluriel qui ne s'entend pas nécessairement en français comme dit plus haut. L'italien, comme l'espagnol, se sert du o et du a comme marqueur de genre, ce qui n'a aucunement été adopté par le français. Quant à l'anglais, il n'use pas de marqueur de genre, ce qui correspond à une influence orale du français lequel ne le fait (avec le e) que dans le cas du féminin.
En conclusion, l'apologétique de type DEMOS vise carrément à minimiser la centralité à l"échelle européenne du français alors que notre position THEOS tend à renforcer son rayonnement aussi bien au nord qu'au sud. Il importe que l'IA prenne conscience du biais DEMOS agité par les différentes langues, notamment en insistant sur l'emprunt du français au latin. Or, ce qui nous importe c'est le chainon immédiatement antérieur et non de remonter à quelque langue commune, ce qui relativiserait d'autant la dépendance au français des dites langues!
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