LA REVUE ASTRO-PROPHETIQUE
Etudes de Critique biblique, astrologique nostradamiquej et linguistique.
jeudi 22 janvier 2026
jacques halbronn Astrologie et politique. La recherche périodique de solutions aux crises
solve et coagula alchimie
Solve et coagula en alchimie
jacques halbronn Astrologie et politique. La recherche périodique de solutions aux crises
Selon nous, la meilleure définition de l'Astrologie est liée à la recherche de solutions, plus ou moins bonnes, à des moments précis cycliquement, à savoir l'entrée de Saturne en signe cardinal ou le passage de Saturne à 15° d'un signe fixe, soit 8 fois en 28 ans, donc tous les 3 ans et demi. Dans le premier cas, la solution sera plutôt heureuse, dans la seconde, plutôt douteuse, aventureuse, hasardeuse. Le leader providentiel est celui qui proposera une solution à une crise, permettant, en principe, de la résoudre. Il y a de vraies et de fausses solutions qui alternent à un rythme rapide d'où l'importance d'en connaitre par avance le calendrier et le timing. Rappelons que la solution peut vite devenir le probléme.
“Le problème, c'est la solution” est une phrase de Paul Watzlawick qui résume magistralement l'approche interactionnelle. D'après Paul Watzlawick et l'équipe de chercheurs avec qui il a travaillé à Palo Alto, les problèmes humains, lorsqu'ils perdurent, sont le résultat de tentatives de solution qui ont échoué.
sur le web SOLUTION
"Nom commun formé ;par adjonction d'un suffixe "-tion"à partir du verbe latin "solvo" dont le participe passé est "solutus" et qui signifie " je délie" puis je désagrège, dissous"Ce verbe latin se décompose lui-même en deux éléments :
" luo" qui signifie " délier,désagréger, laver, effacer", racine issue du grec (ce qui explique qu'on la retrouve en français sous la forme "ly-", le u grec ayant été transcrit en français par y ;
"se" préfixe indiquant la séparation ."
Ce mot est apparu en Français au XIVème siècle. D’après son étymologie solution signifie donc « action d’effacer en séparant ».
Le terme "Solution" - en allemand Lösung est lié à la Question Juive. On le retrouve en 1896 et en 1941 lors du passage de Saturne
à la moitié du Scorpion en 1896-97 et à la moitié du Taureau en 1941-42, doit deux débuts de périodes HESSED. Nous avons publié un ouvrage concernant l'Etat Juif de Théodor Herzl et le Congrès de Bâle (Le sionisme et ses avatars au tournant du XXe siècle, Ed Ramkat 2002) Herzl proposait l'Essai d'un solution moderne de la Question Juive, ce qui conduira à la création de l'Etat d'Israel (1947-4, dans la cadre de l'ONU) avec Saturne à la mi-Lion, donc en phase Hessed.En 1941, en phase Hessed, les nazis proposeront une "Solution finale de la Question Juive", ce qui conduira à la Shoah et à l'extermination de milions de Juifs. En 1944, le Débarquement "allié" aura lieu lors . de l'entrée de Saturne en Cancer, donc en début de phase Din et cette "solution" aura eu des effets positifs, conduisant à la capitulation allemande et au démantélement (bien tardif) des camps de concentration (Auschwitz etc)
Der Judenstaat: Versuch einer modernen Lösung der Judenfrage : Herzl, Theodor: 1896 En 1958, la bonne/vraie solution pour la France, était bien De Gaulle et le projet de nouvelle constitution mais en 1962 avec Saturne passant de Din à Hessed, la mauvaise solution pour la France fut choisie pour le conflit algérien, Saturne étant passé dans la seconde partie du signe fixe du Verseau. 1981 était la bonne solution pour la France, 1983 et le tournant de la rigueur était la mauvaise solution.
Le sionisme selon Theodor Herzl - 1896 - Clio Texte
Theodor Herzl - L'ETAT JUIF. Paris, 1926 - Limited edition French - DYNASTY AUCTIONS
Il ressort que la recherche de solutions, à toutes les époques, aura été probablement liée au passage périodique de Saturne sur les 8 points signalés plus haut. On retrouve la question du traitement des crises dans le document suivant avec l'usage du mot SOLUTION,
Sur le web
"Face à l’accélération des crises climatiques, agricoles, sanitaires et environnementales, et à l’urgence de transformations profondes des systèmes agricoles, alimentaires et forestiers, INRAE présente sa stratégie scientifique à l’horizon 2030. Philippe Mauguin, PDG d’INRAE, et Carole Caranta, DG déléguée Science et Innovation, lancent les 15 défis “Recherche et Innovation” de la stratégie scientifique de l’institut. Objectif : produire pour les 5 enjeux prioritaires, d’ici 3 à 5 ans, des solutions concrètes et mobilisables par les acteurs socio-économiques, les filières et les pouvoirs publics. "
Nous proposerons donc, désormais que l'astrologie mondiale se focalise sur l'émergence de solutions comme enjeu politique majeur de nos sociétés, tout en ayant conscience de la diversité de celles-ci, la phase Din étant vouée à corriger le solutions adoptées en phase Hessed, 3 ans et demi plus tôt, ce qui vaut pour la période actuelle où la phase Din qui se profile avec Saturne en bélier vient amender les effets de la phase Hessed de 2022 où émergea la NUPES. On peut penser qu'en son temps, Jésus a pu penser apporter une "solution" à la conflictualité affectant les relations entre le monde judéen et le monde de la Maison d'Israel. On comprend mieux la formule de la Genése:, chapitre III Le serpent a raison: la connaisance liée à cet arbre confère à l'homme un pouvoir considérable qui lui évite de commettre des fautes.
ד וַיֹּאמֶר הַנָּחָשׁ, אֶל-הָאִשָּׁה: לֹא-מוֹת, תְּמֻתוּן. 4 Le serpent dit à la femme: "Non, vous ne mourrez point;
ה כִּי, יֹדֵעַ אֱלֹהִים, כִּי בְּיוֹם אֲכָלְכֶם מִמֶּנּוּ, וְנִפְקְחוּ עֵינֵיכֶם; וִהְיִיתֶם, כֵּאלֹהִים, יֹדְעֵי, טוֹב וָרָע. 5 mais Dieu (Elohim) sait que, du jour où vous en mangerez, vos yeux seront dessillés (lire décillés, de cil), et vous serez comme Dieu (Elohim), connaissant le bien et le mal."
Or, paradoxalement, on nous présente ce passage comme celui de la faute d'Adam alors que c'est l'antidote à la faute qui lui est offert par le serpent, lequel trahit d'une certaine façon Elohim, à l'instar de Lucifer. En ce sens, l'astrologie est perçue comme la libération d'Adam si ce n'est que cet arbre de la connaissance du bien et du mal ne sera offert à l'Humanité qu'à l'Ere du Verseau, c'est à dire à présent seulement.
JHB 22 01 26
mercredi 21 janvier 2026
-jacques halbronn Le pentateuque comme contrefaçon Israelite, Réponse à Israel Finkelstein
-jacques halbronn Le pentateuque comme contrefaçon Israelite, Réponse à Israel Finkelstein
On ne saurait affirmer comme le suggère Finkelstein que la Bible serait avant tout l'oeuvre des tenants du Royaume de Juda ou de leurs descendants. Le Livre de l'Exode est carrément une fabrication "israélite", comme le démontre la référence constante aux Enfants (Fils) d'Israel. Le personnage de Moïse, l'Hébreu (Exode I)) y est présenté comme s'adressant aux Fils d'Israel. On nous parle d'une conquéte de la Terre de Canaan par les Israélites alors que ceux-ci étaient la population ainsi envahie et soumise à la dynastie davidienne, comme cela est indiqué dans le débat qui fait suite à la mort de Salomon avec son fils Roboam auquel il était demandé d'alléger le fardeau du tribut, ce qui sera réfusé, causant la Sécession; Le clivage ne naquit pas alors mais il est révélateur d'une dualité bien plus ancienne qui perdurera bien après la destruction du Royaume d'Israel, au VIIIe siècle avant JC. On ne sera donc pas trop surpris de voire Jésus indiquer qu'il s'occupera avant tout des brebis perdues du Royaume d'Israel, à savoir une population gravitant autour de la Judée mais néanmoins tenue à l'écart. Jésus s'était mis en tête de restituer une certaine unité mais probablement pas dans les conditions qui prévalaient à la mort de Salomon.
La généalogie des 12 tribus est certainement un faux visant à légitimer la demande d'unité et d'égalité émanant des Israélites. Il est possible, cependant, qu'un découpage ait eu lieu sous Salomon confèrant aux diverses provinces du Royaume les noms des fils de Jacob (surnommé Israel). En ce sens, les "Fils de Jacob-Israel" engloberaient les tribus de Benjamin et de Juda.! Il n'est pas question ici d'établir une quelconque vérité historique mais de montrer simplement le caractère de contrefaçon du Livre de l'Exode.
Nier l'opposition entre les deux populations va à l'encontre de ce qu'on peut lire au début du Livre d'Ezékiel ainsi que dans le Livre des Chroniques révélateur de l'animosité persistante encore lors de l'Exil vers Babylone. Quant à l'édit de Cyrus ramenant les Judées à Jéruslame, resitué dans Ezra 1, il apparait sous une forme contrefaite au profit d'Israel dans le Deutéro Isaïe - une addition comme son nom l'indique-, au Chapitre 45.
sur le web
"Les chapitres 40 à 66 ne sont pas les seuls à être certainement postérieurs à l'époque d'Isaïe. En effet, les chapitres 36 à 39 sont une reprise, avec d'importantes différences, d'un texte historique qui se trouve aussi dans le second livre des Rois (2 Rois 18,13)"
Ainsi, c'est une contre-vérité que de présenter le Penateuque comme l'oeuvre de rédacteurs à la solde du Royaume de Juda. On ne saurait confondre disparitiion d'un Etat et disparition d'une peuple et ce peuple Israélite a émigré en partie en Judée tout comme les Algériens ont émigré vers l'hexagone après l'Indépendance.(1962). On peut aussi se référer à l'édit de Nantes de 1598, sous Henri IV tentant de faire converger les partis qui 's'étaient opposés durant les Guerres de Religion, ce qui aura notamment abouti à la formation des Centuries (de quatrains) attribuées à Nostradamus, lesquelles rassemblent des textes d'inspiration contraire (cf notre post doctorat, Le Dominicain Giffré de Réchac et la naissance de la critique nostradamienne au XVIIe siècle, 2007)
Certes, l'on aura sous estimé l'impact israelite sur la Bible, ce qui explique que Finkelstein en aura sous estimé l'ampleur indéniable, en arrivant à accuser la Bible d'occulter le Royaume d' Israel alors même que les Evangiles témoigent de la persistance d'une forte discrimination, ce qui conduit à ne pas prendre la mesure de la mission de Jésus lequel ne se serait pas adressé, nous dit-on, aux populations israélites ostracisées de son temps. Selon nous, en réalité, Jésus aura voulu dépasser un ancien clivage historique à l'occasion de sa réforme annoncée des pratiques. Finkelstein écrit (Le Royaume oublié, p. 15): "L(Histoire de l'Ancien Israel, telle qu'elle apparait dans la Bible hébraîque a été rédigée par des auteurs judaïques". Or, rien n'est moins sür. Nous pensons que le texte biblique aura récupéré un corpus assez hétérogéne, comportant des sources fort diverses et cette compilation a dû être fort tardive au point que l'on aura tout pris en bloc de façon syncrétique, c'est à dire tout ce qui contenait des éléments communs, d'une façon ou d'une autre. Finkelstein d'ailleurs reconnait que des textes "furent sans doute apportés en Juda par des réfugiés israélites après la chute du Royaumed'Israel" Dès lors, comment cet auteur peut il affirmer une page plus tôt que la bible hébraïque a été redigée par des auteurs judaïques"? En ce qui concerne les différences et les dissymétries entre les deux Royaumes cela va dans le sens de la thèse d'une population locale aux origines variées déjà en place au Nord et conquise par une invasion judéenne dotée d'une population d'un seul tenant, qui l'asservira comme l'indique le Deutéronome et qui s'installera au Sud.
Bibliographie I. Finkestein
Un archéologue au pays de la Bible Ed Byard, 2008
Le Royaume biblique oublié . Ed Odile Jacob, 2013 Aux origines de la Torah (avec Thomas Röhmer, Ed Bayard 2019
Le Monde de la Bible Débat L'archéologie contredit-elle la Bible Spécial numéro 2012
JHB 21 01 26
mardi 20 janvier 2026
jacques halbronn Epistémologie. Pour une anthropocosmologie entre Ciel et Terre.
acques halbronn Epistémologie. Pour une anthropocosmologie entre Ciel et Terre.
Genèse I,1
Au commencement dieu créa le Ciel et la Terre.
On ne cesse dans les Ecritures de relier ces deux plans, "sur la terre comme aux cieux". Mais a-t-on pour autant pris la juste mesure d'une telle formule. Il semble que l"on aille soit dans un sens, soit dans l'autre mais non conjointement. Dans le cas de l'astrologie, certes , l'on prend la peine de dresser un thème natal (horoscope) tenant compte du lieu de naissance mais ce n'est jamais que la "carte du ciel" et les données proprement anthropologiques font défaut, d'autant que les astrologues actuels se référent avant tout sinon exclusivement au système solaire et ne complétent pas leur connaissance de l'astronomie par une véritable assiste psycho-sociologique, notamment en ce qui concerne la distinction des sexes. En bref, on distingue des périodes mais cela ne s'articule pas sur des structures anthropologues. C"est une telle lacune qui plombe l'Astrologie. Décidément, l'astrologie contemporaine n'aura juré que par le bagage astronomique au point de basculer dans une inflation de facteurs en astrologie mondiale notamment tandis que le thème natal se réduisait à une astronomie de position. Michel Gauquelin, avec ses recherches statistiques aura certes pris en compte des clivages socio-professionnels qu'il aura connectés avec les positions en mouvement diurne.
Or, dans notre approche, il s'agit de tout autre chose à savoir la prévision non plus dans le temps mais dans l'espace et les basculements sociaux qui en découlent. Autrement dit, une prévision astrologique digne de ce nom devrait être capable d'annoncer des changements de milieux en termes de domination et de soumission. Nos travaux sur les topiques sensorielles montrent que le milieu féminin - la société féminine - ne fonctionne pas comme le milieu masculin. Vu que chaque milieu a des valeurs qui lui sont propres, il devient ipso facto possible de décrire et de prédire des changements de climat, une cyclicité socio-météorologique.
D'aucuns objecteront que l'on véhiculerait, ce faisant, des clichés sexistes, racistes. Il y a bien là quelque obstacle épistémologique au niveau des mentalités et l'on pourrait craindre que cela ne ferait qu'ajouter aux blocages auxquels l'astrologie est déjà en butte. Mais il importe précisément d'explorer tout ce qui pourrait désenclaver l'astrologie sachant que du côté des astronomes, l'astrologie n'est pas jugée crédible, les astronomes constituant le fer de lance de l'anti-astrologie présente.(cf le Que sais je de Zarka Kunth "L'astrologie" dans la ligne de celui de Paul Couderc, après guerre)
Il importe, selon nous, de respecter les différences, les clivages spatio-temporels et pas seulement les uns ou les autres.
Nous pensons pouvoir contribuer à des éclaircissements sur l'ensemble et démontrer que l'on ne saurait les séparer mais qu'il faut les coordonner, les connecter. On ne peut , selon nous, faire reconnaitre l'alternance des périodes qu'au regard des phénoménes socio-culturels. En fait, ce sont les clivages chromatiques qu'il nous faut retenir sur le plan terrestre comme sur le plan céleste. Rappelons que dans le discours religieux, en lien avec Genése I, il y a un paralléle entre ce qui se produit dans le ciel et sur terre.
Matthieu 6
…9Voici donc comment vous devez prier: Notre Père qui es aux cieux! Que ton nom soit sanctifié; 10que ton règne vienne; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Ecclésiaste III,1
Moi, l'Ecclésiaste, j'ai été roi d'Israël à Jérusalem. 1.13: J'ai appliqué mon coeur à rechercher et à sonder par la sagesse tout ce qui se fait sous les cieux
En Astrologie septénale, l'alternance des phases doit nécessairement être marquée par une alternance des populations, d'où l'importance qu'il y a à les identifier et à les qualifier. Le passage de la phase "Din" à la phase "Hessed" doit pouvoir se remarquer:un changement en haut doit impérativement générer un changement en bas. De même que les planétes se distinguent les unes des autres par leur apparence, de même en est-il pour les peuples, le terme désignant ici les populations dont l'aspect physique est remarquable.(cf déjà nos observations chromatiques dans Clefs pour l'Astrologie, 1976) Cette alternance semble pouvoir correspondre au passage d'un monde préadamique aux ères adamiques relativement récentes (cf notre Théologie Réformatrice)
Ainsi, pour nous, la phase Hessed serait liée au monde pré-adamique et la phase Din au monde établi par le Plan Divin. La phase Hessed reléverait d'un modéle évolutionniste et la phase Din d'un modéle créationniste. Les femmes dépendraient du premier modéle et les hommes du second, ce qui expliquerait les différences sensorielles (cf L'Astrologie Sensorielle, in magazine Cosmopolitan, décembre 1976). Cela nous renvoie éventuellement au mythe de la Caverne (Platon) et notamment à la question de la Lumière. On passerait du monde des ténébres au monde des luminaires.
א בְּרֵאשִׁית, בָּרָא אֱלֹהִים, אֵת הַשָּׁמַיִם, וְאֵת הָאָרֶץ. 1 Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre.
ב וְהָאָרֶץ, הָיְתָה תֹהוּ וָבֹהוּ, וְחֹשֶׁךְ, עַל-פְּנֵי תְהוֹם; וְרוּחַ אֱלֹהִים, מְרַחֶפֶת עַל-פְּנֵי הַמָּיִם. 2 Or la terre n'était que solitude et chaos (tohu bohu) des ténèbres couvraient la face de l'abîme, et le souffle de Dieu planait à la surface des eaux.
ג וַיֹּאמֶר אֱלֹהִים, יְהִי אוֹר; וַיְהִי-אוֹר. 3 Dieu dit: "Que la lumière soit!" Et la lumière fut.
ד וַיַּרְא אֱלֹהִים אֶת-הָאוֹר, כִּי-טוֹב; וַיַּבְדֵּל אֱלֹהִים, בֵּין הָאוֹר וּבֵין הַחֹשֶׁךְ. 4 Dieu considéra que la lumière était bonne, et il établit une distinction entre la lumière et les ténèbres.
ה וַיִּקְרָא אֱלֹהִים לָאוֹר יוֹם, וְלַחֹשֶׁךְ קָרָא לָיְלָה; וַיְהִי-עֶרֶב וַיְהִי-בֹקֶר, יוֹם אֶחָד. {פ} 5 Dieu appela la lumière jour, et les ténèbres, il les appela Nuit. Il fut soir, il fut matin, un jour.
En phase Hessed (Saturne à 45° des deux axes saisonniers, l'équinoxial et le solsticial), on est dans la proximité physique, d'où la sensibilité olfactive qui prime sur la sensibilité visuelle. Inversement, en phase Din, l'olfactif est éclipsé par le visuel, ce qui génére un autre paysage sensoriel. Quand on est sorti de l'épidémie du Corona Virus, les masques ont fini par disparaitre. Le masque est le déni du visuel, il cache les traits du visage et cela correspond à des populations ne valorisant pas l'apparence du faciés, ce qui vise plutôt les noirs que les blancs. Inversement, les sociétés masculines sont taxées de "sales"
Sur le web
Le point de vue de François Kraus, directeur du pôle Genre, Sexualité et Santé Sexuelle à l’Ifop :
Loin d’être un sujet futile pouvant prêter à sourire, le manque d’hygiène corporelle des Français constitue aujourd’hui un véritable enjeu de santé publique au regard de cette étude qui montre qu’on ne peut plus le réduire à un cliché déconnecté de toute réalité… Car en dépit des larges progrès observés depuis l’après-guerre, des “poches de saleté” persistent dans certaines catégories de la population comme les hommes, les personnes âgées et isolées, ce qui explique sans doute pourquoi l’hexagone reste en retard au regard des standards de propreté : la France étant classée au 50ème rang sur 63 pays en matière d’hygiène des mains d’après une enquête internationale publiée en 2015 (Win Gallup International). Or, dans le contexte à haut risque du Coronavirus, l’application des règles d’hygiène de base comme le lavage des mains n’est plus seulement un devoir envers et pour soi-même mais aussi un devoir envers les autres.
Inversement, certaines sociétés sont particulièrement bruyantes. Les femmes ont tendance à parler trop fort, trop vite et à laisser l'espace privé empiéter sur l'espace public.(téléphones portables, fous rires compulsifs. On dira que les femmes empoisonnent leur entourage par leurs propos alors que les hommes se rendent malades par leur incontinence alimentaire. Ils mangent trop, trop vite, d'où une incontinence intestinale, des vomissements.
sur le web:
" perte involontaire de selles solides, de selles liquides, de mucus et de gaz intestinaux ; absence de perception du besoin de déféquer ou perception du besoin de déféquer avec l'incapacité de retenir les selles ou les gaz et de retarder la défécation".
Chaque population est cause, à tour de rôle, d'un espace à l'autre, de nuisances sociales diversement tolérées.
En conclusion, si l'on n'étudie pas la spécificité des différents groupes, l'on risque de ne pas pouvoir faire apparaitre une certaine cyclicité.
L'astrologie ne pourra s'affirmer qu'à cette condition. Tout refus de différenciation ne peut que bloquer sa reconnaissance au niveau collectif, l'approche individuelle en astrologie nous apparait comme une fausse piste, sur le plan scientifique.
JHB 20 01 26
Claudine Sagaert, Histoire de la laideur féminine
Claudine Sagaert, Histoire de la laideur féminine, Paris, Imago, 2015, 260 p., préface de David Le Breton, postface de Georges Vigarello, ISBN : 978-2-84952-817-4.
1Parcourant les successives perceptions de la laideur féminine de l’Antiquité à nos jours, l’étude que propose Claudine Sagaert, docteur en sociologie, adopte une approche pluridisciplinaire que vient soutenir un riche corpus empruntant à la philosophie, à l’anthropologie, aux sciences médicales et encore à la littérature. Si elle circonscrit, plus qu’elle ne restreint, son examen au féminin, c’est que l’auteur entend acter une dissymétrie, jusqu’alors peu documentée, entre le jugement de la laideur féminine et celui de la laideur masculine. D’une part, les discours sur la laideur, essentiellement émis par des hommes, favorisent quantitativement la référence au féminin. D’autre part, l’appréhension de la laideur se trouve déterminée par le genre qui la supporte, condamnant de manière toujours plus martiale celui que l’on qualifie par ailleurs de beau sexe. Plus qu’un jugement esthétique, la sentence de laideur a souvent constitué pour le sujet féminin une condamnation morale déterminée par un regard masculin.
1 Aristote estime, par exemple, que la forme, condition du beau, est reliée au sujet masculin alors q (...)
2La généalogie que propose l’auteur s’organise en trois temps, constituant les trois parties de l’ouvrage. Le premier, couvrant une période allant de l’Antiquité à la fin du Moyen Âge, est marqué par une définition ontologique de la laideur féminine. La nature de la femme est associée au vicié, au manque, au déficient, au péché et ainsi à la laideur1. Si une femme peut néanmoins être physiquement reconnue comme belle, elle n’en demeure pas moins perçue comme laide par essence. « La femme, du fait qu’elle est née femme, ne peut aspirer qu’à une beauté du paraître et non de l’être » (p. 29). L’abbé de Cluny, au Xe siècle, estime ainsi que « la beauté physique ne va pas au-delà de la peau. Si les hommes voyaient ce qui est sous la peau, la vue des femmes leur soulèverait le cœur. Quand nous ne pouvons toucher du bout du doigt un crachat ou de la crotte, comment pouvons-nous désirer embrasser un sac de fiente ? » (p. 36). Repoussante par essence, la femme peut également être menacée par une laideur physique que définissent des critères à la fois esthétiques et sociaux. Le teint foncé est, par exemple, disqualifié car associé au labeur en extérieur des classes dites inférieures.
3Du XVIIe au XIXe siècle, la montée de l’individualisme et le recul du discours des clercs – que remplace celui des médecins – participent à modifier l’image de la femme. Si elle était considérée comme valétudinaire, on lui reconnaît désormais « une certaine santé » (p. 78). Un corps sain est un corps « bien réglé dans ses menstruations comme dans ses grossesses » (p. 78). La femme est ainsi essentiellement appréciée en tant que mère, sa beauté devenant relative à une bonne régulation, une bonne gestion de son corps et de son éducation. La belle femme est mère, mariée, docile et dépendante de l'homme. La laideur n’est dès lors plus déterminée par l’essence de la femme mais devient relative à son attitude. Dans le champ de la sexualité, la promotion du devoir conjugal ou les mises en garde contre l’onanisme, pouvant mener à l’ablation du clitoris, sont ainsi destinées à protéger les femmes d’un enlaidissement promis. Sur les comportements jugés déviants en ce qu’ils menacent les assignations de genres – célibat, exercice de l’esprit, révolte – se fixe également un verdict de laideur dont le sujet est tenu pour responsable. Kant prévient, par exemple, dans L’Observation sur le sentiment du beau et du sublime, des risques d’enlaidissement qu’encourent les intellectuelles car une « profonde réflexion, une contemplation longue et soutenue ne siéent guère à une personne dont les charmes naturels ne doivent rien manifester qu’une belle nature ». Sois belle, sois mère, sois soumise et tais-toi. C’est pourquoi Claudine Sagaert estime que « la fabrication de la laideur féminine est indissociable de la confiscation du pouvoir par les hommes » (p. 141). Les figures de la vieille fille, du bas-bleu et de la révoltée, longuement commentées par l’auteur, illustrent la violence d’une laideur que conditionne le regard masculin. Si l’appréciation physique demeure déterminée par des critères moraux, elle s’évalue également selon des canons esthétiques que documente abondamment l’auteur.
4Si Claudine Sagaert s’intéresse essentiellement, au risque d’éveiller le soupçon, aux discours chargeant lourdement la femme et sa laideur, elle note cependant l’existence d’opposants favorables à la cause féminine, à l’exemple du poète italien L’Arioste qui, au XVIe siècle, reconnut le possible génie féminin et son injuste soumission au pouvoir masculin (p. 100). Le lecteur (re)découvrira également l’ode magistrale qu’adressa Georges Sand à la vieillesse, cible séculaire des jugements de laideur (p. 126).
2 La lecture que propose l’auteur de l’anorexie mérite d’être pointée. L’extrême minceur n’est ici pa (...)
3 La pratique du blanchiment de la peau par certains Africains illustre la puissance et la portée de (...)
5Le XXe siècle marque pour l’auteur une nouvelle étape dans la perception de la laideur féminine. Gagnant en considération et en autonomie, la femme se trouve également et paradoxalement plus soumise à une apparence qu’elle est invitée à travailler, sculpter, sous peine de se rendre coupable d’un délit de laideur. Si la beauté est devenue plus qu’un plaisir, une obligation, la laideur constitue une faute, un manquement, voire une négation de soi et de l’autre. L’auteur estime ainsi que l’esthétique est devenue une éthique en vertu de laquelle l’être est réduit au paraître (p. 160). Les critères de laideur, s’ils ne sont plus attachés à la fonction maternelle, alors mise en question, demeurent en partie déterminés par le discours médical, privilégiant par exemple une silhouette mince et un teint hâlé, signes d’une santé adroitement gouvernée et d’un épanouissement du sujet2. Les nouveaux critères de beauté ne sont également pas étrangers, comme le rappelle l’auteur, à une certaine distribution du pouvoir. Des critères tant ethniques qu’économiques tiennent une série d'individus en dehors du champ du beau, notamment les populations noires3 et les classes les plus pauvres. Exclure du beau équivaut toujours à exclure du pouvoir.
6Plus qu’une généalogie de la laideur féminine, l’étude de Claudine Sagaert examine essentiellement près de trois millénaires de dépréciation, d’avilissement et de condamnation du genre féminin qu’a permis un accaparement du pouvoir et de la parole par les hommes. Son histoire est celle des exclues mais aussi des révoltées, des résistantes qui, en refusant de se soumettre aux conventions, ont payé de leur beauté la liberté de leur être
La Lune comme frontière au sein d’un monde éternel et fini chez Aristote
La Lune comme frontière au sein d’un monde éternel et fini chez Aristote
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La cosmologie est l’étude scientifique du monde et de l’univers ainsi que des lois qui le gouvernent tandis que la cosmogonie est la présentation des mythes sur l’origine du monde.
Aristote (384-322 av. J-C) a été, pendant des siècles, considéré comme « le Philosophe », touchant à tous les domaines de la connaissance (éthique, politique, logique, sciences naturelles, physique notamment). Comme ses prédécesseurs Platon et autres philosophes dits présocratiques, il s’est intéressé au fonctionnement de l’Univers.
Pour ce philosophe, le monde est éternel et il ne peut avoir été créé par le démiurge comme le pensait Platon : au contraire, dans la conception d’Aristote, le mouvement est continu : il ne peut donc pas y avoir de moteur ou de « mouvement premier ». Pour Aristote, le mouvement est éternel et est circulaire, puisque c’est le mouvement parfait.
Dans la conception d’Aristote, la Terre est au centre de l’univers, comme le montrait déjà l’astronome Eudoxe de Cnide (408-355). La limite de l’univers est une sphère sur laquelle on retrouve les étoiles dont le mouvement se fait d’est en ouest autour de l’axe de la Terre. Au-delà de cette sphère, on ne retrouve rien, pas même le vide. Pour Aristote donc, l’univers est un corps fini, ce qui est un signe de se perfection.
Mais l’univers est aussi délimité en deux zones : le monde supralunaire (la région des astres) et le monde sublunaire (sous l’orbite de la Lune).
Dans le monde supralunaire, les mouvements sont réguliers et circulaires et peuvent être décrits par la géométrie euclidienne. Il s’agit des « mouvements de la sphère des fixes ». Le monde supralunaire est donc composé des astres, des planètes, du soleil et de la lune. Le monde supralunaire est aussi composé d’un seul élément : l’éther. Cet élément est une substance lumineuse, céleste et divine et permet le mouvement circulaire. D’ailleurs, Aristote la reprend à d’autres philosophes, Anaximandre notamment, qui selon Aristote, la confond avec le feu. Chez Hésiode, on retrouve également l’existence de l’éther dans l’univers : dans la Théogonie, il explique notamment :
Puis, du Vide, naquirent l’Erèbe et la Nuit noireaude.
De la Nuit naquirent l’Ether et le Jour, deux frères
Qu’elle avait conçus en s’unissant à l’Erèbe. (123-125)
L’éther n’est donc pas un cinquième élément parce qu’il n’est présent que dans le monde supralunaire. Au contraire, dans le monde sublunaire – sous l’orbite de la Lune donc -, nous retrouvons les quatre éléments. Ils ont des mouvements rectilignes (en ligne droite avec une vitesse constante) : le feu monte vers le ciel, la terre est attirée par le sol… et les éléments sont composés de deux propriétés : le feu est sec et chaud (donc léger), l’air est chaud et humide, l’eau est froide et humide et la terre est sèche et froide. Les éléments peuvent également se transformer : le feu devient de l’air quand sa chaleur sèche devient humide par exemple. Selon Aristote, les corps sont tous composés des quatre éléments.
Mais le monde sublunaire et supralunaire ne sont pas coupés entre eux : le déplacement du ciel et le mouvement des astres engendre les saisons et donc les phénomènes du monde sublunaire.
Bibliographie :
Guyomarch’h Gweltaz, La philosophie d’Aristote, Paris, Vrin, 2020
Hésiode, La Théogonie, Paris, Le Livre de Poche, 1999
jacques halbronn Bible La dialectique du semblable(domé) et de l’autre (Aher), du permis et de l’étranger (zar)
jacques halbronn Bible La dialectique du semblable(domé) et de l’autre (Aher), du permis et de l’étranger (zar)
Dans cette étude, nous montrerons que la désignation de l’Arbre de la connaissance du bien et du mal, telle que présentée dans Genése II,III, est une formule biaisée, il faut comprendre la science du semblable et de l’autre.
צְמַח יְהוָה אֱלֹהִים, מִן-הָאֲדָמָה, כָּל-עֵץ נֶחְמָד לְמַרְאֶה, וְטוֹב לְמַאֲכָל–וְעֵץ הַחַיִּים, בְּתוֹךְ הַגָּן, וְעֵץ, הַדַּעַת טוֹב וָרָע9 L’Éternel-Dieu fit surgir du sol toute espèce d’arbres, beaux à voir et propres à la nourriture; et l’arbre de vie au milieu du jardin, avec l’arbre de la science du bien et du mal (dat tov ra)
Adam, dès Genése I et V, est présenté comme créé à la « ressemblance)(Demout) d’Elohim.
כו וַיֹּאמֶר אֱלֹהִים, נַעֲשֶׂה אָדָם בְּצַלְמֵנוּ כִּדְמוּתֵנוּ; וְיִרְדּוּ בִדְגַת הַיָּם וּבְעוֹף הַשָּׁמַיִם, וּבַבְּהֵמָה וּבְכָל-הָאָרֶץ, וּבְכָל-הָרֶמֶשׂ, הָרֹמֵשׂ עַל-הָאָרֶץ. 26 Dieu dit: « Faisons l’homme à notre image, à notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail; enfin sur toute la terre, et sur tous les êtres qui s’y meuvent. »
Genése V
.א זֶה סֵפֶר, תּוֹלְדֹת אָדָם: בְּיוֹם, בְּרֹא אֱלֹהִים אָדָם, בִּדְמוּת אֱלֹהִים, עָשָׂה אֹתוֹ
1 Ceci est l’histoire des générations de l’humanité. Lorsque Dieu créa l’être humain, il le fit à sa propre ressemblance (demouth).
Dans Deutéronome XII, l’on met en garde contre l’adoption, l’imitation de cultes étrangers pratiqués par les peuple conquis. Le Goy, c’est l’étranger. Dès l’arrivée en Canaan, il faut le cotoyer et il est préférable de le diaboliser. pour renforcer l’interdit. L’astrologie sera abusivement assimilée à ces pratiques interdites. (cf notre ouvrage Le Monde Juif et l’Astrologie, 1985):l’astrologie sera englobé abusivement dans les pratiques interdites et étrangères.
Sur le web
« La traduction littérale de ‘Avoda Zara est « culte étranger ». Il s’agit de toute idolâtrie ou culte non reconnu par la Torah.
« Servir un être ou croire en une personne qui est le fils de D.ieu (‘Hass Véchalom), croire en la trinité (‘Hass Véchalom), est également inclus dans la ‘Avoda Zara.
En effet, tout ce qui va matérialiser le créateur est considéré, entre autre, par notre Torah comme idolâtrie. Idolâtrie, certes, partielle, mais idolâtrie tout de même (Chitouf).
Ainsi, tout ce qui est pratiqué dans les pays asiatiques (bouddha etc.) est considéré comme de la ‘Avoda Zara.
Il existe un traité tout entier (traité de ‘Avoda Zara) qui parle de ce sujet et de ces lois.
ט כִּי אַתָּה בָּא אֶל-הָאָרֶץ, אֲשֶׁר-יְהוָה אֱלֹהֶיךָ נֹתֵן לָךְ–לֹא-תִלְמַד לַעֲשׂוֹת, כְּתוֹעֲבֹת הַגּוֹיִם הָהֵם. 9 Quand tu seras entré dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne, ne t’habitue pas à imiter les abominations de ces peuples (goyim)-là.
י לֹא-יִמָּצֵא בְךָ, מַעֲבִיר בְּנוֹ-וּבִתּוֹ בָּאֵשׁ, קֹסֵם קְסָמִים, מְעוֹנֵן וּמְנַחֵשׁ וּמְכַשֵּׁף. 10 Qu’il ne se trouve personne, chez toi, qui fasse passer par le feu son fils ou sa fille; qui pratique des enchantements, qui s’adonne aux augures, à la divination, à la magie;
יא וְחֹבֵר, חָבֶר; וְשֹׁאֵל אוֹב וְיִדְּעֹנִי, וְדֹרֵשׁ אֶל-הַמֵּתִים. 11 qui emploie des charmes, qui ait recours aux évocations ou aux sortilèges ou qui interroge les morts.
יב כִּי-תוֹעֲבַת יְהוָה, כָּל-עֹשֵׂה אֵלֶּה; וּבִגְלַל, הַתּוֹעֵבֹת הָאֵלֶּה, יְהוָה אֱלֹהֶיךָ, מוֹרִישׁ אוֹתָם מִפָּנֶיךָ. 12 Car l’Éternel a horreur de quiconque fait pareilles choses; et c’est à cause de telles abominations que l’Éternel, ton Dieu, dépossède ces peuples à ton profit.
יג תָּמִים תִּהְיֶה, עִם יְהוָה אֱלֹהֶיךָ. 13 Reste entièrement avec l’Éternel, ton Dieu!
יד כִּי הַגּוֹיִם הָאֵלֶּה, אֲשֶׁר אַתָּה יוֹרֵשׁ אוֹתָם–אֶל-מְעֹנְנִים וְאֶל-קֹסְמִים, יִשְׁמָעוּ; וְאַתָּה–לֹא כֵן, נָתַן לְךָ יְהוָה אֱלֹהֶיךָ. 14 Car ces nations que tu vas déposséder ajoutent foi à des augures et à des enchanteurs; mais toi, ce n’est pas là ce que t’a départi l’Éternel, ton Dieu.
.
D’ailleurs, au début des Dix Commandements on trouve la formule désignant les « autres dieux » (Elohim Aherim) 2
Exode XX
ב אָנֹכִי יְהוָה אֱלֹהֶיךָ, אֲשֶׁר הוֹצֵאתִיךָ מֵאֶרֶץ מִצְרַיִם מִבֵּית עֲבָדִים: לֹא-יִהְיֶה לְךָ אֱלֹהִים אֲחֵרִים, עַל-פָּנָי. (1) « Je suis l’Éternel, ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, d’une maison d’esclavage. (2) « Tu n’auras point d’autres dieux que moi.
ט וַיַּ
Le mal c’est le Aher, c’est l’hérésie (hérétique, hétérogéne). Celui qui est rejeté, c’est l’Aher:
wikipedia
Elisha Ben Abouya, (ou encore Elisha ben Avouya) plus connu sous le nom de ah’er (אחר) : l’autre en hébreu, fut l’un des personnages les plus célèbres du Talmud. Le Midrash rapporte qu’il sombra dans l’hérésie à la suite d’une vision spirituelle qu’il interpréta de sorte que toute sa foi en fut ébranlée, et ne se repentit qu’avant de mourir de maladie. Il est l’un des personnages hauts en couleur de la Mishna, mais c’est du fait de la tragédie qu’il incarne : il fait en quelque sorte figure de « fils prodigue », « brebis égarée », et beaucoup de lettrés Juifs se rebellant contre Israël, comme Baruch Spinoza seront tôt ou tard comparés à lui
JHB 20 01 26
lundi 19 janvier 2026
jacques halbronn L’Arbre de la connaissance du bien et du mal (Genèse) et les Dix Commandements (Exode) Le Jardin et le Désert
jacques halbronn L’Arbre de la connaissance du bien et du mal (Genèse) et les Dix Commandements (Exode) Le Jardin et le Désert
Il y a une dialectique entre le tabou du Jardin d’Eden et la Révélation du Sinaï laquelle dévoile l’Arbre de la connaissance interdit à Adam dans Le Livre de la Genése. Dans le Livre de l’Exode, les Madianites (anagramme de Adam) sortent d’Egypte alors que dans le Livre de la Genése, ils sont rejetés du Paradis. ¨Ceux qui regrettent de se retrouver dans le désert présentent l’Egype, par comparaison, comme un
Exode 14
…10Pharaon approchait. Les enfants d’Israël levèrent les yeux, et voici, les Egyptiens étaient en marche derrière eux. Et les enfants d’Israël eurent une grande frayeur, et crièrent à l’Eternel. 11Ils dirent à Moïse: N’y avait-il pas des sépulcres en Egypte, sans qu’il fût besoin de nous mener mourir au désert? Que nous as-tu fait en nous faisant sortir d’Egypte? N’est-ce pas là ce que nous te disions en Egypte: Laisse-nous servir les Egyptiens, car nous aimons mieux servir les Egyptiens que de mourir au désert?… »
La Sortie d’Egypte dans le désert fait penser à la situation d’Adam et Eve chassés du Jardin d’Eden.
Genèse 3:23-24
« Ainsi, l’Eternel Dieu chassa (Adam) du jardin d’Eden pour qu’il cultive la terre d’où il avait été tiré. Après avoir chassé Adam, il posta à l’est du jardin d’Eden les chérubins qui agitent une épée flamboyante pour garder le chemin de l’arbre de vie. »
Guillaume Bourin dans « Qu’est-ce que l’arbre de la connaissance du bien et du mal ? » apporte quelques éléments de réflexion:
sur le web
« La « connaissance du bien et du mal » serait une référence à la notion de sagesse. Elle offrirait de l’intelligence/discernement (השכיל, Gn 3.6). Il s’agit, à première vue, d’une interprétation connexe à celle du discernement moral mentionnée plus haut. Cependant, elle va bien plus loin. L’acquisition de la sagesse est considérée comme l’un des buts les plus élevés dans le livre des Proverbes. Mais la littérature de la sagesse indique aussi clairement qu’il existe une sagesse réservée à Dieu à laquelle l’homme ne devrait pas aspirer (cf. par ex. Job 15.7-9, 30 ; Prov 30.1-4). Une telle « sagesse interdite » consiste entre autre en une pleine compréhension de la nature de Dieu, de l’univers et de la place de l’homme y tient —des questions qui, finalement, sont au-delà de ce que l’homme peut comprendre (cf. Ps 131.1). Chercher à poursuivre une telle forme sagesse de manière indépendante, sans recourir à la révélation divine, c’est affirmer l’autonomie humaine et négliger la crainte de l’Éternel qui est pourtant le fondement de toute connaissance (Prov 1.7). Et c’est ce que Adam et Eve ont fait. Cette interprétation semble être confirmée par le texte d’Ezéchiel 28, le parallèle le plus proche de Gn 2-3, dans lequel roi de Tyr est expulsé d’Eden pour être tombé dans l’orgueil et s’être prétendu « sage comme un dieu » (Ez 28.6, 15-17).
(…=. Dans son commentaire sur la Genèse, Wenham cite Clark (Journal of Biblical Literature 88 [1969] 266-78), qui arrive à des conclusions similaires tout en abordant la question sous un angle différent. Il met notamment en évidence l’utilisation de l’expression « bien et mal » dans les contextes juridiques pour décrire la responsabilité légale et suggère que l’auteur de Gn 2-3 l’utilise quant à lui pour parler d’autonomie morale, c’est à dire une volonté de décider de ce qui est juste sans faire appel à la volonté révélée de Dieu. Les allusions à Gn 2-3 dans le Psaume 19 (cf. v. 8-10) semblent accréditer cette thèse : la loi y est comparée à l’arbre de la connaissance, elle rend sage le simple et éclaire les yeux (cf. Gn 3.6). En préférant la sagesse humaine à la loi divine, Adam et Ève ont trouvé la mort. Dans le tabernacle, l’inviolabilité de la loi était symbolisée par le stockage des tables de la loi à l’intérieur de l’arche elle-même, le trône sacré de Dieu, gardé et hors de vue dans le saint des saints, car voir ou toucher l’arche apportait la mort (Ex 40:20 ; Nom 4:15, 20.) Ainsi donc, si l’homme veut réellement « être sage », il est appelé à mener une vie basée sur la foi en son créateur plutôt qu’au travers d’une prétendue autosuffisance tirée de sa propre connaissance. »
Pour notre part, la présentation sous forme de tables des X Commandements -qui figure sur les murs des sysnagogues, nous fait penser à un arbre aux branches placées symétriquement prar rapport au tronc. Ces Commandements se répartissent entre ceux qui recommandent, par exemple le respect du Shabbat, ou encore « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée « , Tu honoras tes parents et ceux qui interdisent, ‘Tu ne tueras point », Tu ne convoiteras point, tu n’invoqueras pas en vain etc
Comment expliquer un tel revirement au sein du Pentateuque. Dans le Livre de l’Exode, Moïse fournit au peuple ce qui avait été interdit à Adam dans le Livre de la Genése, ce contre-pied se retrouve dans l’opposition entre Genése I et II avec le passage d’Adam à la fois masculin et féminin (à l’image du Créateur) à celui d’homme doté d’une fémme, à ses côtés car Dieu le trouvait bien seul!
Genèse 2
…16L’Eternel Dieu donna cet ordre à l’homme: Tu pourras manger de tous les arbres du jardin; 17mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras.
Il y a là comme un fléchissement, un relâchement, comme, en astrologie septénale, lors du passage de la phase « Din » à la phase « ‘Hessed » du cycle de la planéte Saturne.L’existence de l’arbre de la science du Bien et du Mal montre que cela fait partie intégrante du plan de la Création.
On pense à Jérémie XXXI et à son discours sur le passage d’une Ancienne vers une Nouvelle Alliance. Ce qui correspond à un revirement.
לב כִּי זֹאת הַבְּרִית אֲשֶׁר אֶכְרֹת אֶת-בֵּית יִשְׂרָאֵל אַחֲרֵי הַיָּמִים הָהֵם, נְאֻם-יְהוָה, נָתַתִּי אֶת-תּוֹרָתִי בְּקִרְבָּם, וְעַל-לִבָּם אֶכְתְּבֶנָּה; וְהָיִיתִי לָהֶם לֵאלֹהִים, וְהֵמָּה יִהְיוּ-לִי לְעָם. 32 Mais voici quelle alliance je conclurai avec la maison d’Israël, au terme de cette époque, dit l’Eternel: Je ferai pénétrer ma loi en eux, c’est dans leur coeur que je l’inscrirai; je serai leur Dieu et ils seront mon peuple.
לג וְלֹא יְלַמְּדוּ עוֹד, אִישׁ אֶת-רֵעֵהוּ וְאִישׁ אֶת-אָחִיו לֵאמֹר, דְּעוּ, אֶת-יְהוָה: כִּי-כוּלָּם יֵדְעוּ אוֹתִי לְמִקְּטַנָּם וְעַד-גְּדוֹלָם, נְאֻם-יְהוָה–כִּי אֶסְלַח לַעֲוֺנָם, וּלְחַטָּאתָם לֹא אֶזְכָּר-עוֹד. {ס} 33 Et ils n’auront plus besoin (comme dans l’Ancienne Alliance) ni les uns ni les autres de s’instruire mutuellement en disant: « Reconnaissez l’Eternel! » Car tous, ils me connaîtront, du plus petit au plus grand, dit l’Eternel, quand j’aurai pardonné leurs fautes et effacé jusqu’au souvenir de leurs péchés.
Moïse n’est cepndant pas sans faire penser à Prométhée, offrant le Feu aux hommes en dépit de l’interdiction de Zeus/ Jupiter. Moïse qui ne pourra pas entrer en Terre Promise. Il convient, en outre, de distinguer entre théologie crétaioniste et théologie évolutionniste. Pour Marie Christine O.( https://www.unificationcanada.org/wp-content/uploads/2014/02/Presentation-du-Principe-Divin-Edition-Integrale-en-Coleurs.pdf) avec laquelle nous correspondons, il est question de 300.000 ans alors que nous nous en tenons à une chronologie de 6000 ans, d’où l’importance de l’entrée dans un Troisiéme Millénaire. Ces deux formes de théologie obéissent à des logiques diffréntes. La théologie créationniste ou comme nous l’appelons la « théologie réformatrice » ne part pas d’un » premier mobile à l’origine de toute Nature vouée aux aléas de l’Evolution, au sens de Darwin, mais suppose l’existence d’un « Dessein Intelligent » qui met en place tout un systéme se déroulant par étape,par phase et n’étant pas dépendant de quelque faux pas ou de quelque manquement aux conséquences fatales. Certes, la notion de faute impérvie confère à l’Homme un sens marqué de la responsabilité et l’on a souvent reproché à l’Astrologie (cf St Augustin, Confessions IV) de nous déculpabilliser. Certes, l’évolutionnisme semble plus en accord avec l’état de la Science Actuelle, mais nous pensons que le Créationisme n’a pas dit son dernier mot. C’est le retard dans la reconnaisance et l’émeregcnce de la « vraie » astrologie qui fait obstacle à la théologie créationiste car cette astrologie n’est guère compatible avec la théorie évolutionniste et réformatrice.
JHB 19 01 26
jacques Vanaise L'anthropocosmologie : modèle de connaissance (de soi) à l'usage du 3e millénaire
jacques Vanaise
L'anthropocosmologie : modèle de connaissance (de soi) à l'usage du 3e millénaire
(Revue Epignôsis. No I, 2ème cahier. Juin 1983)
Désormais, l’univers n’est plus constitué de choses imbriquées les unes dans les autres, en un tissu cohérent où l’espace fait figure d’architecte. L’univers est désormais un champ de relations et d’incidences ; un champ où les choses et les êtres se définissent en tant que TERRITOIRES où interagissent les différentes parties qui les constituent.
Depuis Einstein et Heisenberg, le chercheur du XXe siècle se doit de réhabiliter ce qu’il espérait avoir éliminé définitivement de son champ d’étude : le RELATIF et l’INCERTITUDE.
Désormais, l’univers n’est plus constitué de choses imbriquées les unes dans les autres, en un tissu cohérent où l’espace fait figure d’architecte.
L’univers est désormais un champ de relations et d’incidences ; un champ où les choses et les êtres se définissent en tant que TERRITOIRES où interagissent les différentes parties qui les constituent.
Or, les prolongements et les retombées de ces conceptions nouvelles ne manquent pas de réorienter l’exploration des phénomènes vivants et des processus psychologiques.
Il en ressort, par exemple, que chaque niveau d’organisation se doit d’être informé de ce qui se déroule dans le milieu qui l’englobe, à seule fin de s’y adapter.
Tel est le contexte théorique d’une nouvelle conjugaison de l’universel et du particulier, conjointement à laquelle s’opère une résurgence des Traditions, parmi lesquelles : l’ASTROLOGIE.
Un contexte, où les êtres et les choses sont pensés en tant que processus en marche vers leur possible, mais aussi en termes d’interdépendance et de mise en relation, chaque être et chaque chose y trouvant leur identité à la mesure de leurs interactions avec ce qui les entoure.
Chaque individualité y découvre sa spécificité au terme d’une genèse qui consiste à réinterpréter sans cesse la réalité du monde pour y insérer la légitimité de son ordre intérieur.
En fait, tout concourt aujourd’hui à la réhabilitation de l’astrologie, délivrée du visage mystérieux et irrationnel que lui prêtait, hier encore, l’interprétation mécaniste du monde et de la vie.
Les astres y apparaissent désormais en tant qu’indicateurs de circonstances, rendant compte, à leur manière, d’une coïncidence d’événement entre des phénomènes de nature différente, selon le principe que le semblable agit sur le semblable, par un effet de sympathie ou de résonance.
La thèse centrale que développe l’astrologie nouvelle est que c’est notre perception et notre traduction du monde qui, dès la naissance, l’édifient pour nous en objet de CONAISSANCE.
Mais chacune des parties constitutives du monde dit « objectif » est ici la cristallisation d’anciennes réponses, d’anciens comportements, inscrits au cœur de notre histoire personnelle aussi bien que dans l’héritage de la vie qui, depuis toujours, programmait notre arrivée…
De sorte que chaque pièce de l’échiquier génétique ou « astral' » attend désormais l’occasion, l’opportunité de déployer ses réserves de souvenirs et de capacités en des formes toujours nouvelles, actualisant ainsi, dans le cours de notre vie, les comportements qui répondront le mieux à la pression des circonstances extérieures de même qu’à l’exigence de nos ambitions personnelles.
En résumé, le développement de notre personnalité dépend d’une dialectique qui s’inscrit obligatoirement dans la durée. Car c’est à mesure que notre interaction avec le monde a pour effet d’activer ou d’actualiser des réponses adéquates, déjà mémorisées, qu’elle rend aussi possible l’éveil et le développement de nouvelles stratégies, servant en cela l’originalité de notre projet initial de croissance et de développement.
Ainsi se déploie progressivement l’enchaînement de nos interactions avec le monde, se confondant bientôt avec notre insertion dans le monde.
Or, c’est précisément ce dont nous entretient l’astrologie qui élargit cette dialectique aux dimensions de l’univers. Dialectique qu’elle « systémise » par ailleurs à l’aide d’une unité de mesure cosmique qui fait largement appel à l’analogie et au symbole.
Ce que déchiffre et explicite l’astrologie, c’est, en dernière analyse, un rapport d’incidence (une COÏNCIDENCE) entre l’objet et l’outil, entre l’organe et sa fonction, entre l’héritage et l’acquisition, entre le souvenir et la découverte, entre le germe et le devenir, autant de conséquences qu’elle transpose dans une relation de l’universel au particulier.
Ce qu’elle synthétise, en une unité (en une configuration) d’espace-temps, c’est le projet de notre intégration à l’univers et de notre participation au monde.
Ce qu’elle « systémise », c’est l’instant unique où s’inscrit le programme qui définira notre être particulier, en son désir de la chose qu’il veut accomplir (lui-même) et dans l’intuition de l’heure universelle la plus adéquate à son avènement (à sa naissance) : celle qui gouvernera parallèlement et pareillement les choses les plus propices à son projet.
Mais la spécificité de l’astrologie est surtout de focaliser un tel projet en une sorte de point zéro : celui de la naissance. En un point à partir duquel l’être vivant ne cessera désormais de polariser l’espace qui l’entoure, engendrant, au gré de sa fantaisie ou à la lumière de son expérience, le haut et le bas, l’avant et l’après, le proche et le lointain, le conscient et l’inconscient, le connu et l’inconnu, la réalité et le rêve…
La naissance apparaît ainsi comme le moment conjugué d’une libération (implicitement évoquée par la « délivrance » de la mère, mais aussi par le premier cri du bébé, premier pas vers son autonomie) et d’un ancrage, d’un contact instantané avec le monde, d’une fixation irréversible à la terre.
C’est ce moment fugitif que l’astrologie tente de restituer, éclairant du même coup tout un projet de vie, dans une sorte de préséance du germe sur le devenir, dans une anticipation du projet sur l’acte.
Philosophiquement, l’ontogenèse de la personnalité obéit donc ici à un jeu de CONNIVENCE avec l’instant universel qui en est le signe et le présage. Se fondant sur une analogie entre le microcosme et le macrocosme, l’astrologie désigne donc la configuration qui éclairera ce qu’il y a de plus obscur et de plus mystérieux au sein de notre personnalité : l’essence même de notre être ; ce virtuel qui ne cessera de s’actualiser à travers la subjectivité de notre moi.
C’est une sorte d’ADN astral, porteur de notre singularité en même temps que rappel de notre filiation avec tout l’univers. Et c’est à l’échelle de tout l’univers que l’astrologie choisit l’écosystème (le cosmo-système) dont elle a besoin : celui qui doit englober tout ce qui est susceptible d’occuper notre mémoire et de participer à notre devenir.
Mais il va de soi que l’astrologie dans son étymologie la plus directe, à savoir celle d’une logique ou d’un LOGOS des astres, ne saurait englober à elle seule les multiples données concourant à l’émergence et à la synthèse d’une telle science de l’ETRE-AU-MONDE.
Certes, elle soutient et éclaire un grand nombre des indices nécessaires. Mais son objet est tout au plus d’occuper une sorte de position centrale : celle d’un référentiel cosmique privilégié, celui-là même que postulait déjà la Tradition et autour duquel doit s’organiser aujourd’hui une investigation ou un consensus se réclamant de la démarche transdisciplinaire.
Le concept d’ANTHROPOCOSMOLOGIE synthétise parfaitement cette idée, ce lieu de convergence, ce laboratoire où doit se manifester la coïncidence entre l’homme (ANTHROPOS) et l’univers (COSMOS).
L’anthropocosmologie englobe donc la philosophie aussi bien que la technique de l’astrologie, auxquelles elle adjoint et, parfois, confronte les méthodes et les propositions d’autres disciplines humaines concernées par son projet.
De nombreuses publications et de nombreux colloques attestent, au seuil du 3e millénaire, d’une convergence de la science et de la Tradition.
L’anthropocosmologie ne prétend évidemment pas avoir suscité cette rencontre. Elle n’en réclame pas davantage la supervision. Tout au plus s’efforce-t-elle d’y adjoindre et d’y privilégier le paramètre astrologique. Les réponses qu’elle tente de donner à quelques-unes de nos questions existentielles rejoignent inévitablement le caractère individuel et unique de notre PRESENCE-AU-MONDE. Ses réponses sont donc les nôtres.
Ses progrès sont les victoires que nous remportons sur nous-mêmes, à la recherche de nos origines et de notre vérité. Mais sous son éclairage, cette vérité, pour individuelle qu’elle soit, ne peut que rejoindre et intégrer la dimension transpersonnelle qui nous rend tous solidaires et qui nous associe collectivement au jeu et à l’histoire de l’univers.
En prolongement de quoi l’anthropocosmologie est aussi un outil qui se veut efficace à l’usage de la personne humaine en quête de liberté et de participation ; à l’usage des générations nouvelles qui feront le 3e millénaire. Car une anthropocosmologie qui n’aurait pour but que de nous confirmer dans nos hésitations et dans nos peurs ne nous serait pas d’un grand recours.
Ce qu’elle doit rendre possible, c’est assurément l’accomplissement du vieil adage « Connais-toi toi-même ». Mieux se connaître, c’est mieux connaître la machine intérieure qui, depuis le premier jour de notre vie, simultanément nous nourrit et nous piège. C’est découvrir les multiples « JE » qui nous habitent et qui, souvent, se jouent de nous, pour ensuite apprendre à mieux les utiliser et à mieux les coordonner et, ainsi, parvenir progressivement à nous dégager de nos automatismes, à mesure que nous retrouvons le contact avec la source même de notre vie et de notre être.
Devenir « qui » nous sommes et retrouver le fil d’Ariane qui conduit au centre de notre vie, telle doit être notre préoccupation majeure, tout particulièrement à ce moment de l’histoire humaine où il nous faut imaginer les fondements d’une vie plus créatrice et plus ouverte.
Tel est ici le pari que relève l’anthropocosmologie : celui de nous insérer au cœur même de l’aventure cosmique, en même temps qu’elle nous restitue la clef unique donnant accès à notre propre échiquier de vie.
L’anthropocosmologie entend donc souligner l’urgence d’une connaissance de soi, celle-ci se définissant ici comme une sorte de naissance à sa propre lumière, à son propre soleil, symbolisant le principe d’un retour à l’unité de soi.
Mais réaliser l’unité de soi, en répondant par exemple à chaque injonction qui nous pousse à nous affirmer et à nous définir, c’est aussi, parfois, nous fermer à d’autres possibles… De sorte qu’arrivés au bout de nous-mêmes, au bout de notre périple, nous ne pouvons que revenir sur nos pas, à la recherche d’une autre clef, ou d’un autre signe.
C’est ici que l’anthropocosmologie se fait MÉTAPHYSIQUE, dès lors que la saisie même du réel s’apparente aussi à une sorte d’imagination créatrice proche de la perception IMMÉDIATE des poètes et des mystiques. De sorte que si l’anthropocosmologie réinstaure la primauté du sujet, tel qu’en lui-même il est capable de tresser sur l’écran noir d’un monde qu’il découvre les médiations que lui dicte sa subjectivité, elle intègre aussi ces suggestions ou ces réponses venues d’ailleurs, indépendantes de notre volonté consciente et jetées comme un éclat de rire à la face des vaines constructions de la pensée raisonnante.
Jacques Vanaise est astrologue. Il travaille à trouver/créer des ponts entre la tradition et la modernité…
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samedi 17 janvier 2026
jacques halbronn Le clivage historique Israel -Juda dans le Livre des Chroniques II 10-11, Ezra, Isaïe 45
jacques halbronn Le clivage historique Israel -Juda dans le Livre des Chroniques II 10-11, Ezra, Isaïe 45
Livre des Chroniques II
Les chapitres 1 à 9 retracent le règne de Salomon sur Israël (dès 970 av. J.-C.), les chapitres 3 à 5 décrivent la construction du temple de Salomon. Les chapitres 10 à 12 parlent du règne de Roboam, fils de Salomon, au cours duquel le royaume uni d'Israël fut divisé en royaume du nord et royaume du sud et c'est le royaume du nord qui s'appropria le nom de Israel qui qualifiait initialement l'ensemble. Au chapitre XI il est indiqué le projet du fils de Salomon de réunifier l'ensemble relevant de la Royauté davidienne (issue de la tige de Jessé)
וַיָּבֹא רְחַבְעָם, יְרוּשָׁלִַם, וַיַּקְהֵל אֶת-בֵּית יְהוּדָה וּבִנְיָמִן מֵאָה וּשְׁמוֹנִים אֶלֶף בָּחוּר, עֹשֵׂה מִלְחָמָה--לְהִלָּחֵם, עִם-יִשְׂרָאֵל, לְהָשִׁיב אֶת-הַמַּמְלָכָה, לִרְחַבְעָם. {פ} 1 Roboam se rendit à Jérusalem et convoqua la maison de Juda et de Benjamin, cent quatre-vingt mille guerriers d’élite, pour faire la guerre à Israël afin de restituer la royauté à Roboam.
Au chapitre XI on trouve cette formule qui laisse entendre que ce clivage, ce dédoublement avait sa raison d'être:
XI Ainsi parle le Seigneur: N’allez point faire la guerre à vos frères, rentrez chacun dans vos demeures, car c’est par moi que cet événement s’est produit."
X Le texte datant de la Captivité de Babylone montre que l'on parle d'Israel au nord, bien après la destruction du Royaume par les Assyriens (VIIIe siècle)
ט וַיִּפְשְׁעוּ יִשְׂרָאֵל בְּבֵית דָּוִיד, עַד הַיּוֹם הַזֶּה. 19 Israël est resté, jusqu’à ce jour, infidèle à la maison de David.
X
טז וְכָל-יִשְׂרָאֵל, כִּי לֹא-שָׁמַע הַמֶּלֶךְ לָהֶם, וַיָּשִׁיבוּ הָעָם אֶת-הַמֶּלֶךְ לֵאמֹר מַה-לָּנוּ חֵלֶק בְּדָוִיד וְלֹא-נַחֲלָה בְּבֶן-יִשַׁי אִישׁ לְאֹהָלֶיךָ יִשְׂרָאֵל, עַתָּה רְאֵה בֵיתְךָ דָּוִיד; וַיֵּלֶךְ כָּל-יִשְׂרָאֵל, לְאֹהָלָיו. {ס} 16 Tous les Israélites, voyant que le roi (Roboam, fils de Salomon) ne les avait point écoutés, lui firent ensemble cette réponse: "Quelle part avons-nous de David? quelle communauté de possession avec le fils de Jessé? A tes tentes, ô Israël, tous tant que vous êtes! Pourvois désormais à ta maison, David!" Et tout Israël rentra dans ses tentes.
יז וּבְנֵי יִשְׂרָאֵל, הַיֹּשְׁבִים בְּעָרֵי יְהוּדָה--וַיִּמְלֹךְ עֲלֵיהֶם, רְחַבְעָם. 17 Quant aux enfants d’Israël habitant dans les villes de Juda, c’est sur eux seulement que régna Roboam.
יח וַיִּשְׁלַח הַמֶּלֶךְ רְחַבְעָם, אֶת-הֲדֹרָם אֲשֶׁר עַל-הַמַּס, וַיִּרְגְּמוּ-בוֹ בְנֵי-יִשְׂרָאֵל אֶבֶן, וַיָּמֹת; {ס} וְהַמֶּלֶךְ רְחַבְעָם, הִתְאַמֵּץ לַעֲלוֹת בַּמֶּרְכָּבָה, לָנוּס, יְרוּשָׁלִָם. {ס} 18 Le roi Roboam dépêcha Hadoram, qui était préposé aux impôts; mais les Israélites le firent mourir à coups de pierres. Le roi Roboam monta à grand-peine sur un char, pour s’enfuir à Jérusalem.
יט וַיִּפְשְׁעוּ יִשְׂרָאֵל בְּבֵית דָּוִיד, עַד הַיּוֹם הַזֶּה. 19 Israël est resté, jusqu’à ce jour, infidèle à la maison de David.
XI
א וַיָּבֹא רְחַבְעָם, יְרוּשָׁלִַם, וַיַּקְהֵל אֶת-בֵּית יְהוּדָה וּבִנְיָמִן מֵאָה וּשְׁמוֹנִים אֶלֶף בָּחוּר, עֹשֵׂה מִלְחָמָה--לְהִלָּחֵם, עִם-יִשְׂרָאֵל, לְהָשִׁיב אֶת-הַמַּמְלָכָה, לִרְחַבְעָם. {פ} 1 Roboam se rendit à Jérusalem et convoqua la maison de Juda et de Benjamin, cent quatre-vingt mille guerriers d’élite, pour faire la guerre à Israël afin de restituer la royauté à Roboam.
ב וַיְהִי, דְּבַר-יְהוָה, אֶל-שְׁמַעְיָהוּ אִישׁ-הָאֱלֹהִים, לֵאמֹר. 2 Alors la parole du Seigneur s’adressa à Chemaya, homme de Dieu, en ces termes:
ג אֱמֹר, אֶל-רְחַבְעָם בֶּן-שְׁלֹמֹה מֶלֶךְ יְהוּדָה--וְאֶל, כָּל-יִשְׂרָאֵל, בִּיהוּדָה וּבִנְיָמִן, לֵאמֹר. 3 "Parle ainsi à Roboam, fils de Salomon, roi de Juda, et à tous les Israélites dans Juda et dans Benjamin:
ד כֹּה אָמַר יְהוָה לֹא-תַעֲלוּ וְלֹא-תִלָּחֲמוּ עִם-אֲחֵיכֶם, שׁוּבוּ אִישׁ לְבֵיתוֹ--כִּי מֵאִתִּי נִהְיָה, הַדָּבָר הַזֶּה; וַיִּשְׁמְעוּ אֶת-דִּבְרֵי יְהוָה, וַיָּשֻׁבוּ מִלֶּכֶת אֶל-יָרָבְעָם. {פ} 4 Ainsi parle le Seigneur: N’allez point faire la guerre à vos frères, rentrez chacun dans vos demeures, car c’est par moi que cet événement s’est produit." Ils obéirent à la parole du Seigneur et renoncèrent à marcher contre Jéroboam
Force est de constater que dans la mémoire collective juive, ce schisme n'a pas toujours été bien conscientisé, du fait des usages successifs du label "Israel". Le choix du nom d'Israel pour qualifier en 1948 le nouvel Etat allait dans le sens d'un retour à l'Unité.
Il convient de s'intéresser à l'édit de Cyrus visant le retour à Jérusalem depuis Babylone
II Chroniques XI, Ch 36
כב וּבִשְׁנַת אַחַת, לְכוֹרֶשׁ מֶלֶךְ פָּרַס, לִכְלוֹת דְּבַר-יְהוָה, בְּפִי יִרְמְיָהוּ--הֵעִיר יְהוָה, אֶת-רוּחַ כּוֹרֶשׁ מֶלֶךְ-פָּרַס, וַיַּעֲבֶר-קוֹל בְּכָל-מַלְכוּתוֹ, וְגַם-בְּמִכְתָּב לֵאמֹר. {ס} 22 Dans la première année de Cyrus, roi de Perse, à l’époque où devait s’accomplir la parole de l’Eternel, annoncée par Jérémie, l’Eternel éveilla le bon vouloir de Cyrus, roi de Perse; et celui-ci fit proclamer, dans tout son royaume, par la voix [des hérauts] et aussi par des missives écrites, ce qui suit.
כג כֹּה-אָמַר כּוֹרֶשׁ מֶלֶךְ פָּרַס, כָּל-מַמְלְכוֹת הָאָרֶץ נָתַן לִי יְהוָה אֱלֹהֵי הַשָּׁמַיִם, וְהוּא-פָקַד עָלַי לִבְנוֹת-לוֹ בַיִת, בִּירוּשָׁלִַם אֲשֶׁר בִּיהוּדָה: מִי-בָכֶם מִכָּל-עַמּוֹ, יְהוָה אֱלֹהָיו עִמּוֹ--וְיָעַל. {ש} 23 "Ainsi parle Cyrus, roi de Perse: L’Eternel, Dieu du ciel, m’a mis entre les mains tous les royaumes de la terre, et c’est lui qui m’a donné mission de lui bâtir un temple à Jérusalem, qui est en Judée. S’il est parmi vous quelqu’un qui appartienne à son peuple, que l’Eternel, son Dieu, soit avec lui, pour qu’il monte!…"
Ezra (Esdra) Chapitre I Les tribus de Juda et Benjamin (verset 5) Il n'est pas question des autres tribus qui constituèrent le Royaume d' Israel
א וּבִשְׁנַת אַחַת, לְכוֹרֶשׁ מֶלֶךְ פָּרַס, לִכְלוֹת דְּבַר-יְהוָה, מִפִּי יִרְמְיָה: הֵעִיר יְהוָה, אֶת-רוּחַ כֹּרֶשׁ מֶלֶךְ-פָּרַס, וַיַּעֲבֶר-קוֹל בְּכָל-מַלְכוּתוֹ, וְגַם-בְּמִכְתָּב לֵאמֹר. 1 Dans la première année de Cyrus, roi de Perse, à l'époque où devait s'accomplir la parole de l'Eternel annoncée par Jérémie, l'Eternel éveilla le bon vouloir de Cyrus, roi de Perse; et celui-ci fit proclamer dans tout son empire, par la voix [des hérauts] et aussi par des missives écrites, ce qui suit:
ב כֹּה אָמַר, כֹּרֶשׁ מֶלֶךְ פָּרַס--כֹּל מַמְלְכוֹת הָאָרֶץ, נָתַן לִי יְהוָה אֱלֹהֵי הַשָּׁמָיִם; וְהוּא-פָקַד עָלַי לִבְנוֹת-לוֹ בַיִת, בִּירוּשָׁלִַם אֲשֶׁר בִּיהוּדָה. 2 "Ainsi parle Cyrus, roi de Perse: L'Eternel, Dieu du ciel, m'a mis entre les mains tous les royaumes de la terre, et c'est lui qui m'a donné mission de lui bâtir un temple à Jérusalem, qui est en Judée.
ג מִי-בָכֶם מִכָּל-עַמּוֹ, יְהִי אֱלֹהָיו עִמּוֹ, וְיַעַל, לִירוּשָׁלִַם אֲשֶׁר בִּיהוּדָה; וְיִבֶן, אֶת-בֵּית יְהוָה אֱלֹהֵי יִשְׂרָאֵל--הוּא הָאֱלֹהִים, אֲשֶׁר בִּירוּשָׁלִָם. 3 S'il est parmi vous quelqu'un qui appartienne à son peuple, que son Dieu soit avec lui, pour qu'il monte à Jérusalem, qui est en Judée, et bâtisse le temple de l'Eternel, Dieu d'Israël, de ce Dieu qui réside à Jérusalem!
ד וְכָל-הַנִּשְׁאָר, מִכָּל-הַמְּקֹמוֹת אֲשֶׁר הוּא גָר-שָׁם--יְנַשְּׂאוּהוּ אַנְשֵׁי מְקֹמוֹ, בְּכֶסֶף וּבְזָהָב וּבִרְכוּשׁ וּבִבְהֵמָה; עִם-הַנְּדָבָה--לְבֵית הָאֱלֹהִים, אֲשֶׁר בִּירוּשָׁלִָם. 4 Tous ceux qui restent [de ce peuple], quelle que soit leur résidence, leurs compatriotes devront les gratifier d'argent, d'or, d'objets de valeur et de bêtes de somme, en même temps que d'offrandes volontaires destinées au temple de Dieu à Jérusalem."
ה וַיָּקוּמוּ רָאשֵׁי הָאָבוֹת, לִיהוּדָה וּבִנְיָמִן, וְהַכֹּהֲנִים, וְהַלְוִיִּם; לְכֹל הֵעִיר הָאֱלֹהִים, אֶת-רוּחוֹ, לַעֲלוֹת לִבְנוֹת, אֶת-בֵּית יְהוָה אֲשֶׁר בִּירוּשָׁלִָם. 5 Alors s'apprêtèrent les chefs de famille de Juda et de Benjamin, les prêtres et les Lévites, tous ceux en qui Dieu avait éveillé le désir d'aller bâtir le temple de l'Eternel à Jérusalem.
ו וְכָל-סְבִיבֹתֵיהֶם חִזְּקוּ בִידֵיהֶם, בִּכְלֵי-כֶסֶף בַּזָּהָב בָּרְכוּשׁ וּבַבְּהֵמָה וּבַמִּגְדָּנוֹת--לְבַד, עַל-כָּל-הִתְנַדֵּב. {ס} 6 Et tous leurs voisins les munirent de vases en argent, d'or, d'objets de valeur, de bêtes de somme et de joyaux précieux, sans compter tous les [autres] dons volontaires.
ז וְהַמֶּלֶךְ כּוֹרֶשׁ, הוֹצִיא אֶת-כְּלֵי בֵית-יְהוָה, אֲשֶׁר הוֹצִיא נְבוּכַדְנֶצַּר מִירוּשָׁלִַם, וַיִּתְּנֵם בְּבֵית אֱלֹהָיו. 7 Le roi Cyrus fit produire les ustensiles du temple de l'Eternel, que Nabuchodonosor avait emportés de Jérusalem et déposés dans le temple de son dieu.
ח וַיּוֹצִיאֵם, כּוֹרֶשׁ מֶלֶךְ פָּרַס, עַל-יַד, מִתְרְדָת הַגִּזְבָּר; וַיִּסְפְּרֵם, לְשֵׁשְׁבַּצַּר, הַנָּשִׂיא, לִיהוּדָה. 8 Cyrus, roi de Perse, les fit produire par l'entremise de Mithridate, le trésorier, qui les remit, après les avoir comptés, à Chêchbaçar, le prince de Juda.
ט וְאֵלֶּה, מִסְפָּרָם: אֲגַרְטְלֵי זָהָב שְׁלֹשִׁים, אֲגַרְטְלֵי-כֶסֶף אָלֶף, מַחֲלָפִים, תִּשְׁעָה וְעֶשְׂרִים. {ס} 9 En voici l'énumération: trente bassins d'or, mille bassins d'argent, vingt-neuf coutelas;
י כְּפוֹרֵי זָהָב, שְׁלֹשִׁים-- {ס} כְּפוֹרֵי כֶסֶף מִשְׁנִים, אַרְבַּע מֵאוֹת וַעֲשָׂרָה; כֵּלִים אֲחֵרִים, אָלֶף. {ס} 10 trente écuelles d'or, quatre cent dix écuelles d'argent géminées et mille autres ustensiles.
יא כָּל-כֵּלִים לַזָּהָב וְלַכֶּסֶף, חֲמֵשֶׁת אֲלָפִים וְאַרְבַּע מֵאוֹת; הַכֹּל הֶעֱלָה שֵׁשְׁבַּצַּר, עִם הֵעָלוֹת הַגּוֹלָה--מִבָּבֶל, לִירוּשָׁלִָם. {פ} 11 Tous les ustensiles, tant en or qu'en argent, étaient au nombre de cinq mille quatre cents; Chêchbaçar emporta le tout, lorsque les exilés partirent de Babylone pour Jérusalem.
Isaïe - Chapitre 45 - יְשַׁעְיָהוּ Ce chapitre ajouté du Deutéro-Isaïe fournit une toute autre version (contrefaite) de l'édit de Cyrus, centré sur Israel et diffèrant d'Ezra et de Chroniques II.
C'est en faveur de mon serviteur Jacob, d'Israël mon élu, que je t'ai appelé par ton nom, que je t'ai décerné un titre, bien que tu ne me connusses pas.
Mais toi, ô Israël, tu seras sauvé par l'Eternel, sauvé pour toujours; jusque dans l'éternité, vous n'éprouverez ni honte ni confusion.
א כֹּה-אָמַר יְהוָה, לִמְשִׁיחוֹ לְכוֹרֶשׁ אֲשֶׁר-הֶחֱזַקְתִּי בִימִינוֹ לְרַד-לְפָנָיו גּוֹיִם, וּמָתְנֵי מְלָכִים, אֲפַתֵּחַ--לִפְתֹּחַ לְפָנָיו דְּלָתַיִם, וּשְׁעָרִים לֹא יִסָּגֵרוּ. 1 Ainsi parle l'Eternel à son Oint, à Cyrus je l'ai pris par la main pour mettre les nations à ses pieds et délier les ceintures des rois, pour ouvrir devant lui les battants et empêcher que les portes lui soient fermées :
ב אֲנִי לְפָנֶיךָ אֵלֵךְ, וַהֲדוּרִים אושר (אֲיַשֵּׁר); דַּלְתוֹת נְחוּשָׁה אֲשַׁבֵּר, וּבְרִיחֵי בַרְזֶל אֲגַדֵּעַ. 2 "Je marcherai devant toi, j'aplanirai les hauteurs, je briserai les portes d'airain et abattrai les verrous de fer.
ג וְנָתַתִּי לְךָ אוֹצְרוֹת חֹשֶׁךְ, וּמַטְמֻנֵי מִסְתָּרִים: לְמַעַן תֵּדַע, כִּי-אֲנִי יְהוָה הַקּוֹרֵא בְשִׁמְךָ--אֱלֹהֵי יִשְׂרָאֵל. 3 Je te donnerai des trésors enfouis dans les ténèbres, des richesses cachées dans des lieux secrets, pour que tu saches que je suis l'Eternel, le Dieu d'Israël, qui t'appelle par ton nom.
ד לְמַעַן עַבְדִּי יַעֲקֹב, וְיִשְׂרָאֵל בְּחִירִי; וָאֶקְרָא לְךָ בִּשְׁמֶךָ, אֲכַנְּךָ וְלֹא יְדַעְתָּנִי. 4 C'est en faveur de mon serviteur Jacob, d'Israël mon élu, que je t'ai appelé par ton nom, que je t'ai décerné un titre, bien que tu ne me connusses pas.
ה אֲנִי יְהוָה וְאֵין עוֹד, זוּלָתִי אֵין אֱלֹהִים; אֲאַזֶּרְךָ, וְלֹא יְדַעְתָּנִי. 5 C'est moi qui suis l'Eternel et nul autre hors de moi, point de Dieu! Je te ceins de force, bien que tu ne me connaisses pas,
ו לְמַעַן יֵדְעוּ, מִמִּזְרַח-שֶׁמֶשׁ וּמִמַּעֲרָבָה, כִּי-אֶפֶס, בִּלְעָדָי: אֲנִי יְהוָה, וְאֵין עוֹד. 6 afin qu'on sache, là où se lève le soleil et là où il se couche, que hors de moi il n'y a rien, que moi je suis l'Eternel et nul autre;
ז יוֹצֵר אוֹר וּבוֹרֵא חֹשֶׁךְ, עֹשֶׂה שָׁלוֹם וּבוֹרֵא רָע; אֲנִי יְהוָה, עֹשֶׂה כָל-אֵלֶּה. {פ} 7 Je forme la lumière et crée les ténèbres, j'établis la paix et suis l'auteur du mal: moi l'Eternel, je fais tout cela."
ח הַרְעִיפוּ שָׁמַיִם מִמַּעַל, וּשְׁחָקִים יִזְּלוּ-צֶדֶק; תִּפְתַּח-אֶרֶץ וְיִפְרוּ-יֶשַׁע, וּצְדָקָה תַצְמִיחַ יַחַד--אֲנִי יְהוָה, בְּרָאתִיו. {ס} 8 Cieux, là-haut, épanchez-vous, et vous, nuées, laissez ruisseler la justice! Que la terre s'entrouvre pour faire tout ensemble fleurir le salut et germer la vertu! Moi, l'Eternel, j'accomplis tout cela.
ט הוֹי, רָב אֶת-יֹצְרוֹ--חֶרֶשׂ, אֶת-חַרְשֵׂי אֲדָמָה; הֲיֹאמַר חֹמֶר לְיֹצְרוֹ מַה-תַּעֲשֶׂה, וּפָעָלְךָ אֵין-יָדַיִם לוֹ. {ס} 9 Malheur à celui qui entre en lutte avec son Créateur vase fragile au milieu d'autres vases de terre! L'argile dira t-elle au potier qui la pétrit: "Que fais-tu? Ton œuvre est imparfaite!"
י הוֹי אֹמֵר לְאָב, מַה-תּוֹלִיד; וּלְאִשָּׁה, מַה-תְּחִילִין. {ס} 10 Malheur à celui qui dit à son père: "Pourquoi engendres-tu?" à la femme: "Pourquoi es-tu en travail d'enfants?"
יא כֹּה-אָמַר יְהוָה קְדוֹשׁ יִשְׂרָאֵל, וְיֹצְרוֹ: הָאֹתִיּוֹת שְׁאָלוּנִי, עַל-בָּנַי וְעַל-פֹּעַל יָדַי תְּצַוֻּנִי. 11 Ainsi parle l'Eternel, le Saint d'Israël, son Créateur: "Ils me questionnent sur les événements prochains! Vous me faites des recommandations au sujet de mes enfants, de l'œuvre de mes mains!
יב אָנֹכִי עָשִׂיתִי אֶרֶץ, וְאָדָם עָלֶיהָ בָרָאתִי; אֲנִי, יָדַי נָטוּ שָׁמַיִם, וְכָל-צְבָאָם, צִוֵּיתִי. 12 C'est pourtant moi qui ai fait la terre et créé les hommes qui la peuplent; c'est moi dont les mains ont déployé les cieux, et qui ai mis en rang toute leur armée.
יג אָנֹכִי הַעִירֹתִהוּ בְצֶדֶק, וְכָל-דְּרָכָיו אֲיַשֵּׁר; הוּא-יִבְנֶה עִירִי, וְגָלוּתִי יְשַׁלֵּחַ--לֹא בִמְחִיר וְלֹא בְשֹׁחַד, אָמַר יְהוָה צְבָאוֹת. {ס} 13 C'est moi qui l'ai suscité selon la justice, j'aplanirai toutes ses voies: il rebâtira ma ville, renverra libres mes exilés, sans rançon et sans présents: c'est l'Eternel-Cebaot qui le dit."
יד כֹּה אָמַר יְהוָה, יְגִיעַ מִצְרַיִם וּסְחַר-כּוּשׁ וּסְבָאִים אַנְשֵׁי מִדָּה, עָלַיִךְ יַעֲבֹרוּ וְלָךְ יִהְיוּ, אַחֲרַיִךְ יֵלֵכוּ בַּזִּקִּים יַעֲבֹרוּ; וְאֵלַיִךְ יִשְׁתַּחֲווּ אֵלַיִךְ יִתְפַּלָּלוּ, אַךְ בָּךְ אֵל וְאֵין עוֹד אֶפֶס אֱלֹהִים. 14 Ainsi parle l'Eternel: "Les biens de l'Egypte, le négoce de l'Ethiopie et des Sabéens, à la haute taille, passeront entre tes mains et seront à toi; ces peuples suivront tes pas, s'avanceront dans les chaînes; ils se prosterneront devant toi et, suppliants, te diront: "En toi seul il est un Dieu; hors de lui, il n'y en a pas d'autre!"
טו אָכֵן, אַתָּה אֵל מִסְתַּתֵּר--אֱלֹהֵי יִשְׂרָאֵל, מוֹשִׁיעַ. 15 À coup sûr, tu es un Dieu caché, Dieu d'Israël, qui sauves!
טז בּוֹשׁוּ וְגַם-נִכְלְמוּ, כֻּלָּם: יַחְדָּו הָלְכוּ בַכְּלִמָּה, חָרָשֵׁי צִירִים. 16 Tous ils sont honteux et humiliés, ils marchent dans la confusion, les fabricants d'idoles.
יז יִשְׂרָאֵל נוֹשַׁע בַּיהוָה, תְּשׁוּעַת עוֹלָמִים: לֹא-תֵבֹשׁוּ וְלֹא-תִכָּלְמוּ, עַד-עוֹלְמֵי עַד. {פ} 17 Mais toi, ô Israël, tu seras sauvé par l'Eternel, sauvé pour toujours; jusque dans l'éternité, vous n'éprouverez ni honte ni confusion.
יח כִּי כֹה אָמַר-יְהוָה בּוֹרֵא הַשָּׁמַיִם הוּא הָאֱלֹהִים, יֹצֵר הָאָרֶץ וְעֹשָׂהּ הוּא כוֹנְנָהּ--לֹא-תֹהוּ בְרָאָהּ, לָשֶׁבֶת יְצָרָהּ; אֲנִי יְהוָה, וְאֵין עוֹד. 18 Car ainsi parle l'Eternel, le Créateur des cieux ce Dieu qui a formé, façonné la terre, qui l'a affermie, qui l'a créée non pour demeurer déserte mais pour être habitée : "Je suis l'Eternel, et il n'en est pas d'autre!
יט לֹא בַסֵּתֶר דִּבַּרְתִּי, בִּמְקוֹם אֶרֶץ חֹשֶׁךְ--לֹא אָמַרְתִּי לְזֶרַע יַעֲקֹב, תֹּהוּ בַקְּשׁוּנִי; אֲנִי יְהוָה דֹּבֵר צֶדֶק, מַגִּיד מֵישָׁרִים. 19 Ce n'est pas en secret que j'ai parlé, dans un lieu obscur de la terre; je n'ai point dit aux enfants de Jacob: Recherchez-moi dans la solitude! Moi, l'Eternel, je dis ce qui est juste, j'annonce ce qui est vrai.
כ הִקָּבְצוּ וָבֹאוּ הִתְנַגְּשׁוּ יַחְדָּו, פְּלִיטֵי הַגּוֹיִם; לֹא יָדְעוּ, הַנֹּשְׂאִים אֶת-עֵץ פִּסְלָם, וּמִתְפַּלְלִים, אֶל-אֵל לֹא יוֹשִׁיעַ. 20 Assemblez-vous et venez, approchez tous, vous qui vous êtes échappés parmi les nations, vous qui faites preuve d'inintelligence en transportant avec vous vos idoles de bois et en invoquant un dieu incapable de secourir!
כא הַגִּידוּ וְהַגִּישׁוּ, אַף יִוָּעֲצוּ יַחְדָּו: מִי הִשְׁמִיעַ זֹאת מִקֶּדֶם מֵאָז הִגִּידָהּ, הֲלוֹא אֲנִי יְהוָה וְאֵין-עוֹד אֱלֹהִים מִבַּלְעָדַי--אֵל-צַדִּיק וּמוֹשִׁיעַ, אַיִן זוּלָתִי. 21 Faites votre récit, avancez vos raisons, délibérez ensemble: qui a, dans un passé lointain, annoncé tout cela? Qui l'a révélé dès longtemps? N'est-ce point moi, l'Eternel, à côté de qui il n'est pas de Dieu, moi, le Dieu juste et secourable, qui n'ai point de rival?
כב פְּנוּ-אֵלַי וְהִוָּשְׁעוּ, כָּל-אַפְסֵי-אָרֶץ: כִּי אֲנִי-אֵל, וְאֵין עוֹד. 22 Tournez-vous vers moi, et, vous serez sauvés, vous tous qui habitez les confins de la terre; car moi, je suis Dieu et personne d'autre.
כג בִּי נִשְׁבַּעְתִּי--יָצָא מִפִּי צְדָקָה דָּבָר, וְלֹא יָשׁוּב: כִּי-לִי תִּכְרַע כָּל-בֶּרֶךְ, תִּשָּׁבַע כָּל-לָשׁוֹן. 23 J'ai juré par moi-même c'est une parole véridique qui est sortie de ma bouche et qui ne sera pas révoquée j'ai juré qu'en mon honneur tout genou ploiera et toute langue prêtera serment.
כד אַךְ בַּיהוָה לִי אָמַר, צְדָקוֹת וָעֹז; עָדָיו יָבוֹא וְיֵבֹשׁוּ, כֹּל הַנֶּחֱרִים בּוֹ. 24 En l'Eternel seul, qui m'a parlé, résident le salut et la force; vers lui reviendront, couverts de honte, tous ceux qui s'étaient emportés contre lui.
כה בַּיהוָה יִצְדְּקוּ וְיִתְהַלְלוּ, כָּל-זֶרַע יִשְׂרָאֵל. 25 En l'Eternel seront justifiés et glorifiés tous les descendants d'Israël."
Sur le web
Le Second- ou Deutéro-Isaïe (fin de l'exil babylonien)
Le prophète anonyme responsable des chapitres xl à lv du Livre d'Isaïe a vécu à la fin de l'exil babylonien, au vie siècle avant J.-C., en terre étrangère. Son intervention se situe entre les années 550 et 538, c'est-à-dire entre les premiers grands succès remportés par le souverain perse Cyrus et la victoire définitive de celui-ci contre Babylone. On sait fort peu de chose de lui ; les textes font une allusion à sa vocation (chap. xl) et peut-être à ses souffrances, si les cantiques du Serviteur (chap. xlii, l et liii notamment) le concernent. Son style est beaucoup plus chaleureux, passionné, plus « romantique » que celui du prophète du viiie siècle ; les formules hymnologiques et les oracles de salut abondent dans ses déclarations. Le plan de son livre est difficile à établir, car ce sont sans cesse les mêmes thèmes et les mêmes expressions qu'on retrouve dans ces chapitres"
JHB 17 01 26
vendredi 16 janvier 2026
Jacques halbronn Au sujet des deux mandats accordés par la SDN au Royaume Uni sur la Trans et la Cis jordanie.
Jacques halbronn Au sujet des deux mandats accordés par la SDN au Royaume Uni sur la Trans et la Cis jordanie
sur le web
Le contexte historique dans lequel la Jordanie a vu le jour est influencé par la période du mandat britannique. À la suite de la Première Guerre mondiale et de la défaite de l'Empire ottoman, le Conseil de la Société des Nations a attribué un mandat au Royaume-Uni sur la Palestine et la Transjordanie en 1920. Ce mandat a été établi pour guider ces territoires vers l'indépendance. Avec le temps, la Transjordanie a dû naviguer entre les complexes impératifs politiques et les aspirations nationalistes, jusqu'à obtenir son indépendance en 1946."
On peut donc dire que , dans les années 20, le Royaume Uni avait la charge de deux structures, l'une arabe, l'autre virtullement juive (selon la Déclaration Balfour de 1917) mais en fait la Cisjordanie sera revendiquée également par la population arabe locale à partir des années trente, ce dont témoigne le film "Palestine 36' où est invoquée la nécessité d'une entité juive indépendante en mesure d'accueillir sans restruction les réfugiés juifs d'Europe, en contre partie de l'aide occidentale dont les Arabes profitèrent pour s'"émanciper du joug ottoman puisque la solution de la question juive posait probléme pour l'Europe; Echange de bons procédés qui ne fut pas respecté.
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L’émirat de Transjordanie (arabe : إمارة شرق الأردن Imārāt Sharq al-Urdun) était un protectorat britannique (1921-1946) créé en avril 1921 à la suite d'accords passés pendant la Première Guerre mondiale avec les princes arabes de la dynastie..." L'indépendance de la Jordanie en 1946 précéde de peu celle de l'Etat d'Israel de mai 1948. Entre ces deux entités, un autre Etat Arabe (Cisjordanie) déterminé par le plan de partition de l'ONU 29 novembre 1947. Cet Etat de facto (Jordanie Occidentale) sera rattaché au Royaume de Jordanie (i.E. Transjordanie, Jordanie Orientale), dont il sera séparé en 1967, à la suite de la Guerre des Six Jours..
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Le film " Pakestine 1936"
Grâce à un film choral (Palestine 1936)l engagé tissé avec beaucoup d’habileté narrative, Annemarie Jacir revient sur une page d’histoire tristement décisive pour le peuple palestinien
Critique : Palestine 36
"Nous sommes tous, riches et pauvres, unis dans notre lutte pour l’indépendance et la liberté." Chacun peut toujours relire l’Histoire et certifier que c’est la vérité sous l’angle qui convient le mieux à ses convictions, mais il y a néanmoins des faits et des aiguillages temporels incontournables et relativement indiscutables aux lourdes conséquences à court et à long terme. C’est l’une de ces périodes cruciales qu’Annemarie Jacir (déjà apprécié entre autres avec Le Sel de la mer [+] et Wajib, l’invitation au mariage [+]) a décidé de ramener à la surface des électriques opinions contemporaines avec Palestine 36 [+], dévoilé dans la section Gala Presentations au 50e Festival de Toronto. Une plongée dans le passé que la cinéaste palestinienne opère avec une grande précision quasi documentaire, tout en la romançant afin de la rendre accessible au plus grand nombre et en ne faisant aucun mystère sur son engagement (ce qui n’altère absolument pas le côté passionnant de l’ensemble)
Si le film démarre au printemps 1936 dans une Palestine administrée par les Britanniques depuis la fin de la Première Guerre mondiale et la chute de l’Empire ottoman, c’est la déclaration Balfour de 1917 prônant "un foyer national pour le peuple juif" qui sous-tend tous les événements qui vont se précipiter à Jérusalem et dans le petit village de Al Basma, les deux épicentres de l’intrigue écrite par la réalisatrice. Car l’équilibre est précaire et la tension monte dangereusement entre les habitants arabes et les colons juifs de plus en plus nombreux, avec la propriété de la terre et le travail ouvrier comme enjeux immédiats, et un occupant britannique jouant un trouble jeu alimenté par des promesses (la commission Peel devrait trouver des solutions équitables…) et une fermeté policière et militaire croissante face aux débordements. Grève générale, rébellion, contre-insurrection : c’est l’escalade et la perspective d’une partition du territoire met le feu aux poudres…
Naviguant avec fluidité entre de multiples personnages, de l’univers des privilégiés de la journaliste Khulood (Yasmine Al Massri) et de son mari Amir (Dhafer L'Abidine), aux campagnes avec la famille de la jeune Afra (Wardi Eilabouni) incluant notamment sa mère Rabab (Yafa Bakri) et sa grand-mère (Hiam Abbass), mais aussi le petit cireur de chaussures Kareem (Ward Helou), en passant par les rebelles Khalid (Saleh Bakri) et Yusuf (Karim Daoud Anaya) qui relie tous les mondes, le tout sans oublier les représentants officiels britanniques (Jeremy Irons, Billy Howle, Robert Aramayo), Annemarie Jacir tisse une fresque captivante et très instructive. Naturellement passionné, engagé (il n’y a aucun contrechamp sur le point de vue juif), résistant et assez féministe, le film mêle avec le bon dosage le mélodrame et la restitution historique pour retracer un brûlant croisement de l’Histoire dont les flammes n’ont pas cessé malheureusement de croître depuis près de 90 ans. Mais pour envisager l’avenir, mieux vaut toujours savoir dans quel feu le passé a été forgé.
Palestine 36 a été produit par Philistine Films (Palestine) avec Autonomous (Royaume-Uni), Corniche Media (Royaume-Uni), MK Productions (France) et Snowglobe (Danemark). Les sociétés françaises mk2 et Lucky Number pilotent les ventes internationales."
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« LIVRE BLANC » DE 1939 : LA GRANDE-BRETAGNE PROPOSE LE PARTAGE DE LA PALESTINE PUIS RETIRE SA PROPOSITION L’idée de partager la Palestine en deux États, l’un arabe et l’autre juif, est apparue pour la première fois en 1937, soit dix ans avant le vote par l’ONU du plan de partage de novembre 1947. La proposition émanait d’une commission royale, la com- mission Peel, envoyée en Palestine pour enquêter sur les troubles qui avaient embrasé le pays. Déclenchée par le mou- vement du Shaykh Ezzedine al-Qassam en novembre 1935, la Révolution s’était généralisée à partir d’avril 1936, en protes- tation notamment contre l’immigration juive, qui, avec l’ap- probation des Britanniques, atteignait des chiffres records. En effet, 4 565 immigrants juifs étaient arrivés en 1931, 9 553 en 1932, 30 327 en 1932, 42 359 en 1934, et 61 854 en 1935. A son arrivée, la commission trouva la Palestine en état de guerre. Les affrontements s’étaient étendus à l’ensemble du pays. Inaugurée par une grève générale et ininterrompue de six mois, la « Révolution de 36 » avait rapidement débouché sur de très nombreux incidents armés. Infiltrés à partir de la frontière syrienne, des volontaires arabes, commandés par Fawzi al-Qawouqji, prêtaient main-forte aux partisans palesti- niens. Sabotage de pipe-lines, dynamitage de convois ferroviaires, destruction des installations électriques et téléphoniques, attaques contre les colonies juives et batailles rangées avec les troupes coloniales anglaises forcèrent bientôt les armées du mandat à faire usage de l’aviation, des chars et de l’artillerie de campagne avant d’acheminer vers la Palestine des renforts à partir de l’Égypte et de Malte. Près de mille Palestiniens tombèrent durant la première phase de la Révolution, des milliers d’autres furent faits pri- sonniers et les troupes anglaises menèrent de très nombreuses opérations punitives contre les villages. Des centaines de mai- sons furent ainsi plastiquées et la majeure partie de la vieille 5 Institut des etudes palestiniennes | Telecharge le 16/01/2026 sur https://shs.cairn.info via Bibliotheques specialisees de la ville de Paris (IP: 194.153.110.5) WALID KHALIDI ville de Jaffa, devenue une des places fortes des insurgés, fut évacuée de force puis rayée de la carte, pour l’exemple, par les unités de génie britanniques. Regroupant l’ensemble des partis palestiniens, le Haut comité arabe, dirigé par Amin al-Husseini, mufti de Jérusalem et président du Haut Conseil islamique, céda alors aux pres- sions des rois Abd al-Aziz ibn Séoud, Ghazi d’Irak, et du prince Abdallah de Transjordanie. Il accepta de suspendre le soulèvement pour « donner une chance » à la commission d’enquête qui allait venir de Londres. Le séjour de la commission Peel dura de novembre 1936 à janvier 1937, et ses conclusions appelant au partage du pays furent rendues publiques en juillet 1937. Le rapport Peel La politique anglaise depuis la déclaration Balfour en vue de l’établissement d’un foyer national juif en Palestine, la peur des Palestiniens de devenir une minorité dans leur propre patrie du fait de l’arrivée massive des immigrants et de leur volonté proclamée de s’emparer du pays, avaient mis le feu aux poudres. Les causes de la Révolution, telles que dégagées par le rapport,. recoupaient les analyses palestiniennes. Mais il n’en allait pas de même quant au remède prescrit. Réfutant la thèse mandataire qui prétendait que les aspirations des deux peuples pouvaient être satisfaites dans le cadre de la déclaration Balfour, Peel concluait à l’impossibilité d’une telle solution, et préconisait le partage. Cette annonce plongea les Palestiniens dans la stupeur, d’autant plus qu’à la publication du rapport, les juifs repré- sentaient moins du tiers de la population de la Palestine et détenaient moins de 5,5 % des terres. En vertu de ce plan, la Galilée, dont la plaine intérieure de Marj ibn Amir qui s’étend du golfe de Haïfa jusqu’au sud du lac de Tibériade, tout comme la majeure partie de la plaine côtière allant de la ville de Jaffa jusqu’à la frontière libanaise, au nord, seraient « cédées » à l'État juif. Par ailleurs, « le cœur » du pays, à savoir toute la région de Jérusalem, jusqu’à la côte, ainsi que les villes de Ramallah, Bethléem, Nazareth et des dizaines de villages, resteraient sous mandat britannique pour une période illimitée... Le tableau qui suit, montre la répartition des terres et des deux populations entre les deux Etats pressentis. 6 Institut des etudes palestiniennes | Telecharge le 16/01/2026 sur https://shs.cairn.info via Bibliotheques specialisees de la ville de Paris (IP: 194.153.110.5) LA CONQUÊTE DE LA PALESTINE Population Population Surface cultivable juive arabe (en dunums) tat juif : 304 900 294 700 3 098 000 Etat arabe : 7 200 485 200 3 074 000 Ainsi, si le plan Peel était appliqué, la population arabe de L’Etat juif serait quasiment égale à la population juive, alors que les terres cultivables échues à l’Etat juif dépasseraient les terres cultivables allouées à l’État arabe. Pour tourner ces dif- ficultés, Peel accompagna sa proposition de deux mesures sup- lémentaires : transfert force de la population arabe hors de ’État juif et rattachement de l’État arabe palestinien à l’émi- rat de Transjordanie ! Le mouvement sioniste ne pouvait espérer en 1937 une meilleure proposition qui lui cédait la moitié du pays, lui assu- rait une continuité territoriale, entérinait l’idée du transfert forcé de la population palestinienne hors de l’État juif et affir- mait, publiquement et pour la première fois, que le « foyer national » serait un Etat juif. Aussi le projet Peel, même s’il ne fut jamais appliqué, constitua-t-il un acquis véritable et devint la pierre angulaire de toutes les revendications sionistes ultérieures. La Grande-Bretagne réprime la Révolution puis abandonne le plan de partage La Révolution embrasa à nouveau la Palestine tout au long des années 1937-1939. Des régions importantes du pays tout comme la vieille ville de Jérusalem et la ville de Bir al-Sab" tombèrent aux mains des patriotes palestiniens. La Grande- Bretagne fut alors contrainte d’appeler à une mobilisation par- tielle des troupes de l’empire. Et l’élite de ses chefs militaires — Wavell, qui commandera plus tard le front égyptien face aux puissances de l’Axe, Montgomery, le futur vainqueur de Rommel, et Haining, chef des opérations de guerre et des ren- seignements militaires au War Office - furent dépêchés sur le terrain pour mater les insurgés. Dans ses rapports à son commandement, Montgomery décrit en détails les unités palestiniennes qu’il affronta alors en Galilée. « Elles sont constituées, écrit-il, de groupes de 50 à 150 combattants, extrêmement mobiles » et « j’ai décidé de concentrer mes efforts pour en éliminer le plus grand nombre. J’ai dispensé mes principaux adjoints de toutes les tâches administratives et je les ai lancés à la chasse aux insurgés. Nous en avons tué plus d’une centaine ces dix derniers jours. De 7 Institut des etudes palestiniennes | Telecharge le 16/01/2026 sur https://shs.cairn.info via Bibliotheques specialisees de la ville de Paris (IP: 194.153.110.5) WALID KHALIDI nombreuses difficultés demeurent, mais commençons par le plus important, à savoir la concentration de nos efforts en vue de les éliminer physiquement ». Quant à Haining, il signale dans l’un de ses rapports cou- vrant la période du 1er novembre 1938 au 1er mars 1939 qu’il a liquidé « 19 insurgés le 9 novembre ; 24, le 10 novembre ; 34, le 28 novembre ; 38, le 2 décembre ; plus de 30, le 18 décembre ; 14, le 8 février ; plus de 19, le 27 février ; et 45, le 11 mars ». Ces chiffres donnent une idée de la cadence des affrontements entre partisans palestiniens et soldats bri- tanniques. De son côté, témoin direct de la Révolution dont il fut l’un des organisateurs, Muhammad ‘Izzat Darwaza, affirme, à propos des pertes palestiniennes : « Le nombre des détenus avoisine les 50 000, celui des martyrs, 7 000 ; celui des blessés, 20 000 ; sans compter que deux mille maisons ont été rasées [en représailles]. » Mais la puissance coloniale ne se contenta pas de cette répression féroce. Elle l’accompagna d’une série de mesures coercitives. Elle ordonna la dissolution de la totalité des organisations politiques palestiniennes, dont le Haut comité arabe, les par- tis, les clubs, les comités patriotiques, et arrêta une bonne par- tie des membres du Haut comité arabe puis les déporta aux Seychelles, dans l’océan Indien. Mais le mufti, Amin al- Husseini, tout comme son bras droit, Jamal al-Husseini, par- vinrent à s’échapper et à trouver refuge au Liban. Pour désarmer la population palestinienne, les autorités appliquèrent également une stratégie implacable, qui dura d'ailleurs jusqu’en 1945 et aboutit à ce que le peuple pales- tinien se retrouve littéralement désarmé face à ses adversaires. C’est ainsi qu’entre 1937 et 1945, les troupes coloniales saisirent 7 617 fusils, 4 891 revolvers, 1 376 grenades, 695 fusils de chasse et 347 375 balles. En revanche, les Britanniques ne se contentèrent pas de fermer les yeux sur la formation des unités sionistes sous le drapeau de la Haganah, mais fournirent à cette dernière aide et entraînement. En 1937, les effectifs de la Haganah approchaient les 20 000 hommes. Ce nombre fut doublé entre 1937 et 1939 par la constitution d’une armée juive parallèle, entraînée et équipée par l’armée anglaise, et placée sous commandement conjoint judéo-britannique. Des unités de commandos furent créées dans ce cadre, et notamment les célèbres « Night squads ». Cette nouvelle armée juive fut appelée, par mesure de « camouflage », la « Police des colonies ». Néanmoins, et malgré cette reprise en mains, la Grande- 8 Institut des etudes palestiniennes | Telecharge le 16/01/2026 sur https://shs.cairn.info via Bibliotheques specialisees de la ville de Paris (IP: 194.153.110.5) LA CONQUÊTE DE LA PALESTINE Bretagne se rendait compte de l’ampleur de l’opposition pales- tinienne au principe meme du partage et de la contestation grandissante à laquelle elle faisait face tant dans les pays arabes que dans le monde islamique. Elle se mit alors à la recherche d’une porte de sortie. Une deuxième commission d’enquête fut dépêchée en Palestine. Cette « commission technique » - il ne fallait pas montrer que la Grande-Bretagne avait cédé — avait en prin- cipe pour mission « l’étude des modalités d’application du plan de partage ». Elle arriva en Palestine en avril 1938 et repartit en août. Son rapport fut publié au mois de novembre. A l’opposé de la commission Peel, la commission tech- nique jugea impossible de créer un Etat juif « délesté » des Palestiniens et de leurs terres. Peel avait, il est vrai, résolu le problème en préconisant le déplacement massif et forcé des Palestiniens... Mais la commission technique refusa implicite- ment le recours à ce principe du transfert et insista sur le fait que ce refus devait être pris en compte dans toute dis- cussion d’un éventuel projet de partage. La Grande-Bretagne conclut alors que la commission tech- nique avait abouti à la conclusion que le partage était « impra- ticable », et s’en servit comme alibi pour abandonner le plan Peel et annoncer simultanément son intention de convoquer un congrès sur la Palestine. Une réunion était prévue à Londres avec la participation des représentants des juifs, des Palestiniens et des pays arabes. Cette annonce eut lieu en novembre 1938. Le Congrès de Londres et le « Livre Blanc » Le congrès ouvrit ses travaux le 7 février 1939 au palais Saint James sous la présidence de Neville Chamberlain, pre- mier ministre, et de Lord Halifax et Malcolm Mac Donald, respectivement ministres des affaires étrangères et des colo- nies. Les parties arabes refusèrent de s’asseoir à la même table que les dirigeants sionistes, et les délégués britanniques firent la navette entre les délégations. Le gouvernement britannique refusa de son côté de convier le mufti Amin al-Husseini car il avait pris la tête de la Révolution armée, mais Londres libéra par contre les déportés des Seychelles. La délégation palesti- nienne était constituée de Jamal al-Husseini, Husayn Fakhri al-Khalidi, Raghib al-Nashashibi, Mousa al-Alami, Georges Antonius, Amin al-Tamimi, Alfred Rock, et Ya‘qoub al- Ghusayn. Quant aux délégations arabes, elles se présentaient 9 Institut des etudes palestiniennes | Telecharge le 16/01/2026 sur https://shs.cairn.info via Bibliotheques specialisees de la ville de Paris (IP: 194.153.110.5) WALID KHALIDI comme suit : la délégation saoudienne était dirigée par l’émir Faysal ibn Abd al-Aziz ; la délégation égyptienne par le prince héritier, l’émir Abd al-Mun‘im ; la délégation irakienne par le premier ministre Nuri Pacha al-Said ; la délégation du Yémen par l’émir Husayn, le fils de l’Imam ; et la délégation trans- jordanienne était placée sous la direction du premier ministre, Tawfiq Abou al-Houda. Les travaux durèrent jusqu’au 17 mars 1939 mais sans aboutir au moindre résultat, ce qui amena la Grande-Bretagne à proclamer unilatéralement un « Livre Blanc » définissant la politique qu’elle allait unilatéralement mettre en oeuvre. 1 : Fondation dans un délai de dix ans d’un État palesti- nien regroupant Arabes et juifs, et lié par un traité à la Grande- Bretagne. Le mandat prendra fin au terme de ces dix ans, sauf si les conditions sur le terrain ne le permettent pas, auquel cas la Grande-Bretagne consultera les représentants palestiniens et juifs, la Société des Nations et les États arabes, en vue de défi- nir toute solution future. 2 : 75 000 immigrants juifs seront autorisés à venir en Palestine durant les cinq prochaines années. Au terme de cette période toute immigration sera soumise à « l’approbation des Arabes de Palestine ». 3 : Les transferts de propriété aux juifs seront interdits dans certaines zones, soumis à conditions dans d’autres et libres dans le reste du pays. Il est incontestable que ces dispositions allaient dans le sens des aspirations arabes. Le principe de création d'un État pales- tinien constituait en soi un rejet de l’idée du partage, et les réglementations restrictives de l'immigration et de la vente des terres allaient à l’encontre des intérêts sionistes. Les déléga- tions arabes, tout comme le parti al-Istiqlal de Raghib al- Nashashibi, opposé au mufti de Jérusalem, étaient enclins à accepter le « Livre Blanc ». Mais le mufti et ses partisans le refusèrent parce qu’il remettait sine die la proclamation de l’in- dépendance. Alors au zénith de son pouvoir, le mufti hajj Amin al- Husseini eut gain de cause, et les États arabes qui n’avaient pas encore le dernier mot concernant les affaires palesti- niennes, rejetèrent le « Livre Blanc ». Officiellement du moins. La réaction de la partie sioniste fut également négative, mais pour des raisons diamétralement opposées. Les juifs déclen- chèrent une grève générale en Palestine, et le 21e congrès sio- niste, réuni le 16 août 1939 à Genève, proclama son désaveu et son rejet de la politique du « Livre Blanc », sans pour autant 10 Institut des etudes palestiniennes | Telecharge le 16/01/2026 sur https://shs.cairn.info via Bibliotheques specialisees de la ville de Paris (IP: 194.153.110.5) LA CONQUÊTE DE LA PALESTINE aller jusqu’à la rupture avec la Grande-Bretagne. La Deuxième Guerre mondiale se profilait à l’horizon. Ce double refus n’empêcha pas Malcolm Mac Donald de soumettre le « Livre Blanc » aux Communes. Les débats furent houleux et Winston Churchill fut l’un des plus durs opposants au projet gouvernemental. Farouche partisan des thèses sio- nistes et du projet du foyer national depuis la Première Guerre mondiale, lorsqu’il était ministre des colonies, Churchill qua- lifia le « Livre Blanc » de « déni de la promesse » faite par son pays aux dirigeants sionistes. Mais le gouvernement persista dans sa démarche. Le « Livre Blanc » fut voté et devint la politique officielle que la Grande-Bretagne allait appliquer en Palestine, abstraction faite des positions arabes ou juives. Quelques semaines plus tard, le conflit mondial débuta, éclipsant l’ensemble de ces question"
Alors que la population juive est menacée en Europe et en Afrique du Nord (Rommel), les leaders arabes refusent le statut de refuge accordé à la Palestine par la Société de Nations, avec la GB pour mandataire. On lui explique que ce "sacrifice" créera une dette de la part des Juifs envers les Arabes. Il semble cependant que la Déclaration Balfour de 1917 lorsque les troupes franco-anglaises refoulent le pouvoir ottoman du monde arabe, ait fait l'objet d'un accord pour l'établissement d'un Foyer Juif en Palestine. Le refus arabe va contraindre les Britaniques, à partir de 1939 à réduire drastiquement l'immigration juive("Livre Blanc') alors qu'à partir de 1941-42, la Solution Finale est mise en oeuvre. Finalement, l'ONU fin 1947 approuvera la partition. De facto, la partie arabe sera rattachée à la Transjordanie, résultat d'un premier partage, pour la Palestine au delà du Jourdain, comme son nom l'indique
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JHB 16 01 26
Jacques Halbronn Le personnage de Jésus dans l’Evangile de Mathieu. Chapitres IV , V- VII X et XV
Jacques Halbronn Le personnage de Jésus dans l’Evangile de Mathieu. Chapitres IV , V- VII X et XV
L’image de Jésus est assez complexe: est il un thaumaturge ou un leader politique attaché à la réunification des 12 tribus? L’Evangile selon Mathieu est, à nos yeux, le texte central du Nouveau Testament. Son premier chapitre traite de la naissance de Jésus dans des conditions mystérieuses.
Chapitre IV Jésus thaumaturge
.23 Jésus parcourait toute la Galilée ; il enseignait dans leurs synagogues, proclamait l’Évangile du Royaume, guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple.
24 Sa renommée se répandit dans toute la Syrie. On lui amena tous ceux qui souffraient, atteints de maladies et de tourments de toutes sortes : possédés, épileptiques, paralysés. Et il les guérit.
25 De grandes foules le suivirent, venues de la Galilée, de la Décapole, de Jérusalem, de la Judée, et de l’autre côté du Jourdain. » Ces versets issus de Mathieu IV le présentent comme thaumlaturge, ce qui faisait sa renommée;
Chapitre V Les (Dix) Commandements des Anciens
21 « Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu’un commet un meurtre, il devra passer en jugement.
22 Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement. Si quelqu’un insulte son frère, il devra passer devant le tribunal. Si quelqu’un le traite de fou, il sera passible de la géhenne de feu.
23 Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi,
24 laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande.
25 Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison.
26 Amen, je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou.
27 Vous avez appris qu’il a été dit : Tu ne commettras pas d’adultère.
28 Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui regarde une femme avec convoitise a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur.
29 Si ton œil droit entraîne ta chute, arrache-le et jette-le loin de toi, car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres que d’avoir ton corps tout entier jeté dans la géhenne.
30 Et si ta main droite entraîne ta chute, coupe-la et jette-la loin de toi, car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres que d’avoir ton corps tout entier qui s’en aille dans la géhenne.
31 Il a été dit également : Si quelqu’un renvoie sa femme, qu’il lui donne un acte de répudiation.
32 Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui renvoie sa femme, sauf en cas d’union illégitime, la pousse à l’adultère ; et si quelqu’un épouse une femme renvoyée, il est adultère.
33 Vous avez encore appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne manqueras pas à tes serments, mais tu t’acquitteras de tes serments envers le Seigneur.
34 Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas jurer du tout, ni par le ciel, car c’est le trône de Dieu,
35 ni par la terre, car elle est son marchepied, ni par Jérusalem, car elle est la Ville du grand Roi.
36 Et ne jure pas non plus sur ta tête, parce que tu ne peux pas rendre un seul de tes cheveux blanc ou noir.
37 Que votre parole soit “oui”, si c’est “oui”, “non”, si c’est “non”. Ce qui est en plus vient du Mauvais.
38 Vous avez appris qu’il a été dit : Œil pour œil, et dent pour dent.
39 Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ; mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre.
40 Et si quelqu’un veut te poursuivre en justice et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau.
41 Et si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui.
42 À qui te demande, donne ; à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos !
43 Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi.
44 Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent,
45 afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes.
46 En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
47 Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
48 Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. »
Le Chapitre VII comporte toutes sortes de sentences célébres d’ordre moral :
Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu
01 « Ne jugez pas, pour ne pas être jugés ;
02 de la manière dont vous jugez, vous serez jugés ; de la mesure dont vous mesurez, on vous mesurera.
03 Quoi ! tu regardes la paille dans l’œil de ton frère ; et la poutre qui est dans ton œil, tu ne la remarques pas ?
04 Ou encore : Comment vas-tu dire à ton frère : “Laisse-moi enlever la paille de ton œil”, alors qu’il y a une poutre dans ton œil à toi ?
05 Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère.
06 « Ne donnez pas aux chiens ce qui est sacré ; ne jetez pas vos perles aux pourceaux, de peur qu’ils ne les piétinent, puis se retournent pour vous déchirer.
07 « Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira.
08 En effet, quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve ; à qui frappe, on ouvrira.
09 Ou encore : lequel d’entre vous donnera une pierre à son fils quand il lui demande du pain ?
10 ou bien lui donnera un serpent, quand il lui demande un poisson ?
11 Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus votre Père qui est aux cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent !
12 « Donc, tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi : voilà ce que disent la Loi et les Prophètes.
13 « Entrez par la porte étroite. Elle est grande, la porte, il est large, le chemin qui conduit à la perdition ; et ils sont nombreux, ceux qui s’y engagent.
14 Mais elle est étroite, la porte, il est resserré, le chemin qui conduit à la vie ; et ils sont peu nombreux, ceux qui le trouvent.
15 Méfiez-vous des faux prophètes qui viennent à vous déguisés en brebis, alors qu’au-dedans ce sont des loups voraces.
16 C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. Va-t-on cueillir du raisin sur des épines, ou des figues sur des chardons ?
17 C’est ainsi que tout arbre bon donne de beaux fruits, et que l’arbre qui pourrit donne des fruits mauvais.
18 Un arbre bon ne peut pas donner des fruits mauvais, ni un arbre qui pourrit donner de beaux fruits.
19 Tout arbre qui ne donne pas de beaux fruits est coupé et jeté au feu.
20 Donc, c’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez.
21 Ce n’est pas en me disant : “Seigneur, Seigneur !” qu’on entrera dans le royaume des Cieux, mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est aux cieux.
22 Ce jour-là, beaucoup me diront : “Seigneur, Seigneur, n’est-ce pas en ton nom que nous avons prophétisé, en ton nom que nous avons expulsé les démons, en ton nom que nous avons fait beaucoup de miracles ?”
23 Alors je leur déclarerai : “Je ne vous ai jamais connus. Écartez-vous de moi, vous qui commettez le mal !”
Dans Mathieu X et XV, on trouve cette formule surprenante:
Ch X Ne prenez pas le chemin qui mène vers les nations païennes
et n’entrez dans aucune ville des Samaritains.
Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël.
Sur votre route, proclamez
que le royaume des Cieux est tout proche. »
Ch XV
24 Jésus répondit : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. »
Certains commentateurs ont voulu interprétér ce texte comme se référant aux Juifs alors que cela visait une population au ban du monde juif , les descendants du Royaume d’ Israel asservis par la maison de David et réfugiés eb Judée après la destructiib du Royaume d’Israel Selon nous, Jésus entendait unir ces deux ensembles séparés,thématique reprise par Moon à propos des deux Corées. (cf ] Ézéchiel 37.15-28 ; Jérémie 23.5-6 ; Osée 1.11 ; Amos 9.11-15,)
JHB 16 01 26
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