Etudes de Critique biblique, astrologique nostradamiquej et linguistique.
mercredi 31 décembre 2025
mardi 30 décembre 2025
Jacques halbronn La cyclologie dépend elle des humains? Elle les impacte mais n'est pas impactée par eux.
Jacques halbronn La cyclologie dépend elle des hommes? Elle les impacte mais n'est pas impactée par eux.
Dans nos constitutions "occidentales", depuis la fin du XVIIIe siècle, la durée limitée d'un mandat électoral n'est pas fonction d'un manque, d'un échec. De même, en astrologie précessionnelle, le passage d'une ère à une autre, ne signifie pas un ratage, un plantage comme certains théologiens tendent à le faire penser. Si l'on organise de nouvelles élections, ce n'est pas à interpréter comme un constat, un aveu d'échec mais plutôt comme un besoin légitime d'alternance; la reconnaissance d'une nécessaire dualité en termes de gouvernance. Certaines cultures n'ont pas cette vision des choses et on n'y craint pas de qualifier tout changement comme la preuve d'un certain dysfonctionnement alors que ce serait plutôt l'inverse, le changement étant le signe d'un bon déroulement cyclique, ce qui conduit à refuser l'alternance et donc le retrait de la partie adverse. Ce qui gêne, notamment, à la lecture de la littérature "moonienne", "unificationniste", c'est la diabolisation du passé, le verdict de "déchéance".(cf RESTAURATION ET BENEDICTION
2 Février 1969 - Tokyo, Japon) D'où l'importance que nous accordons dans notre description d'une Troisième ère, à la didactique des" phases et des topiques. Moon évoque sans ambages la chute d'Adam et Eve, "les modéles perdus à l'époque de Jésus" ou ".Adam et Eve chutèrent en tant que couple promis en mariage" ou encore "Jésus est venu comme le Vrai Parent ou le Vrai Père, mais Judas l'a trahi. Toute l'humanité était représentée dans cet acte. A travers lui, tous les êtres humains ont trahi leur Vrai Parent. Il nous incombe de réparer par l'indemnité le fait d'avoir vendu notre Vrai Père."
On nous explique que 'Jésus fut crucifié, aussi tout ce fondement terrestre fut perdu. Chacun de nous doit indemniser ce que Jésus n'a pu accomplir" et donc le travail de restauration qui nous incomberait par voie de conséquence. Nous pensons au contraire que tout se déroule comme prévu, en temps et en héure. Chaque chose en son temps.(L'Ecclésiaste) étape par étape sans aller plus vite que la musique. A propos des Juifs, Moon déclare : "A l'origine, si la religion centrale dans la nation élue avait reçu le Messie, la restauration n'aurait pris que 7 ans. Puisque nous n'avons pu être acceptés, il nous a fallu traverser un cours de 21 ans. " ou encore
"C'est une grande joie pour toute l'histoire, le monde et le cosmos de savoir que dans les derniers jours, le Christ vivant, que Dieu a cherché pendant les 4000 ans de l'Ancien Testament et les 2000 ans depuis l'ascension de Jésus, a accompli le modèle perdu."
Moon insiste beaucoup sur l'échec à réussir un couple comme s'il s'agissait là de l'enjeu central du plan "divin".Or, pour nous, Adam n'avait pas à former un couple avec une autre entité puisqu'il était en lui même en situation intérieure duelle, à l'instar, à l'image de son Créateur. Ceux que nous appelons Adamites n'ont pas à partager le sort du vulgum pecus et plus largement du régne animal. C'est une humanité supérieure qui cohabite avec une humanité plus anciennement implantée sur notre Terre.
Il importe de comprendre que les lois établies par l'Oeuvre du Créateur ne sont pas celles que la Science actuelle maitrise en matière de techno-biologie ou de cosmobiologie et elle ne saurait donc être représentées à l'aune de notre niveau scientifique actuel. Moon plaque sur les Adamites des valeurs petites bourgeoises inappropriées. De même, sa connaissance des cycles astraux semble bien limitée et le passage à une Troisiéme Ere sera justement marqué par une approfondissement marquant de nos connaissances à ce sujet, au delà du constat empirique de l'ère de la Nouvelle Alliance qui constate des cycles sans en être capable de déterminer la périodicité alors même que l'on nous parle d'harmoniser les lois de notre Terre avec celles du Ciel!
En ce qui concerne la succession des Alliances, comme il est expliqué dans Jérémie XXXI, il importe d'en comprendre la logique et la gradation sans recourir à la notion d'échec à rattraper voire à expier. Nous ne pensons pas que "Dieu" intervienne dans les affaires humaines, c'est le rôle de ses "messies" de s'en charger (cf Exode III) Dans l'épisode de la destruction de Sodome, ce n'est pas "Dieu" qui débat avec Abraham mais bien Abraham qui interroge les gens de Sodome sur la présence de suffisamment de "Justes" parmi eux. Or, le cycle de 7 ans dont parle Moon prévoit, selon nous, de relancer périodiquement la dynamique, d'où leur nombre au cours d'une ère. Il reste que pour Moon, chaque échec engendre un nouvelle création. Il parle de "troisième Israel". De même Moon fait se succéder l 'Ancien, le Nouveau Testaments et le "Testament Accompli". En ce sens, nous le rejoignons mais tout était programmé dès le départ et n'était pas la conséquences des échecs des uns et des autres! Rappelons que les périodes de 2000 ans sont liées à la précession des équinoxes et donc au prolongement du point vernal (cycle terrestre) vers de nouvelles étoiles fixes au firmament (cf Genése I)
Bibkiographie.
Dialectique entre textologie et anthropologie. Comment l'une fécpnde l'autre et vice vera. Mise en perspective des travaux de l'auteur sur le savoir astrologique. (jusqu'en 2021)
Titre original
Jacques Halbronn Une anthropologie du Temps
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JHB 30 12 25
jacques halbronn Théologie. Le véritable monothéisme est un monachisme.
Jacques halbronn Théologie. Le véritable monothéisme est un monachisme.
Au vu du chapitre Ier du Livre de Genése, l’idéal adamique tout comme l’idéal élohique correspondent à une autonomie absolue qui dispense de toute forme d’alliance. Faisons Adam à notre image, masculine et fémiinine/
כז וַיִּבְרָא אֱלֹהִים אֶת-הָאָדָם בְּצַלְמוֹ, בְּצֶלֶם אֱלֹהִים בָּרָא אֹתוֹ: זָכָר וּנְקֵבָה, בָּרָא אֹתָם. 27 Dieu (Elohim) créa (yivra) l’homme (Adam) à son image; c’est à l’image de Dieu qu’il le créa. Mâle et femelle furent créés (bara) à la fois.
On note deux formations du passé du verbe « boré » avec et sans vav conversif, ce qui pourrait être la marque d’une addition à uneautre époque avec le changement de « oto » (singulier) à « otam » (pluriel)
C’est sur un tel manifeste que notre idée du Créateur se constitue. Le monothéisme, au départ n’est pas de croire en un seul dieu mais à un dieu SEUL! Il y a selon nous confusion dans la traduction de ce « monos »:
wikipedia
Un monothéisme (du grec μόνος [monos], « seul, unique » et θεός [theos], « dieu ») est une religion qui affirme l’existence d’un Dieu transcendant unique, omnipotent, omniscient et omniprésent. C’est notamment le cas des religions abrahamiques : judaïsme, christianisme et islam. D’autres religions ou croyances monothéistes ont vu le jour comme le zoroastrisme, le culte d’Aton, le sikhisme ou encore le déisme. Les religions monothéistes s’opposent notamment aux polythéismes, au panthéisme et à l’athéisme. En effet, les polythéistes croient en plusieurs divinités tandis que pour les panthéistes Dieu est immanent et non transcendant. Les athées, eux, en nient simplement l’existence.
Le chapitre II de la Genése dénature le personnage d’Adam et donc celui dont il a été créé à la ressemblance, « Dieu ». Cela tient à une théologie du couple que l’on trouve autour des divinités féminines comme Héra, épouse de Zeus et Ashèra, compagne d’Elohim
sur le web:
»Ashérah (hébreu : אשרה ˈæʃərə), est une déesse des religions sémitiques du Levant de l’Antiquité. Elle est identifiée à la déesse ʾAṯiratu d’Ougarit où elle est la parèdre (compagne divine) du dieu El. » On retrouve la forme « asher » dans Exode III:
Il s’agit de la parole de Dieu dans le buisson (Ex (3,14)), en hébreu « אהיה אשר אהיה » (Ehieh Acher Ehieh). C’est une formule qu’on ne peut pas expliquer, qu’on peut seulement traduire, dans toutes les langues, inventant chaque fois une autre théologie.
ד וַיֹּאמֶר אֱלֹהִים אֶל-מֹשֶׁה, אֶהְיֶה אֲשֶׁר אֶהְיֶה; וַיֹּאמֶר, כֹּה תֹאמַר לִבְנֵי יִשְׂרָאֵל, אֶהְיֶה, שְׁלָחַנִי אֲלֵיכֶם. 14 Dieu répondit à Moïse: « Je suis l’Être invariable (sic)! » Et il ajouta: « Ainsi parleras-tu aux enfants d’Israël: C’est l’Être invariable (Eyé Asher Eyé) qui m’a délégué auprès de vous. »
Dans cette formule, on retrouvera éventuellement à la fois ‘Asher « אֲשֶׁר et « yahwé » אֶהְיֶה
On peut dire qu’Adam est un ange:
»Un ange est un être céleste dont la fonction principale est de servir d’intermédiaire entre les humains et Dieu. Dans la mesure où Dieu est « le créateur du ciel et de la terre », les anges sont considérés comme des créatures spirituelles vivant en présence de Celui-ci.
Le terme « ange » vient du latin angelus, lui-même traduit du grec angelos et qui signifie « messager ». Les anges sont ainsi désignés par leur fonction, qui est de porter les messages de la part de Dieu aux êtres humains. »On retrouve cette forme dans Evangile, la bonne Nouvelle.
« Monastère a pour étymologie le nom latin monasterium, du grec monos, « seul ». Au Moyen Âge, monastère est parfois employé pour désigner une église desservie par un moine (et non par un curé). Les équivalents dans les dialectes germaniques sont Munster (par exemple en alsacien) ou Münster, et l’équivalent en vieil anglais est minster (cf. Westminster). » On voit à quel point, le Livre de la Genése aura été « trafiqué » notamment dans les chapitre II à IV qui comportent toute l’histoire du Jardin d’Eden et du péché originel en passant par la création de la femme à partir (« Min ») d »Adam et non pas adjointe à Adam
Genése II et le « Min ».
כג וַיֹּאמֶר, הָאָדָם, זֹאת הַפַּעַם עֶצֶם מֵעֲצָמַי, וּבָשָׂר מִבְּשָׂרִי; לְזֹאת יִקָּרֵא אִשָּׁה, כִּי מֵאִישׁ לֻקְחָה-זֹּאת. 23 Et l’homme(Adam) dit: « Celle-ci, pour le coup, est un membre extrait de mes membres (Atsmi) et une chair de ma chair (bassari); celle-ci sera nommée Icha, parce qu’elle a été prise de Ich. »
On note la récurrence de « mi » (lettre Mem) « à partir de » dans un même verset 23 . on notera Atsmi: signifie « moi-même », ce qui renforce l’idée d’une création qui vient de lui. On peut percevoir une certains similitude entre la naissance d’Adam à l’image d’Elohim et la création de la femme, à partir d’Adam, de son squelette (Etsem) et de sa chair (Bassar)
מֵעֲצָמַי,
מִבְּשָׂרִי,
, מֵאִישׁ.
Tout se passe comme si la partie féminine (neqéva) d’Adam avait été ainsi extraite, sortie, isolée, d’où l’idée d’un dédoublement comme lors du passage du 6 au 7 dans le Sefer Yetsira.
Selon nous, nous sommes dans la production de demi-dieux: Elohim, lui même, étant un demi-dieu, si l’on insiste pour qualifier de Dieu l’impulsion originelle (Deus sive Natura) et Adam serait également un héros, un demi dieu. Mais nous préférons éviter de qualifier de Dieu quelque forme de big bang, sans dessein intelligent et donc réserver un tel usage de « dieu » à une puissance créatrice supérieure à la notre mais fondamentalement de même nature.
JHB 30 12 25,
lundi 29 décembre 2025
dimanche 28 décembre 2025
Le prophétisme de la troisième ère, du Troisiéme Evangile. . Jean Lacroix Le double discours de Joachim de Flore.
Le prophétisme de la troisième ère, du Troisiéme Evangile. .
Jean Lacroix Le double discours de Joachim de Flore.
S'il est un nom et une œuvre abondante (une dizaine d'ouvrages) qui répondent à l'intitulé de ce colloque, c'est bien celui et celle de Joachim de Calabre, d'abord cistercien, originaire de la localité de Flore (francisé en "Flore") dans la seconde moitié du xiie siècle.
A condition de ne pas les assimiler hâtivement et totalement à des termes par Joachim lui-même contestés : ceux de "mi millénarisme" et de "prophète" auxquels pourtant son nom et son œuvre reste rattachés, de par la tradition du moins, ou par l'institution officielle (manuels, encyclopédies, dictionnaires, monographies...).
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Au regard de la double perspective énoncée par l'intitulé de ce colloque, intitulé à double sens, réversible, apocalyptique et eschatologique, il conviendra d'être prudent et aussi mesuré qu'est dans la réalité, la pensée joachimite heureusement réévaluée et considérablement affinée ces vingt dernières années dans le cadre du puissant renouveau des études consacrées au mystique et à l'exégète calabrais, seule appellation - cette dernière véritablement reconnue par l'ensemble de la critique et de l'Eg1ise.
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En effet, en dépit de brillants essais du type des deux tomes du Père H. de Lubac1, le nom de Joachim de Flore ne laisse pas encore de faire problème si l'on songe à l'attitude très critique d'un Renan à son égard qui, dans un article célèbre de la Revue des deux Monde. de 18862, minimisait son influence, la portée de sa doctrine, noyant sa figure dans un faux éloge du soi-disant "prophète" ; ou, plus proche de nous, si l'on prend en compte l'étrange silence manifesté à l'égard de Joachim par le Pape Jean-Paul II, en 1984, à l'occasion d 'un voyage de célébration effectué en Calabre,3 terre de saints, de mystiques et de prophètes s'il en est (Joachim lui-même au xiie siècle, Saint François de Paule au xve siècle, Telesio au xvie, Campanella au xviie jusqu'à Padre Pio à notre époque) ; silence confirmé deux ans plus tard en juin 1985 lors d'une audience accordée à des fidèles calabrais, à Saint Pierre de Rome.
Silence qui, à l'époque, ne passa pas inaperçu, tant s'en faut et qui en dit long sur les controverses dont le nom de Joachim fait l'objet, à notre époque encore.
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Le double discours dont il va être question dans cet exposé s'articulera autour de trois axes différents : le premier relatif à la personne de Joachim, c'est-à-dire à sa fonction ou si l'on préfère à sa vocation d'abbé v/s Prophète, sous la double désignation de laquelle, en dépit de ses protestations concernant le second terme de la relation, il a été "popularisé", et a été divulguée ainsi une véritable légende joachimite.
Un second axe développera le rapport allégorie (ou métaphore, ou figure) - conceptualisation, ce second terme étant à entendre dans un sens schématique qui repose, chez Joachim de Flore, sur le modèle de "concordances". Une œuvre tout particulièrement illustrera cet axe, la plus célèbre déjà en son temps, la plus curieuse aussi et la plus insolite, ce Liber figurarum somptueusement réédité il n'y a pas si longtemps4 avec ses schémas d'abord énigmatiques, ses miniatures didactiques et apologétiques bourrées de symboles arithmologiques.
Enfin, un troisième et dernier axe portera sur l'étude des autres traités et opuscules, relatif au rapport histoire-transcendance, ce dernier terme, certes très vague pour l'heure, mais désignant l'entreprise joachimite d'instaurer une "autre" histoire qui est tout le contraire de la "fin des temps" au sens catastrophique de l'expression consacrée.
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I. PROPHETE A SA MANIERE
L'on s'apercevra vite, ce faisant, que d'une part l'œuvre écrite, fondamentalement et constamment exégétique de Joachim débouche sur une certaine pratique ou applicabilité au-delà de son caractère éminemment visionnaire mais non fanatique ; et que d'autre part, le ton, le style et la facture de ces écrits divers jusqu'à la fin de sa vie (en 1202) lorsque la mort le surprend dans la rédaction d'un nouveauté traité ce que son testament de deux ans antérieur mentionnait explicitement, ne sont en rien, contrairement à ce qui court indûment sur son compte, ceux d'un "inspiré" qui vaticine et tonitrue, ou, si l'on veut, d'un mauvais prophète qui en appellerait à la venue d'un quelconque Ange Exterminateur ; témoignent de cet aspect et son refus constant de la Croisade, et également sa répugnance à l'égard de l'action violence que l'on peut en revanche retrouver chez un Thomas Munzer ou chez un Campanella.
En effet, le trait dominant de là personnalité de ce fils de notaire (ou de paysan, selon certains critiques et érudits ?) - un temps mais un temps seulement fréquentant les Grands de son époque, laïques et religieux - de cet adepte au début de sa vie comme Saint François d'Assise du pèlerinage (en Terre Sainte), est pour une large part de son existence le refus du Monde.
Tous les critiques à son sujet, soulignent chez ce réformateur d'ordre et chez ce penseur réformateur de l'Eglise de son temps et annonciateur "de temps nouveaux", la vocation à l'humilité, terme d'ailleurs qui, accolé à celui d'"abbé", revient plusieurs fois sous la plume de son secrétaire-biographe.5 Et mieux même, si celui-ci le compare à un Ange, il faut s'empresser d'ajouter "de douceur" et non pas "exterminateur" à quoi pourrait faussement le faire comparer6 le caractère prophétique et eschatologique de ses œuvres.
Celles-ci se subdivisent en deux catégories : d'une part celles qui quantitativement abondantes s'articulent en plusieurs "livres" ou "'parties" ; d'autre part celles, infiniment plus minces, qui se réduisent à un opuscule.
Les premières relèvent d'une entreprise énorme, exégétique des Ecritures : ainsi le Liber concordiae Novi ac Veteris Testamenti. (cinq livres) qui expose au complet le système joachimite et qui, à travers l'analyse comparée des événements et de la symbolique biblique vise à dégager un sens à l'histoire de l'Humanité sur une trajectoire d'interdépendance étroite, passé-présent-futur liés entre eux par la prédestination.
Autre ouvrage : le Commentaire de l'Apocalypse (Expositio ad Apocalypsim) qui, à partir du livre canonique johannique de la fin des temps, tend à proposer l'interprétation dans un sens ecclésiologique des "mystères" et des "signes", et à dresser un cadre eschatologique de l'Eglise projetée en direction de la fameuse troisième étape de sa vision trinitaire (le 3e âge) : ère ou avènement du Saint-Esprit après celui du Père, puis du Fils, successivement 1er et 2e âge.
A cette même catégorie d'ouvrages se rattache encore le psautier à Dix Cordes ( Psalterium decem chordarum) qui, au sein du Liber figurarum déjà cité, figure en bonne place comme l'instrument symbole de la Trinité avec sa forme triangulaire se prêtant d'une manière concrète parfaitement au réseau de "concordances" maniaques propres au système joachimite, pareilles aux cordes d'une harpe.
Ces trois œuvres majeures constituent ce qu'on appelle encore la trilogie de base joachimite, même s'il convient dès à présent de leur adjoindre une quatrième œuvre synchrétique de ces trois traités essentiels de l'idéologie du moine calabrais ; précisément ce Libei Figurarum qui, texte et images confondus, reprend des éléments des trois traités cités et auquel nous consacrerons brièvement le second volet de notre exposé. Un ouvrage dont on ne peut pas (dont on ne doit pas) faire l'économie pour les raisons autres que nous évoquerons plus loin.
Or, cette abondante activité herméneutique de nouveau déchiffrement et de réinterprétation des Ecritures, ne s'accompagne jamais d'une surévaluation personnelle de la part de l'exégète : celui-ci se garde bien de se montrer lié par une quelconque prédestination à prophétiser ou, à tout le moins, de se déclarer porteur ou investi d'une précise mission d'ordre divin.
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Les autres écrits, infiniment plus brefs et comme en raccourci, traitent néanmoins de points capitaux de la doctrine joachimite, complémentaires ou accidentelles des premiers nommés. Ainsi pêle-mêle, entrent dans cette catégorie d'opuscules : le De articulis fidei sur les principes de la Foi (baptême, eucharistie et surtout le mystère trimtaire ; le Adversus Judaeos, titre trompeur donnant faussement à croire en une vive invective là où au contraire, il ne faut voir qu'un pressant appel aux Juifs à rallier les rangs des Fidèles, une exhortation à la fusion en vue de recréer l'unité du monde catholique menacé de scission, sous le coup d'un périlleux démembrement.
Autres ouvrages encore : le De ultimis tribukationibus, qui fait partie comme le précédent opuscule, de ces objectifs constructivistes de l'énonciation positive à bâtir l'Eglise des temps nouveaux sous les auspices du "Troisième Age" d'une humanité régénérée, purifiée, ressourcée. Enfin, deux opuscules qui reviennent sur "le temps de la fin", l'un comme l'autre consacrés à l'Apocalypse : Des Sept Sceaux (De semptem sigillis7, de moins d'une dizaine de pages, et le bref essai introductif à l'Apocalypse intitulé Enchiridiom super sigillis, publié assez récemment, en 1986, à Toronto.8
Bref, à quelque catégorie appartiennent ces écrits, une constante est l'attitude circonspecte, d'humble recherche et proposition qu'adopte l'abbé calabrais vis-à-vis de son lecteur. Rien chez lui de comparable à celle, enflammée dans le ton hyperbolique et au regard du lexique (images de feu, du glaive, du sang) et puissamment visionnaire de certains saints, saintes ou religieux comme Angèle da Foiigno (seconde moitié du xiiie siècle surnommée la "formatrice des théologiens"9, comme Savonarole défini "le prophète désarmé' par Machiavel10, à la fin du xve siècle ou encore, au siècle précédent (seconde moitié du xvie siècle), comme Catherine de Sienne.
A l'opposé de toutes les fortes personnalités du mysticisme ou du prophétisme (même si ce n'est pas la même chose) des trois siècles successifs après celui où Joachim de FLore laisse son empreinte, ce dernier n'oublie jamais le caractère tâtonnant quoiqu'inspiré jusqu'à un certain point, de sa critique de l'état ancien de l'Eglise romaine et de sa recherche (et de sa promotion) d'un âge nouveau susceptible de racheter l'Eglise de ses erreurs passées et de lui redonner un nouvel élan.
En répétant qu'il n'est qu'un abbé qui, en dépit de l'audace consciente de sa méditation (laquelle ne peut s'effectuer relativement qu'en marge du tumulte des cités, au sein d'une règle monastique telle celle de Bernard de Clairvaux) ne cesse de redire l'humilité de sa réflexion et de sa tâche de réformateur, Joachim de Flore prépare - ne l'oublions pas - ou justifie la portée téléologique de son système ternaire qui coïncide avec l'"âge monastique".
En effet, comme il l'exprime dans ses Concordia (pp. 52-53 de l'édition vénitienne du xvie siècle), le refuge dans la méditation solitaire est hautement nécessaire pour "purifier les yeux de l'esprit". Hostile au prêche tonitruant répété comme dans la mise en scène dominicaine d'un Savonarole fanatisé appelant authentiquement sur les foules florentines, ta foudre bien autant que les foudres, Joachim adversaire résolu du message oral (rien qu'oral à la manière d'un Saint François d'Assise adepte de la "parole nue") confie à la métaphore du Livre, le soin de livrer les secrets de Dieu.
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Prophète, mais à sa manière, c'est-à-dire de manière contrôlée, Joachim l'est indubitablement. La critique joachimite telle qu'elle s'est développée toutes ces dernières années autour (et dans le sillage) du très actif Centro Internazionale. di Studi Givochimiti. (11) de Calabre, s'est attachée à bien mettre en lumière le prophétisme spécifique. de Joachim de Flore.
Il y a, on le sait, prophète et prophète : celui qui, telle Catherine de Sienne la Dominicaine,brandit la menace devant les Grands de son temps, laïcs ou religieux, les poursuit de sa vindicte, prêche la Croisade (Pise, 1375), et confie à la seule parole enflammée la ferveur militante et la pression constante de son apostolat ; ceux qui, tel l'autre Dominicain Girolamo Savonarola, allient le prestige de l'écrit et de la parole en chaire, tonitruent et fustigent en choisissant la voix menaçante du châtiment, n'hésitant pas à se confondre - audace qui lui sera fatale -avec la Parole d'un Dieu de colère au point qu'une curieuse loi du talion lui fera payer son langage et ses métaphores de feu. Joachim de FLore, lui, répétons-le, se situe à l'opposé de ces deux attitudes extrêmistes, de ces deux apostolats d'un Verbe vengeur et de solutions violentes, définitives, adeptes de moyens pour le moins expéditifs et négatifs, dignes d'un Jugement dernier.
Par ce biais d'un prophétisme modéré, lucide, à visage humain, peut se comprendre parallèlement la méfiance vis-à-vis du millénarisme signalée au début de cet exposé. A la recherche de la vérité en vue de l'avènement d'un monde de paix sous la férule d'un Pape-Ange, Joachim se défie pareillement d'un quelconque messianisme titanesque où la voix de l'abbé se substituerait à celle de Dieu, d'un Dieu menaçant semblable à celui qui brandit bien haut le bras dans le Jugement Dernier peint par Michel Ange, plus tard, à la Chappelle Sixtine, à Rome.
Les œuvres de Joachim quelles qu'elles soient (traités ou opuscules) figurent d'ailleurs sous l'humble mention d'opuscula mea, en appellent toutes au discours critique et vérificateur de ses Supérieurs, et corrigent souvent des assertions apparemment hardies par une clausule de prudence tactique du type de celle que consigne 1 ' Enchiridion : "si in aliquibus erravi sicut homo..."
"Sicut homo" : l'abbé calabrais reste avant tout un homme, et en tant qu'homme et humble croyant, reste sujet à l'erreur. Ceci pour le discours des autres, celui de la postérité sui sait si bien sanctifier et construire les légendes.
Mais comment se définissait-il lui-même qui, dans toute son œuvre, n'a pas cessé sous le baptême du chiffre "3" d'opérer des distingos. Comment aussi le désignait-on dans son entourage immédiat ?
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Double discours, compliqué même de perspectives dualistes. Se faire d'abord l'éxégète des Ecritures (jusqu'à son dernier traité inachevé sur les quatre évangiles) et l'un ne va pas sans l'autre - se déclarer herméneute d'un nouvel esprit de recherche visant à fonder pour les temps futurs une nouvelle Eglise, n'allait pas - on le devise sans poser à l'intéressé de sérieux problèmes psychologiques en premier lieu, à celui qui revendique pour lui le titre d'abbé (et rien de plus) et qui en même temps repousse celui de prophète dans le sens classique de cette appellation.
Abbé... prophète : double polarisation qu'il convient de préciser du fait que l'acceptation de l'humble état de religieux serviteur d'une religion et d'un Dieu qu'il ne remet par en cause, rencontre la défiance du même moine à l'égard d'une surévaluation de sa parole inspirée, de nature pseudo-démiurgique.
L'unique biographie, du vivant de Joachim de Flore, celle de son secrétaire confident et... premier critique Luca Campano, confirme cette désignation probablement partagée par l'intéressé sous le contrôle duquel s'effectuait la rédaction : dès le début de celle-ci et plus loin, c'est bien le terme d'"abbé" seul qui est employé.12
Notation d'ailleurs confirmée par l'auto-désignation que Joachim mentionne dans son testament de 1200 (soit deux années avant sa mort)13 : "frater Joachim abbas de Flore", écrit celui-ci dans les salutations liminaires de cet acte testamentaire où il passe en revue ses différentes œuvres avec leur titre, et où l'on apprend qu'il s'attache encore à travailler sur un traité concernant les quatre Evangiles.
La postérité proche ou plus lointaine de Joachim enregistrera aussi fidèlement l'humble dénomination : depuis Dante (Par. XII, 140) jusqu'à l'ouvrage tout récent de 199014 de Bernard Mc Ginn consacré à Joachim de Flore "dans l'histoire de la pensée occidentale" et intitulé "L'abbé calabris. De plus, ses anciens coreligionnaires cisterciens composeront une épitaphe à sa gloire qui va dans le même sens que les témoignages précédents.
Pourquoi ce simple titre si humble dans la hiérarchie ecclésiastique, aux antipodes d'autres charges plus en vue (son propre scribe, Luca Campano, ne fimra-t-il pas archevêque de Cosenza ?), a fortiori si éloigné de la canonisation ?
Pour demeurer dans l'optique d'une réforme qu'il s'était fixée, d'une réforme "par le bas" de la hiérarchie qui avait perdu depuis fort longtemps le sens du salut, et étant donné aussi les visées orientées vers une réforme de l'Eglise dévoyée par le biais du monachisme : telle peut être la vraie réponse à ce vœu d'humilité inscrit au cœur d'une pensée rénovatrice.
II. ALLEGORIE et CONCEPT
L'œuvre de Joachim de Flore étant si importante quantativement d'abord - au regard de l'exégèse directe des Ecritures, il ne saurait être question ici de l'envisager dans son ensemble. Qu'il nous suffise de nous concentrer sur l'une de ces œuvres qui a longtemps fait problème et continue de le faire, très originale et qui, sur le thème qui est le nôtre dans ce colloque, associe graphisme (nous devrions dire plutôt l'image entendue bien avant l'heure au sens tridentin de ce terme) et texte c'est-à-dire commentaire collatéral ou si l'on préfère, représentation conjuguée des temps de la fin et de la fin des temps.
Il s'agit du Livre des Figures (Liber figurarum) qui aura tant de succès à son époque et que Dante, parmi d'autres, au xive siècle a aussi connu : œuvre composite avec ses vingt-sept tableaux (19 du codex de Reggio, sauf le xie, 4 du codex d'Oxford remplaçant ceux perdus du codex précédent, soit XX à XXIII ; enfin 4 de codex divers, soit les tableaux XXIV et XXVII).
Pour cerner davantage notre propos, nous laisserons de côté bien entendu toute l'histoire technique, complexe des différents codex (Reggio Emilia, et Oxford les plus complets, la Vaticane, la Bibliothèque Nationale de Paris et leurs codex plus fragmentaires) dont les vicissitudes sont fidèlement et longuement rapportées dans la préface de l'édition citée précédemment.
Nous nous contenterons de rappeler en quelques mots préliminaires, la destinée longtemps problématique de cette curieuse projection mentale (esquisse arithmologique très précise), doublement visionnaire par son côté paradoxalement rétrospectif et prospectif, par ses claires visées téléologiques. En premier lieu, d'où vient la réputation d'originalité suscitée par ce type d'ouvrage qui se situe entre peinture et écriture, comme une grammaire non pas normative à partir d'un état donné de langue et en fonction d'une évolution "jusqu'au moment où..." mais bien plutôt comme un itinéraire schématique iconographique et textuel ? Repenser l'ordre vicié du monde conduit à se choisir un style à la mesure des bouleversements idéologiques et des mutations eschatologiques envisagés dans le cadre d'une refonte de l'Eglise.
L'allégorie bien évidemment s'impose par mimétisme critique puisque par définition la Bible est le livre de chevet de l'examen critique assidu de Joachim de Flore, qui, toute son existence, travaille et jusqu'à son dernier souffle, sur les textes scripturaires. Allégorie au double sens d'attitude ou d'aptitude mentale à (se) saisir des réalités spirituelles difficiles d'accès sans ce voile herméneutique notamment pour tout ce qui concerne l'allégorie maximale de l'Apocalypse (de St Jean) à laquelle Joachim consacre pas moins de deux ouvrages : l'Expositio et l'Enchiridion ; puis au sens de figures locales qui entrent en jeu comme autant de composantes en cours de projection.
Dans ce domaine, on peut distinguer un double discours : d'une part, une échelle systématique de "concordances" confiées sous formes de verticales, de spirales ou de transversales, à de savants tableaux comme le sont par exemple les tableaux n° IX (sur les Sept Sceaux) ou XIX (sur les générations du misterium ecclesiae), circulaire ce dernier avec ses cercles concentriques ; et, d'autre part, un texte adjacent à des figures complexes qui sont à entendre comme schémas allégoriques chiffrés, imagés, personnifiés, sous des emblèmes de bestiaires tels le tableau n' VI ("à tête d'aigle") dont Dante se serait inspiré (cf. Par. VI, XIX, XX) ou encore celui de l'interprétation allégorique du char divin d'Ezéchiel (tableau n XV avec, aux quatre angles, l'aigle, le lion, le veau et... l'homme avec recentrage sur la caritas).
Ce texte marginal qui côtoie le déploiement figuré des dessins (ou plans ou schémas conceptuels et allégoriques) est chargé de traduire sous forme sensible, lisible, la démarche eschatologique de l'abbé calabrais qui se refuse à être qualifié pour autant de prophète. Cette "textualité des images" (ou rapport étroit iconographique-textuel) est elle-même parcourue de figures de style chargées cette fois de commenter le curieux ouvrage confié en fait à des copistes et à des miniaturistes du temps de Joachim pour synthétiser sa pensée, celle de la triade majeure composée de la Concordia, de l'Exposition et du Psautier. à Dix. Cordes.
Mais le sens de l'allégorie comme celui du symbole chez cet abbé à l'esprit et à la culture si étrangers à l'appareil logico-rationnel de la phisolophie thomiste, est caractéristique du processus de schématisation clarificatrice en vue de la promotion constructive d'une ère de simplicité et de paix contemplatives, c'est-à-dire au profit de l'édification d'un monde nouveau, prévue (prédestinée selon Joachim de Flore) dans et par l'histoire antérieure, celle des fondateurs et des (vrais) Prophètes.
Pour Joachim, l'allégorie est une similitude (commode) "de n'importe quelle petite chose à une plus grande" au point qu'on n'a pas manqué de reprocher à celui-ci son goût excessif, permanent, pour les signes d'égalité ou plutôt d'équivalence (similis, idem...), préoccupé qu'il ne cesse d'être, dans son réexamen des textes de l'histoire biblique, de ménager des passages obligés entre Ancien Testament et Nouveau Testament, entre les Trois âges confiés à chacun des éléments de sa triade divine, co-impliqués par leur interrelation divine selon la succession chronolgique d'Abraham, d'Isaac et de Jacob.
Pour ne nous en tenir qu'à ce très bref aperçu, de la double façon d'appréhender une situation historique au départ viciée et en fin de compte décadente,et d'en proposer une autre qui rétablisse dans l'ordre nouveau des choses capables de l'instaurer, une histoire pacifiée, on conviendra qu'en fait, aux yeux de l'éxégète Joachim de Flore, ces deux manières de convaincre sont conçues pour se conforter l'une l'autre : dualité méthodoligique. que l'on retrouverait dans le prolongement de toute une tradition de penseurs chrétiens tels Saint Jean de la Croix ou Pascal (cf. esprit de finesse v/s esprit de géométrie ; les deux Infinis )
Quoi qu'il en soit, c'est l'Histoire de l'Eglise et de l'Humanité qui est en jeu. Reste à savoir de quelle "histoire" il s'agit.
*
III. HISTOIRE..... et HISTOIRE
Un jugement d'ensemble des écrits de Joachim de Flore laisse voir d'entrée un double discours afférent au traitement de l'Histoire à plusieurs niveaux, et visant une reconstruction historicisée d'un type spécial.
En premier lieu, c'est de l'histoire générale de son temps que se préoccupe Joachim à laquelle il ne tourne pas le dos, tant s'en faut. Rien de moins utopique là-dessus en ce qui touche au constat global et affligeant d'une discorde, permanente pour employer un antonyme d'esprit joachimite, sous forme de violences répétées excessives, gratuites telles que celles offertes par le spectacle renouvelé et si pernicieux des Croisades, ou telles que celles perpétrées par les conflits armés périodiques, par les luttes intestines issues de l'affrontement bicéphale Empire-Papauté, du chapelet des tumultes citadins dérivés, eux, du désir d'indépendance soulevé par l'espoir bientôt trahi de l'émancipation des Communes dans le Nord de l'Italie du moins, jusqu'à Florence, au Sud.
Ce qui amène aussi, parallèlement, Joachim de Flore à une autre forme de procès historique, moral celui-là ; et ses écrits autres que les traités et exégèses bibliques importants comme les Sermons et Epistole.15 en peuvent témoigner : cela le pousse à fustiger mais sans véhémence excessive, à travers un tableau des maux qui frappent la condition humaine tout entière, une nature foncièrement pervertie et dévoyée qui, sous l'égide d'une Chrétienté malade ne peut, si l'on n'y veille pas, si on ne la réveille pas (métaphore courante chez Joachim de la "surdité")16, que glisser vers un inéluctable chaos.
Mais, répétons-le, il s'agit là d'un avertissement mesuré, raisonné qui sait faire l'économie des grands moyens rhétoriques de la menace, voire de l'anathème. Ne serait-ce qu'à ce double titre, la fin des temps est forcément proche, inexorable : et pour son annonce, point n'est besoin d'être grand et bon prophète, et surtout pas visionnaire apocalyptique, ce qu'il s'est toujours refusé d'être.17
Francesco d'Elia, auteur d'une remarquable et toute récente anthologie commentée d'écrits majeurs de Joachim de Flore, rappelle justement (et avec lui bien d'autres le soulignent en cette fin de xxe siècle) que "le mystique écrivain est plus réaliste qu'il ne parait".
En effet, co-impliquée dans et par les deux visions d'ensemble ci-dessus évoquées, image bien vivante et lamentable d'une dégradation de l'humaine condition à laquelle se rattachent l'assemblée des Fidèles et la masse des croyants, l'histoire plus proprement dite de l'Eglise que Joachim vit de l'intérieur, au sein du bas-clergé rural de l'Italie méridionale elle-même si différente du reste de l'Italie, enseigne au moine calabrais que la décadence en ce domaine, s'il n'y est point porté rapidement remède, conduira et l'Eglise et l'Italie à la ruine : pareille à l'Eglise concrètement de guingois que Giotto, au xive siècle, représentera ébranlée dans sa structure et dans ses fondements, sur les parois de l'Eglise Supérieure d'Assise. A cet égard, les écrits mineurs (par leur minceur d'abord) sont particulièrement éloquents à la fois du constat négatif qu'entraîne une situation présente et ancienne et de la nécessité d'un impérieux rachat : des Chrétiens, de l'Humanité tout entière, de l'Eglise ubi et orbi. Ainsi ce dialogue sur.la presidence de. Dieu et la predestination des élu. (une soixantaine de pages seulement) où son interlocuteur est Saint Benoît et l'opuscule Intelligentia. super calathis18 encore plus réduit (une quinzaine de pages) témoignent de cet état de fait, le dernier tout particulièrement avec "ses" paniers remplis de figues bonnes ou... mauvaises !
Au regard de ce triple constat amer que lui offre la situation historique particulièrement défavorable, Joachim peut légitimement écrire que "celui-ci est le temps de l'Eglise durant lequel doit commencer la plénitude des temps", d'une ère radicalement nouvelle de paix universelle qui fera taire à jamais le fracas des armes (Concordia, f. 135). On n'aura point manqué de noter, dans la citation joachimite, la collusion du singulier et du pluriel ( temps / tempora) qu'une autre formule tirée celle-là de Daniel VII, 25 confirme, solennisant l'avènement de temps futurs meilleurs, régénérés :
"in tempus et tempora et dimidium temporis.
La double. écriture (liturgique chiffrée d'abord, banalisée ensuite) est symptomatique de celui qui ne se considère pas du tout comme un prophète mais, de façon plus terre à terre, comme un simple agriculteur / ( Expositio ad Apocalyspssim f. 175, f. 223 ; Enchiridion p. 10), expression que l'on trouve même à trois reprises :
"qui sum homo agricola a iuventute mea ".
En restant proche de la terre des hommes, Joachim refuse qu'on le prenne pour ce qu'il n'est pas : un illuminé décollant de la réalité historique, un inspiré gratifié d'un don de prédiction supérieur d'inspiration divine, porte-parole d'une voix dont il aurait - privilège inouï délégation indue.
Ce qui est certain, c'est que la critique ante ne lui appartient pas en propre ; elle participe du vaste mouvement de création ou de rénovation du monachisme qui secoue tout l'Occident chrétien bien avant Joachim, et bien après aussi. Ce n'est point ici le lieu ni le moment pour débattre de tout ce qui oppose Joachim de Flore à la vision historique augusti nienne (celle de De civitate Dei) : qu'il nous suffise de redire après d'autres qu'au delà d'un monumental appareil critique soucieux de schématisme trinitaire et de ménager des passerelles d'aspect chronologique mais qui reposent en fait sur une symbolique formaliste constamment chiffrée (3, 7 et 15) de la lettre aussi (A, O), Joachim croit, à la différence d'Augustin, en la possibilité de réalisation de la perfection au plan terrestre, sans concevoir un report d'espérance au-delà des réalités d'ici-bas.19
Ne quittant pas d'un pas l'enseignement biblique de la lettre des Ecritures Sacrées, Joachim prétend retirer un esprit qui serait selon lui, une mise à jour des mystères et des signes bibliques. A cet égard, on n'a pas manqué de noter les deux principes qui guident non plus en-deça mais au-delà la seule quête de l'exégète : d'une part, l'idée d'une attente proche du dénouement et, d'autre part, l'idée de progrès " suivi " de manière dialectique de l'Ancien Testament jusqu'au Nouveau Testament ; et ce d'autant plus facilement réalisable que la vision joachimite est celle d'un retour à la nature première des choses (ora et labora) par le truchement de la voie monachiste, mais quasiment ascétique puisque la règle de sa nouvelle congrégation florense20 apparaît comme nettement plus sévère et rigide que celle des Cisterciens ; mais, à tout le moins, une histoire qui reprend racines avec le monde rural, c'est-à-dire, une réévaluation des travaux manuels et le retour à la pauvreté angélique.
On a vu quel champ métaphorique prédomine et de quel type d'images agrestes, "géorgiques" le moine calabrais se sert pour étayer son savant échafaudage de "correspondances". On se souvient aussi, à partir du Liber Figurarum (notamment le tableau XIV), du raccourci métaphorique anthropomorphe dont Joachim se sert pour accréditer la prière, le travail manuel, l'écriture : le pied, la (les) mains(s), la bouche. Quoi qu'il en soit, du texte réexaminé (biblique), de la pratique de l'exégèse biblique assidue à la pratique d'une culture retrouvée à tous les sens de ce terme (manuelle, spirituelle), on peut considérer que dans les deux cas, et en dépit de l'immense construction interréférentielle noyée sous un symbolisme arithmologique pesant, l'Histoire commandait : qu'elle fût rapportée et textuelle, ou bien qu'elle fût appliquée et repensée dans un retour aux sources naturelles et indistinctement communautaires.
Dans son petit ouvrage de 1966 réédité en 1984 et consacré aux rapports entre Joachim de Flore et Dante21, Antonio Piromalli ne manque pas de rappeler que de la Bible elle-même confrontée ensuite avec les réalités du temps, provenait la conception de la misère et de la faute de l'Homme, le sentiment de la caducité et de la vanité de toutes choses, bref la conviction d'une pesante fatalité conduisant au châtiement la nature humaine viciée et dévoyée.22
Ce qu'il faut retenir en fin de compte, c'est, à l'opposé d'un millénarisme assimilé négativement aux "terreurs" à venir et aux châtiements faisant régner Enfer et damnation, renvoyant un futur aussi radicalement nocif dans un au-delà de terriblilità c'est une histoire entendue comme liberté, enfance retrouvée puisque les métaphores anthropomorphiques et agricoles employées font se côtoyer dans une heureuse harmonie physique, mentale et spirituelle, le blé des moissons, le lys de pureté, le langage innocent des enfants et la saison d'été.
*
CONCLUSION
Ni véritablement utopie (puisque partiellement ancrés dans le renouveau monastique d'une nouvelle congrégation en rupture de ban avec les Cisterciens), ni à proprement parler apocalypse (entendue dans le sens négatif de destruction absolue, de catastrophe finale sur fond de violence verbale suivie d'effets évoquant Dies Irae et Jugement Dernier), la pensée et les écrits finalisés de Joachim de Flore jouent bien davantage sur le pragmatisme d'un constructivisme axé vers la renovatio, le temps de la fin ne coïncidant pas du tout avec une volonté démiurgique du châtiement, de chaos universel, et la fin des temps s'assimilant au contraire avec le début d'une ère nouvelle de paix et d'harmonie retrouvée.
Avec Joachim de Flore, c'est une Histoire qui recommence "autrement", qui corrige dans la pratique ce que de déviant, de corruption, de pervers avait celle de l'Humanité et de l'Eglise de son temps et,bien évidemment, de l'Humanité et de l'Eglise antérieures.
Ce qu'il faut relever de ces soixante-dix ans ou à peu près de réflexion et d'action joachimites, (l'une ne va pas sans 1'autre), dans cette Calabre de la fin du xiie siècle à la croisée d'influences gréco-byzantines, latines et islamiques (de la proche Sicile), c'est la logique et l'humilité d'une idéologie qui se marquent :
- d'abord par une fidélité exemplaire jusqu'à la fin de sa vie (jusqu'à ce Tractatus super quator Evangelia inacheva)23 de l'examen critique patient, tâtonnant des Ecritures et des Pères de l'Eglise constamment soumis au jugement de ses supérieurs hiérarchiques (le Testament de Joachim le rappelle encore à la veille de sa mort).
Rien d'indivuellement titanesque, de la rébellion isolée d'un Savonarole, ou du harcèlement fanatisé épistolaire d'une Catherine de Sienne auprès des Grands de ce monde ;
- ensuite, en termes plus politiques cette fois quoique la solution du monachisme rénové (micro-société d'"hommes nouveaux") ne débouche pas explicitement sur une réelle critique politique de la Société tout court de son temps, une idéologie qui se marque par une soumission humble de ce simple abbé à l'autorité tant papale qu'impériale ou royale puisque de la part de l'une comme de l'autre, il n'a reçu que des encouragements, et que nulle entrave n'est venue contrarier de son vivant la doctrine et son œuvre de fondateur réformateur (congrégration florense)
Rien par conséquent d'ouvertement et d'agressivement contestataire, protestataire à l'égard de l'institution laïque et religieuse de son époque. De l'Eglise qu'il n'osait affronter (à travers l'autorité de son Chef Suprême), il attendait qu'elle se réformât et se régénérât de l'intérieur.
La critique la plus récente est unanime à déclarer, en cette fin de xxe siècle... et à l'aube du second millénaire, qu'avec Joachim de Flore, il est impropre et il serait injuste non seulement de parler d'apocalypse terrifiante et négatrice mais encore de "fin des temps" puisqu'en vertu d'un certain prophétisme constructiviste, avec la fondation d'une nouvelle Congrégation de Flore en rupture avec l'ancien ordre cistercien, Joachim voyait là l'occasion d'une renaissance d'un monachisme à l'ancienne, mais revivifié d'une autre manière par une forte tendance à la contemplation.
Son modèle n'est-il pas d'ailleurs Saint Benoît, à qui il consacrera une biographie spirituelle24, et où il rappelle, parallèlement à d'autres œuvres comme la Concordia, le Liber figurarum (aux tableaux XIV et XX), le De Septem Sigillis encore le tout dernier Traité sur les Quatre Evangelis que sous l'égide du Saint Esprit, en ce Troisième Age de purification et de libération, peut s'ouvrir définitivement dans l'histoire du monde, une nouvelle ère de paix contemplative et d'harmonie retrouvée :
"Nunc ertit labor et gemitus
"Sed requies et otium
Et abundantia pacis
(Vita. S. Ben, p. 90° 525°)
Du reste, l'épitaphe sous forme de distique, gravée sur son tombeau calabrais de l'Abbaye de Flore, met justement la rosée à la place du feu, qui sied bien mieux à la parole rafraîchissante, ressourcée, longuement pesée et mûrement dosée de Joachim "abbé calabrais d'esprit prophétique doué" comme le définit Dante au Paradis (XII, v. 140)25.
"Hic Abbas Floris
"Calelestis gratiae roris
"Ici repose l'abbé de Flore
"Rosée de grâce. celeste.
Le prénom du moine et abbé d'ailleurs (Joachim) n'évoque-t-il pas la Vierge Marie dont ce saint, époux de Saint Anne est le père ? Et ne signifie-t-il pas en hébreu ("Yaveh disposera"), "préparation du Seigneur" ?26
Pour un si patient et si obstiné exégète des "mystères" et des "signes" chrétiens comme le fut Joachim de FLore, ce signe-là quasiment patronymique ne pouvait pas ne pas signifier beaucoup plus qu'un banal prénom, comme un appel à la source du Divin.
Notes de bas de page
1 De Lubac Henri, La postérité spirituelle de Joachim de. Flore (t. I de Joachim à Schelling ; t. II : de Saint Simon à nos jours), Paris, Lethielleux, 1979-1981.
2 Ernest Renan, "Joachim de Flore et l'Evangile Eternel" republié dans Nouve études d'histoire religieuse Paris, 1884, pp. 220 - 222.
3 Pietro De Léo, Gioacchino da Fiote, aspetti inedit della vita e delle opera, introd. p. 4-5, présentation de Jean Leclercq, Rubettino edit., Catanzaro, 1988.
4 Il Libro delle Figure dell'abate gioacchino da Fiore, edit. Leone Tondelli, Marjorie Reeves, Batrice Hirsch-Reich, tavole XXIX di cui XIII a colori, testo relativo su grafici, Torino, Società Editrice Internazionale, 2a ediz., 1953, 2 vol.
5 Luca Campano, in Francesco d'Elia, Giocchino da Fiore, un maestro della civilità europea (antologia di testi gioachimiti, tradotti e commentati), Rubbettino Edit. (Centro Int. di Studi Gioachimiti), Saverio Mannelli (Cosenza), I, p. 15.
6 Enciclopaedia Universalis , année 1968, t. IX, p. 498 (article de Maurice de Gandillac). Fr. D'Elia, op. cit., passim.
7 Publié dans le n 21 (1954) de la revue "Recherches théologie ancienne et médiavale, pp. 239-247.
8 Chez l'Editeur E.K. Burger.
9 Angèle de Foligno. Le Livre des visions et instructions de la bienheureuse A. de Foligno, traduit par Ernest Hello, préface de Sylvie Durastanti, Paris, Seuil, coll. "Points", 1991. La sainte est baptisée "theologum magistra".
10 N. Machiavel, Le Prince, chap. VI, & 6-7 ("Des principautés nouvelles qu'on acquiert par ses propres armes et sa propre vertu").
11 Centro Internazionale di studi Gioachimiti : intense activité tournée vers les publications (ou rééditions) d'oeuvres du moine, articles, essais, mises au point bio-bliographiques, conférences, séminaires et organisation de colloques. A déjà organisé trois grands colloques internationaux ; le dernier en date (1989) a été consacré au "prophétisme joachimite aux xve et xvie siècles" ( Atti del III Congresso Internaz. di Studi Gioachimiti, S. Giovanni in Fiore, 17-21 sett. 1989, a cura di Gian Luca Potestà, Genova, Marietti, 1991 (strumenti 3).
12 Francesco d'Elia, op. cit. p. 137-138.
13 Eptistola prologale ibid. p. 151 in Concordia. 4-6.
14 B. Mc Ginn, l'Abate calabrese. (Gioachino da Fiore nella storia del pensiero occidentale), Centro Internaz. Studi Gioachimiti (opère - 2), Genova, Marietti, 1990.
15 Fr. D'Elia, op. cit. "le opère di Gioacchino", p. 186.
16 Ibidem p. 35, p. 145 et Concordia. (f. 35, a-b) : "quin potius quos surdiores sunt aliqui eo altius clamare compellor".
17 Fr. d'Elia, ibid. p. 29, chap. II - "la missione profetica".
18 Dialogi de praescientia Dei et praesistinatione electorum ed. P. de Leo in Gioacchino da Fiore, Aspetit inediti della vita e delle opere, op. cit 1988, pp. 65-123.
N'est-il pas d'ailleurs souvent représenté, ce Joachim-là qui est un saint, soit avec la Vierge Marie assise à ses côtés (dont il est le père), ou bien tenant à la main un bourdon avec un panier où se trouvent deux oiseaux symbolisant l'arrivée de l'Esprit Saint ? (c-f. Dret et Lerouge, vie des saints pour tous les jours de l'année, traduit des légendes du Bréviaire et divers suppléments, Paris, Beauchêne, 1938).
Voir également Juan Ferrando Roi g, Iconografia de los santos, Barcelona, Ediciones Omegan s. a. 302 p., cf. page 150 b.
19 Herbert Grundmann, Studi su Gioacchino da Fiore-, prefazione di Gian Luca Potestà, p. ix, postfazione di Kurt-Victor Selge, coll. "opère di G. da Fiore" - strumenti 1, Genova, Marietti, 1989 (première trad. de l'allemand en 1975) ; thèse déjà ancienne de 1927.
20 Notamment G. Lef f, Heresy in the Later Middle Ages, Manchester - New-York, 1967.
21 Antonio Piromalli, Gioacchino da Fiore e Dante (I, Ambiente storico e cultura), coll. "Continente Calabria n° 9, Biblioteca di cultura diretta da Agostino Cajat, Edit. Rubbettino (Cantanzaro 1982 (reprint de l'édition 1966) p. 8.
Plus ancien est l'ouvrage de C. Jannaco consacré au même parallèle, Gioacchino e Dante tra. i -simboli medievali (coll. studi di letteratura italiana) ; plus ancien encore celui de LeoneTondelli, Da Gioachino a Dante, Torino, 1944.
22 A. Piromalli, op. cit. chap. II " la dottrina de ll'Evangelo eterno", p. 19.
23 Ed. E. Buonaiuti, Roma, 1930 ("Fonti per la storia d'Italia") coll. "scrittori secolo xii.
24 De vita sacti Benedicti et de officio divino secundum euis doctrina Ed. Barault in Un tratado inédito de Joaquin de Flor (Analecta sara Tarraconensia, 24 1951, pp. 42-118.
Dialogi de praesentia Dei et predestinatione electorim : ce dialogue fait intervenir un certain Benoît, interlocuteur de Joachim qui lui donne la réplique.
25 Fr. d'Elia, op. cit. p. 167.
26 Gutierrez Tibon, Diccionario estimologico comparado de nombre propios, Mexico, Union Tipogràfica Editorial Hispano-American, 1956, XI, 569 p. ; voir pp. 289 b - 290 a.
La fête de ce saint-là est le 16 août, le lendemain de celle de la Vierge Marie.
Auteur
Jean Lacroix
Université de Montpellier
voir aussi Marcel SEndrail
Joachim de Flore, le messager des derniers temps [article]
Bulletin de l'Association Guillaume Budé Année 1970 3 pp. 407-424
28 12 25
jacques halbronn Le choix du Messie au sein du peuple juif. David, Moïse, Cyrus
jacques halbronn Le choix du Messie au sein du peuple juif. David, Moïse, Cyrus
Il faut comprendre que si un Messie (et non pas Le Messie) doit appartenir à un lignage judaïque, il y a un tri sévère à opérer comme le montre l'onction messianique accordée à David.
1 Samuel 16, 1-10
Le Seigneur dit à Samuel : « Prends une corne que tu rempliras d’huile, et pars ! Je t’envoie auprès de Jessé de Bethléem, car j’ai vu parmi ses fils mon roi. Emmène avec toi une génisse, et tu diras que tu viens offrir un sacrifice au Seigneur.
Tu convoqueras Jessé au sacrifice ; je t’indiquerai moi-même ce que tu dois faire et tu me consacreras par l’onction celui que je te désignerai. »
Samuel fit ce qu’avait dit le Seigneur. Quand il parvint à Bethléem, les anciens de la ville allèrent à sa rencontre en tremblant, et demandèrent : « Est-ce pour la paix que tu viens ? »
Samuel répondit : « Oui, pour la paix. Je suis venu offrir un sacrifice au Seigneur. Purifiez-vous, et vous viendrez avec moi au sacrifice. » Il purifia Jessé et ses fils, et les convoqua au sacrifice.
Lorsqu’ils arrivèrent et que Samuel aperçut Éliab, il se dit : « Sûrement, c’est lui le messie, lui qui recevra l’onction du Seigneur ! »
Mais le Seigneur dit à Samuel : « Ne considère pas son apparence ni sa haute taille, car je l’ai écarté. Dieu ne regarde pas comme les hommes : les hommes regardent l’apparence, mais le Seigneur regarde le cœur. »
Jessé appela Abinadab et le présenta à Samuel, qui dit : « Ce n’est pas lui non plus que le Seigneur a choisi. »
Jessé présenta Shamma, mais Samuel dit : « Ce n’est pas lui non plus que le Seigneur a choisi. »
Jessé présenta ainsi à Samuel ses sept fils, et Samuel lui dit : « Le Seigneur n’a choisi aucun de ceux-là. »
יא וַיֹּאמֶר שְׁמוּאֵל אֶל-יִשַׁי, הֲתַמּוּ הַנְּעָרִים, וַיֹּאמֶר עוֹד שָׁאַר הַקָּטָן, וְהִנֵּה רֹעֶה בַּצֹּאן; וַיֹּאמֶר שְׁמוּאֵל אֶל-יִשַׁי שִׁלְחָה וְקָחֶנּוּ, כִּי לֹא-נָסֹב עַד-בֹּאוֹ פֹה. 11 Mais, demanda Samuel à Jessé, sont-ce là tous tes garçons? Il reste encore le plus jeune, répondit-il; il est au pâturage avec les brebis. Envoie-le chercher, dit Samuel à Jessé; car nous ne nous mettrons pas à table qu'il ne soit ici."
יב וַיִּשְׁלַח וַיְבִיאֵהוּ וְהוּא אַדְמוֹנִי, עִם-יְפֵה עֵינַיִם וְטוֹב רֹאִי; {פ} וַיֹּאמֶר יְהוָה קוּם מְשָׁחֵהוּ, כִּי-זֶה הוּא. 12 On le fit donc venir. Or, il avait le teint vermeil, avec cela de beaux yeux et bonne mine… Et Dieu dit à Samuel: "Va, oins-le,(meshihou) c'est lui!"
יג וַיִּקַּח שְׁמוּאֵל אֶת-קֶרֶן הַשֶּׁמֶן, וַיִּמְשַׁח אֹתוֹ בְּקֶרֶב אֶחָיו, וַתִּצְלַח רוּחַ-יְהוָה אֶל-דָּוִד, מֵהַיּוֹם הַהוּא וָמָעְלָה; וַיָּקָם שְׁמוּאֵל, וַיֵּלֶךְ הָרָמָתָה. 13 Et Samuel prit le cornet à l'huile, et il l'oignit au milieu de ses frères(Ahiv); et depuis ce jour-là, l'esprit divin ne cessa d'animer David. Alors Samuel s'en alla, et retourna à Rama.
L'enseignement que nous tirons de ce texte biblique est que la judéité est une condition nécessaire mais non suffisante. On notera que les rois de France seront ainsi consacrés, lors de leur couronnement en la cathédrale de Reims, le plus souvent mais généralement, il n'y avait pas le choix, ce qui ôte tout son impact à un tel rituel de sélection.
Dans Isaïe 45, Cyrus est présenté comme le Messie par les rédacteurs israélites. (à comparer avec Esdras Ch. 1) C'est à rapprocher d'Exode III, avec le choix de l'Hébreu Moïse pour jouer un rôle messianique.
Deutéro Isaie 45
א כֹּה-אָמַר יְהוָה, לִמְשִׁיחוֹ לְכוֹרֶשׁ אֲשֶׁר-הֶחֱזַקְתִּי בִימִינוֹ לְרַד-לְפָנָיו גּוֹיִם, וּמָתְנֵי מְלָכִים, אֲפַתֵּחַ--לִפְתֹּחַ לְפָנָיו דְּלָתַיִם, וּשְׁעָרִים לֹא יִסָּגֵרוּ. 1 Ainsi parle l'Eternel à son Oint (Messie), à Cyrus je l'ai pris par la main pour mettre les nations à ses pieds et délier les ceintures des rois, pour ouvrir devant lui les battants et empêcher que les portes lui soient fermées :
ב אֲנִי לְפָנֶיךָ אֵלֵךְ, וַהֲדוּרִים אושר (אֲיַשֵּׁר); דַּלְתוֹת נְחוּשָׁה אֲשַׁבֵּר, וּבְרִיחֵי בַרְזֶל אֲגַדֵּעַ. 2 "Je marcherai devant toi, j'aplanirai les hauteurs, je briserai les portes d'airain et abattrai les verrous de fer.
ג וְנָתַתִּי לְךָ אוֹצְרוֹת חֹשֶׁךְ, וּמַטְמֻנֵי מִסְתָּרִים: לְמַעַן תֵּדַע, כִּי-אֲנִי יְהוָה הַקּוֹרֵא בְשִׁמְךָ--אֱלֹהֵי יִשְׂרָאֵל. 3 Je te donnerai des trésors enfouis dans les ténèbres, des richesses cachées dans des lieux secrets, pour que tu saches que je suis l'Eternel, le Dieu d'Israël, qui t'appelle par ton nom.
ד לְמַעַן עַבְדִּי יַעֲקֹב, וְיִשְׂרָאֵל בְּחִירִי; וָאֶקְרָא לְךָ בִּשְׁמֶךָ, אֲכַנְּךָ וְלֹא יְדַעְתָּנִי. 4 C'est en faveur de mon serviteur Jacob, d'Israël mon élu, que je t'ai appelé par ton nom, que je t'ai décerné un titre, bien que tu ne me connusses pas.
ה אֲנִי יְהוָה וְאֵין עוֹד, זוּלָתִי אֵין אֱלֹהִים; אֲאַזֶּרְךָ, וְלֹא יְדַעְתָּנִי. 5 C'est moi qui suis l'Eternel et nul autre hors de moi, point de Dieu! Je te ceins de force, bien que tu ne me connaisses pas,
Exode III
ז וַיֹּאמֶר יְהוָה, רָאֹה רָאִיתִי אֶת-עֳנִי עַמִּי אֲשֶׁר בְּמִצְרָיִם; וְאֶת-צַעֲקָתָם שָׁמַעְתִּי מִפְּנֵי נֹגְשָׂיו, כִּי יָדַעְתִּי אֶת-מַכְאֹבָיו. 7 L'Éternel poursuivit: "J'ai vu, j'ai vu l'humiliation de mon peuple qui est en Égypte; j'ai accueilli sa plainte contre ses oppresseurs, car je connais ses souffrances.
ח וָאֵרֵד לְהַצִּילוֹ מִיַּד מִצְרַיִם, וּלְהַעֲלֹתוֹ מִן-הָאָרֶץ הַהִוא, אֶל-אֶרֶץ טוֹבָה וּרְחָבָה, אֶל-אֶרֶץ זָבַת חָלָב וּדְבָשׁ--אֶל-מְקוֹם הַכְּנַעֲנִי, וְהַחִתִּי, וְהָאֱמֹרִי וְהַפְּרִזִּי, וְהַחִוִּי וְהַיְבוּסִי. 8 Je suis donc intervenu pour le délivrer de la puissance égyptienne et pour le faire passer de cette contrée-là dans une contrée fertile et spacieuse, dans une terre ruisselante de lait et de miel, où habitent le Cananéen, le Héthéen, l'Amorréen, le Phérézéen, le Hévéen et le Jébuséen.
ט וְעַתָּה, הִנֵּה צַעֲקַת בְּנֵי-יִשְׂרָאֵל בָּאָה אֵלָי; וְגַם-רָאִיתִי, אֶת-הַלַּחַץ, אֲשֶׁר מִצְרַיִם, לֹחֲצִים אֹתָם. 9 Oui, la plainte des enfants d'Israël est venue jusqu'à moi; oui, j'ai vu la tyrannie dont les Égyptiens les accablent.
י וְעַתָּה לְכָה, וְאֶשְׁלָחֲךָ אֶל-פַּרְעֹה; וְהוֹצֵא אֶת-עַמִּי בְנֵי-יִשְׂרָאֵל, מִמִּצְרָיִם. 10 Et maintenant va, je te délègue vers Pharaon; et fais que mon peuple, les enfants d'Israël, sortent de l'Égypte."
יא וַיֹּאמֶר מֹשֶׁה, אֶל-הָאֱלֹהִים, מִי אָנֹכִי, כִּי אֵלֵךְ אֶל-פַּרְעֹה; וְכִי אוֹצִיא אֶת-בְּנֵי יִשְׂרָאֵל, מִמִּצְרָיִם. 11 Moïse-dit au Seigneur: "Qui suis-je, pour aborder Pharaon et pour faire sortir les enfants d'Israël de l'Égypte?"
יב וַיֹּאמֶר, כִּי-אֶהְיֶה עִמָּךְ, וְזֶה-לְּךָ הָאוֹת, כִּי אָנֹכִי שְׁלַחְתִּיךָ: בְּהוֹצִיאֲךָ אֶת-הָעָם, מִמִּצְרַיִם, תַּעַבְדוּן אֶת-הָאֱלֹהִים, עַל הָהָר הַזֶּה. 12 Il répondit: "C'est que je serai avec toi et ceci te servira à prouver que c'est moi qui t'envoie: quand tu auras fait sortir ce peuple de l'Égypte, vous adorerez le Seigneur sur cette montagne même."
יג וַיֹּאמֶר מֹשֶׁה אֶל-הָאֱלֹהִים, הִנֵּה אָנֹכִי בָא אֶל-בְּנֵי יִשְׂרָאֵל, וְאָמַרְתִּי לָהֶם, אֱלֹהֵי אֲבוֹתֵיכֶם שְׁלָחַנִי אֲלֵיכֶם; וְאָמְרוּ-לִי מַה-שְּׁמוֹ, מָה אֹמַר אֲלֵהֶם. 13 Moïse dit à Dieu: "Or, je vais trouver les enfants d'Israël et je leur dirai: Le Dieu de vos pères m'envoie vers vous... S'ils me disent: Quel est son nom? que leur dirai-je?"
Signalons la doctrine anti-judaïque de Moon (cf article wikipedia, Principe Divin)
"Le peuple d'Israël ayant échoué dans sa mission de nation centrale pour recevoir le deuxième Adam, Dieu entreprend de former une seconde Israël : le christianisme multiracial. Celui-ci aurait donc été mis en place dans le monde entier pour remplacer la nation d'Israël et pour servir de fondement au retour du messie."
JHB 28 12 25
jacques halbronn Le probléme du nombre 22 versus le nombre 18 Critique du Sefer Yetsira. Le cas de la Lune
jacques halbronn Le probléme du nombre 22 versus le nombre 18 Critique du Sefer Yetsira. Le cas de la Lune
Selon nous, il importe de disposer de 4 Eleménts, 6 planétes et 8 secteurs , ce qui donne un total de 18 et non de 22 nombre qui s'obtient en additionnant 4 ELéments, 6 planétes et 12 secteurs. On s'appuie ici sur le commentaire de l'alphabet hébraïque figurant dans le Sefer Yetsira (Livre de la Formation/Création) lequel est triplement fautif. D'une part, il ne propose que 3 lettres mères, ce qui les déconnecte par rapport aux Quatre Eléments mais propose en revanche 7 lettres doubles qu'il met en rapport avec le septénaire planétaire alors qu'il n'existe que six lettres ayant une double prononciation. Le passage du 6 au 7 tient à l'addition de la Lune qui n'est pas une planéte stricto sensu puisque le satellite de la Terre et non pas du Soleil. et enfin, il recense 12 signez zodiacaux alors que la division du cercle doit être de 8 e non de 12 secteurs. Par ailleurs, le nombre 22 est bien moins porteur que le nombre 18 (la moitié de 36 (6x6) 3x6. (360°)
Il nous faut insister sur le nombre 8 que nous préférons au 12. On passe du 2 au 4 et du 4 au 8, en divisant chaque fois par 2 alors que le 12 ne s'obtient qu'en divisant 4 par 3, le passage de 2 à 3 en tant que diviseur ne respecte pas une logique binaire. Le 8 présente en outre des particularités remarquables sur le plan lexical du fait de son rapprochement en français comme en hébreu avec l'huile:
Français 8 huit et huile
Hébreui 8 shemoné et shémen.
Fête de hanouka
Il est à noter que le miracle de la "fiole" d'huile est bel et bien mentionné dans l'œuvre extraordinaire qu'est le Talmud - Chabbath 21b dont la source est Méguilat Ta'anit, chapitre 9
En Astrologie Septénale, la division en 8 remplace la division en 4, l'on passe ainsi de 90° à 45° et non de 90 à 30 degrés par secteur, d'où l'importance accordée à l'aspect de 45° négligé par Kepler., lequel en revanche avait mis en avant le sesqui-carré de 135° (90 + 45)
Selon nous, l'alphabet hébraïque devrait ne comporter que 18 lettres (4+6+8) et non 22. Le 18 est le double de 9 et l'on sait qu'il y a une colonne de 9 lettres pour les unités et de 9 lettres pour les dizaines alors que la troisiéme colonne ne comporte que 4 lettres complétes par 5 lettres finales.
sur le web
"Cinq lettres hébraïques se transforment lorsqu'elles apparaissent à la fin d'un mot : Kaf sofit (ך) : s'étire vers le bas à partir du kaf régulier (כ) Mem sofit (final) (ם) : se ferme complètement à partir du mem ouvert (מ)" C'est par ce subterfuges que l'on a une troisiéme colonne de 9 lettres
Le Sefer Yetsira propose 32 "sentiers" en ajoutant aux 22 lettres les 10 sefitoth(chiffre que l'on trouve avec les Dix Commandements)
sur le web
"Le Noble Sentier Octuple est le fondement de la pratique bouddhiste. Ces huit concepts sont des attitudes et des comportements que les bouddhistes recherchent afin de mettre en pratique les Quatre Nobles Vérités. Ces huit concepts peuvent être classés en trois catégories principales : sagesse, conduite et concentration. Les Quatre Nobles Vérités renferment toutes l'idée que toute vie n'est que souffrance causée par le désir de choses éphémères. Puisque tout est éphémère, y compris nous-mêmes, le seul moyen d'être libéré de la souffrance est de renoncer à tous ces désirs, en cheminant sur le Sentier Octuple".
Comment est-on passé de 18 lettres à 22 lettres? On peut penser aux tétragramme Yof Hé Vav Hé (cf Livre de l'Exode) qui correspond aux 4 voyelles. I (Yod), E (hé), U et O (Vav) double prononciation en hébreu de la lettre Vav en tant que voyelle.). et à Aleph pour le A. Le tétragamme est fautif avec la répétition de la lettre hé. Ilo devrait comporter le Aeph, placé en tâte de l'alphabet.(tant pour le grec (alphabet, d'où le terme alphabet (issu de Aleph Beith).
sur le web:
"Le niqqud (נִקּוּד), ou nikkud, est le système de diacritiques hébreux servant à créer les voyelles. Cependant, on utilise rarement ces diacritiques (appelés nikkudot), sauf dans des documents spécialisés comme les livres pour enfants, les documents scolaires, les prières, les poèmes, et lorsqu'il faut lever une ambiguïté.
En général, les consonnes faibles (א (alef), ה (he), ו (vav) et י (yud)) sont utilisées pour indiquer les voyelles.
L'hébreu moderne d'Israël utilise 5 phonèmes de voyelles /i e a o u/. Cependant, il existe plus de caractères avec des nikkudot que ça, ce qui signifie que certaines voyelles sont répétées.
À l'origine, le niqqud a été mis au point pour apprendre le prononciation correcte des prières chantées." On sait que l'alphabet latin (26 lettres) a intégré en vrac les voyelles au même titre que les consonnes.,.
Sur ce point, nos exposés linguistiques ont mis en évidence la différence à opérer rigoureusement entre voyelles et consonnes en linguisytique franàçaise.. C'est probablement l'intégration des voyelles qui aura faut passet la série des lettres de 18 à 22 dans l'alphabet hébraïque.(cf Jacques halbronn Linguistique. Genése de l'alphabet au prisme de la dialectique Oral/écrit.=
wikipedia
Le Sefer Yetsirah (hébreu : ספר יצירה « Livre de la Création » ou « de la Formation » ou « de l’Émanation ») est un livre de cosmogonie juive rédigé entre le IIIe et le VIe siècle, apparemment en terre d'Israël[1]. Souvent attribué au patriarche Abraham, il relate la formation du monde[2] au moyen des lettres de l’alphabet hébraïque et de leurs combinaisons. Unique par sa langue et son caractère, il a donné lieu à une littérature entière de commentaires, rationalistes ou mystiques, et est actuellement considéré comme relevant davantage de la Kabbale. Le Sefer Yetsirah est à l'origine de la doctrine des Sephiroth"
PS
Pour notre part, nous désignons la division en 2 de l'arc de 90+ au moyen des sefiroth Din et Hessed. en Astrologie Septénale/(cf sur nos recherches alphabétiques nos Clefs pour l'Astrologie (1976) et nos Mathématiques Divinatoires 1983)
Nous avons déjà signalé les perturbations intervenues dans la présentation du dispositif des domiciles (rulerships) du fait de l'ajout de la Lune, ce qui conduira à dédoubler le domicile du Soleil entre Soleil (lion) et Lune.(cancer) Il est vrai que la Lune a un rôle important du fait de son analogie avec Saturne en raison du nombre 28 (jours/ans). Le fait que son temps de révolution autour de la Terre soit environ le tiers de celui de Mercure, pouvait justifier son intégration. Par ailleurs, on peut aisément diviser son cycle en 4 (Nouvelle lune, demi- Lune, Pleine Lune) du fait de ses aspects au Soleil (conjonction , carré, opposition)Le calendrier lunaire s'établit sur la base des Nouvelles Lunes et du premier croissant de lune.
JHB 28 12 25
jacques halbronn Théologie. Reconnaissance du message ou du Messie? La troisième alliannce hessed plus Din
jacques halbronn Théologie. Reconnaissance du message ou du Messie? La troisième alliannce hessed plus Din
On nous parle souvent de la non -reconnaissance du Messie Jésus par les Juifs de son temps. Cette notion de "reconnaissance"( de qui, de quoi?) nous semble assez incongrue. En quoi aurait-elle dû consist Sur le web "Pourquoi les Juifs n’ont-ils pas reconnu le Sauveur Dieu fait homme en Jésus, pourtant Juif lui même à l’origine ? Tout d’abord, il me semble incorrect de parler des Juifs en général… Certains Juifs ont reconnu le Christ en Jésus, d’autres non. Il faut bien se rappeler que les chrétiens se réunissaient initialement dans les synagogues, en tant que Juifs croyant en Jésus Messie. C’est ce que montrent notamment les Actes des Apôtres ; il existe par ailleurs quantité d’ouvrages historiques et théologiques qui expliquent la séparation progressive entre Juifs et chrétiens, de sorte que cela forme peu à peu deux entités distinctes – ce qui n’était pas du tout envisagé aux commencements. Parmi les parutions récentes, signalons L’impossible substitution du Fr. Jean-Miguel Garrigues (Les Belles Lettres)."https://jecherchedieu.ch/question/je-vais-vous-dire-pourquoi-les-juifs-nont-pas-recu-jesus-comme-messie/ https://emcitv.com/page/texte/moi-juif-j-ai-accepte-jesus-comme-le-messie-1728.html#:~:text=J%C3%A9sus%20est%20bien%20notre%20Messie,12%3A%201%2D3) Pour nous, le message du Messie passe par un certain abandon d'anciennes pratiques et croyances. C'est donc un message "négatif" comme on en trouve dans les Dix Commandements.. Presque tous commencent par "Lo", marque hébraique de la négation. Premier commandement Je suis l’Eternel, ton Dieu, tu n’auras point d’autres dieux devant ma face. Deuxième commandement Tu ne prendras point le nom de l’Eternel, ton Dieu, en vain, car l’Eternel ne laissera point impuni celui qui aura pris son nom en vain. Troisième commandement
ז זָכוֹר אֶת-יוֹם הַשַּׁבָּת, לְקַדְּשׁוֹ. 7 (4)"Pense au jour du Sabbat pour le sanctifier.
ח שֵׁשֶׁת יָמִים תַּעֲבֹד, וְעָשִׂיתָ כָּל-מְלַאכְתֶּךָ. 8 Durant six jours tu travailleras et t'occuperas de toutes tes affaires,
ט וְיוֹם, הַשְּׁבִיעִי--שַׁבָּת, לַיהוָה אֱלֹהֶיךָ: לֹא-תַעֲשֶׂה כָל-מְלָאכָה אַתָּה וּבִנְךָ וּבִתֶּךָ, עַבְדְּךָ וַאֲמָתְךָ וּבְהֶמְתֶּךָ, וְגֵרְךָ, אֲשֶׁר בִּשְׁעָרֶיךָ. 9 mais le septième jour est la trêve de l'Éternel ton Dieu: tu n'y feras aucun travail, toi, ton fils ni ta fille, ton esclave mâle ou femelle, ton bétail, ni l'étranger qui est dans tes murs.
י כִּי שֵׁשֶׁת-יָמִים עָשָׂה יְהוָה אֶת-הַשָּׁמַיִם וְאֶת-הָאָרֶץ, אֶת-הַיָּם וְאֶת-כָּל-אֲשֶׁר-בָּם, וַיָּנַח, בַּיּוֹם הַשְּׁבִיעִי; עַל-כֵּן, בֵּרַךְ יְהוָה אֶת-יוֹם הַשַּׁבָּת--וַיְקַדְּשֵׁהוּ. {ס} 10 Car en six jours l'Éternel a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qu'ils renferment et il s'est reposé le septième jour; c'est pourquoi l'Éternel a béni le jour du Sabbat et l'a sanctifié.
Quatrième commandement Honore ton père et ta mère, afin que tes jours soient prolongés dans le pays que l’Eternel, ton Dieu, te donne. Cinquième commandement Tu ne tueras point. Sixième commandement Tu ne commettras point d’adultère. Septième commandement Tu ne déroberas point. Huitième commandement Tu ne porteras point de faux témoignage contre ton prochain. Neuvième commandement Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain. Dixième commandement Tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bétail, ni aucune chose qui appartienne à ton prochain.
Exode 20 : 2-17
Même dans le cas du 4e commandement, on peut s'interroger : le texte a pu en être tronque et devait comporter un "mais tu honoreras".Le 3e commandement est aussi parfois tronqué et on n'en retient que la fin. En ce qui concerne le Jardin d'Eden, tous les fruits sont permis à l'exception d'un seul. Il y a là une restriction. On opposera le texte de l'Exode xx à celui du Shéma Israel qui est, lui, rédigé de façon positive et seul récité chaque Shabbat à la Synagogue mais les Dix commandements n'en figurent pas moins en bonne place dans l'espace consacré sous forme de Tables.
Décalogue — Wikipédia
Deutéronome VI, 4-9 Écoute Israël, YHWH notre Dieu est seul YHWH : tu aimeras YHWH ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force ; et ces commandements que je te donne aujourd’hui seront dans ton cœur. Tu les inculqueras à tes enfants et tu en parleras quand tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras ; tu les attacheras sur ta main pour te servir de signe et ils seront comme un frontal entre tes yeux ; tu les écriras sur les poteaux de ta maison et sur tes portes". La dimension négative nous semble la plus significative. Le Messie annonce la fin d'une époque, comme le passage d'une Ancienne à une Nouvelle Alliance. L'important, c'est le renoncement, l'abandon et non pas l'adoption. Jérémie XXXI Lo Yilmedou Od: ils n'apprendront plus. Et l'on trouve la forme "Reconnaissez" qui signifie recevez son message, prenez en connaissance.
לג וְלֹא יְלַמְּדוּ עוֹד, אִישׁ אֶת-רֵעֵהוּ וְאִישׁ אֶת-אָחִיו לֵאמֹר, דְּעוּ, אֶת-יְהוָה: , . {ס} 33 Et ils n'auront plus besoin ni les uns ni les autres de s'instruire mutuellement en disant: "Reconnaissez (Deou, Ladat)l'Eternel (Yahwé)!"
Ainsi, Jésus, messie de la Nouvelle Alliance se situe dans le "non plus (lo-Od), ce qui renvoie ipso facto à une apologie de l'ignorance, de la "pauvreté" du savoir, du Limoud, alors que la Première (Ancienne) Alliance vise celui qui est riche dans sa connaissance des lois. Rappelons l'aphorisme repris dans les Evangiles « Il est plus facile à un chameau de passer par un trou d'aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royaume de Dieu » (Mat. 19, 24 ; Marc 10, 25 ; Luc 18, 25). Donc, la première alliance serait la thèse, celle de s'enrichir et la nouvelle alliance, celle de se démunir en laissant agir la Subconscience. Les Juifs qui ont suivi cette voie, qui sont les premiers Chrétiens, auront abandonné le Shabbat, la circoncision, la Kashrouth, notamment. On ne peut donc dire qu'ils n'ont pas entendu le message christique sur la longue durée. Que certains d'entre eux n'aient pas voulu renoncé au savoir acquis est une chose mais Jésus aura bien été suivi dans sa réforme d'un premier judaisme. Pourquoi donc parler d'échec sur la base de ce qu'il aura vécu de son temps alors qu'on est dans la longue durée? Mais il s'agit aujourd'hui d'entrer dans une Troisiéme Alliance face à l'antithèse que fut la seconde. Si l'antithèse est le pari de l'ignorance des textes, des lois, qui de cette Alliance d'un troisiéme type, que l'on qualifiera de synthèse? Elle passe, selon nous, par la revalorisation de la connaissance des lois cosmiques, par la mise en oeuvre de la prévision, alors que la Nouvelle Alliance était marquée par une forme d'empirisme, de foi dans la Providence. Il est temps de passer de la Providence de l'Alliance selon le Messie Jésus à la connaissance précise du Plan divin, ce qui correspond à la Troisiéme Alliance et cela implique aussi de reconnaitre le rôle des Adamiques, gardiens du dit Plan, lesquels redonnent aux Juifs de souche un rôle central., ce qui ressort de l'Epitre de Paul (Saul de Tarse) aux Romains:
Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains Ch XII
01 Je pose donc la question : Dieu a-t-il rejeté son peuple ? Pas du tout ! Moi-même, en effet, je suis Israélite, de la descendance d’Abraham, de la tribu de Benjamin.
02 Dieu n’a pas rejeté son peuple, que, d’avance, il connaissait. Ne savez-vous pas ce que dit l’Écriture dans l’histoire d’Élie lorsqu’il en appelle à Dieu contre Israël ? Il disait :
03 Seigneur, ils ont tué tes prophètes et renversé tes autels ; je suis le seul à être resté, et ils en veulent à ma vie.
04 Mais quelle est la réponse divine ? Je me suis réservé sept mille hommes qui n’ont pas fléchi le genou devant Baal.
05 De la même manière, il y a donc aussi dans le temps présent un reste choisi par grâce.
06 Et si c’est par grâce, ce n’est pas par les œuvres ; autrement, la grâce ne serait plus la grâce.
07 Que dire alors ? Ce qu’Israël recherche, il ne l’a pas obtenu ; mais ceux qui ont été choisis l’ont obtenu, tandis que les autres ont été endurcis,
08 comme le dit l'Écriture : Dieu leur a donné un esprit de torpeur, des yeux pour ne pas voir et des oreilles pour ne pas entendre, jusqu’au jour d’aujourd’hui.
09 Et David ajoute : Que leur table devienne un piège, une trappe, une occasion de chute, une juste rétribution ;
10 que leurs yeux s’obscurcissent pour qu’ils ne voient plus, fais-leur sans cesse courber le dos.
11 Je pose encore une question : ceux d’Israël ont-ils trébuché pour vraiment tomber ? Pas du tout ! Mais leur faute procure aux nations païennes le salut, pour qu’ils en deviennent jaloux.
12 Or, si leur faute a été richesse pour le monde, si leur amoindrissement a été richesse pour les nations, combien plus le sera leur rassemblement !
13 Je vous le dis à vous, qui venez des nations païennes : dans la mesure où je suis moi-même apôtre des nations, j’honore mon ministère,
14 mais dans l’espoir de rendre jaloux mes frères selon la chair, et d’en sauver quelques-uns.
15 Si en effet le monde a été réconcilié avec Dieu quand ils ont été mis à l’écart, qu’arrivera-t-il quand ils seront réintégrés ? Ce sera la vie pour ceux qui étaient morts !
16 Si la partie de la pâte prélevée pour Dieu est sainte, toute la pâte l’est aussi ; si la racine de l’arbre est sainte, les branches le sont aussi.
17 De ces branches, quelques-unes ont été coupées, alors que toi, olivier sauvage, tu as été greffé parmi les branches, et tu as part désormais à la sève que donne la racine de l’olivier.
18 Alors, ne sois pas plein d’orgueil envers les branches ; malgré tout ton orgueil, ce n’est pas toi qui portes la racine, c’est la racine qui te porte.
19 Tu vas me dire : « Des branches ont été coupées pour que moi, je sois greffé ! »
20 Fort bien ! Mais c’est à cause de leur manque de foi qu’elles ont été coupées ; tandis que toi, c’est par la foi que tu tiens bon. Ne fais pas le fanfaron, sois plutôt dans la crainte.
21 Car si Dieu n’a pas épargné les branches d’origine, il ne t’épargnera pas non plus.
22 Observe donc la bonté et la rigueur de Dieu : rigueur pour ceux qui sont tombés, et bonté de Dieu pour toi, si tu demeures dans cette bonté ; autrement, toi aussi tu seras retranché.
23 Quant à eux, s’ils ne demeurent pas dans leur manque de foi, ils seront greffés car Dieu est capable de leur redonner leur place en les greffant.
24 En effet, toi qui étais par ton origine une branche d’olivier sauvage, tu as été greffé, malgré ton origine, sur un olivier cultivé ; à plus forte raison ceux-ci, qui sont d’origine, seront greffés sur leur propre olivier.
25 Frères, pour vous éviter de vous fier à votre propre jugement, je ne veux pas vous laisser dans l’ignorance de ce mystère : l’endurcissement d’une partie d’Israël s’est produit pour laisser à l’ensemble des nations le temps d’entrer.
26 C’est ainsi qu’Israël tout entier sera sauvé, comme dit l'Écriture : De Sion viendra le libérateur, il fera disparaître les impiétés du milieu de Jacob.
27 Telle sera pour eux mon alliance lorsque j’enlèverai leurs péchés"
Il est donc temps pour ceux qui ne sont pas Juifs d'origine de renoncer à un statut de substitution qui leur a été accordé qu'à titre provisoire à condition, bien entendu - échange de bons procédés"- de reconnaitre l'oeuvre d''émancipation propre à la Seconde Alliance laquelle a fait son temps car cette période en roue libre ne pouvait se prolonger indéfiniment.
Nous dirons que l'Ancienne Alliance correspond à l'esprit Hessed (les gens en font à leur tête), la Nouvelle Alliance à l'esprit Din (les gens subissent une programmation qui leur échappe) et la troisiéme alliance serait la synthèse des deux. (les gens sont au courant de leur programmation)
JHB 28 12 25
vendredi 26 décembre 2025
jacques halbronn Manifeste pour une astrologie adamique. Cyclologie de l'aliénation
jacques halbronn Manifeste pour une astrologie adamique. Cyclologie de l'aliénation
".Dieu a donné(natan) puis il a repris -Lakah"/
En astrologie septénale saturnienne, la phase hessed peut être qualifiée de colonisatrice et la phase Din de décolonisatrice!,
On citera Le Livre de Job en son premier chapitre::
Acceptation de la dépossession:
Job dit: " Nu je suis sorti du sein de ma mère, et nu j'y rentrerai. L'Eternel avait donné, l'Eternel a repris, que le nom de l'Eternel soit béni!"
Mathieu IV Tentation de la possession
08 Le diable l’emmène encore sur une très haute montagne et lui montre tous les royaumes du monde et leur gloire.
09 Il lui dit : « Tout cela, je te le donnerai, si, tombant à mes pieds, tu te prosternes devant moi. ».
En 1989, en phase Din, Gorbatchev laissa les pays satellites s'autonomiser tout comme De Gaulle en 1962, à propos de l'Algérie, exactement sous la même configuration saturnienne.
Inversement, en phase Hessed, l'on sera à la merci de toutes sortes de prises de possession avec la prise de conscience de la nécessité d'un renoncement en phase Din. Colonisation/décolonisation. Telle est selon nous, la vocation première de notre astrologique adamique que d'appréhender un tel va et vient, de trois ans et demi en trois ans et demi (phase zéro alternant avec phase 45) En 1945, la capitulation de l'Allemagne est liée à une phase 45. Idem pour le Japon. A la même époque, le Royaume Uni envisage de renoncer à son mandat sur la Palestine en février 1947 alors que Saturne est au début du signe du Lion, donc encore en phase Din. 15 Ans avant 1962 et 42 ans avant 1989. Fin 1991, alors que Saturne est encore en phase Din," le Soviet suprême de l'Union soviétique et le Soviet des républiques du Soviet suprême de l'Union soviétique, (...) reconnaissaient formellement la disparition de l'Union soviétique en tant qu'État et sujet de droit international.""
Il importe de noter qu'il s'agit là de "fenêtres" de courte durée et donc avec des possibilités de revirement à moyen terme, en sens inverse. Mais stratégiquement, il convient de profiter des périodes Zéro pour obtenir des renoncements de la part de ceux qui éprouvent un sentiment de propriété sur un territoire, sur un "bien". tout on doit s'attendre, en phase Hessed, à de fortes tentations de récupérer un droit dont on se sera délesté précédemment. On pense au débat sur l'âge de départ à la retraite qui correspond à la fin d'une phase Din pour le vote à l'Assemblée Nationale (fin 2023). La phase Din est une phase de don, de désintéressement alors que la phase Hessed est marquée par un fort attachement aux possessions, on ne veut pas "lâcher".
En tout état de cause, tout indique que seul un Adamique convaincu sera apte à obtenir des abandons de souveraineté du fait de son mépris viscèral pour tout attachement à la propriété (cf Proudhon). Il faut la bonne personne, au bon moment,(right man, right time) pour que les résistances cédent. Ni trop tôt, ni trop tard. On aura compris l'importance qu'il y a à former (dans des Ecoles appropriées) et recruter des adamiques pour occuper des postes clef ("right place") car ces adamiques sont seuls capable d'implémenter le plan divin du Créateur (genése I)
La solution aux problémes passe par certains abandons de propriété dans l'intérêt général, qui peuvent impliquer des nationalisations, des "spoliations" En 1981, l'arrivée de Mitterrand en phase Din, sur la base du Programme Commun de Gouvernement, entrainait une certaine dépossession tout comme les lois anti juives de Vichy, en 1940.
Nous avons signalé le contraste frappant entre Genése I et II, l'une campe un Adam complet à lui tout seul (Din) alors que l'autre, l'entraine dans une aliénation et la quéte d'une partenaire.(Hessed) L'usage du possessif (le je, le moi) est également un enjeu de renonciation à assumer et les femmes ont un rapport très fort à l'idée de ce qui leur appartient, à ce dont elles font partie (ma famille, mes enfants, mon mari, ma maison)
JHB 26 12 25
mercredi 24 décembre 2025
jacques halbronn La fortune des deux premiers versets de la Genése. Une version antérieure
jacques halbronn La fortune des deux premiers versets de la Genése. Une version antérieure
Il apparait que les 2 premiers versets du premier chapitre du Livre de la Génése, repris dans les deux premiers versets du chapitre V du même ouvrage n’ont pas le même profil que les versets qui leur font suite. En effet, ces versets n’ont pas adopté l’usage du vav conversif.
.Sur le web
« Le vav ou waw conversif en hébreu biblique
En effet, il existe en hébreu biblique, la 6°lettre de l’alphabet, une consonne, qui s’appelle vav, se prononce /v/ et s’écrit en hébreu comme un petit clou (יְ) et conventionnellement s’écrit en européen avec un W ou un J.
Cette consonne a en hébreu différents rôles.
Entre autres, elle peut se placer devant un verbe et elle en modifie alors le temps.
Cette fonction n’est jamais employée dans l’hébreu oral, même ancien. Elle n’est employée que dans l’hébreu écrit.
Cette fonction n’existe plus non plus en hébreu moderne.
Deux cas pour cette fonction :
1°) Soit un verbe au passé en hébreu biblique : si on colle devant cette forme verbale un W (vav) il prend un sens futur.
2°) Soit un verbe au futur. (sachant que le Y, Yod, placé en tête d’un verbe le conjugue au futur) : si on colle devant cette forme verbale au futur un W (vav), le verbe qui s’étend toujours dans le futur, prend également la valeur d’une action dans le passé, ponctuelle, accomplie, finie. Il s’agit là d’un passé qui a été définitif et dure…
On dit que le vav, dans cette fonction, est conversif (ou inversif).
L’exemple le plus illustre : en Genèse, 1,3
C’est au tout début :
יְהִי אוֹר YHY AWR, Yehi = « Soit Lumière » ( verbe au futur ).
La phrase suivante utilise la même forme verbale en la faisant précéder d’un W ( vav) וַיְהִי־אוֹר WYHY AWR, VaYehi – « Et fut la Lumière et elle n’a pas fini d’être … » On notera le cas des prénoms commençant par un yod comme Yitshaq (Isaac), selon nous, le vav conversif y est sous entendu: il fait comprendre il a ri et non il rira, il ne s’agit pas d’une prévision mais d’un constat après coup. La question se pose notamment pour Jésus, Yeoshoua. Est ce que l’on annonce qu’il sera le Sauveur ou bien qu’il le fut, d’où son surnom. Pour Israel, il est clair que l’on constate que Jacob a lutté contre un ange (Dieu) et non qu’il luttera.
Genése XVII, 17 Itshaq est ici traduit par un passé « il sourit », ce qui exige le vav renversif rendant le futur en passé:
ז וַיִּפֹּל אַבְרָהָם עַל-פָּנָיו, וַיִּצְחָק; וַיֹּאמֶר בְּלִבּוֹ, הַלְּבֶן מֵאָה-שָׁנָה יִוָּלֵד, וְאִם-שָׂרָה, הֲבַת-תִּשְׁעִים שָׁנָה תֵּלֵד. 17 Abraham tomba sur sa face et sourit; et il dit en son coeur »Quoi! un centenaire engendrerait encore! et à quatre-vingt-dix ans, Sara deviendrait mère! »
La Genèse – Chapitre 1 - בְּרֵאשִׁית
א בְּרֵאשִׁית, בָּרָא אֱלֹהִים, אֵת הַשָּׁמַיִם, וְאֵת הָאָרֶץ.
1 Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre.
ב וְהָאָרֶץ, הָיְתָה תֹהוּ וָבֹהוּ, וְחֹשֶׁךְ, עַל-פְּנֵי תְהוֹם; וְרוּחַ אֱלֹהִים, מְרַחֶפֶת עַל-פְּנֵי הַמָּיִם. 2 Or la terre n’était que solitude et chaos; des ténèbres couvraient la face de l’abîme, et le souffle de Dieu planait à la surface des eaux.
ג וַיֹּאמֶר אֱלֹהִים, יְהִי אוֹר; וַיְהִי-אוֹר. 3 Dieu dit: « Que la lumière soit! » Et la lumière fut.
.
יִּבְרָא אֱלֹהִים, אֶת-הַתַּנִּינִם הַגְּדֹלִים; וְאֵת כָּל-נֶפֶשׁ הַחַיָּה הָרֹמֶשֶׂת אֲשֶׁר שָׁרְצוּ הַמַּיִם לְמִינֵהֶם, וְאֵת כָּל-עוֹף כָּנָף לְמִינֵהוּ, וַיַּרְא אֱלֹהִים, כִּי-טוֹב. 21 Dieu créa les cétacés énormes, et tous les êtres animés qui se meuvent dans les eaux, où ils pullulèrent selon leurs espèces, puis tout ce qui vole au moyen d’ailes, selon son espèce; et Dieu considéra que c’était bien.
«
כז וַיִּבְרָא אֱלֹהִים אֶת-הָאָדָם בְּצַלְמוֹ, בְּצֶלֶם אֱלֹהִים בָּרָא אֹתוֹ: זָכָר וּנְקֵבָה, בָּרָא אֹתָם. 27 Dieu créa l’homme à son image; c’est à l’image de Dieu qu’il le créa. Mâle et femelle furent créés à la fois.
-
La Genèse – Chapitre 5 - בְּרֵאשִׁית
א זֶה סֵפֶר, תּוֹלְדֹת אָדָם: בְּיוֹם, בְּרֹא אֱלֹהִים אָדָם, בִּדְמוּת אֱלֹהִים, עָשָׂה אֹתוֹ. 1 Ceci est l’histoire des générations de l’humanité. Lorsque Dieu créa l’être humain, il le fit à sa propre ressemblance.
ב זָכָר וּנְקֵבָה, בְּרָאָם; וַיְבָרֶךְ אֹתָם, וַיִּקְרָא אֶת-שְׁמָם אָדָם, בְּיוֹם, הִבָּרְאָם. 2 Il les créa mâle et femelle, les bénit et les appela l’homme, le jour de leur création
Selon nous, ces deux premiers versets censés introduire le Pentateuque se retrouvent au chapitre V de la Genése parce que ce Chapitre reprend la substance du premier chapitre et évacue les chapitres II à IV auxquels il sera donné une si grande importance en raison du « péché originel » commis pat Adam et Eve : on pense notamment au XXe siècle à Moon (Principes Divins) qui batira toute sa théologie sur les dits chapitres , notamment quant à l’importance de la formation du couple.
Mais il importe de réfléchir sur la portée de ces deux versets et notamment sur le fait que leur rédaction ne recourt pas au Vav conversif. On y trouve « bara » et non « yivra », pour « il créa. Or, aux versets 21 et 27 du Ch 1, le verbe est bel et bien utilisé avec le vav conversif
יִּבְרָא אֱלֹהִים, אֶת-הַתַּנִּינִם הַגְּדֹלִים; וְאֵת כָּל-נֶפֶשׁ הַחַיָּה הָרֹמֶשֶׂת אֲשֶׁר שָׁרְצוּ הַמַּיִם לְמִינֵהֶם, וְאֵת כָּל-עוֹף כָּנָף לְמִינֵהוּ, וַיַּרְא אֱלֹהִים, כִּי-טוֹב. 21 Dieu créa (Yvra) les cétacés énormes, et tous les êtres animés qui se meuvent dans les eaux, où ils pullulèrent selon leurs espèces, puis tout ce qui vole au moyen d’ailes, selon son espèce; et Dieu considéra que c’était bien.
«
כז וַיִּבְרָא אֱלֹהִים אֶת-הָאָדָם בְּצַלְמוֹ, בְּצֶלֶם אֱלֹהִים בָּרָא אֹתוֹ: זָכָר וּנְקֵבָה, בָּרָא אֹתָם. 27 Dieu créa (Yivra) Adam à son image; c’est à l’image de Dieu qu’il le créa. Mâle et femelle furent créés à la fois.
-
De telles remarques nous autorisent à penser que ces deux versets inauguraux ne datent pas de la même époque que le reste de la Genése. Ils sont selon nous les seules traces d’une version antérieure et apportent une lumière qui fait défaut par ailleurs pour comprendre le desseins de la Création puisqu »ils sont les seuls à relier le Ciel et la Terre, et donc à renvoyer à l’Astrologie/
JHB 24 12 25
mardi 23 décembre 2025
jacques halbronn A propos des « Juifs messianiques ». La notion de « fils de Dieu »
jacques halbronn A propos des « Juifs messianiques ». La notion de « fils de Dieu »
En vue de compléter nos derniers textes sur les ères « messianiques » et au vu des fondements du « judaisme messianique », nous ferons les commentaires suivants: selon nous, Jésus a été le messie de l’ère des poissons (d’où le sigle ICHTUS qui signifie poisson mais aussi Jésus Christ, Fils de Dieu et Sauveur). Il ne l’est pas pour l’ère du Verseau, tout comme Moïse est celui de l’ère du Bélier. L’expression « fils de Dieu » ne doit pas choquer, faire tiquer,, elle se rapport à Adam (dans l’Evangile de Luc, III), Adam ayant été crée par Elohim (Genése I)
Luc IIII « Jésus fils de Joseph (..) fils d’Énos, fils de Seth, fils d’Adam, fils de Dieu. »
Or, si Adam peut être dit « fils de Dieu » qui l’a crée « à son image et si Seth a été crée à l’image d’Adam.
Genése IV
כה וַיֵּדַע אָדָם עוֹד, אֶת-אִשְׁתּוֹ, וַתֵּלֶד בֵּן, וַתִּקְרָא אֶת-שְׁמוֹ שֵׁת: כִּי שָׁת-לִי אֱלֹהִים, זֶרַע אַחֵר–תַּחַת הֶבֶל, כִּי הֲרָגוֹ קָיִן. 25 Adam connut de nouveau sa femme; elle enfanta (léda) un fils, et lui donna pour nom Seth: « Parce que Dieu m’a accordé une nouvelle postérité au lieu d’Abel, Caïn l’ayant tué. »
כו וּלְשֵׁת גַּם-הוּא יֻלַּד-בֵּן, וַיִּקְרָא אֶת-שְׁמוֹ אֱנוֹשׁ; אָז הוּחַל, לִקְרֹא בְּשֵׁם יְהוָה. {ס} 26 A Seth, lui aussi, il naquit (Léda) un fils; il lui donna pour nom Énos. Alors on commença d’invoquer le nom de l’Éternel(Yahwé)
Au chapitre suivant, la naissance de Seth est orchestrée différemment et sans l’aide d’une femme car on a affaire à deux types d’Adam, celui de Genése I, qui est seul et celui de Genése ii qui prend femme/ Le chapitre Iv correspond à un Adam doté d’une femme alors que le chapitre V nous présente un Adam qui n’en a point besoin. Le verbe « bara » est utilisé exclusivement dans Genése I et V, pour la création du ciel et de la terre et pour Adam en suite, il n’est plus question que d’un verbe(Léda; Toldoth etc, d’où le mot même de Genése, tiré de la Septante) signifiant naissance, engendrement, génération.
Genése V:
א זֶה סֵפֶר, תּוֹלְדֹת אָדָם: בְּיוֹם, בְּרֹא אֱלֹהִים אָדָם, בִּדְמוּת אֱלֹהִים, עָשָׂה אֹתוֹ. 1 Ceci est l’histoire des générations(Toldoth/Léda) de l’humanité. Lorsque Dieu créa (bara) Adam, il le fit (assa) à sa propre ressemblance.(demouth)
ב זָכָר וּנְקֵבָה, בְּרָאָם; וַיְבָרֶךְ אֹתָם, וַיִּקְרָא אֶת-שְׁמָם אָדָם, בְּיוֹם, הִבָּרְאָם. 2 Il les (sic) créa mâle et femelle, les bénit et les appela l’homme, le jour de leur création.
ג וַיְחִי אָדָם, שְׁלֹשִׁים וּמְאַת שָׁנָה, וַיּוֹלֶד בִּדְמוּתוֹ, כְּצַלְמוֹ; וַיִּקְרָא אֶת-שְׁמוֹ, שֵׁת. 3 Adam, ayant vécu cent trente ans, engendra (Léda) un être à son image (ke demouto )et selon sa forme (tsalmo), et lui donna pour nom Seth.
ד וַיִּהְיוּ יְמֵי-אָדָם, אַחֲרֵי הוֹלִידוֹ אֶת-שֵׁת, שְׁמֹנֶה מֵאֹת, שָׁנָה; וַיּוֹלֶד בָּנִים, וּבָנוֹת. 4 Après avoir engendré (Léda) Seth, Adam vécut huit cents ans, engendrant (Léda) des fils et des filles.
Il ne s’agit pas d’attendre le retour de Jésus mais l’avénement d’une nouvelle ère, incarné par un nouveau messie. ayant une autre mission à remplir, à savoir l’exposé en bonne et du forme des lois astrologiques, ce qui n’était pas dans le propos de Jésus, lequel se contentait de célébre une Nouvelle Alliance laquelle fonctionnerait à l’insu même des humains.(cf Jérémie XXXI) sans qu’ils en aient la maîtrise prévisionnelle.
Selon nous, les Adamites ne se reproduisent pas comme des animaux et la généalogie de Luc obéit à un tel schéma (cf les observations de Roger Bendetti, « L’erreur est biblique. Essai sur la religion », 1993). Ils relévent d’un autre système de filiation. Mais Jésus n’a pas le monopole, il n’est pas le seul fils d’Adam et donc pas la seule création de Dieu. La troisiéme ère distante de 2000 ans de la précédente, n’implique pas une filiation de génération en génération et d’ailleurs déjà dans le cas de la naissance de Jésus, elle ne se déroule pas normalement, si l’on en croit l’Evangile selon Mathieu, où cette naissance fait bizaremment suite à une première généalogie, dans son tout premier chapitre, ce qui nous semble assez peu cohérent. On notera donc que nous ne correspondons pas au profil des Juifs pour Jésus et autre dénomination. Les messies sont des adamites dont l’émergence est programmée selon un processus spécial. D’ailleurs, l’Etoile des Mages laisse bien entendre qu’il s’agit là d’une détermination cosmique. Ce sont des femmes qui sont ainsi utilisés et il s’agit ensuite de se débrouiller pour leur inventer un père. Division du travail: les femmes accouchent uniquement d’enfants mâles..
sur le web le crédo des Juifs messianiques:
« Sur la base de leur interprétation du Nouveau Testament, leur croyance centrale est l’acceptation de Yeshoua (Jésus) en tant que Messie d’Israël annoncé par les prophètes. Ils soulignent l’importance de leur identité juive, ainsi que des traditions du judaïsme, pour autant qu’elles soient en accord avec l’Évangile. Ils se reposent sur la Bible et considèrent que Jésus-Christ est le « Berger ».
« La foi du judaïsme messianique se fonde sur les bases suivantes :
Yeshoua (Jésus-Christ) est le Fils de Dieu, celui qui était avec Dieu (la Parole), par qui le Père a créé le ciel, la terre et toutes choses ;
La foi en Yeshoua reconnu comme le Messie, sur la base des prophéties du Tanakh, venu en sacrifice expiatoire, pour le rachat des péchés ;
L’accès à la grâce de Dieu et au salut (à la vie éternelle et à l’enlèvement) par la repentance et la foi en Yeshoua ;
La foi en son retour (la parousie), pour la délivrance et le rétablissement d’Israël (après sa repentance et sa conversion au christianisme). Et la venue de son règne de paix, dans les cieux et sur la Terre. »
JHB 23 12 25
Jacques Halbronn Le changement d'ère messianique signifie simplement que l'on passe à la phase suivante du plan divin
Jacques Halbronn Le changement d'ère messianique signifie simplement que l'on passe à la phase suivante du plan divin
Il est important de respecter la succession des ères messianiques (liée à la précession des équinoxes, autour de 2160 chacune). Nous entrons dans la troisiéme ère -que l'on peut relier au passage du point vernal dans la constellation du Verseau (cf notre ouvrage collectif Aquarius ou la Nouvelle Ere du verseau, Paris, Ed Albatros, 1979) L'ère qui a précédé est celles des Poissons autour de son messie Jésus de Nazareth, elle correspond à ce que Jérémie annonçait (ch XXXI) comme celle d'une Nouvelle Alliance. Mais cette Nouvelle Alliance comporte deux volets, celui des Poissons et celui du Verseau, le premier volet annonçant le régne de l'astrologie sur un mode subconscient, alors que l'Ancienne Alliance restait au niveau conscient, elle s'articulait autour des Dix Commandements avec le messie précédent, Moïse.(Ere du Bélier) qui n'avaient qu'un substrat juridique non cosmique.
Les messies, les prophétes bibliques, sont des "fils d'Adam" (avec une mauvaise traduction "Fils de l'Homme"), ils sont dotés de facultés supérieures à l"humanité basique en ce qu'ils sont à la fois masculin et féminin (à l'image du Créateur, Genése I) et n'ont pas besoin de partenaire pour les seconder.(Genése II) Jésus , juif comme Moïse et comme les autres messies.(Isaîe XXXV présente étrangement l'empereur Cyrus qui ramena les Juifs à Jérusalem comme Messie, ce qui suppose qu'il soit Juif). Il n'y a aucune raison de refuser à Jésus la qualité de Messie. Quant à celle de" Fils de Dieu", nous pensons que les Fils d'Adam (Adamites) sont "fils de Dieu", tous autant qu'ils sont, en tant que descendants d'Adam, en tant que crées par Elohim (Genése I) Les Adamites constituent une humanité supérieure qui constitue un binome avec les Enfants de Jacob-Israel et c'est pourquoi tant Moïse que Jésus se sont dirigés ou ont été dirigés vers eux, ce qui est assimilable astronomiquement à une conjonction entre le point vernal et une constellation (amas d'étoiles fixes).
Mais il est temps de basculer vers un troisiéme volet où les lois de l'Astrologie seront non pas subies, comme dans l'Ere des Poissons mais enseignées et décrites, ce qui permet de prévoir les phases successives, décrites par notre Astrologie Septénale.(alternance Din/Hessed). Le Messie de la troisiéme ère devra avoir été en mesure de formuler une astrologie en bonne et due forme et non une astrologie dans les limbes, comme sous la deuxième ère, ce qui était une étape à dépasser avec un autre messie -également juif- que Jésus. On reconnaitra ce nouveau Messie à sa clairvoyance adamique à propos des lois astrologiques.
JHB 23 12 25
Camille Westphal Juifs pour Jésus et Gabriel Dayan Les juifs "messianiques"
Juifs pour Jésus r
L'organisation juive messianique Juifs pour Jésus rapporte que depuis le début du conflit entre le Hamas et Israël, de plus en plus d'israéliens leur commandent des exemplaires du Nouveau Testament. L'organisation en a distribué 1.230, une hausse inédite.
Juifs pour Jésus est une organisation qui accompagne les Juifs reconnaissant Jésus comme le fils de Dieu pour les aider à vivre leur foi. L'organisation, basée à San Francisco, possède des succursales dans plusieurs villes aux quatre coins du globe comme New York, Londres, Tel Aviv et Jérusalem.
Sur son site internet, Juifs pour Jésus propose de commander gratuitement des exemplaires du Nouveau Testament. Selon des données fournies au Christian Post, depuis le début du conflit entre le Hamas et Israël, les commandes émanant d'Israéliens ont significativement augmenté.
L'organisation explique en effet avoir reçu 1.230 commandes depuis le 7 octobre. Un chiffre inhabituellement élevé.
Selon le directeur exécutif de l'organisation, Aaron Abramson, cette hausse serait étroitement liée au conflit en cours. Il explique que les Israéliens se posent beaucoup de questions, notamment spirituelles.
"Il y a aussi une sorte de désespoir", a-t-il poursuivi, soulignant qu'Israël a toujours été un pays fier de sa capacité à se défendre. Or le 7 octobre a été "un coup dur pour la population".
"Et donc, si vous ne pouvez pas faire confiance, disons, à une solution politique, vous ne pouvez pas faire confiance à une solution militaire, ou si vous ne pouvez pas faire confiance à une solution économique, alors où mettre sa confiance ?"
Juifs pour Jésus fait partie des organisations qui se sont mobilisées après l'attaque du 7 octobre pour soutenir les personnes touchées. Elle a notamment aidé les habitants des kibboutz détruits à déménager et leur a fourni de la nourriture. L'organisation a également participé à l'aménagement de salles de classe de fortune pour que les enfants de ces communautés puissent continuer à aller à l'école.
Camille Westphal
Les Juifs messianiques par le Rav Gabriel DAYAN
Bonjour,
Si leur maman est juive, ils sont juifs.
Leurs enseignements et leur croyance ne sont, absolument, pas conformes aux préceptes de notre sainte Torah. Il est interdit d’y prêter attention. Voir Bamidbar, chapitre 15, verset 39 et Talmud Brakhot 12b.
Pour des détails supplémentaires à leur sujet et à propos des "juifs messianiques", lisez ce qui suit :
Juifs pour Jésus (Jews for Jesus) est une association de missionnaires chrétiens évangéliques née en 1973 aux États-Unis, fondée par Moishe Rosen, ancien juif orthodoxe. La plupart des missionnaires sont d'origine juive et croient que Jésus (Yechoua en hébreu) est le Messie annoncé par les Prophètes dans l'ancien testament.
L’organisation est maintenant internationale, possédant une vingtaine de bureaux dans une dizaine de pays (Afrique du Sud, Allemagne, Angleterre, Australie, Brésil, Canada, États-Unis, France, Israël, Russie, Ukraine). Aujourd’hui, c’est David Brickner qui est le directeur international de "Juifs pour Jésus". En France, le bureau est situé à Paris.
Aujourd’hui, on évalue le nombre de Juifs messianiques, dont les Juifs pour Jésus sont souvent vus comme faisant partie, à 100 000 individus (60 000 selon les plus réservés, 300 000 pour les plus optimistes) dans le monde, établis notamment aux États-Unis et en Israël.
Les Juifs pour Jésus sont des Juifs qui ont accepté Jésus comme le Messie. De ce fait, ils fréquentent soit des églises chrétiennes, soit des assemblées ou congrégations messianiques (on parle de judaïsme messianique). Le Nouveau Testament (Brit H'adacha) a la même valeur que le Tanakh (Bible hébraïque).
Le judaïsme messianique est un mouvement fondé sur la Bible, combinant une théologie chrétienne avec une pratique religieuse juive : il s'agit de juifs affirmant la messianité de Yeshoua (Jésus).
Ce mouvement comporte une majorité de membres juifs, comme de membres non juifs. Le groupe le plus connu, quoique pas le plus important en nombre, est le mouvement Jews for Jesus.
Ses buts sont d'éduquer les chrétiens évangéliques sur les origines juives de leur foi, et de convertir les Juifs au judaïsme messianique.
Quoique beaucoup de juifs messianiques soient halakhiquement Juifs (c'est-à-dire pourraient être considérés comme Juifs même selon les standards orthodoxes), le judaïsme messianique n'est pas reconnu par le judaïsme traditionnel.
Les juifs messianiques se reconnaissent généralement comme chrétiens, tout en soulignant l'importance de leur identité juive qu'ils conservent, ainsi que certaines de leurs traditions, pour autant qu'elles soient en accord avec l'Évangile.
Ils considèrent que Yeshoua (Jésus) est le « Berger », et se reposent sur la Bible. De ce fait, comme les protestants et les évangéliques, ils ne reconnaissent pas l'autorité et la doctrine catholique.
La plupart des communautés messianiques sont regroupées au sein de l'IMJA (International Messianic Jewish Alliance), dont le siège est aux États-Unis. La branche française de l'IMJA est l’AFJM (Alliance Francophone des Juifs Messianiques).
Avant 1939, le nombre de Juifs messianiques était estimé à 100 000. Après la Seconde Guerre mondiale et les horreurs de la Shoah, des communautés se reconstituèrent notamment aux États-Unis. Aujourd'hui ils seraient 500 000[réf. nécessaire], principalement sur le continent américain.
Source : Wikipédia
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