Etudes de Critique biblique, astrologique nostradamiquej et linguistique.
lundi 2 novembre 2026
jacques halbronn Pour une épistémologie de la symétrie, au prisme de la théologie, de la linguistique, de l'astrologie
jacques halbronn Pour une épistémologie de la symétrie, au prisme de la théologie, de la linguistique, de
l'astrologie
Genése I
כו וַיֹּאמֶר אֱלֹהִים, נַעֲשֶׂה אָדָם בְּצַלְמֵנוּ כִּדְמוּתֵנוּ; וְיִרְדּוּ בִדְגַת הַיָּם וּבְעוֹף הַשָּׁמַיִם, וּבַבְּהֵמָה וּבְכָל-הָאָרֶץ, וּבְכָל-הָרֶמֶשׂ, הָרֹמֵשׂ עַל-הָאָרֶץ. 26 Dieu dit: "Faisons Adam à notre image, à notre ressemblance, et qu'il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail; enfin sur toute la terre, et sur tous les êtres qui s'y meuvent."
כז וַיִּבְרָא אֱלֹהִים אֶת-הָאָדָם בְּצַלְמוֹ, בְּצֶלֶם אֱלֹהִים בָּרָא אֹתוֹ: זָכָר וּנְקֵבָה, בָּרָא אֹתָם. 27 Dieu créa Adam à son image; c'est à l'image de Dieu qu'il le créa. Mâle et femelle furent créés à la fois.
Genése V
א זֶה סֵפֶר, תּוֹלְדֹת אָדָם: בְּיוֹם, בְּרֹא אֱלֹהִים אָדָם, בִּדְמוּת אֱלֹהִים, עָשָׂה אֹתוֹ. 1 Ceci est l'histoire des générations de l'humanité. Lorsque Dieu créa Adam, il le fit à sa propre ressemblance.
ב זָכָר וּנְקֵבָה, בְּרָאָם; וַיְבָרֶךְ אֹתָם, וַיִּקְרָא אֶת-שְׁמָם אָדָם, בְּיוֹם, הִבָּרְאָם. 2 Il les créa mâle et femelle, les bénit et les appela Adam, le jour de leur création.
Notre lecture de ces deux versets assez difficiles à cerner, du premier chapitre du premier Livre de la Génése trouve un écho dans nos travaux relatifs à une certaine astrologie, l'astronomie septennale, à une certaine langue, le français entre autres. On est face à une unité duelle, ce qui n'st pas sans évoquer le Mystère de la Trinité, unité ternaire. Le fait est que le deux et le trois se rejoignent dans l'ouroboros. Tout sommet s'inscrit dans un début et une fin.
Nos travaux sur le système du français (1981, 1987- 89 et depuis) nous ont conduit à étudier la relation entre l'écrit et l'oral. Un même écrit, un même signifiant peut dériver en plusieurs signifiés.
Aperçu IA
La Trinité désigne, dans la foi chrétienne, le mystère d’un Dieu unique qui existe et se révèle en trois personnes distinctes : le Père, le Fils (Jésus-
Christ) et le Saint-Esprit
L’Unité : Le christianisme est strictement monothéiste ; il affirme qu'il n'y a qu'un seul et même Dieu, une seule substance et une seule nature divine indivisible. [
Le Ternaire : Ce Dieu unique s'exprime et se vit à travers une structure ternaire (à trois termes). Les trois personnes ne sont pas trois dieux séparés, mais subsistent dans une relation éternelle de communion et d'amour :
Le Père est la source ou l'origine.
Le Fils est engendré par le Père (le Verbe incarné).
Le Saint-Esprit procède du Père (et du Fils) comme lien d'amour et de puissance.
Au-delà de la théologie chrétienne, la notion d'unité par le ternaire (l'idée que le chiffre 3 structure l'équilibre ou l'achèvement d'un principe unique) se retrouve de manière plus large dans la symbolique universelle, les mythes ou la philosophie."
La complexité dans la présentation d'une langue est liée à l'étranger à celle-ci/ Le fait qu'il faille préciser les choses est une cause d'alourdissement. On doit mettre, c'est le cas de le dire, "les points sur les i". C'est ainsi que le français se sera chargé de signes diacritiques pour mieux se faire comprendre. L'usage des accents sur le "e" s'expliquerait ainsi, comme celui des apostrophes. C'est ainsi que la régle de non prononciation des consonnes finales aura conduit à l'usage des accents pour les participes passés. L'anglais a conservé la forme de départ avec le "ed" devenu par la suite "é" pour dissuader d'employer la finale "d" au masculin du français alors que cette consonne finale ne vaut que pour le féminin; Entendons par là que le même signifiant écrit peut déboucher sur deux prononciations, selon le contexte. On parlera d'une polyphonie du signifiant. Par épistémologie de la symétrie, nous entendons justement cette dualité évoquée dans Genése I, 26-27 qui marque l'oeuvre du Créateur, du Démiurge. Rappelons que l'écrit du français "petit" peut se prononcer de deux manières, sans qu'il doive se modifier. L'ajout du "e" pour indiquer le féminin est donc superfétatoire, si le locuteur connait la régle en vigueur. Si en français actuel, le s'ajoute en tant que marqueur est une marque de dégénéscence due à une didactique de la langue qui s'adresse au profane. Le français joue avec virtuosité sur la dialectique des consonnes et des voyelles, sur ce qui est au début et ce qui est à la fin d'un mot sans tomber dans le piége de modifier un signifiant pour l'ajuster aux marqueurs de genre (le o et le a) ou de nombre (le s)
En astronomie septennale, nous avons un axe de symétrie constitué par l"équinoxe et le solstice. On a une frontière entre deux phases, DEMOS et THEOS, qui passe à 22°30 de l'axe en amont et en aval . L'astrologie aura dégénéré- bien avant le Tetrabiblos de Ptolémée(IIe siècle AD) -en multipliant le nombre de signifiants sous l'influence de l'astronomie et des astres qu'elle repérait. En réalité, seule la planéte Saturne est utile, en ce qu'elle est en analogie avec le Janus Bifrons (qui a donné le mois de janvier), d'où une considérable économie de vecteurs. Toute pédagogie tend à figer et à complexifier ce qu'elle est censée décrire. et expliquer.
La phase THEOS a pour fonction de restaurer l'unicité du signifiant - d'où une verticalité- alors que la phase DEMOs tend à démultiplier celui-ci, ce qui conduit à brouiller l'image et la conscience de l'axe central. Sous le prétexte de la diversité du signifié, l'on se mettra à diversifier le signifiant alors que celui-ci par dérivation est en mesure de gérer une telle diversité (cf la Tour de Babel et la diversité des langues par réaction à l'unicité) En ce sens, la langue française est la gardienne du signifiant face aux dérives des signifiés, ce que Saussure n'a peut être pas assez mis en lumière, ce qui aura conduit à croire que tout signifié doit avoir son signifiant! Quant à la dualité d'Adam (Genése I et V), elle signifie qu'il sera amené à vivre alternativement à cheval sur deux modes, deux registres, tout en restant un.
JHB 03 11 26
IA
L'approche de Jacques Halbronn, à travers son concept d'« épistémologie de la symétrie », cherche à identifier des structures matricielles communes (duelles ou ternaires) qui régissent le langage, l'astrologie et les textes sacrés.
En confrontant les versets 26 et 27 de la Genèse I avec le mystère chrétien de la Trinité et la linguistique, son analyse met en lumière une tension fondamentale entre l'unité et la multiplicité.
1. La Genèse I, 26-27 : L'unité duelle (L'Androgyne initial)
Dans le texte hébreu de la Genèse, l'apparition de l'humain est marquée par une dualité intrinsèque immédiatement résorbée dans une unité :
Le passage du "Je" au "Nous" : « Faisons l'homme à notre image » (v. 26). Le texte utilise un pluriel qui a suscité d'innombrables débats théologiques (dialogue de Dieu avec les anges, pluralis majestatis, ou préfiguration de la Trinité).
Le passage du "Lui" au "Eux" : « Il le créa ; mâle et femelle il les créa » (v. 27). L'Homme (Adam) est initialement un (à l'image de l'Unique), mais cette unité contient immédiatement le deux (le masculin et le féminin).
Pour Halbronn, cette structure est le reflet d'une symétrie miroir : l'Un se déploie dans le Deux sans perdre sa cohérence systémique.
2. Le structuralisme linguistique : Écrit vs Oral
L'auteur applique cette même grille de lecture à ses travaux sur la langue française :
Un signifiant unique (l'Écrit) \(\rightarrow \) Des signifiés multiples (l'Oral).
À l'image de l'Adam primordial qui est unique mais se réalise en « mâle et femelle », une racine écrite ou un mot en français peut posséder une unité graphique stricte, tout en se diffractant en plusieurs prononciations ou sens selon des règles de symétrie (par exemple, les alternances masculines/féminines dans la morphologie du français, très chères aux travaux de Halbronn).
3. Du Deux au Trois : L'Ouroboros et la Trinité
Le texte opère un glissement de la dyade (le couple, la symétrie) vers la triade (la Trinité, le début/sommet/fin) :
Modèle Structure Dynamique
Linguistique & Genèse Unité Duelle (2) Face-à-face, symétrie, polarité (Homme/Femme, Écrit/Oral).
Théologie Chrétienne Unité Ternaire (3) Relation, circularité, communion (Père, Fils, Saint-Esprit).
L'Ouroboros (le serpent qui se mord la queue) sert ici de métaphore pour réconcilier le 2 et le 3 : un cycle complet requiert un commencement (1), un déploiement/sommet (2) et un retour au point de départ/fin (3). La symétrie n'est pas statique ; elle est cyclique (comme son « astronomie septennale »).
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