Etudes de Critique biblique, astrologique nostradamiquej et linguistique.
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mercredi 4 septembre 2024
Jacques halbronn De l'effet Mars ( Gauquelin) à l'effet Saturne (Halbronn)
jacques halbronn De l'effet Mars (Gauquelin) à l'effet Saturne (Halbronn)
La France aura été le théatre de deux découvertes majeures en Astrologie, respectivement connues sous le nom de l'effet Mars et de l'effet Saturne
Sur le web
"L'effet Mars est le nom donné à une hypothétique corrélation, dont l'existence a été avancée dans les années 1950 par Michel Gauquelin, entre la destinée de certains sportifs et la position de la planète Mars par rapport à l'horizon et au méridien géographique au moment de leur naissance."
L'intérêt majeur de ces deux avancées épistémologiques tient au refus des combinatoires entre planétes. Ces deux chercheurs, nés à 20 ans d'intervalle ont compris d'instinct que l'astrologie n'avait rien à gagner à jouer la carte du panachage. Ils annoncent l'un et l'autre la mort du thème natal, en tant que "carte du ciel" à relier à un événement ou à une personnalité. On peut donc parler d'un courant monoplanétaire propre à l'Ecole Française d'Astrologie, aux antipodes de l'indice cyclique d'André Barbault, lequel se veut comme une sorte de synthèse, de précipité de cinq planétes 'lentes" (de Jupiter jusqu'à Pluton)
On trouvera donc dans le. milieu astrologique les tenants de ces deux voies et il est désormais inacceptable qu'on en fasse l'amalgame comme se complaisent à le faire les "anti-astrologues" (astrosceptiques). Il est éminemment souhaitable que les organisateurs de Colloques astrologiques tant en France qu'ailleurs, accordent la place qu'il mérite à un tel débat lequel ne peut, en tout état de cause, que de rehausser l'image de l'Astrologie.
Il s'agit là d'une rupture avec l'astronomie en ce que les travaux de Gauquelin et de Halbronn ne retiennent pas dans leur modéle les planétes transsaturniennes ni les luminaires. En revanche, leurs travaux accordent la plus grande importance au mouvement diurne chez Gauquelin (décédé en 1991) et au cycle saisonnier chez Halbronn. Une différence majeure entre ces deux chercheurs tient au fait qu'Halbronn pratique une approche cyclique et prévisionnelle (sur la base d'intervalles de 7 et 14 ans) alors que Gauquelin en reste à une forme de caractérologie constante, prenant la reléve de l'astrologie du signe de naissance. Le temps gauquelinien se joue avec la plus grande précision de l'heure de naissance alors que le temps halbronnien n'en tient pas compte et donne du temps au temps.
Mais le clivage majeur entre le courant Gauquelin-Halbronn et le coutant "humaniste" (Rudhyar et cie) tient à l'abandon de l'individualisme, du thème "personnel", ce qui rejoint d'ailleurs l'astrologie "solaire", divisant l'Humanité en 12 types. Selon nous, dès lors que l'astrologie s'individualise, elle flirte avec la voyance.
JHB 04 09 24
lundi 13 mai 2024
Jacques Halbronn Astrologie . Gauquelin et le parcours nocturne des planétes. Présence stellaire et Shabbat
jacques halbronn Astrologie Gauquelin et le parcours nocturne des planétes; Présence stellaire et Shabbat
Le shabbat débute et se termine avec l'apparition des trois premières étoiles dans le ciel" On comprend pourquoi le Shabbat débute le vendredi soir, à la tombée de la nuit et se termine dans les mêmes conditions, le lendemain. Cela nous rappelle que le Ciel étoilé dépend de la nuit, ce qui relativise quelque peu l'importance accordée au lever et à la culmination d'un astre si l'on admet la nécessité d'une interaction (instrumentalisation) délibérée entre les hommes et les astres.
Dès lors, nous sommes enclins à penser que si les sociétés de notre Humanité terrestre ont pu s'accorder avec le ciel, cela aura plutôt été la nuit que le jour. Si certains rituels ont pu s'organiser en rapport avec un certain totem planétaire, il y a fort à parier que cela eut lieu dans la période nocturne du mouvement diurne.
On peut dès lors penser que la position d'une planéte à son coucher (descendant) serait plus significative qu'à son lever (ascendant) Il ne semble pas que Michel Gauquelin ait abordé une telle problématique ( cf nos études in Les Personnalités planétaires, Ed Trédaniel, 1992) du jour et de la nuit. Il reste que la pratique shabbatique témoigne de cette prédominance de la nuit sur le jour comme marqueur du temps planétaire.. Cela dit, Gauquelin englobe dans ses statistiques des " zones astronomiquement privilégiées (lever, culmination et points opposés) donc également le parcours nocturne, qui selon nous serait le plus significatif".C'est dire que l'on ne saurait dissocier l'étude des planétes de la présence stellaire.
Archives
Wikipedia
'La havdalah (en hébreu : הבדלה) est une prière juive dite le soir de shabbat par les Juifs et qui exprime la séparation du kodesh (saint) et du 'hol (ordinaire), c'est-à-dire le passage du shabbat aux jours normaux de la semaine.
Cette prière se dit dès la « sortie » de shabath, c'est-à-dire à la fin du jour du shabbat, à l'apparition des trois premières étoiles dans le ciel ou 20 à 120 minutes (selon les traditions communautaires) après le coucher du soleil. La prière est suivie de chants et psaumes. Ces bénédictions ont pour mission de consoler du départ de la sainteté de la reine Shabbat."
JHB 13 05 24
vendredi 29 mars 2024
jacques halbronn Première et seconde alliances, du devoir à la nécessité. Le prisme astrologique
Jacques halbronn Première et seconde alliance: du devoir à la nécessité Le prisme astrologique
Quand Jésus évoque une Nouvelle Alliance, que faut-il entendre par là? Quel changement cela implique-t-il? Est ce que cela a bien eu lieu, au final?
Nous pensons que la distinction, l'évolution peut se traduire au moyen de la dialectique Devoir.Nécessité? En effet, faire les choses par devoir, est ce que cela signifie que l'on a compris le pourquoi d'une telle obligation, d'un tel "Commandement" à l'instar des Dix Commandements?
Nos travaux sur ce que nous appelons les 'topiques sensorielles" auront mis en évidence la force des sensibilités à tel ou tel stimulus, selon le sexe et l'on peut dire que dans ce registre, on est plus dans la nécessité que dans le devoir. Par exemple, se laver, être propre sur soi pourra être vécu par les un(e)s comme un devoir de conscience et par les autres comme une nécessité impérieuse dont on ne saurait s'abstenir. En pratique, il sera plus aisé d'échapper à un devoir qu'à une nécessité sensorielle liée à la vue, à l'ouie, au goût, à l'odorat ou au toucher(les 5 sens)
Quand Jérémie évoque le passage d'un ancien régime à un nouveau régime, il précise bien que le nouveau sera fortement impératif et ne dépendra pas du charisme de quelque guide spirituel. Autrement dit, la Nouvelle Alliance se passe du pouvoir des chefs et entend impacter directement le peuple, on passe d'une dynamique allant du haut vers le bas à une dynamique située, gravée à la 'base" et sur laquelle on n'aurait plus prise. Est ce bien cela que Jésus annonce comme perspective? Il semble bien, en tout cas, que les Protestants (Réformés), à partir du XVIe siècle aient tout à fait assumé cette idée de Nouvelle Alliance telle que nous la présentons ici:
Sur le web
." Pour les pères du Protestantisme, en effet, l'existence humaine est basée sur une prédisposition absolue. Aucune possibilité de choix, aucune variable liée à nos décisions, à nos actions."
Mais on ne peut s'empêcher de penser à l'Astrologie du moins sous la forme "généthliaque" du thème natal. En revanche, l'Astrologie Mondiale s'articule davantage sur le pouvoir des chefs qui se font plus ou moins obéir et le mot désobéissance sous- tend l'intervention du prophéte Jérémie (Ch; XXXI, 31). Selon nous, ces deux visions, représentations de l'Astrologie cohabiteraient bel et bien, ce qui correspondrait grosso modo aux modéles mis en avant par Michel Gauquelin d'une part et par nous même de l'autre.
L' astrologie gauquelinienne s'articule sur le moment de naissance et détermine une certaine structure professionnelles des sociétés humaines, autour de la Science, du Sport, de la Politique, notamment. Il nous semble cependant que cette astrologie tend à impacter une certaine élite et non pas le premier venu, au vu des critères de sélection qui ont présidé aux statistiques de Michel Gauquelin.
Sur le web:
"Gauquelin, qui fera des recherches statistiques sur les groupes professionnels, avec des résultats lumineux en faveur de la théorie traditionnelle de l 'Astrologie"..( OpenEdition Books https://books.openedition.org › psn
Cela signifie que là encore une élite est quand même impliquée et censée entrainer derrière elle le peuple, lui servir d'exemple, l'encadrer plus ou moins étroitement. Il ne s'agit pas chez Gauquelin de thèmes de naissance personnels pour tout un chacun, comme voudraient le laisser accroire les praticiens de la consultation astrologique mais de personnages publics dont Gauquelin a pu accéder aux coordonnées de naissance par le moyen de registres de personnalités. Pour le Christianisme, l'on parlera des prêtres dans un travail de proximité, agissant par la pratique de la confession, de directeurs de conscience.
JHB 29 03 24
Robet Jourda L'inncontournable statistique Gauquelin (2000)
L'Incontournable statistique Gauquelin
Conséquences
Par Robert JOURDA
La démarche de Michel Gauquelin
C'est au début des années cinquante que Michel Gauquelin, psychologue et
enseignant à l'Université, entreprit de démontrer que les assertions des astrologues
ne résistaient pas à une analyse statistique sur les grands nombres. Il décida de
travailler sur une éventuelle influence des astres sur la profession. Pour traiter ce
sujet, il était bien placé, en tant que psychologue, pour comprendre que seules des
professions qui demandent un fort investissement de la personnalité devaient être
retenues pour rechercher une corrélation, si celle-ci existait. En effet, seules ces
professions caractérisées, - médecins, savants, sportifs, militaires de carrière, etc. -
permettraient, écrivait-il, de " grouper objectivement des individus justifiant de
tendances fondamentales semblables de l'esprit humain ". Remarquons
immédiatement que Gauquelin avait assez de sagacité pour écarter d'avance
l'hypothèse que la profession en soi pouvait être le résultat d'influences astrales : en
tant que psychologue, il était naturellement conduit à penser que l'attirance pour une
profession caractérisée ne pouvait être que le résultat de traits de personnalité
spécifiques accusés. Donc si les astres étaient en liaison - c'est le terme qu'il emploie
- avec une profession, ils l'étaient par une liaison avec les traits de personnalité les
plus nécessaires à l'exercice de cette profession et à une réussite avérée dans celleci. Et comme il était aussi un peu sociologue, il savait très bien que d'autres facteurs
que la psychologie pouvaient intervenir, par exemple les pressions familiales ou les
facilités sociales d'accès aux métiers, pressions et facilités qui peuvent conduire des
personnes à se lancer dans des métiers pour lesquels elles n'ont guère de
dispositions naturelles. Gauquelin eut donc la sagesse de ne retenir dans ses listes
que des individus qui soit avaient atteint une certaine notoriété, souvent attestée par
un titre, soit avaient accompli une performance reconnue.
Il commença par le signe solaire et il découvrit très tôt que ce que les astrologues
attribuent aux signes du zodiaque ne se retrouve pas dans l'exercice d'une
profession. Travaillant, par exemple, sur un échantillon de 3 000 militaires connus, il
découvrit que le Bélier dont on lui disait qu'il est " l'être de la volonté violente, de
l'élan impatient, des décisions rapides (...) agressif, impulsif, fonceur, porté aux
aventures et aux combats " ce Bélier , non seulement ne se retrouve pas plus
souvent que la moyenne dans le ciel de naissance des militaires connus, mais s'y
retrouve même sensiblement moins souvent !
Et puis un jour, travaillant sur une population de 575 médecins appartenant ou ayant
appartenus à l'Académie de Médecine, il tomba sur un résultat étonnant. Voici
comment il le raconte lui-même : " Ayant (péniblement) calculé à la main la position
des planètes à l'heure de naissance de mes médecins, j'établis le relevé statistique
de mes efforts. Brutalement, et pour la première fois, je butais sur un résultat bizarre.
Je ne fus qu'à moitié surpris car j'espérais, sans trop me l'avouer, que cela arriverait
bien un jour. Mes médecins ne naissaient pas sous les mêmes cieux que le commun
des mortels. Ils avaient choisi de venir au monde bien plus souvent dans les
quelques deux heures qui suivaient le lever et la culmination de deux planètes, Mars
et Saturne. En revanche ils ''évitaient'' de naître lorsque la planète Jupiter occupait
ces mêmes endroits du ciel. Moi qui cherchais, en vain, depuis longtemps un résultat
positif, voilà que l'observation du mouvement journalier des astres me mettait tout à
coup en face, non pas d'un, mais de trois effets surprenants ! " Etendant son étude à
d'autres professions caractérisées, il obtint le même type de résultat. Une " liaison "
entre les astres et les tendances comportementales spécifiques des professions
venait d'être prouvée, scientifiquement prouvée, indubitablement prouvée. Voici un
des graphiques qui illustrent " l'effet surprenant " de Saturne.
Explications
Le parcours journalier de Saturne a été subdivisé en 18 secteurs égaux.
La ligne pointillée indique le nombre de naissances que l'on devrait trouver dans
chaque secteur si les naissances étaient sans corrélation avec la place de Saturne
dans le ciel, c'est-à-dire en cas de distribution au hasard. En l'occurrence, 3647
personnes divisé par 16 secteurs donne 203 personnes en moyenne par secteur.
Mais le hasard ne peut donner une répartition égale que pour des très grands
nombres, aussi la Statistique admet des écarts à la moyenne dus au hasard pour
chaque dimension de population étudiée et elle calcule même la probabilité pour que
le hasard donne chacun des écarts constatés. Dans ce graphique, les écarts
indiqués par les pointes de l'après-lever et de l'après-culmination ont une probabilité
égale à 1 chance sur 100 000 pour que ce soit arrivé par hasard, ce qui signifie que
tout le monde (scientifique) s'accorde à penser que cet écart est dû à une cause, une
cause en l'occurrence liée à la place de Saturne et selon un mécanisme qui restera à
identifier.
Les conséquences psychologiques
Lorsque Gauquelin publia ces résultats sensationnels, deux grandes catégories
socio-professionnelles furent atterrées : les scientifiques évidemment, parce qu'ils
sont, pour des raisons émotionnelles et affectives, à l'avance révulsés par
l'hypothèse d'une telle ''influence des astres'', et, comble du paradoxe, les
astrologues praticiens eux-mêmes, désemparés dans leur cas, non pas par le
concept de corrélation bien sûr, mais par la nature de cette corrélation. En effet le
rôle de Mars et de Saturne n'était certes pas une surprise, mais les statistiques
Gauquelin indiquaient que ces planètes exercent leurs effets non pas avant
l'Ascendant et le MC, c'est-à-dire en Maison I et en Maison X, comme on l'avait
toujours cru, mais après l'AS et le MC, c'est-à-dire en Maison XII et en Maison IX ! La
stupéfaction des astrologues fut telle qu'elle déclencha ce que les psychologues
cliniciens appellent un déni de réalité, une scotomisation (*) : l'affirmation est trop
dérangeante, donc on ne tiendra pas compte de ce que croit prouver cette statistique
! Rien n'a changé depuis les années 50 : tous nos professeurs d'astrologie - que les
exceptions se manifestent si elles existent - enseignent que les planètes sont
valorisées à l'Ascendant et au Milieu du Ciel, ce qui n'est pas infirmé par les
statistiques Gauquelin mais que cette valorisation, si elle s'étend, s'étend en Maison I
et en Maison X et non pas en Maison XII et en Maison IX.
Gauquelin a lui-même pointé cette contradiction dans le schéma suivant :
(*) Scotomisation : mécanisme par lequel le moi se défend d'une impression pénible
en la faisant disparaître du champ de conscience.
On notera que Gauquelin a affiné sa position en reconnaissant qu'il y a une présence
significative des planètes un peu à gauche de l'Ascendant et un peu à gauche du
Méridien.
Mon propos, dans cet article, propos téméraire s'il en est, est de ramener cet apport
expérimental dans le champ de conscience des astrologues. J'ai animé récemment
deux soirées de démonstration de la validité de l'hypothèse d'une corrélation entre
les astres et la vie des hommes, soirées ayant pour but de contrer l'attitude
véritablement diffamatoire de l'Université lyonnaise et destinées à des profanes. Je
me suis fondé sur les Statistiques Gauquelin et j'ai convaincu l'auditoire, lequel était
constitué de ceux qui avaient bien voulu écouter une démonstration objective. Je
serais mal venu, une fois la séance terminée, de renier ce que j'ai démontré et de
revenir aux conceptions traditionnelles sur la valorisation des planètes. Mais je me
sens très seul dans cette position. Gauquelin avait déjà pointé cette opposition des
astrologues dans ses livres et la situation n'a guère évolué. Lorsqu'il m'est arrivé de
lancer une invitation à la révision des conceptions, j'ai rencontré la tendance
générale des astrologue qui est plutôt à se boucher les oreilles et je n'ai eu d'écho
que de la part de quelque partisan de la domification Equal Medium. Les tenants de
E.M. ont en effet intérêt à souligner que leur Maison I et leur Maison X s'étendent
beaucoup plus à droite de l'AS et du MC qu'en domification Placide, d'où leur
réaction plus conciliante. Il y a là, semble-t-il, un argument en faveur de E.M. : qu'en
est-il exactement ?
Un argument pour la domification E.M. ?
Vérifions d'abord comment Gauquelin s'y est pris pour diviser le ciel dans le but d'y
positionner les planètes étudiées : il a pris en compte le temps et non pas l'espace, il
a considéré l'heure et la minute du lever et du coucher de la planète, ce qui donne un
arc diurne et un arc nocturne, chacun ayant un temps différent dont le total fait
cependant 24 heures. Il a ensuite subdivisé chaque arc en 6 secteurs égaux en
temps. Voici l'exemple de Mars donné par l'auteur.
Réfléchissons à nouveau sur le genre de preuve qui est apporté par cette étude
statistique et pour cela il est intéressant de représenter un peu différemment les
résultats obtenus, car les graphiques de Gauquelin sont trompeurs pour un œil non
averti : si nous revenons au graphique de Saturne chez les médecins et hommes de
science, cette ligne brisée a l'air d'être une ligne continue, incitant à penser, par
exemple juste à gauche de la pointe du Lever, que le nombre de naissances est de
230 et encore un peu plus à gauche de 220 et ainsi de suite, alors qu'il n'en est rien.
La représentation correcte devrait être un histogramme car il n'y a que 18 valeurs
discontinues présentées sur ce graphique. Voici cet histogramme reconstitué par
mes soins :
On peut considérer, par simplification, que chaque secteur représente 20 degrés
zodiacaux (360 :18). Avec cette représentation, on voit plus clairement ce qui se
passe au Lever et à la Culmination :
- au Lever, (point 1) le segment de droite qui monte jusqu'à 240 représente l'effectif
des Saturnes de 0 à 20 degrés après l'Ascendant dans le sens des aiguilles d'une
montre et le segment de droite suivant (point 2) l'effectif des 20 degrés suivants. On
a donc un écart à la moyenne de 67 unités dans ce secteur 1 + 2 (37 en 1 + 30 en
2). En revanche, à gauche du Lever, c'est-à-dire avant l'Ascendant (point 18), c'està-dire en Maison I, l'effectif est strictement égal à la moyenne. Il y a donc bien un
nombre significatif du côté Maison XII et pas du tout du côté Maison I.
- à la Culmination, le segment de droite sur le chiffre 5 ne coïncide pas avec le MC, il
se situe juste avant, donc le secteur 5 se trouve à cheval sur le MC, disons 10° avant
et 10° après, et montre un effectif exactement égal à la moyenne. En revanche la
droite sur le chiffre 6 montre un effectif qui présente un gros écart à la moyenne. Il y
a donc bien un nombre significatif du côté Maison IX et pas du tout du côté Maison
X.
Remarque : Gauquelin a établi ses graphiques à partir d'une division du ciel en 18
secteurs mais a énoncé les valeurs des probabilités sur une division du ciel en 12
secteurs, ce qui ne facilite pas la compréhension de ses résultats. Retenir que
l'après-lever sera systématiquement appelé SECTEUR 1 et l'après-culmination
supérieure SECTEUR 4, chaque fois que des écarts significatifs entre effectif
théorique et effectif observé seront présentés.
Le Milieu-du-Ciel Gauquelin est-il le vrai MC ?
Cette précision étant apportée, il convient maintenant de vérifier si ce que Gauquelin
appelle la culmination supérieure est effectivement le Milieu du Ciel, c'est-à-dire
l'intersection de l'Ecliptique et du Méridien du lieu. On sait qu'il a effectué une division
en temps de parcours de la planète étudiée et qu'il probablement travaillé en Placide
mais le schéma qu'il présente peut laisser penser que sa culmination supérieure est
une perpendiculaire à la ligne d'horizon, alors que le MC réel oscille d'environ 30
degrés de part et d'autre de la perpendiculaire selon les heures et les jours. Le mieux
est de vérifier sur un exemple où se trouve le MC en Placide et en E.M. J'ai choisi cet
exemple parmi les Sportifs de l'échantillon de Gauquelin, le cas de Eddy Merckx, qui
a Mars dans le secteur 4 dont Gauquelin a démontré la haute significativité. J'ai
représenté sur la même carte du ciel la domification Placide et la domification E.M.
(E.M. = les triangles noirs équidistants).
Deux conclusions s'imposent :
1) Il s'avère que Gauquelin a effectivement travaillé sur un Milieu du Ciel
astronomiquement correct.
2) Le Mars " valorisé " de Merckx se trouve dans le Secteur 4 de Gauquelin et se
situe nécessairement en Maison IX en domification Placide. Il se situe en
l'occurrence en Maison IX également en E.M. On ne peut donc plus retenir l'espoir
que la domification E.M. maintienne la valorisation de Mars par la Maison X. Nos
deux domifications sont renvoyées à l'obligation de justifier que Mars soit plus
significatif de la réussite sportive lorsqu'il est en Maison IX que lorsqu'il est en
Maison X.
Pour plus de sécurité, faisons la même vérification pour un Mars en Secteur 1. Voici
un autre thème de l'échantillon Gauquelin, celui de Jacques Anquetil, autre champion
du vélo.
Il est bien clair que le Mars qui donne, selon les propres termes de Gauquelin, " un
champion au moral d'acier " est en maison XII en Placide comme en E.M. Le défi de
l'explication concerne bien les deux domifications.
Toutefois il convient de souligner que le défi pour Placide consiste à interpréter un
Mars qui est dans l'après-lever ou l'après-culmination, alors que pour E.M. il s'agit
d'interpréter un Mars qui est dans la Maison qui suit la Maison I ou la Maison X c'està-dire la Maison XII ou la maison IX. Pour me faire bien comprendre, je précise qu'en
E.M. le Milieu-du-Ciel ne commande pas le début ou la fin d'une Maison et qu'il est
donc de fait un élément accessoire du Thème Natal.
Un défi ardu pour la domification E.M.
Mais le défi pour la domification E.M. est beaucoup plus aigu encore. En effet, à
cause du balancement du Milieu-du-Ciel astronomique tantôt vers le trigone à
l'Ascendant et tantôt vers le sextile à l'Ascendant, un Mars significatif selon
Gauquelin va se trouver parfois en Maison XI E.M. Voici un exemple, toujours tiré de
l'échantillon Gauquelin, le thème du maréchal Philippe Pétain.
Il faut donc que les partisans de la domification E.M. expliquent pourquoi un Mars "
valorisé " peut l'être tantôt en IX, tantôt en X et tantôt en XI, tandis que pour Placide
un Mars significatif est toujours en IX. Je propose de relever le défi pour la
domification Placide.
Nature et validité de la preuve statistique
Avant d'entreprendre cet essai de révision des conceptions usuelles de Mars en XII
et de Mars en IX, il convient de bien préciser ce que Michel Gauquelin a apporté à la
théorie interprétative grâce à son analyse statistique. La première considération à
faire est que le but premier de ce " scientifique " était seulement et simplement de
prouver que l'attribution aux planètes d'un effet sur la personnalité humaine n'était
pas une idée sans fondement. La démonstration a été claire : si les planètes étaient
sans rapport aucun avec le fait de devenir par exemple un champion sportif, la place
de Mars dans le ciel de naissance de 2088 champions sportifs devrait se répartir
strictement selon le nombre de naissances survenues dans chaque secteur horaire.
Or dans le secteur 1 plus le secteur 4 où l'on devrait trouver 358 naissances, on en
trouve 452 soit un écart de +94 et il y a 1 chance sur 5 000 000 pour que le hasard
donne un écart de cette amplitude. Donc il y a une corrélation entre la position de
Mars et l'état de champion sportif. Donc l'astrologie n'est pas une spéculation sans
fondement comme le serait par exemple une théorie qui dirait que le retard des trains
est en corrélation avec la fluctuation des cours du CAC 40 en Bourse, théorie si
invraisemblable que personne ne prendrait la peine de la vérifier. Or justement la
théorie astrologique, aux yeux de la population dite scientifique, était une théorie
invraisemblable. On ne peut plus la considérer comme telle dorénavant, sauf
aveuglement ou mauvaise foi.
Quelle est cette propriété de Mars qui est capable de produire les aptitudes ou les
tendances comportementales qui conduisent à l'état de champion sportif ? Gauquelin
s'est bien gardé de répondre et il a eu raison car on l'aurait alors accusé d'avoir été à
l'avance convaincu de la validité de la théorie astrologique. En se présentant comme
un sceptique au départ plutôt porté à parier contre, il écartait tout soupçon de
complaisance. Il nous a donc laissé le soin d'élucider cette propriété de Mars. Or
l'attitude des praticiens de l'astrologie, Gauquelin le rapporte dans tous ses livres, a
été la même que celle des scientistes : vous avez beau nous produire vos
statistiques, ce que vous prouvez est tellement inacceptable qu'il doit sûrement y
avoir un vice quelque part et nous ne vous croirons pas tant que nous n'aurons pas
trouvé le vice qui ruine vos calculs. Attitude lamentable de la part d'un scientifique et
je laisse mes frères en astrologie trouver le qualificatif qui les concerne.
Relever le défi pour la domification Placide
Je n'entreprendrai pas ici l'établissement d'une nouvelle théorie interprétative sur les
quatre planètes dont Gauquelin a décelé les propriétés spécifiques inconnues -
Mars, Jupiter, Saturne et la Lune -. Il y a là la matière d'un livre. Je l'écrirais
volontiers s'il y avait un éditeur pour accepter de le publier et une centaine
d'astrologues pour accepter de le lire, double condition dont la probabilité est à mon
avis très faible. Je me contenterai donc de donner un échantillon de ce que j'ai
personnellement conclu de la démonstration incontournable de Gauquelin. Je me
centrerai sur Mars chez les Sportifs car c'est la seule population où Mars a "
l'exclusivité " d'un effet car chez les autres populations sensibles à Mars - médecins,
chefs militaires et chefs d'entreprise - on trouve l'intervention de Jupiter et/ou
Saturne, ce qui complique l'analyse.
Avant d'entrer dans le vif du sujet, une nouvelle précision liminaire est nécessaire et
s'adresse à cette proportion d'astrologues qui aiment bien les interprétations du
genre " telle planète produit ceci à tous les coups et dans tous les cas ". Je les prie
de considérer que : 1) Mars en XII ou en IX n'est pas présent chez tous les
champions sportifs donc on peut être champion sportif sans cet apport astral, 2) un
grand nombre de personnes ont Mars en XII ou en IX et ne deviennent pas
champions sportifs. Tout ce que l'on peut dire - scientifiquement - c'est que les
propriétés de ce Mars favorisent significativement certaines activités humaines et
qu'on repère objectivement cet effet chez les champions sportifs.
Il est apparemment inutile de chercher un appui chez les auteurs d'interprétations de
" planètes en maisons ". Exemple pour s'en convaincre : Catherine Aubier écrit " Au
positif l'activité se déploie dans les domaines de la Maison XII : hôpitaux par
exemple, et s'assigne pour devoir de lutter contre la souffrance, l'isolement. Au
négatif l'impulsivité et l'agressivité provoquent des épreuves. Risque d'opération,
d'hospitalisation au cours de la vie, souvent par cause d'accident. " (in Dictionnaire
Pratique d'Astrologie - M.A. éd.) A y regarder de plus près, chez cet auteur fort
estimable au demeurant, on peut se demander si cette expression " provoquer des
épreuves " ne pourrait pas s'interpréter, au deuxième degré, comme le besoin chez
l'individu de faire de la provocation et de s'imposer des épreuves. Ajoutons que la
tradition a établi sur la Maison XII une réputation injustifiée. Rudhyar l'a dénoncée en
écrivant : " La maison douze donne des indications aussi positives que n'importe
quelle maison , car il n'y a pas de mauvaise maison " (in Les Maisons Astrologiques -
Rocher éd.). Il faut s'en persuader et c'est heureux par exemple dans le cas d'un
Robert Badinter qui a 5 planètes dont le Soleil dans cette maison. Rudhyar, parlant
de Mars en Maison XII, dit qu'il indique une " révolte contre la société ou l'inconscient
personnel ou collectif, (...) une mise en cause du passé (...) une réclamation de
justice contre les institutions ". C'est en vertu de cette signification générale que
j'avais énoncé l'interprétation du Mars en XII de Pierre Saint-Arnault : révolte innée
qu'il ressent constamment contre les injustices du sort, avais-je écrit (cf 3*7*11* n°
16). Car la Maison XII est le champ d'expériences du retour sur soi, du bilan de tout
le cycle des maisons antérieures où se conjuguent les pensées sur les réalisations
personnelles achevées ou inachevées, réussies ou échouées, et sur les héritages
sociaux dont nous sommes l'inévitable représentant. De toutes ces expériences et
constats, en XII, il faut tirer une leçon et celle-ci sera tirée selon le signe de cette
maison et exploitée avec les énergies fonctionnelles que nous apportent les planètes
présentes en Natal. Car il va falloir repartir, voire renaître, en Maison I, la XII n'ayant
pas décrété notre mort mais la déchéance de tout ce qui n'avait comme fonction que
de produire une semence pour un renouvellement de vie. Rudhyar dit : " Ce
qu'indique la maison douze natale, c'est la manière d'atteindre l'accomplissement
parfait, si toutefois on peut l'atteindre ". Ne peut-on parler alors de cette maison
comme celle du dépassement de soi, et l'énergie martienne, en produisant cette
révolte contre toutes les pesanteurs et contre le sort effectif précédemment connu,
n'est-elle pas l'énergie exactement nécessaire à la performance ? Et la connotation
mystique de la Maison XII n'est-elle pas un ferment supplémentaire pour susciter
l'exaltation de la réalisation de la performance ? Et sa traditionnelle signification de
souffrance n'éclaire-t-elle pas la capacité des grands sportifs d'endurer tout ce qui est
nécessaire à la victoire ?
Comme il est désormais établi que Mars en XII est plus efficient - pour le sport - que
Mars en I, il devrait être instructif de comparer les interprétations ci-dessus avec les
interprétations usuelles de Mars en I, mais hélas nous allons y retrouver la " légende
" du Mars sportif, comme le fait C. Aubier. On pourrait alors se rabattre sur la
signification basique de la maison I mais là encore on trouve beaucoup d'héritages
non contrôlés. Le seul astrologue qui, à ma connaissance, est capable de donner ce
sens basique est encore une fois Rudhyar. Il écrit : " Recherche de l'image de soi
dans une implication totale dans des activités personnalisées ". Comme je considère
que la Maison I représente essentiellement la base de départ de l'élan vers l'autre,
c'est-à-dire ce que chacun veut faire reconnaître de soi qui représente son intégrité
première inaltérable dans tout échange avec l'autre, Mars en I peut se résumer en un
attachement de la personne à une image de combattant. Je suis celui qui se bat, dit
Mars en I, face à tout partenaire (ou adversaire puisque la VII représente aussi les
ennemis).
Nous pouvons nous contenter de ces indications pour situer la différence de Mars en
XII et de Mars en I : le premier apporte la volonté de se dépasser et la capacité de
souffrir pour ce dépassement, le second n'apporte qu'une agressivité au service de
l'amour-propre et indique une lutte de l'homme contre un adversaire alors que Mars
en XII indique une lutte de l'homme contre lui-même, contre toutes ses faiblesses,
faillibilités potentielles et insuccès réels. S'étonnera-t-on encore que ce Mars en XII
soit plus efficace ?
Je n'irai pas plus loin dans le développement de cette interprétation. Que chacun la
poursuive avec son propre matériel interprétatif. Mon but n'était que de convaincre
les lecteurs premièrement qu'il faut s'incliner devant une probation scientifique, en
l'occurrence celle de cette statistique Gauquelin, deuxièmement qu'on ne ressort pas
démoli d'une acceptation d'un regard autre sur ce qu'on a toujours cru. L'astrologie
n'est pas détruite par les conséquences des Statistiques de Michel Gauquelin, elle
est renouvelée, plus vivante et plus efficace que jamais.
Voici les probations principales de Gauquelin sur lesquelles nous devons réfléchir :
Epilogue
J'aurais bien aimé aborder la question de la supériorité de Mars en IX par rapport à
Mars en X et expliciter ma conviction, mais j'occupe déjà trop d'espace dans ce
bulletin. Je me contenterai de donner mon schème interprétatif fondamental : Mars
en IX, la maison des croyances, c'est la foi et l'enthousiasme, ces sentiments qui
renversent les montagnes.
Et à propos de montagne vaincue, qu'est-ce qui à votre avis a permis à Henri
Guillaumet, pionnier de l'Aéropostale, dont l'avion s'était écrasé sur un sommet des
Andes, de regagner tout seul la vallée, accomplissement un effort " qu'aucune bête
au monde n'aurait fait " et de reprendre son service quelques jours après ? La
réponse est dans son thème. A vous de juger.
Bibliographie :
• Gauquelin M. - 1960 - Les Hommes et les Astres - Denoël
• Gauquelin M. - 1974 - La Cosmopsychologie - CEPL
• Gauquelin M. - 1983 - La Vérité sur L'Astrologie - Rocher
• Ces ouvrages, don de Pierre Delebarre pour les 2 premiers et de Robert Jourda pour le
3e sont à la Bibliothèque R.A.O.
samedi 16 mars 2024
jacques halbronn Réflexions sur son texte de 1992 "Influence et transmission des caracrères acquis (post face des Personnalités planétaires de Michel Gauquelin
jacques halbronn Réflexions sur son texte de 1992 "Influence des astres et transmission des caractères acquis" Post face des PErsonnalités planétaires de Michel Gauquelin
En 1992, au lendemain du décés de Michel Gauquelin, allait paraitre, à titre posthume, un ouvrage dont il nous avait confié la publication, "Les personnalités planétaires" (co-édition Trédaniel- La Grande Conjonction). Dans le cadre d'une postface intitulée "Etudes sur l'oeuvre et la pensée de l'auteur par Guy Le Clercq et Jacques Halbronn", nous avions formulé un certain nombre de jugements, d'appréciations qui déplurent à la famille du défunt. Revenons trente ans plus tard, sur les textes incriminée et notamment sur celui que nous avions pondu "Influence des astres et transmission des caractères acquis" (pp 333 et seq). En cet essai de quelques pages, on s'interrogeait sur la stratégie de communication adoptée par l'auteur lequel ne serait pas parvenu à exploiter optimalement ses "résultats". En 1977, nous avions publié le diptyque astrologique d'Abraham Ibn Ezra (1089-1164) lequel comportait d'une part un manuel et de l'autre un commentaire, chapitre par chapitre, de ce qui y figurait.( Le commencement de la sapience des signes et le Livre de Fondements;, Bibliotheca Hermetica (dit René Alleau), Ed Retz, Préface de G. Vajda)
Notre texte de l'époque, n'envisageait pas encore le rôle des extra-terrestres dans la mise en place d'un certain ordonnancement et nous en restions encore à la thèse de l'instrumentalisation, exposée en 1986 dans notre essai "La pensée astrologique" (paru avec la réédition de l'Histoire de l'Astrologie de Serge Hutin, Ed Artefact), lequel s'articulait en partie sur les travaux de Gauquelin dont nous cherchions à comprendre ce qu'ils impliquaient au niveau anthropologique, dès lors que l'on en admettait la valeur factuelle. Nous envisagions une projection des structures sociales sur notre systéme solaire, puisque Gauquelin travaillait sur les catégories socio-professionnelles, les corporations voire les castes, ce qui aurait pu/dû le rapprocher de la démarche d'un Georges Dumézil, sur la Triade. à moins qu'un tel découpage ait été déterminé par des "dieux" lesquels auraient ainsi façonné, programmé notre humanité terrestre. Gauquelin insistait sur un certain élitisme puisque son corpus de dates de naissance était en partie issu d'annuaires de personnalités s'étant illustrées dans leurs domaines respectifs (sport, science, littérature, politique notamment) Et de fait, nous pensons que l'astrologie est la science de la "chefferie" (en franglais du leadership)., de ceux qui ont mission de guider les humains, en quelque sorte jouant le rôle d'interface entre le Ciel et la Terre, d'où leur caractère hybride, de demi-dieux, à l'instar d'un Jésus, dont on célébre la nativité, c'est à dire justement le moment de sa naissance, soit un temps crucial pour les recherches de Gauquelin.
Pendant les 30 ans qui suivirent cette parution, nous étions mal à l'aise face aux résultats Gauquelin avec ses 5 astres que nous ne parvenions pas à accorder avec les nôtres, axés sur la seule planéte Saturne jusqu'au jour où nous avons compris que le systéme de Gauquelin venait compléter celui que nous avions fait apparaitre. (cf L'astrologie selon Saturne, 1994). Il nous fallut relier cette dualité à celle exposée dans le Livre de Jérémie, à propos des deux Alliances, l'ancienne et la nouvelle(ch XXXI) et convenir que l'astrologie centrée sur Saturne correspondait à la première alliance ( Ancien Testament) alors que celle exposée par Gauquelin reflétait la Nouvelle Alliance, prônée par Jésus à destination des non Hébreux. Le texte ci dessous s'affirme bien plus contraignant pour ce qui est de la Nouvelle Alliance et correspond de la part des "dieux" à une nouvelle forme de gouvernance.
ל הִנֵּה יָמִים בָּאִים, נְאֻם-יְהוָה; וְכָרַתִּי, אֶת-בֵּית יִשְׂרָאֵל וְאֶת-בֵּית יְהוּדָה--בְּרִית חֲדָשָׁה. 30 Voici, des jours vont venir, dit le Seigneur, où je conclurai avec la maison d'Israël et la maison de Juda une alliance nouvelle,
לא לֹא כַבְּרִית, אֲשֶׁר כָּרַתִּי אֶת-אֲבוֹתָם, בְּיוֹם הֶחֱזִיקִי בְיָדָם, לְהוֹצִיאָם מֵאֶרֶץ מִצְרָיִם: אֲשֶׁר-הֵמָּה הֵפֵרוּ אֶת-בְּרִיתִי, וְאָנֹכִי בָּעַלְתִּי בָם--נְאֻם-יְהוָה. 31 qui ne sera pas comme l'alliance que j'ai conclue avec leurs pères le jour où je les ai pris par la main pour les tirer du pays d'Egypte, alliance qu'ils ont rompue, eux, alors que je les avais étroitement unis à moi, dit le Seigneur.
לב כִּי זֹאת הַבְּרִית אֲשֶׁר אֶכְרֹת אֶת-בֵּית יִשְׂרָאֵל אַחֲרֵי הַיָּמִים הָהֵם, נְאֻם-יְהוָה, נָתַתִּי אֶת-תּוֹרָתִי בְּקִרְבָּם, וְעַל-לִבָּם אֶכְתְּבֶנָּה; וְהָיִיתִי לָהֶם לֵאלֹהִים, וְהֵמָּה יִהְיוּ-לִי לְעָם. 32 Mais voici quelle alliance je conclurai avec la maison d'Israël, au terme de cette époque, dit l'Eternel: Je ferai pénétrer ma loi en eux, c'est dans leur coeur que je l'inscrirai; je serai leur Dieu et ils seront mon peuple.
לג וְלֹא יְלַמְּדוּ עוֹד, אִישׁ אֶת-רֵעֵהוּ וְאִישׁ אֶת-אָחִיו לֵאמֹר, דְּעוּ, אֶת-יְהוָה: כִּי-כוּלָּם יֵדְעוּ אוֹתִי לְמִקְּטַנָּם וְעַד-גְּדוֹלָם, נְאֻם-יְהוָה--כִּי אֶסְלַח לַעֲוֺנָם, וּלְחַטָּאתָם לֹא אֶזְכָּר-עוֹד. {ס} 33 Et ils n'auront plus besoin ni les uns ni les autres de s'instruire mutuellement en disant: "Reconnaissez l'Eternel!" Car tous, ils me connaîtront, du plus petit au plus grand, dit l'Eternel, quand j'aurai pardonné leurs fautes et effacé jusqu'au souvenir de leurs péchés.
Précisons aussi tôt que le texte de Jérémie traite d'enjeux bien antérieurs au temps de Jésus, ce que nous qualifierons de "post-datation", de prophétie "réchauffée" car il est clair,pour nous, que l'astrologie du thème natal n'aura pas attendu Jésus pour se mettre en place.
Sur Internet:
" Les premiers horoscopes individuels, basés sur les 12 signes du zodiaque, auraient été écrits au Ve siècle avant notre ère. On en trouve des traces dans des textes découverts à Babylone."
JHB 16 03 24
Jacques halbron Réflexions autour de son texte de 1992 "Influences des astres et transmission des caractères acquis"
jacques halbronn Réflexions sur son texte de 1992 « Influence des astres et transmission des caractères acquis »
En 1992, au lendemain du décés de Michel Gauquelin, allait paraitre, à titre posthume, un ouvrage dont il nous avait confié la publication, « Les personnalités planétaires » (co-édition Trédaniel- La Grande Conjonction). Dans le cadre d’une postface intitulée « Etudes sur l’oeuvre et la pensée de l’auteur par Guy Le Clercq et Jacques Halbronn », nous avions formulé un certain nombre de jugements, d’appréciations qui déplurent à la famille du défunt. Revenons trente ans plus tard, sur les textes incriminée et notamment sur celui que nous avions pondu « Influence des astres et transmission des caractères acquis » (pp 333 et seq). En cet essai de quelques pages, on s’interrogeait sur la stratégie de communication adoptée par l’auteur lequel ne serait pas parvenu à exploiter optimalement ses « résultats ». En 1977, nous avions publié le diptyque astrologique d’Abraham Ibn Ezra (1089-1164) lequel comportait d’une part un manuel et de l’autre un commentaire, chapitre par chapitre, de ce qui y figurait.( Le commencement de la sapience des signes et le Livre de Fondements;, Bibliotheca Hermetica (dit René Alleau), Ed Retz, Préface de G. Vajda)
Notre texte de l’époque, n’envisageait pas encore le rôle des extra-terrestres dans la mise en place d’un certain ordonnancement et nous en restions encore à la thèse de l’instrumentalisation, exposée en 1986 dans notre essai « La pensée astrologique » (paru avec la réédition de l’Histoire de l’Astrologie de Serge Hutin, Ed Artefact), lequel s’articulait en partie sur les travaux de Gauquelin dont nous cherchions à comprendre ce qu’ils impliquaient au niveau anthropologique, dès lors que l’on en admettait la valeur factuelle. Nous envisagions une projection des structures sociales sur notre systéme solaire, puisque Gauquelin travaillait sur les catégories socio-professionnelles, les corporations voire les castes, ce qui aurait pu/dû le rapprocher de la démarche d’un Georges Dumézil, sur la Triade. à moins qu’un tel découpage ait été déterminé par des « dieux » lesquels auraient ainsi façonné, programmé notre humanité terrestre. Gauquelin insistait sur un certain élitisme puisque son corpus de dates de naissance était en partie issu d’annuaires de personnalités s’étant illustrées dans leurs domaines respectifs (sport, science, littérature, politique notamment) Et de fait, nous pensons que l’astrologie est la science de la « chefferie » (en franglais du leadership)., de ceux qui ont mission de guider les humains, en quelque sorte jouant le rôle d’interface entre le Ciel et la Terre, d’où leur caractère hybride, de demi-dieux, à l’instar d’un Jésus, dont on célébre la nativité, c’est à dire justement le moment de sa naissance, soit un temps crucial pour les recherches de Gauquelin.
Pendant les 30 ans qui suivirent cette parution, nous étions mal à l’aise face aux résultats Gauquelin avec ses 5 astres que nous ne parvenions pas à accorder avec les nôtres, axés sur la seule planéte Saturne jusqu’au jour où nous avons compris que le systéme de Gauquelin venait compléter celui que nous avions fait apparaitre. (cf L’astrologie selon Saturne, 1994). Il nous fallut relier cette dualité à celle exposée dans le Livre de Jérémie, à propos des deux Alliances, l’ancienne et la nouvelle(ch XXXI) et convenir que l’astrologie centrée sur Saturne correspondait à la première alliance ( Ancien Testament) alors que celle exposée par Gauquelin reflétait la Nouvelle Alliance, prônée par Jésus à destination des non Hébreux. Le texte ci dessous s’affirme bien plus contraignant pour ce qui est de la Nouvelle Alliance et correspond de la part des « dieux » à une nouvelle forme de gouvernance.
ל הִנֵּה יָמִים בָּאִים, נְאֻם-יְהוָה; וְכָרַתִּי, אֶת-בֵּית יִשְׂרָאֵל וְאֶת-בֵּית יְהוּדָה–בְּרִית חֲדָשָׁה. 30 Voici, des jours vont venir, dit le Seigneur, où je conclurai avec la maison d’Israël et la maison de Juda une alliance nouvelle,
לא לֹא כַבְּרִית, אֲשֶׁר כָּרַתִּי אֶת-אֲבוֹתָם, בְּיוֹם הֶחֱזִיקִי בְיָדָם, לְהוֹצִיאָם מֵאֶרֶץ מִצְרָיִם: אֲשֶׁר-הֵמָּה הֵפֵרוּ אֶת-בְּרִיתִי, וְאָנֹכִי בָּעַלְתִּי בָם–נְאֻם-יְהוָה. 31 qui ne sera pas comme l’alliance que j’ai conclue avec leurs pères le jour où je les ai pris par la main pour les tirer du pays d’Egypte, alliance qu’ils ont rompue, eux, alors que je les avais étroitement unis à moi, dit le Seigneur.
לב כִּי זֹאת הַבְּרִית אֲשֶׁר אֶכְרֹת אֶת-בֵּית יִשְׂרָאֵל אַחֲרֵי הַיָּמִים הָהֵם, נְאֻם-יְהוָה, נָתַתִּי אֶת-תּוֹרָתִי בְּקִרְבָּם, וְעַל-לִבָּם אֶכְתְּבֶנָּה; וְהָיִיתִי לָהֶם לֵאלֹהִים, וְהֵמָּה יִהְיוּ-לִי לְעָם. 32 Mais voici quelle alliance je conclurai avec la maison d’Israël, au terme de cette époque, dit l’Eternel: Je ferai pénétrer ma loi en eux, c’est dans leur coeur que je l’inscrirai; je serai leur Dieu et ils seront mon peuple.
לג וְלֹא יְלַמְּדוּ עוֹד, אִישׁ אֶת-רֵעֵהוּ וְאִישׁ אֶת-אָחִיו לֵאמֹר, דְּעוּ, אֶת-יְהוָה: כִּי-כוּלָּם יֵדְעוּ אוֹתִי לְמִקְּטַנָּם וְעַד-גְּדוֹלָם, נְאֻם-יְהוָה–כִּי אֶסְלַח לַעֲוֺנָם, וּלְחַטָּאתָם לֹא אֶזְכָּר-עוֹד. {ס} 33 Et ils n’auront plus besoin ni les uns ni les autres de s’instruire mutuellement en disant: « Reconnaissez l’Eternel! » Car tous, ils me connaîtront, du plus petit au plus grand, dit l’Eternel, quand j’aurai pardonné leurs fautes et effacé jusqu’au souvenir de leurs péchés.
Précisons aussi tôt que le texte de Jérémie traite d’enjeux bien antérieurs au temps de Jésus, ce que nous qualifierons de « post-datation », de prophétie « réchauffée » car il est clair,pour nous, que l’astrologie du thème natal n’aura pas attendu Jésus pour se mettre en place.
Sur Internet:
» Les premiers horoscopes individuels, basés sur les 12 signes du zodiaque, auraient été écrits au Ve siècle avant notre ère. On en trouve des traces dans des textes découverts à Babylone. »
JHB 16 03 24
vendredi 29 décembre 2023
jacques halbronn Astrikoigie, La tentation des repères socio-professionnels chez Gauquelin et André Barbault
Jacques halbronn Astrologie. La tentation des repères socioprofessionnels, sociohistoriques chez Gauquelin et André Barbault
Il est assez patent que ce qui aura guidé la travail d'un Michel Gauquelin, des décennies durant passe par la référence à des clivages socioprofessionnels traditionnels qu'il s'agissait de retriouver tout comme d'ailleurs sur le plan des catégories mythologique, autre référentiel à l'arrière plan de toute son oeuvre. L'importance accordée à l'heure de naissance (cf La pensée astrologique, in Histoire de l'Astrologie de Serge Hutin, Ed Artefact, 1986) privilégie une hyperprécision des données alors que selon nous, l'astrologie a vocation à oeuvrer sur des périodes d'une certaine durée et sur des comportements collectifs. De même, en ce qui concerne Barbault (à la sute de Gouchon) s'agissait-il d'ancrer l'astrologie sur les deux guerres mondiales mais l'on pourrait rappeler l'implication de ce chercheur en ce qui concerne le mouvement communiste comme mode de validation de ses recherches. Nous avons mis en cause les travaux de ces deux chercheurs majeurs du siècle dernier. D'une part en reprochant à Gauquelin (retenant Lune Vénus, Mars, Jupiter et Saturne mais ni Mercure, ni Jupiter) de ne pas avoir compris que la diversité ne dépend pas tant de l'émetteur que des récepteurs, tout comme un homme peut faire des enfants à plusieurs femmes, chacune d'entre elle impactant différemmént sa progéniture. D'autre part, en reprochant à Barbault d'avoir mobilisé, recruté des planétes transsaturniennes, trois astres sur les cinq retenus, Uranus, Neptune et Pluton et notamment de ne pas avoir respecté (avec son indice cyclique, un principe de périodes égales et strictement récurrentes, se coupant ainsi de toute une tradition ignorant les dits astres invisibles à l'oeil nu. . Certes, nous objectera-t-on, il faut bien que la recherche astrologique (RA) s'appuie sur quelque référence "objective"...Pourquoi pas le critère professionnel, pourquoi pas le critère événementiel? Où est le piège? Il est tapi dans le langage courant. Or, il existe toutes sortes de guerres et il revient justement à l'astrologie de savoir les distinguer, les différencier. Une guerre civile n'est pas une guerre interétatique et la première guerre mondiale n'a nullement le même profil que la seconde. Or, l'on voit Barbault, à partir de la fin des années soixante du XXe siècle annoncer une prochaine "guerre mondiale", sur la base d'un certain graphique, pour le début des années quatre vingt alors même qu'il aura raté la crise mondiale du début des années soixante (Berlin, Cuba), la dernière en date, jusqu'à ce jour, la crise de 1989-1991 ayant été une crise interne au monde communiste et non une confrontation de bloc à bloc!
Il eut été préférable d'établir un modéle cohérent, ergonomique sur le plan structurel, respectant notamment une structure à base 4 (les saisons) en opposant le temps équinoxial et le temps solsticial - ce que la décolonisation des années soixante aura mis en évidence (cf nos Clefs pour l'astrologie. 1976, 1993) en dialectique avec la formation d'empires. Mais on est là otage d'une vision universelle de l'astrologie, prétendant tout expliquer par le seul mouvement des astres alors que nous devrions plutôt nous situer dans le cadre d'une anthropocosmologie prenant en compte non seulement le plan des astres mais aussi celui des sociétés. Un critère crucial est le sexe, ce qui est le grand absent du champ couvert par Michel Gauquelin et son épouse Marie-Françoise Schneider Gauquelin; ce point aveugle étant commun à tous les tenants du thème natal, partant du principe que ce sont les astres -mêmes qui feraient loi et foi Nous avons en ce sens, développé la question des "topiques sensorielles" (à partir du modéle freudien du ça et du Surmoi) qui constituent une détermination majeure pour la réussiste dans telle ou telle profession, sans rapport aucun avec une configuration astrale quelle qu'elle soit. Il est d'ailleurs étonnant que le couple Gauquelin familier des questions psychologiques -(cf leur bibliographie) ait en quelque sorte cru pouvoir ainsi révolutionner la recherche psychologique par le biais de l'astrologie de sorte que leur travail ne prendrait tout son sens que par rapport à la psychologie plutôt que par rapport à une astrologie ainsi instrumentalisée. En fait, Gauquelin aurait ainsi exhumé une astrologie antérieure à l'intervention divine, n'obéissant à aucun plan d'ensemble, à aucun dessein intelligent et donc ne pouvant servir à la mise en oeuvre d'une quelconque politique à l'échelle d'une société.
JHB 29 12 23
jeudi 21 juillet 2022
Jacques Halbronn Le malentendu Gauquelin et la confusion significateurs/prometteurs en astriologie
jacques Halbronn Le malentendu Gauquelin et la confusion significateurs/prometteurs en astrologie
Le projet de Gauquelin -dans ses grandes lignes, tel qu’il se détermina dans son esprit dès la fin des années 40 consistait à prouver la validité des attributions mythologiques aux planétes du Septenaire en passant par l’Astrologie, d’où une corrélation assez remarquable – cerise sur le gâteau — entre signification des dites planétes et catégories socioprofessionnelles. Or, nous avons récemment montré que les astronomes avaient emprunté aux astrologues leurs associations des dieux et des signes zodiacaux pour les appliquer aux planétes. Quiproquo : les dieux en question servaient à préciser le rôle de chaque significateur, occupant un secteur fixe. Or, en accordant aux planétes des significations respectives, l’on transformait des significateurs en prometteurs, ce qui n’est pas sans rappeler la dialectique saussurienne des signifiants et des signifiés.
Manilius dans son poéme Latin proposait, au Ier siècle de notre ère les correspondances suivantes: (Astronomicon; p. 136- 137 dans la Collection Bibliotheca Hermetica, dir. René Alleau, 1970): « Pallas protége le Bélier,, la déesse de Cythère (Vénus)le taureau, Apollon, les aimables Gémeaux, Vous présidez, Mercure à l »Ecrevisse (Cancer) et vous Jupiter , vous vous unissez à la mère des dieux pour gouverner le Lion. La Vierge avec son épi appartient de droit à Cérés et la balance à Vulcain qui l’a forgée, le scorpion belliqueux s’attache à Mars, Diane (Lune) protége le chasseur, moitié homme et moitié cheval (sagittaire centaure), Le Capricorne rétréci est attribué à Vesta. Le verseau, astre de Junon est opposé à celui de Jupiter; Neptune revendique au ciel les poissons comme originaires de son empire » (traduction Pingré) Un tel dispositif diffère singulièrement de celui que l’on trouve au siècle suivant dans la Tétrabible de Ptolémée avec le recours à uniquement 7 astres (dont les luminaires) et non 12. Si les dieux reconnus par la Tétrabible correspondent aux appellations planétaires de son temps, ce n’est nullement le cas chez Manilius dont certains dieux ne trouveront leur demeure qu’au XIXe siècle : Neptune, Vesta, Cérés, Junon, Pallas ( Minerve), Vulcain ayant été associé, à la fin du dit siècle, à un astre supposé se situer entre Mercure et le Soleil.
En fait, la Tétrabible, oeuvre d’un astronome, enterrinait déjà une tel malentendu et il faut donc se situer en amont de cet ouvrage pour comprendre que le tableau des domiciles qui s’y trouve comportait, en son axe, les luminaires en tant que prometteurs et en son centre 4 divinités, Mars, Vénus, Mercure et Jupiter, qualifiant les 4 saisons, découpant l’écliptique ( les 12 signes ne faisant que subdiviser les saisons) Il ne convenait donc pas d’utiliser ces appellations au niveau des planétes alors que celles-ci visaient des secteurs de 90°
Si Gauquelin avait pris conscience d’un tel glissement qui n’avait d’ailleurs aucune importance pour les astronomes, -on est dans le méta-langage- il ne se serait probablement pas lancé dans une telle entreprise. Le drame, c’est que par le biais des statistiques, Gauquelin (cf L’influence des astres, Ed Dauphin 1955) allait prétendument valider de telles attributions de 4 significateurs zodiacaux à 4 prometteurs planétaires. Gauquelin n’avait pas compris que des planétes devaient rester « neutres », en tant que curseurs et se contenter de pointer des significateurs, à mesure qu’elles passaient sur leurs territoires respectifs!
Nous nous trouvons donc en quelque sorte obligés de rejeter l’ensemble des résultats Gauquelin batis sur des bases épistémomologiquement fausses et ce d’autant plus que ce sont les astronomes qui ont provoqué une telle confusion, tant leur instrumentalisation de l’astrologie était sans importance et d’autant plus que pour l’astrologie antique la mythologie servait à illustrer et baliser le parcours des curseurs qu’étaient les luminaires (voire l’Ascendant) et nullement à qualifier les dits curseurs puisque ceux ci par leur mobilité se comportaient comme des caméléons, passant successivement par 4 tonalités correspondant aux 4 divinités évoquées. Bien pis , Gauquelin, en s’intéressant à Saturne, mettait dans le même sac 3 significateurs et un curseur. En effet, Saturne aura été intégré dans le dispositif des domiciles pour faire pendant aux luminaires, dans les signes opposés et c’est bel et bien Saturne qui est le super curseur, avec son cycle de 28 ans, soit 4 x 7 ans..
Dans l’esprit de Gauquelin, tout se passe comme si une planéte était à la fois prometteur (curseur) et signficateur(ce qui explique bien le sens du mot « signe ») sans chercher à qualifier les secteurs/maisons traversés. On retrouve là une certaine désinvolture que nous avions signalé chez André Barbault, polarisé sur les seules planétes sans considération pour les secteurs occupés lors des configurations étudiées. En la même années 1955, Barbault publiait une Défense et Illustrations de l’Astrologie (Grasset) où il traitait notamment du cycle Saturne-Neptune.
c
JHB 21 07 22
mercredi 5 janvier 2022
samedi 1 janvier 2022
L'astrologie anthropologique de Jacques Halbronn selon Richard Pellard. Autour de l'astrologie de Gauquelin.
Jacques Halbronn; Nous reproduisons ici un texte de Richard Pellard commentant un ouvrage que nous avons publié en 1986, il y donc 35 ans (La pensée astrologique in Histoire de l'astrologie de Serge Hutin, Paris, Artefact). Mais cet ouvrage ne couvrait que les travaux de GAuquelin lesquels constituent, selon nous, une forme d'astrologie tout à fait particulière,un cas "à part", ne serait ce que parce qu'elle ne se sert pas du passage des planétes dans le Zodiaque. (cf La vérité sur l'astrologie. Ed du Rocher, 1985 (exemplaire dédicacé). On ne saurait en aucune façon fonder une Astrologie Mondiale sur de telles bases et donc il serait tout à fait exagérer de soutenir que les résultats Gauquelin viennent valider la dimension cyclique de l'astrologie qui en est le fer de lance. Il faudrait plutot y voir avec le recul et au vu des avancées de nos travaux, depuis lors, une sorte de bricolage avec les moyens du bord, à savoir à partir du mouvement diurne, ce qui n'exigeait même pas de connaitre les durées de révolution des planétes du systéme solaire, une astrologie du pauvre, en quelque sorte que Gauquelin serait parvenu à exhumer, au début des années cinquante du siècle dernier- dont acte, une astrologie qui, comme il le reconnait est des plus fragiles puisqu'elle dépend du déroulement "naturel" de l'accouchement et bien entendu de la connaissance précise de l'heure de naissance. Rien à voir avec l'assise de l'astrologie que nous avons exposée et qui est d'une toute autre envergure; Le débat, ici, n'est pas entre une vraie et une fausse astrologie mais autour d'une petite et d'une grande astrologie et il ne faudrait pas que la grenouille veuille se faire aussi grosse que le boeuf. En ce sens, la 4e de couverture de la "Vérité sur l'astrologie" (astrologie étant mise au singulier comme s'il n'y en avait qu'une) nous parait quelque peu hors de proportion: le probléme n'est pas la "vérité" d'une telle astrologie mais bien sa véritable portée. D'ailleurs Gauquelin se référe au thème natal qui est une donnée finalement tout à fait secondaire, au prisme de l'astrologie cyclique. Gauquelin s'imagine qu'une astrologie déconnectée du cycle des saisons, des axes équinoxiaux et solsticiaux, devrait occuper la place centrale, son astrologie pouvant tout juste suivre le mouvement d'une planéte sur quelques heures! Cela dit, pour les tenants du thème natal, l'apport de Gauquelin s'avère précieux si ce n'est que c'est là une voie de garage. Il n'en reste pas moins que nous pensons avoir expliqu comment les résultats Gauquelin ont pu exister selon un processus que nous décrit Richard Pellard.
JHB 01/ 01 22
Association pour la Recherche et l’Information
en Astrologie Naturelle
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A propos de l’astrologie « anthropologique »
par Richard Pellard
« Existe-t-il une « signature » biologique constituant un récepteur face à un astre émetteur ? La comparaison avec un poste de radio ne serait toutefois pas heureuse : cela impliquerait en effet qu’il y ait une volonté de l’astre de communiquer avec les hommes. Il s’agit plutôt d’une perception à un objet a priori indifférent, auquel un être sensible aura accordé arbitrairement un statut et que l’organisme s’est progressivement habitué à identifier et à localiser dans son environnement » (citation de Jacques Halbronn).
Sommaire
1. Les deux conceptions de l’astrologie
2. Présentation de l’astrologie « anthropologique »
3. Critiques et réfutations
a. L’envoûtement astral
b. Le « croire », l’objet et le « savoir »
c. L’orage, le Sida, l’odeur des roses et l’ADN
d. L’astrologie est-elle vénusienne ?
e. Astro à gogo et anthropologie à gogos ?
1. Les deux conceptions de l’astrologie
Il existe deux conceptions de la nature de l’astrologie :
▶ L’astro-symbolisme : Les écoles relevant de ce courant estiment que la relation de l’Homme avec le ciel est de nature symbolique, poétique ou spirituelle : l’astrologue « ne voit qu’un symbole. Le thème natal est seulement un symbole », et « l’étude scientifique de la connexité observable entre les phénomènes célestes et les changements plus ou moins caractérisés dans la vie de groupes ou d’individus n’est pas de son ressort » (Dane Rudhyar). Dans cette optique, il y a donc, d’une part, un « ciel réel », propriété des astronomes, et un « ciel-symbole » spécifiquement astrologique : « Si le ciel des astronomes est un système de faits identifiés par les instruments de calcul et d’optique, celui des astrologues représente un système de valeur à qualification humaine. Le soleil astrologique n’est pas identique à celui dont les lunettes noires cherchent, pour nos yeux, à voiler l’éclat » (André Barbault). L’astrologie est un discours mythologique, ésotérico-imaginaire, qui postule arbitrairement l’interdépendance Homme-Ciel, sans se soucier de légitimer cette affirmation par quelque cause objective que ce soit.
▶ L’astrologie naturelle : Citons Kepler : « De quelle manière la configuration du ciel au moment de la naissance détermine-t-elle le caractère ? Elle agit sur l’homme pendant sa vie comme les ficelles qu’un paysan noue au hasard autour des courges dans son champ : les nœuds ne font pas pousser la courge, mais ils déterminent sa forme. De même le ciel : il ne donne pas à l’homme ses habitudes, son histoire, son bonheur, ses enfants, sa richesse, sa femme… mais il façonne sa condition ». Dans cette optique, l’influence astrologique a des causes physiques qu’il s’agit d’élucider et de comprendre. L’Homme est biologiquement adapté à son environnement cosmique proche (le système solaire). Les astres agissent sur lui en émettant des signaux, probablement de nature gravifique, qui structurent initialement son organisme et son psychisme, et modifient périodiquement ses états d’excitabilité nerveuse.
L’astrologie ne se réduit pas à un discours, à un système de projection subjectivo-symbolique : ce sont les hommes qui symbolisent, à travers leurs théories, langages et images, leur relation concrète avec le système solaire. L’astrologie est une science naturelle méconnue, au carrefour des sciences humaines et des sciences physiques.
2. Présentation de l’astrologie « anthropologique »
Selon la thèse développée par Jacques Halbronn, l’influence astrale n’aurait aucune réalité physique objective. Nos lointains ancêtres, baignés d’irrationalisme religieux et frappés d’« astrolâtrie », auraient développé une croyance selon laquelle les planètes du système solaire auraient une influence réelle sur les comportements humains individuels et collectifs, alors que cette influence serait de l’ordre du pur mythe, du pur symbole, c’est-à-dire une création-projection anthropologique relevant de la subjectivité anthropocentrique : « Nous ne pensons pas que l’homme et les astres constituent une sorte de système qui aurait toujours existé depuis que l’homme est homme. Au départ, cette relation devait être purement culturelle, une astrolâtrie plutôt qu’une astrologie. Peu à peu, certaines sociétés humaines se sont en quelque sorte programmées pour percevoir le mouvement des astres à un niveau subconscient, et ce qui n’était au départ qu’un rite consensuel que l’on peut arrêter ou modifier à volonté est devenu une loi de plus en plus rigide ».
À force d’y croire et de répéter cette croyance de génération en génération pendant des millénaires, l’espèce humaine aurait fini, à force d’auto-persuasion inconsciente, par intégrer et fixer neurophysiologiquement ce système de projection illusoire d’une manière si puissante que les hommes d’aujourd’hui (ceux dont les coordonnées natales sont le matériau des statistiques de Michel Gauquelin), même non informés de l’existence de ce mythe et non-croyants en matière d’astrologie, continueraient de réagir physiquement aux positions, mouvements et cycles célestes : « La notion de projection est souvent perçue comme indiquant une représentation plus ou moins fictive, mais l’on se demandera si une projection ne peut évoluer vers la production d’un phénomène réel ? Si je confère à un objet une certaine fonction, est-ce que progressivement je ne réagirai pas en présence ou à la pensée de cet objet comme s’il exerçait effectivement l’effet que je lui ai dévolu ? Les travaux de Gauquelin s’inscrivent dans ces recherches concernant la préhistoire de l’astrologie, dans la mesure où les hommes auraient préservé génétiquement les marques de leurs anciennes croyances, ce qui semble encore la meilleure explication pour expliquer de tels résultats statistiques ».
Cette thèse, ou plutôt cette hypothèse, est astucieuse, en ce qu’elle propose un modèle apparemment rationnel pour décrypter le mystère de la relation entre l’Homme et les planètes du système solaire, tout en permettant d’éliminer tout questionnement sur les fondements physiques de l’astrologie. C’est en quelque sorte un lifting bavard des thèses de l’astro-symbolisme pur, celui qui prétend que les planètes astrologiques n’ont rien à voir avec les planètes astronomiques, et que la relation entre l’Homme et le Ciel relève tout simplement d’une pétition de principe selon laquelle « ce qui est en haut est comme ce qui est en bas » par l’intermédiaire d’un mystérieux jeu de « correspondances » symboliques arbitrairement décrété.
Admettons pourtant que cette hypothèse « symbolico-anthropocentrique » ait quelque chose de recevable, et cherchons à la réfuter.
3. Critiques et réfutations
a. L’envoûtement astral
Faisons pour un détour par l’ethno-psychiatrie. Un ethno-psychiatre contemporain, Tobie Nathan, s’est rendu compte que les psychothérapies utilisées en Europe étaient la plupart du temps inefficaces pour soigner les désordres psychiques dont souffraient les populations immigrées (arabes, noirs africains pour la plupart) dont il avait la charge. Il a alors approfondi ses recherches, dialogué avec des marabouts, des guérisseurs, des désenvoûteurs des pays d’origine de ses patients, et s’est rendu compte que, par exemple, les désenvoûtements rituels étaient psychothérapeutiquement efficaces lorsque les envoûtés étaient persuadés de l’être. Dans la culture originelle de ces malades, l’envoûtement était quelque chose de tout à fait naturel, évident. À l’inverse, on a observé que les mêmes techniques rituelles, chamaniques, de désenvoûtement, ne produisaient aucun effet sur des patients qui, non seulement ne croyaient individuellement pas à l’envoûtement, mais aussi dont la culture rationaliste-occidentale niait toute possibilité objective d’envoûtement.
Quel est le rapport avec l’anthropo-astrologie symbolico-mythique d’Halbronn ? Il paraît évident : il n’est pas nécessaire de « croire » en l’astrologie pour qu’elle soit efficace dans ses effets observables. Qu’un individu soit informé ou non de l’influence réelle ou imaginaire des planètes à sa naissance et des transits planétaires, l’expérience montre qu’il en subit clairement les effets. Les statistiques Gauquelin, qui n’ont rien de symbolo-mythique, même si elles sont méthodologiquement insuffisantes et critiquables, le démontrent clairement. L’étude de biographies de personnages célèbres le confirme également : que ces derniers aient cru ou non à l’astrologie (l’immense majorité d’entre eux n’y croient d’ailleurs pas), on peut parfaitement observer dans quelle mesure une dissonance Jupiter-Neptune natale caractérise objectivement un comportement individuel, et comment un transit Pluton-Soleil induit des effets non-identiques à ceux que l’on observe au cours d’une autre période caractérisée par un autre transit.
b. Le « croire », l’objet et le « savoir »
L’astrologie n’est donc pas une sorte d’envoûtement mystico-mythique efficace par répétition-bourrage de crâne, comme Halbronn semble le… croire. Ce qui n’empêche nullement de s’interroger sur les relations entre croyances et réalités objectives : on peut « croire » en de purs mythes, en de totales illusions, aussi bien qu’on peut « croire » en la réalité objective et mesurable. Le « croire » et le savoir expérimental, le religieux et le scientifique (qui n’est souvent qu’une forme moderne de croyance), ne s’opposent pas nécessairement. Le « croire » peut être la perception intuitive d’un savoir qui ne demande qu’à se développer. On peut aussi savoir en se passant de croire. Le « croire » n’est jamais qu’un a priori subjectif qui ne demande qu’à être infirmé ou confirmé par un savoir expérimental immédiatement disponible ou à venir.
« Je crois, en tout état de cause, que l’astrologie n’est pas une affaire de découverte et que même ce qui est découvert de l’influence astrale est aussi le résultat d’une invention antérieure des hommes », écrit Halbronn. Ce en quoi il opère une brillante et ultraparadoxale confusion « R-E ». Il est évident que les théories et discours par lesquels nous essayons de nous représenter, de formaliser (niveau ‘r’ d’arrivée) les influences planétaires sont des modèles issus des facultés imaginatives, spéculatives et analytiques de l’esprit humain, et qu’en ce sens elles peuvent être taxées d’anthropoïdie ou d’anthropocentrisme. Mais ces modèles sont, semble-t-il, nés de l’observation (niveau ‘E’ de départ) de faits que l’on a par la suite cherché à nommer, identifier, définir par le truchement d’un système de représentation (niveau ‘r’ d’arrivée)… à moins qu’ils n’aient jailli d’une mystérieuse intuition (niveau ‘T’ de départ) de l’ordre du monde ?
Par la suite, ces modèles (comme tous les modèles de n’importe quel type de croyance ou de savoir) ont acquis leur autonomie, et sont devenus des schèmes permettant a priori (niveau ‘R’ ou « Représentation extensive » : comment se diffusent les modèles) de procéder à une lecture lecture des relations Homme-Ciel. Cette réalité autonome du monde de nos représentations n’est en rien contradictoire avec le fait qu’indépendamment de nos croyances et de nos savoirs, le monde objectif existe. Croyances et savoirs nous permettent de donner à ce monde un sens, de l’expliquer ou d’en saisir plus ou moins fidèlement les mécanismes de fonctionnement d’une manière plus ou moins pertinente ou illusoire, sachant que les pertinences d’une époque sont fréquemment taxées d’illusions ultérieurement… et vice-versa.
c. L’orage, le Sida, l’odeur des roses et l’ADN
Certes, les mots « orage » et « éclair » sont de pures inventions de l’esprit humain. Mais quand l’innommable chose (en référentiel ‘tE’) que l’on nomme, linguistiquement à tort où à raison, un « éclair » foudroie au cours d’une innommable chose nommée « orage », une innommable chose nommée « anthropoïde » capable ou non d’inventer des dictionnaires et des définitions, la chose bipède et pensante en question subit un innommable phénomène objectif pour lequel nous avons inventé un mot pour le qualifier : « décès ». Autres exemples : le virus du SIDA était efficace avant qu’il ne soit nommé… On n’a pas besoin de donner un nom à une radiation atomique insidieuse et invisible pour qu’elle provoque dans votre organisme des mutations moléculaires, les roses sentaient bon avant qu’on ne les affuble d’un mot composé de deux syllabes, deux consonnes et deux voyelles, et la génétique présidait à nos mécanismes de reproduction avant qu’un savant ne mette un nom sur une autre « innommable chose » aujourd’hui connue sous l’appellation d’ADN.
Bref, l’anthropo-astrologie subjective et pseudo-historiciste d’Halbronn confond activement le mot et la chose. Dans l’optique d’une astrologie naturelle, les astres ont sur nous des influences dont l’efficacité n’est pas proportionnelle à la précision et à la pertinence des théories explicatives et dénominations par lesquelles nous cherchons à nous représenter et à comprendre ces influences.
d. L’astrologie est-elle vénusienne ?
Gag : par la fonction ‘eR’ (existence de Représentation), un mot (ou la théorie explicative, ou le mythe) peut faire exister une chose, a une influence physique sur la chose. Pensons aux mystiques chrétiens stigmatisés : le vendredi commémorant le jour de la passion du Christ, la paume de leurs mains présente d’inexplicables plaies, telles celles des mains du crucifié. La croyance a priori dans un système de représentation (la révélation chrétienne, ici niveau ‘R’ de départ), induit donc des effets physiologiques mesurables (les plaies du stigmatisé, niveau ‘e’ d’arrivée). Fort bien. Mais non seulement ce phénomène n’arrive pas à l’ensemble des chrétiens adhérent a priori au système de représentation biblico-évangélique, mais de plus ce type de phénomène ne s’observe jamais chez les bouddhistes, les musulmans, les hindous, et encore moins chez les athées et les agnostiques. On revient là à l’ethno-psychiatrie.
« existence de Représentation » : c’est bien par le truchement de cette vénusienne formule que Jacques Halbronn, dernier avatar bavard de l’astro-symbolisme, cherche à légitimer l’astrologie. L’astrologie selon cette thèse ne serait efficace que pour les stigmatisés (niveau ‘e’ d’arrivée) culturellement programmés (niveau ‘R’ de départ) qui y croient. Mais que faire alors des dizaines de milliers d’individus que Gauquelin a utilisés à travers leurs coordonnées natales pour tester la réalité objective de l’astrologique ? « Croyaient »-ils tous, consciemment ou subconsciemment, à Gauquelin ou à l’astrologie ? Gauquelin n’a-t-il fait qu’observer et mesurer une vaste stigmatisation astrologique collective ? Il est d’ailleurs hautement comique qu’Halbronn se fasse le thuriféraire de Gauquelin, dont les travaux démontrent exactement l’inverse de sa thèse astro-anthropo-imaginaire…
Petit problème : les recherches historiques aussi bien que le plus élémentaire bon sens anatomique montrent que les clous doivent être plantés dans les poignets pour que la crucifixion dure suffisamment longtemps pour qu’il y ait mort par étouffe ment progressif. Des clous plantés dans la paume des mains déchirent très vite les tissus et les os délicats de la main sont physiquement incapables de résister longtemps à la traction et au poids du corps… Cette anecdote illustre bien la différence entre Vénus et Mars, entre la puissance évocatrice de nos a priori (‘eR’) et la matérialité des faits (‘eE’).
e. Astro à gogo et anthropologie à gogos ?
La thèse d’Halbronn implique un conditionnement de type pavlovien-Coué : à force de se répéter que les astres ont de l’influence, l’humanité astrolâtre aurait fini, non seulement par y croire, mais aussi par modifier l’organisme de la multitude d’individus qui la composent afin qu’ils puissent « reconnaître » neurophysiologiquement (subconsciemment ou inconsciemment) les positions et mouvements des astres.
Soyons plus précis : il ne prétend pas que l’humanité toute entière est crédulo-astrolâtre et astro-conditionnée, mais que « certaines sociétés humaines se sont en quelque sorte programmées pour percevoir le mouvement des astres à un niveau subconscient… ce qui n’était au départ qu’un rite consensuel ».
Nous nageons là en plein délire. Pour qu’un automatisme de répétition (base du conditionnement astro-pavlovien selon cette thèse) soit efficace, il faut que le même stimulus simple et sans ambiguïté soit répété selon des périodicités précises et régulières, et suivi, pour l’individu que l’on entend conditionner par ce stimulus, d’une gratification ou d’une punition adaptée à la réponse que l’émetteur de stimuli entend recevoir. C’est ainsi qu’on dresse son chien, c’est-à-dire que l’on modifie son comportement concret (niveau ‘e’ d’arrivée) à partir d’un système d’injonctions normatives (niveau ‘R’ de départ).
On peut ainsi effectivement conditionner des chiens, des individus humains… et aussi des masses humaines, à travers des mots d’ordre, slogans et mises en scène emblématiques. Mais pour le conditionnement de masse, encore faut-il que chacun, et surtout la majorité des individus (effet d’entraînement) appartenant à une masse accepte d’adhérer à ce conditionnement. Sinon, ça ne marche pas.
Rien de tel en ce qui concerne le prétendu conditionnement « culturello-astrologique » que défend Halbronn.
En ne considérant que les Signes solaires, pour que ce type de conditionnement soit opérant, il aurait fallu qu’une culture astrologique dominante et influente — ce qui n’a jamais existé — inculque pendant des siècles à la majorité des individus, sinon à chacun d’entre eux, qu’il existait des catégories psychologiques ou comportementales astrologiques (Bélier, Cancer, Sagittaire ou Capricorne) à l’intérieur desquelles il pouvaient, non seulement se reconnaître, mais mouler leurs comportements. Un génotype ne se transforme pas en phénotype en quelques années. Et que dire alors des influences planétaires, alors que l’immense majorité de l’humanité ignore à tout des significations planétaires ?
La conception « anthropologique » de l’astrologie est à l’évidence absurde. Elle n’est qu’une resucée jargonnante de la conception « symboliste » traditionnelle. Réfléchissez à tout ça. La thèse d’Halbronn est profondément contradictoire avec celle de l’astrologie conditionaliste.
Et Jacques Halbronn n’est certainement pas conditionaliste
jeudi 18 novembre 2021
Jacques Halbronn Les décés paralléles de Michel Guquelin te de Patrice Guinard
Jacques Halbronn: 1991-2021 A trente ans d’intervalle: décés de Michel Gauquelin et Hervé Patrice Guinard,nés à 29 ans d’écart: 1928 et 1957 . Leurs deux noms commencent par la lettre G. Jolie synchronie!
Deux annonces surprenantes à quasiment 30 ans d’intervalle, l’une survenue le 29 mai 1921 et l’autre le 9 septembre 2021 avec des naissances quasiment, elles aussi, à 30 ans d’intervalle, respectivement le 13 novembre 1928 et le 4 novembre 1957, donc avec des soleils presque conjoints en scorpion.
Nous avons bien connu l’un et l’autre lesquels ont participé à nos colloques. Pour Michel Gauquelin, ce fut en 1987 et 1988, Pour Hervé (plus tard Patrice) Guinard, dès 1983, à Nantes, puis à Angouléme (1992) et à Dijon (1993), sans parler de Paris et Toulouse. Dans les deux cas, on trouvera des vidéos sur notre chaîne de la Subconscience-Téléprovidence. En décembre 2000 un important congrès CURA-MAU s’était tenu à Paris: Frontières de l’astrologie. Nous avions assisté à sa soutenance de doctorat en 1993, à la Sorbonne. Guinard avait beaucoup fréquenté notre bibliothèque de la rue de la Providence dans les années qui précédèrent la dite soutenance et nous avons le reléve de sa main des ouvrages empruntés. Guinard avait notamment exploité nos recherches concernant Eustache Lenoble, dont l’Uranie était parue en 1697 (cf un premier article dès 1987, dans la revue Astralis reprise par Maurice Charvet dans les conditions que l’on connait.
Cela dit, par la suite, Guinard se consacrera essentiellement au « Corpus Nostradamus », domaine où nous l’avions précédé sinon initié et il aura publié surtout dans ce domaine. Au niveau astrologique, il était passé par l’Astrologie Conditionaliste de Jean-Pierre Nicola dont il entendait prolonger la recherche et la réflexion (cf son « Manifeste »)
I Michel Gauquelin Lorsque Gauquelin décéde, au printemps 1991, un de ses livres doit être publié par nos soins, ce sera en 1992 les Personnalités planétaires. On lira son compte rendud(dans « Aspects de l’Astrologie »)de notre essai « La pensée astrologique » (in Histoire de l’Astrologie de Serge Hutin, Artefact 1986) où Gauquelin reconnait notre travail d’explication de ses résultats statistiques. D’où une publication posthume qui nous valut des déboires avec son fils Daniel et sa famille (dont nous avons traité ailleurs)
II Patrice Guinard décéde au même âge que Gauquelin, à peu de choses près, dans des conditions que nous ignorons encore à l’heure où nous écrivons. Nous avons été le premier en France à signaler sa mort (laquelle fut d »abord signalée en anglais:
AFAN | Association for Astrological Networking a retweeté
Jacques Halbronn: 1991-2021 A trente ans d'intervalle: décés de Michel Gauquelin et Hervé Patrice Guinard,nés à 29 ans d'écart: 1928 et 1957 dans ASTROLOGIE _oLkrFtz_normal
Chris Brennan
@chrisbrennan7
·
4 nov.
I just learned that the French astrologer Patrice Guinard passed away in September, and his ashes were laid at the cemetery today on his birthday. His CURA website has been an important archive and international resource for astrologers for years: http://cura.free.fr
Curieusement, à la date où nous écrivons, son décés n’est pas encore signalé sur son site cura.free.fr. Ce décés pose le probléme des archives qui avaient été confiées à Guinard en 2010, à savoir la collection de documents photocopiés de la Bibliotheca Astrologica et nous ignorons ce qu’il va en advenir, ce qui risque de poser probléme avec les héritiers. Il serait en tout cas facheux que ces milliers de pages soient perdues, égarées ou détruites et pour notre part, nous considérons qu’il serait bon que nous les récupérions dans les meilleurs délais ou que ce fonds « Halbronn » soit pris en charge par une structure compétente, en mesure de les mettre à la disposition des chercheurs. Guinard avait notamment mis en ligne en 1999 lors de la création du CURA notre CATAF, Catalogue Alphabétique des Textes Astrologiques Français.
JH 18 11 21B
vendredi 3 avril 2009
TPH-17
Colloque Paris-Tolbiac, 27-29 mai 1988(Hôtel Urbis (depuis Ibis) et Salle Providence)
Sur le thème : LA RAISON DES MAISONS
PREMIER VOLET
PREMIER VOLET
L'enregistrement vidéo du colloque 1988 a été réalisé sous la direction de Guy Deffeyes.
Partie A
Robert Amadou (décédé), Krista Leuck, Germaine de Bock (-décédée); Aurore de Lauberie,
Francis Santoni, Didier Racaud (décédé)
Partie B :
Pierre Heckel, Marie Delclos, Bernard Blanchet
Partie C :
Jacques Dorsan, Didier Racaud, Michel Gauquelin, Jean-Luc Caradeau ,
Marie Delclos, Claudine Deroussy, Robert Amadou.
Contacts :
Krista Leuck -Site-
Germaine de Bock (décédée),
Aurore de Lauberie 13006 MARSEILLE : 09 61 65 83 98
Guy Deffeyes -Site-
Edouard Brasey -Site-
Pierrick Bourgault Mail
Jean Marés (décédé) voir : ICI
Francis Santoni : Site D'auréas : ICI
AUREAS, 15 rue du Cardinal Lemoine. 75005
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