jeudi 29 octobre 2026

jacques halbronn Critique ptolémaïque, Dualité d’une astronomie naturelle et d’une astronomie factice mais opérationnelle

jacques halbronn Critique ptolémaïque, Dualité d’une astronomie naturelle et d’une astronomie factice mais opérationnelle C’est autour de 1969 que nous avons commencé à produire des textes concernant le traitement que fait la Tétrabible des rapports planétes/signes ( d’abord sous forme de dépot à la Société des Gens de Lettres), cela débouchera en 1976 sur les Clefs pour l’Astrologie (Ed Seghers), en 1977 quant à nos études sur le dyptique astrologique d’ Abraham Ibn Ezra (Ed Retz, cf aussi notre communication au Congrès d’Ottawa, 1992)et sur un chapitre de nos Mathématiques Divinatoires (Ed Trédaniel-Grande Conjonction).En 1993, nous avons publié des études ptolémaiques (avec le reprint du Centilogue(sic) de Nicolas Bourdin (Trédaniel) En 2002, nous eumes l’occasion de revenir sur un tel dipositif que nous avons encore revisité quelque 20 ans plus tard (Revue Astroprophétique) La voie que nous avons suivi est celle du structuralisme, de la cohèrence à restituer, comme nous l’avions fait en paralléle dans nos travaux en linguistique (1987-89) Ce n’est que tardivement que nous avons fini par mettre en évidence certaines failles, à savoir d’une part, l’addition de Saturne qui aura chamboulé tout le systéme en le décentrant passant du sénaire au septénaire et de l’autre le non respect de l’axe saisonnier (équinoxes,solstices) tant pour les domiciles que pour les exaltations. Or, la description de la bande zodiacale précise qu’elle s’étend de part et d’autre de l’écliptique sur 7-8 degrés, principe qui n’est pas respect dans la tradition astrologique qui place les luminaires d’un seul côté des axes tropiques avec Cancer et Lion au lieu de Gémeaux Cancer pour les domiciles et avec Bélier taureau au lieu de poissons bélier pour les exaltations, point non reléve ni par Lisa Morpurgo, ni par Yves Lenoble (dans ses études sur le Tetrabiblos(IIe siècle AD) I « Ptolomeo y las astrologias del ‘Tetrabiblos » Ieras Jornadas de Historia de la Astrologia en la Antiguedad) Mars 2001, en espagnol. Nous y abordions la question d’une astronomie « fictive » ou de subtitution, d’où la coexistence de deux astrologies. Nous proposions (p 108) qu’il y ait une astrologie de l’hiver qui serait substitutive en raison de la carence météorologique et une astrologie de l’Eté qui serait directement articulée sur la Nature. Cette astrologie « fictive » offrait l’avantage d’une géométrisation qui ne pouvait être assurée par le seul référentiel astronomique et de ce fait, notre astrologie septennale reléve quelque part de cette astrologie « hivernale », avec l’accent mis sur les saisons alors que l’autre voie, celle de l’astrologie « naturelle », celle pronée par André Barbault, est impactée par les conjonctions (cycles) planétaires. Cette astrologie des axes saisonniers n’est pas affectable ni affectée par la précesion des équinoxes. le dispositif des exaltations- comme nous le montrions dans notre communication de 2001, est lié aux saisons d’où certaines incompatibilités avec la réalité astronomique respectée par le dispositif de domiciles; Nous terminions en affirmant que la Tétrabible est le résultats d’un travail collectif étalé dans le temps, à la façon du corpus Nostradamus (p.111) Le dilemme tient au fait que l’astrologie liée à une astronomie fictive nous apparait plus opérationnelle que l’astrologie « naturelle », chère à Yves Lenoble, commentateur de la Tétrabible (Ed Nil, 2000) Nous citions Franz Cumont (Astrology among the Greeks and the Romans) qui traite de Saturne, qualifié de « planéte du Soleil » se substituant la nuit au Soleil. Au prisme de notre astronomie septennale, c’est en fait la dialectique DEMOS -THEOS qui est concernée et la dimension THEOS vient en second, à 45° d’un axe « cardinal, en signe fixe et c’est cette astronomie « factice », hivernale, qui s’avère opérationnelle alors que l’astronomie naturelle correspond à un stade primitif. astrólogos griegos y romanos (homo mathematicus - Compra venta en todocoleccion Nouvelles recherches sur les origines de l’exposé des maitrises planétaires dans la Tétrabible de Prolémée 2021 par Jacques Halbronn Nous avons traité cette question depuis une bonne cinqantaine d’années, puisque l’on peut remonter dans nos archives jusqu’en 1969. C’est en 1976 que nous avons, autant que nous nous en souvenions, publié nos travaux (Clefs pour l’astrologie, Paris, Seghers 1976 cf « L’évolution de la pensée astrologique face aux découvertes des nouvelles planètes du système solaire ( 1781-1930) communication au Congrès des Sociétés Savantes, Nancy, 1978, sciences, fasc. V, pp/ 145-156) Mathématiques divinatoires, Paris, Trédaniel, pp. 79 et seq) ) pour la première fois mais nous en avions fait la base de notre enseignement dès les années 1970-71, notamment auprès de certains membres de l »association des Amis de Dom Néroman (Jacques Moine, Max Duval, Maurice Béquart notamment), sujet qui les intéressait en raison du travail de leur maître dès les années trente.(cf Grandeur et pitié de l »astrologie, Paris Sorlot 1940 pp 75 et seq » Les dieux du zodiaque ». Durant l’Eté 1971, nous nous étions entretenus avec l’Italienne Lisa Morpurgo, lors d’un Colloque international de l’ISAR, à Aalen(RFA) laquelle avait développé des études de son coté, ce qui donnera en 1972 son Introduzione all’astrologia e decifrazione dello Zodiaco. Longanese, pp. 31 et seq. L’ouvrage parut en français, en 1974 sous le titre Introduction à la Nouvelle Astrologie. En 1975, nous donnerons un exposé sur ce sujet, au séminaire de Bernard Jaulin (Jussieu, Paris VII). Sautons 25 ans : en 2000, les Congrès d’Hermés publient leurs Actes de leur rencontre parisienne sous le titre « Les maitrises planétaires » avec des contributions de Yves Lenoble, Denis Labouré, Danièle Jay, Gilles Verrier, Solange de Mailly Nesle Marie Noelle Baudron, Fanchon Pradalier Roy, Jean de Larche. On ne nous y avait pas invité à intervenir. D’ailleurs, c’est peu après que nous reprendrons notre travail sur ce sujet, nous étant longtemps consacré au prophétisme (cf notre thèse d’Etat 1999, Le texte prophétique en France. Formation et fortune. Presses Universitaires du Septentrion) mais nos Clefs étaient reparues en 1993. Toutefois, dans l’article « Astrologie » paru dans l’Encyclopaedia Universalis, à la même époque, nous avions consacré un développement à la question (p. 288 vol. 1) Nous avions signalé la possibilité d’une discordance entre les attributions planétaires et la symbolique des signes proposée: » C’est ainsi que les deux signes de Vénus, tels qu’ils avaient été conçus à une période pré-ptoléméenne , correspondent bien à deux signes représentés par un couple et par une vierge, souvent accompagnée d’une licorne aux valeurs phalliques. Car dans l’iconographie astrologique, les Gémeaux sont souvent campés comme un couple qui s’enlace (..) Dès lors, les deux signes de Mercure auraient d’abord été le taureau et la Balance » Plus loin, nous évoquions la permutation soleil et lune dans le dispositif des exaltations : » Cela aurait tenu à la prise en compte de la précession des équinoxes qui aurait amené à constater que le point vernal se trouvait plutôt dans la constellation du bélier que dans celle du taureau » En 2001 et 2002, nous ferons deux commmnications dans des Colloques espagnols sur ces sujets. On trouvera ces textes dans la revue Beroso n°5 (Primeras jornadas de Historia de la astrologia en la antiguedad, Barcelone) « Ptolomeo y las astrologias del « Tetrabiblos » et dans le volume « Homo Mathematicus » Actos del Congreso Internacional sobre Astrologis griegos y romanos, Malaga 2002 « Comparaison du Tétrabible attribué à Ptolémée de la Mathesis de Firmicus Maternus » Dans le premier exposé l’on trouve un texte « Las exaltationes, estructura verdadera o fictitia? » nous signalions l’étrange opposition entre Mercure exalté en Vierge et Vénus en poissons », ce qui était une impossibilité astronomique, du fait de leurs élongations limitées respectivement à 28° et 48° du soleil! Dans le second exposé, quelques mois plus tard, nous constations que les explications fournies par les auteurs sur les rapports planètes-signes montraient que les dits dispositifs étaient transmis sans leurs clefs.(p. 151) On en arrivait à la conclusion que le Tétrabible pouvait ne pas avoir été l’oeuvre de Ptolémée » Cette astronomie fictive ne semble pas correspondre aux intentions affichées dans le premier livre et qui dénonce de tels procédés pseudo-astronomiques qui ne pouvaient que choquer un astronome comme l’auteur de l’Almageste » Rappelons que nous avons consacré une étude à Nicolas Bourdin, l’auteur de la traduction française du Tétrabible ainsi que du Centiloque (Trédaniel, 1993): Etudes autour des éditions ptolémaiques de Nicolas de Bourdin (1640-1651) in Le Centilogue de Ptolémée ou la seconde partie de l’Uranie. et plutôt encore rappelons, dès 1976, notre édition des « Remarques Astrologiques sur le commentaire du Centiloque par Nicolas de Bourdin » de Jean-Baptiste Morin ou le Fanal de l’astrologie »(Ed Retz) Avant d’aborder notre nouvelle description des « Maitrises planétaires » selon une tradition certainement antérieure à Ptolémée, il nous semble opportun, en effet, de nous intéresser quant à l’intérêt d’un tel dispositif pour l’astrologie et en ce sens, l’on comprend que Jean-Pierre Nicola ne l’ait point retenu dans son oeuvre. Bien des facteurs nous conduisent à penser que nous sommes en face d’une construction mathématique d’astronomes, désireux d’intégrer dans une théorie générale de leur métalangage les signes et les planètes, sans se préoccuper aucunement du symbolisme zodiacal ou mythologique (cf ce que nous avons signalé plus haut sur les domiciles de la déesse Vénus) Cela pose toute la question des rapports entre astronomie et astrologie et à n’en pas douter, ce petit jeu aura continué à partir de la fin du XVIIIe siècle lorsqu’il s’agira de nommer les astres nouvellement découverts : Uranus, Cérés et autres astéroides, Neptune – et à un certain moment l’ihtramercurielle Vulcain, Pluton et consorts en les intégrant dans un certain tissu mythologique, ce qui sera tout autant adopté avec enthousiasme par les astrologues, heureux de bénéficier d’une réelle complicité de fait Cela dit, il nous semble assez évident que les maitrises planétaires, telles qu’elles furent élaborées au départ, devaient observer une certaine cohèrence structurelle laquelle se sera altérée au fil des age tant et si bien qu’un Ptolémée, si tant est que ce soit lui, transmet sans rien y comprendre ou chercher à y comprendre grand chose. A ce propos, rappelons le traité d’Abraham Ibn Ezra (XIIe siècle) « le livres des raisons » (cf notre traduction, Retz 1977) et son chapitre II commentant le chapitre correspondant de son premier traité, Le Commencement de la Sapience (pp 238 et seq) « J’ai déjà cherché, écrit-il, dans les oeuvres des astrologues la raison des domiciles et je n’ai rien trouvé de correct si ce n’est qu’ils disent « Ainsi veut l’expérience le résultat auquel nous sommes arrivés (..) Hénoch dit que le Cancer est le signe du monde, c’est à dire qu’il culminait quand celui-ci fut créé » Ce qui nous renvoie à l’idée de « thema mundi » (cf R. Gleadow sur les exaltations, in Les origines du zodiaque, trad. de l’anglais, Paris, Stock, 1971; pp. 251 et seq) Selon nous, la meilleure approche est celle consistant à restituer une vraisemblance astronomique minimale, si l’on admet justement qu’un tel dispositif émane du milieu astronomique lequel ne saurait se confondre avec le milieu astrologique, même si à certaines époques, des confusions auront pu se produire. On admettra que l’on aura respecté a minima le phénomène des élongations évoqué plus haut mais alors comment expliquer que l’on puisse dans l’exposé des domiciles du Tétrabible (cf W .J Tucker, L’ astrologie de Ptolémée, commentaire du Tetrabiblos de Ptolémée, trad. de l’anglais, Paris, Payot, 1981 pp 73 et seq) avoir Mercure à la fois en gémeaux et en vierge, alors que le soleil est domicilié en lion, ce qui va pour Mercure en Vierge mais non en Gémeaux, car alors il serait trop éloigné du Soleil? De même Vénus ne peut elle avoir domicile en Taureau car la planète serait trop éloignée du dit soleil en Lion. La clef du problème tient au fait que l’on a affaire à deux référentiels et non à un seul à savoir qu’aux luminaires en cancer et en lion, il faut joindre les luminaires en bélier et taureau. Pourquoi cette autre position des luminaires ne figure pas dans le tableau du Tetrabiblos? Réponse:parce qu’on les en a ôtés. Question: et pourquoi? Réponse: pour faire de la place à Saturne! En effet, si l’on enlève Saturne, on peut réintégrer une autre position des luminaires et alors Mercure en Gémeaux et Vénus en Poissons respectent les distances à condition toutefois, comme on l’a signalé plus haut, de placer la Lune en bélier et le soleil en taureau, ce qui s’inscrit dans le tétramorphe des signes « fixes » avec le lion. On obtient ainsi le dispositif suivant: Lune- Mercure -Soleil deux fois du Bélier à la Vierge et en face Vénus Mars Jupiter puis Jupiter Mars Vénus, de la Balance aux Poissons. On est donc en présence d’une division en 4 puisque le sénaire est lui composé de deux ternaires, ce qui sous tend une division en 12 à caractère jupitérien (cycle de 12 ans). Mais il importe de souligner que les attributions des planètes aux signes ne sont que nominales. Il s’agit de préciser la signification du signe en le reliant à telle ou telle dénomination planétaire mais le bon mode d’emploi ne consiste pas à justifier un quelconque pluriplanétarisme. C’est la planète élue qui va ainsi se décliner et paradoxalement, nous pensons que la diversité des facteurs associés aux signes est la contrepartie de l’usage d’un seul et unique paramétre, tout comme un même verbe sera traité au prisme de la conjugaison . Chaque planète dispose d’un signe masculin et d’un signe féminin, ce qui n’est pas le cas si l’on garde Soleil en bélier et lion, deux signes masculins, Lune en taureau et en cancer, deux signes féminins Soit un double sénaire en rapport avec le duodénaire zodiacal CQFD. L’ajout de Saturne aura conduit à déstructurer complément le système et le décrocher de la réalité astronomique à laquelle Ptolémée substitue une logique symétrique factice du dédoublement des domiciles autour de l’axe Cancer-Lion Autrement dit, le dispositif dit des domiciles du Tétrabible est en réalité un double dispositif des domiciles et des exaltations avec un référentiel solsticial pour les uns et équinoxial pour les autres ..Selon nous, le dispositif en question reléve de l’astrologie rotationnelle, laquelle aura emprunté à l’astrologie zodiacale son découpage en 12 signes qui seront associés aux planètes. Mais pour actionner le dit agencement, il n’était pas question de traiter des planètes circulant réellement dans les signes mais de mouvoir l’Ascendant de naissance s’imprègnant ce faisant de la symbolique planétaire correspondant à chaque signe. On notera que la solution exposée dans l’Astronomicon par Manilius visait le même but mais en ne se limitant nullement aux dieux ayant donné leur nom aux planètes. Ainsi la Tétrabible aurait entériné le rapprochement entre les deux formes d’astrologies pour n’en faire plus qu’une. On notera que les maitrises jouent le role des aspects en astrologie rotationnelle du fait qu’elles servent à connecter les maisons entre elles et donc les planètes qui s’y trouvent. Le projet Hindsight substitue à l’exigence de cohèrence celui de l’ancienneté. Reste la question de Saturne. Notons que Saturne est le seul dieu- planéte qui n’appartient pas à l’Olympe. Il a du exister une tradition qui mettait cet astre à part et d’ailleurs de nos jours, les astronomes placent une frontière entre Jupiter et Saturne quant à leurs fonctions respectives au sein du système solaire. Au fond Saturne ouvrirait au monde « transjupitérien » avec Uranus, Neptune etc. et il faudrait renoncer à la formule » transsaturnien » car Saturne est déjà dans un autre champ.. A propos d’exemples de tentatives de faire correspondre le premier groupe au 7 au lieu du 6, nous renvoyons au Sefer Yetsira ou Livre de la Création où le classement des 22 lettres en trois groupes : 4 plus 6 plus 12 a laissé la place à 3 plus 7 ¨plus 12 (cf Clefs pour l’astrologie, 1976 p. 191) et ce aux dépends de la réalité grammaticale puisqu’en hébreu, il n’y a que six lettres qui ont une double prononciation (en abrégé : bagadkaphat) JHB 05 02 21 Aperçu IA Dans ces deux textes, Jacques Halbronn développe une critique structurelle et historique de la tradition astrologique, et plus particulièrement de la Tétrabible (attribuée à Ptolémée, IIe siècle apr. J.-C.). En s’appuyant sur le structuralisme, il soutient que l’astrologie traditionnelle repose sur une altération d’un système initial cohérent à 6 planètes (sénaire), transformé artificiellement en un système à 7 planètes (septénaire) par l’ajout tardif de Saturne. Cette modification a brisé la logique astronomique et introduit ce qu’il nomme une « astronomie factice » ou « fictive ». Voici la synthèse de ses arguments, structurée autour des grands axes de sa thèse : 1. La thèse centrale : Du Sénaire au Septénaire Selon Halbronn, le système originel des maîtrises planétaires était parfaitement symétrique et basé sur 6 facteurs (le Soleil, la Lune, Mercure, Vénus, Mars, Jupiter). L’intrusion de Saturne : L’introduction de Saturne (seule divinité de la liste n’appartenant pas à l’Olympe) a décentré le système. Pour lui faire de la place, les astrologues de l’Antiquité ont dû modifier la structure de base. La déformation des luminaires : Dans le modèle initial reconstitué par Halbronn, les luminaires (Soleil et Lune) occupaient deux positions doubles (référentiel solsticial avec le Cancer/Lion, et référentiel équinoxial avec le Bélier/Taureau). L’éviction de la seconde position des luminaires a permis d’intégrer Saturne, mais a provoqué des aberrations astronomiques. L’analogie linguistique : Halbronn fait un parallèle avec le Sefer Yetsira (Livre de la Création). Dans ce texte mystique hébreu, la répartition des lettres a elle aussi été modifiée (passant d’un groupe de 6 à un groupe de 7), forçant la réalité grammaticale des 6 lettres à double prononciation (les lettres Begadkephat) pour des raisons purement théoriques ou idéologiques. 2. Dualité : Astronomie « Naturelle » vs Astronomie « Factice » Halbronn distingue deux formes d’astrologies qui coexistent difficilement [1] : L’astronomie naturelle (ou cyclique) : Prônée par des auteurs contemporains comme André Barbault ou Yves Lenoble, elle s’articule directement sur les cycles et conjonctions réelles des planètes dans le ciel. Halbronn la qualifie de stade « primitif ». L’astronomie factice (ou hivernale) : C’est une construction purement géométrique, une modélisation mathématique déconnectée des positions planétaires réelles. Elle est née de la nécessité de compenser les « carences météorologiques » de l’hiver en proposant un ordre abstrait et immuable. C’est cette astrologie factice qui s’avère, selon lui, la plus opérationnelle [1]. 3. Les impossibilités astronomiques du modèle traditionnel Pour prouver que le système de la Tétrabible est une construction artificielle défectueuse, Halbronn pointe deux anomalies majeures liées aux distances maximales (élongations) visibles depuis la Terre [1, 2] : Le problème de Mercure et Vénus : Dans la tradition, Mercure a ses domiciles en Gémeaux et Vierge, et Vénus en Taureau et Balance. Or, astronomiquement, Mercure ne s’éloigne jamais de plus de 28° du Soleil, et Vénus de plus de 48°. Si le Soleil est placé en Lion (son domicile traditionnel), Mercure en Gémeaux ou Vénus en Taureau se retrouvent beaucoup trop éloignés du Soleil, ce qui est une impossibilité physique. L’incompatibilité des Exaltations : Le système traditionnel place l’exaltation de Mercure en Vierge et celle de Vénus en Poissons. L’écart angulaire entre ces deux signes rend la configuration astronomiquement impossible au vu de leurs élongations par rapport au Soleil. 4. Le modèle restitué par Halbronn (Le double sénaire) En retirant Saturne et en appliquant sa méthode structuraliste, Halbronn redéfinit un système de maîtrises respectant les distances astronomiques (en plaçant la Lune en Bélier et le Soleil en Taureau) [2] : Premier axe (Bélier à Vierge) : Lune jacques halbronn Critique ptolémaïque; La perte de symétrie et la définition de la bande zodiacale dans astrologie septennale Mercure dans critIque Soleil Soleil Mercure Lune. Second axe (Balance aux Poissons) : Vénus Mars Jupiter Jupiter Mars Vénus. Dans ce schéma, chaque planète possède logiquement un signe masculin et un signe féminin, garantissant une parfaite cohérence de polarité. 5. Une vision décalée des techniques traditionnelles L’astrologie rotationnelle : Halbronn affirme que ce système de maîtrises n’était pas conçu à l’origine pour suivre le transit des planètes physiques dans le zodiaque, mais pour l’astrologie domale ou rotationnelle. Le but était de qualifier symboliquement le déplacement de l’Ascendant de naissance à travers les signes. La Tétrabible comme œuvre collective : Il conclut que la Tétrabible n’est pas le fruit de l’esprit du seul Ptolémée (qui, en tant qu’astronome rigoureux, aurait été choqué par ces fictions pseudo-astronomiques), mais une compilation collective étalée dans le temps, altérée au fil des âges, et transmise sans ses clés de compréhension d’origine. JHB En fait, on est bien en face de deux cas de figure: d’une part un dispositif factice mais cohérent qui s’articule sur les axes saisonniers et non sur les étoiles fixes ni sur le systéme solaire dans son ensemble _ approche rejetée par Barbault et de l’autre un dispositif qui se veut lié à l’astronomie mais qui ne respecte pas la centralité de Saturne en en faisant une planéte comme les autres- approche rejetée par Halbronn, alors qu’elle est l’interface entre le ciel et la terre. L’astronomie septennale (rien à voire avec le septénaire mais avec des périodes de 7 ans, ce qui peut préter à confusion) est dérivée de l’astronomie naturelle qui se voit reformatée, ce qui implique l’intervention d’un démiurge au sens de Platon;.