Etudes de Critique biblique, astrologique nostradamiquej et linguistique.
jeudi 3 avril 2025
jacques halbronnn Etudes nostradamiques Nouvelle approche des éditions centuriques datées de 1568. Préfaces et épitres recyclées
jacques halbronn Etudes nostradamiques. Nouvelle approche des éditions centuriques datées de 1568 . Préfaces et épitres ercyclées
Il importe de reconnaitre que certaines pièces du corpus Nostradamus n’ont été conservées qu’indirectement et qu’il nous manque , du moins jusqu’à nouvel ordre, certains documents originaux. C’est notamment le cas en ce qui concerne les épîtres adressées par Nostradamus à César, à Henri II et à Pie IV et cela impacte la bibliographie en question. Dans une précédente étude, nous avons expliqué que certaines références à une adresse de l’auteur à son fils, nouveau -né, César; notamment dans les Prophéties signées Antoine Couillard, (1556) ne prouvaient pas qu’il ait existé à cette date une édition des Centuries mais seulement une Préface à César qui aura été reprise pour réaliser une fausse édition 1555, trente ans plus tard (cf notamment le quatrain IV 46 marqué par le temps de la ligue (cf notre communication Colloque Prophétes et Prophéties, 1997,)https://editionsgrandeconjonction.blogspot.com/2022/01/jacques-halbronn-sur-limpact-de-son.html) Cela ne signifie pas pour autant que le texte d’origine ait été repris tel quel.
Mais le cas de l’épitre à Henri II est comparable à plus d’un titre, ce dont nous n’avions pas pris toute la mesure jusqu’à présent. Certes, nous avions soutenu que le second volet des éditions centuriques s’ouvrant par une épitre à Henri II avait remplacé une épitre de Nostradamus au pape Pie IV, en nous fondant sur les quatrains 77 et 78 de la Centurie VIII qui ne font sens que par référence à la dite épitre au souverain pontife, certes, nous avions publié la première épitre de Nostradamus au roi, figurant en tête des Présages Merveilleux pour 1557 (in Documents inexploités sur le phénoméne Nostradamus, Ed Ramkat 2002) où l’on pouvait observer le recyclage d’une première épitre au roi mais nous n’avions pas pour autant poussé notre réflexion assez loin car nous avions négligé la question des fausses éditions centuriques, Benoist Rigaud, 1568 (.https://www.qwant.com/?client=brz-moz&q=guinard++%C3%A9ditions+Benoist+Rigauf++1568&t=web) Or, c’est dans ces éditions comportant le second volet centurique que figure l’Epitre à Henri II.
Nos travaux consacrés à l’Epitre à Pie IV ont mis en évidence l’importance accordée à l’année 1567, date qui devait être celle, selon Nostradamus, de la naissance de l’Antéchrist (selon la dite épitre, cf notre récente étude sur Saint Marcellin). Nous avons montré que cette date de 1567 était la clef nécessaire pour comprendre un quatrain se référant à 57 ans, du fait de la date de 1594 fixée pour le couronnement du roi à Chartres.(voir notre étude sur le quatrain centurie VIII, 78 mentionnant 27 ans, ce qui correspond à 1567 + 27 = 1594. Mais il aurait fallu aller encore plus loin et rendre compte de cette année 1568 qui vient s’ajouter à la série 1555-1557 mais qui est postérieure à la mort de Nostradamus.. Il nous apparait, désormais, que le choix de cette année est lié à la naissance présumée d’un Antéchrist en 1567, selon l’Epitre au Pape.
Selon nous, il y aurait bien eu en 1568 une publication comportant la dite Epitre au Pape tout comme il y aurait eu une publication en 1555 comportant une Préface à César mais dans les deux cas, ces textes n’étaient pas suivis des Centuries telles qu’elles paraitront dans les années 1580-90. Bien plus, le second volet ne comportera pas l’epitre au Pape mais une nouvelle mouture de l’Epitre à Henri II, calquée sur celle adressée au roi dans les Présages Merveilleux. En effet, vers 1590, date de la première parution probable du second volet des Centuries, l’attente pour 1567 avait fait long feu, n’avait plus cours, et c’est vers la fin du XVIIIe siècle que l’on se reportera alors, avec le fameux passage sur 1792 – absent de la première Epitre au Roi, ce qui sera évidemment rapproché par la suite de la Révolution Française, par les commentateurs..
JHB 03 04 25
mercredi 2 avril 2025
jacques halbronn Etudes nostradamiques et antéchristiques / La Saint Marcellin du 6 avril 2025
jacques halbronn Etudes nostradamiques et antéchristiques / La Saint Marcellin du 6 avril 2025
Dans quelques jours, le calendrier mettra à l’honneur la Saint Marcellin. Bien des chercheurs se consacrant au corpus Nostradamus ne sont pas au courant de ce que cette fête a pu signifier pour Michel de Nostredame à la fin de sa vie. Or, il y a un quatrain se référant directement à ce moment et qui comporte la forme « macelin », jeu de mots imaginé par le dit Nostradamus, puisque si l ‘on retire un « r » , cela donne macelin, en italien, signifie boucher, ce qui convenait fort bien pour celui qui entendait traiter de l’Antéchrist.(cf http://nofim.unblog.fr/2023/03/21/jacques-halbronn-nostradamus-le-lien-entre-sa-prose-et-les-quatrains-qui-en-derivent)http://nofim.unblog.fr/2013/07/11/metamorphose-de-nostradamus/
Second volet des Centuries
VIII. 76.
Plus Macelin que Roy en Angleterre,
Lieu obscur nay par force aura l’empire :
Lasche sans foy sans loy seignera terre.
Son temps s’aproche si pres que ie souspire.
VIII. 77.
L’antechrist trois bien tost annichilez,
Vingt & sept ans sang durera sa guerre,
Les heretiques morts, captifs exilez,
Son corps humain eau rougie gresler terre.
C’est dans les textes en prose relatifs au pape Sixte IV (https://www.persee.fr/doc/rhren_0181-6799_1991_num_33_1_1808 )- en français et en italien- que Nostradamus expose sa prophétie Il s’agit là d’une épitre qui aurait du figurer en tête du second volet et qui sera finalement remplacée par une pseudo Epitre à Henri II (cf notre ouvrage, Documents Inexploités sur le phénoméne Nostradamus, Prophetica Judaica Aleph, Ed Ramkat, 2002) faisant suite à une première placée en tête des Présages Merveilleux pour 1557. Pour Nostradamus, c’est en 1567, à la Saint Marcellin, que l’Antéchrist devait naitre, mais Nostradamus décéda en 1566.
On aura remplacé une prophétie à très court terme par une nouvelle Epitre à Henri Second ayant en ligne de mire la fin du XVIIIe siècle ( https://www.persee.fr/doc/rhren_0181-6799_1991_num_33_1_1808) (. On retrouve un procédé comparable avec Pierre d’Ailly dont le traité daté de 1414 renvoie également à la fin du dit siècle,avec la la célébre mention de 1789) ce qui conduit à neutraliser les prophéties de son temps.
Nous renvoyons à d’autres de nos études consacrées à l’Antéchrist
https://classiques-garnier.com/formes-du-millenarisme-en-europe-a-l-aube-des-temps-modernes-pierre-du-moulin-et-le-theme-du-pape-antechrist.html
https://histoire-compiegne.com/dtail-des-bulletins/pierre-dailly-des-conjonctions-planetaires-a-lantechrist/
JHB 02 04 25
jacques halbronn Epistémologie. Linguistique matricielle, fonction performative de la linguistique
jacques halbronn Epistémologie. Linguistique matricielle, fonction performative de la linguistique
Les linguistes sont divisés entre ceux qui voient leur discipline comme descriptive et ceux qui privilégient une dimension performative :
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»La performativité est le fait, pour un signe linguistique (énoncé, phrase, verbe, etc.) de réaliser lui-même ce qu’il énonce ; on dit alors que le signe est « performatif ». Le fait d’utiliser un de ces signes fait advenir une réalité. »
»La linguistique est une discipline scientifique s’intéressant à l’étude du langage. Elle n’est pas prescriptive mais descriptive. La prescription correspond à la norme, c’est-à-dire ce qui est jugé correct linguistiquement : cela est l’apanage des académies et des grammairiens. À l’inverse,la linguistique se contente de décrire la langue telle qu’elle est et non telle qu’elle devrait être. »
Lors de nos travaux en linguistiques, notamment sous la conduite de Louis-Jean Calvet (1986-1989), nous avons rencontre des « obstacles » sous jacents à l’idée que se faisaient les uns et les autres de l’approche des langues. Nous voudrions, ici, avec le recul, faire le point à ce propos.
Certes, le linguiste sera amené à « décrire » le fonctionnement de telle ou telle langue(s) mais doit-il pour autant valider ce qu’elle a pu devenir avec le temps, quid de la question de sa corruption? Notre approche se veut « critique », ce qui présuppose que notre description sera archéologique, déterminera des évolutions susceptibles d’avoir conduit à en dénaturer, à en défigurer le plan initial. D’aucuns n’hésiteront pas à contester – à juste titre- la notion même de « plan initial » d’une langue. Nous préfererons parler de fonction matricielle, c’est à dire d’un reformatage d’un matériau premier et c’est la description de ce reformatage qui est la vocation première de l’acte linguistique. On parlera donc en ce qui nous concerne de linguistique matricielle.
Autrement dit,il importe de dégager une structure s’étant imposée à une matière – passage de la matière à la forme. Cette structure a une dimension performative, c’est à dire qu’elle est constitutive. LA langue est indissociable de la matrice qui lui a conféré une certaine forme. En fait, une certaine matrice sera commune à un groupe de langues soumises à une même grammaire mais ayant aussi un fonds lexical commun mais, par le processus de l’emprunt, une langue relevant d’un autre fonds lexical pourra avoir été marquée par la même matrice. On soulignera ici le fait que l’application d’une même matrice à des corpus différents produira des effets autres selon le dit fonds lexical.C’est tout l’enjeu de la linguistique comparative.
Certains de nos lecteurs (rapporteurs) ont pu sourciller en nous voyant adopter une approche géométrique des langues nous conduisant à rechercher des symétries, des structures, des polarités, des logiques lesquelles, selon nous, sont propres à l’idée même de matrice. C’est ainsi que dans notre « description » phonologique du français, nous avons signalé un alignement de l’écrit sur l’oral qui aura contribué à fausser les pistes, comme l’usage des accents et des apostrophes. Par ailleurs, nous avons proposé un traitement des affixes en associant l’usage des préfixes à un marqueur du passé et celui des suffixes à un marqueur du futur. Nous avons accordé beaucoup d’importance au phénoméne de l’ »emprunt linguistique »(cf Louis Deroy, L’emprunt linguistique. Paris, Les Belles Lettres, 1956.) qui a des effets unificateurs tant sur le plan lexical que grammatical.
Nous irons même jusqu’à envisager, dans le cadre d’une certaine théologie créationniste, l’application d’une seule et même matrice à un ensemble de langues au départ très divers. L’existence d’une même matrice n’implique pas ,ipso facto, la production d’une seule « langue » puisque cette même matrice impacte des corpus antérieurs différant les uns par rapport aux autres. C’est pourquoi le lexique importe moins pour nous que la grammaire du fait d’un creuset apte à apporter de l’homogénéité à un « input » hétérogéne, ce qui vient relativiser singulièrement la question de l’étymologie.
En tout état de cause, on aura compris l’importance que nous accordons à la reconstitution d’une matrice originelle, transcendant, transmutant (alchimiquement) une matière « première ».
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JHB 02 04 25
jacques halbronn Les illusions d'optique. Généralisations et conclusions abusives. La question juive
…jacques halbronn Les illusions d'optique. Généralisations et conclusions abusives. La question juive
On connait l'argument à propos des génies d'origine juive (cf le trio classique Einstein, Marx, Freud et cie) mais n'y a -t-il pas là risque de confusion du fait d'une statistique biaisée? Pour notre part, au niveau théologique, ce sont les Adamites,(cf le premier chapitre de la Genése) qui sont amenés à jouer un rôle majeur et parmi eux, il y a, entre autres, des "Israélites" ou des Juifs, comme on voudra les appeler et qui ne sont qu'un peuple parmi d'autres. Pour nous, un peuple est une entité féminine vouée à être fécondée, formatée par quelque Guide, Messie, à différents moments de son Histoire.. Pour le monde juif, nous avons le cas d'un Cyrus, le ¨ Perse, qui ramené les Judéens à Jérusalem pour y reconstruire un nouveau Temple (Ezra I et Deutéro-IsaIe 45) mais Jésus lui même servit de réformateur, à l'instar d'un Moïse - s'il a jamais existé - (Exode III) avec les "Enfants d'Israël". A la fin du XIXe siècle, nous trouvons un Theodor Herzl qui mobilisa les Juifs - surtout ceux d'Europe de l'Est- en vue de la création d'un nouvel "Etat Juif' (cf notre ouvrage, Le sionisme et ses avatars au tournant du XXe siècle, Prophetica Judaica Beith, Ed Ramkat, 2002) Nous avons insisté sur le fait que le "chef" ainsi (auto)désigné était, à un titre ou à un autre, étranger au peuple auquel il était assigné Nul n'est prophéte en son pays, dit-on. D'un côté, une personnalité, un personnage, de l'autre, une foule anonyme: quel contraste!
On doit se méfier de certains mirages statistiques. Si les "génies", les "guides" sont présents au milieu des peuples, on doit en trouver disséminés un peu partout dans le monde, ce qui reléve de l'érgonomie la plus évidente propre à tout "plan", à tout 'dessein intelligent", du point de vue créationniste qui est le notre. Autrement dit, cette minorité, cette élite, on doit en trouver la trace en tout temps, à toute génération, et en tout lieu, en tout peuple, qu'ils aient ou non une quelconque relation avec le monde juif. Autrement dit, il peut en effet y avoir coincidence entre la naissance (nativité) d'un de ces "messies" (oints) et le monde juif sans que l'on ait à conclure que ces Messies aient à naitre au sein d'un peuple désigné comme "juif" ou toute autre appellation équivalente.. Dans les cas signalés plus haut, nous touchons à la question de la pluralité identitaire. Einstein, Marx, Freud, tous trois d'expression allemande - sont certes "juifs" mais pas que. Disons que s'il y a nécessité de "Justes" de par le monde, on doit bien en trouver statistiquement à peu près n'importe où. Que l'on se rappelle le dialogue entre "Dieu" et Abraham à propos du sort à réserver à la ville de Sodome (Genése) est ce qu'à aucun moment, il est question d'une certaine proportion minimale souhaitable de Juifs dans la Cité?
Genèse XVIII
…"25Faire mourir le juste avec le méchant, en sorte qu'il en soit du juste comme du méchant, loin de toi cette manière d'agir! loin de toi! Celui qui juge toute la terre n'exercera-t-il pas la justice? 26Et l'Eternel dit: Si je trouve dans Sodome cinquante justes au milieu de la ville, je pardonnerai à toute la ville, à cause d'eux. 27Abraham reprit, et dit: Voici, j'ai osé parler au Seigneur, moi qui ne suis que poudre et cendre." On ne doit donc pas amalgamer la question juive et la question "adamique". Il ne faut surtout pas tradduire l'héébreu"Adam" par l'Homme, comme le font la plupart des traductions, ce qui fausse complétement la problématique en sens inverse:
כו וַיֹּאמֶר אֱלֹהִים, נַעֲשֶׂה אָדָם בְּצַלְמֵנוּ כִּדְמוּתֵנוּ; וְיִרְדּוּ בִדְגַת הַיָּם וּבְעוֹף הַשָּׁמַיִם, וּבַבְּהֵמָה וּבְכָל-הָאָרֶץ, וּבְכָל-הָרֶמֶשׂ, הָרֹמֵשׂ עַל-הָאָרֶץ. 26 Dieu dit: "Faisons l'homme (Adam) à notre image, à notre ressemblance, et qu'il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail; enfin sur toute la terre, et sur tous les êtres qui s'y meuvent."
כז וַיִּבְרָא אֱלֹהִים אֶת-הָאָדָם בְּצַלְמוֹ, בְּצֶלֶם אֱלֹהִים בָּרָא אֹתוֹ: זָכָר וּנְקֵבָה, בָּרָא אֹתָם. 27 Dieu créa l'homme (Adam) à son image; c'est à l'image de Dieu qu'il le créa. Mâle et femelle furent créés à la fois.
Tous les Juifs ne sont pas Adam, et tous les hommes non plus! Rien certes n'empêche des "Adamites" de s'adresser au monde juif comme à tout autre monde, à toute forme de communauté (religieuse, linguistique, scientifique etc). On nous demandera : mais d'où sortent-ils vos "Adamites"? Comment se reproduisent-ils sinon en passant par un "peuple"? Quid de la naissance d'un Jésus dont la mère "Marie" conçoit par l'opération du Saint Esprit, Joseph n'étant pas son père génétique, à en croire les Evangiles? Quid de l'"Etoile des Mages" qui indique cette nativité remarquable? Il semble bien que nous ayons affaire à une certaine programmation prévue dans le "plan divin" au niveau céleste, sujet qui aura intéressé un Kepler.(.http://polkarag.gr/FILES/astr/etoile.pdf). D'où l'importance, probablement, accordée par les astrologues au moment de la naissance et à la carte du ciel à décoder. Mais, ce qui compte, c'est que quel que soit le systéme en oeuvre, le programme "messianique" n'ait jamais cessé de fonctionner, de façon matricielle, en garantissant un certain mouvement, un minimum de mutations permettant aux peuples d'échapper à la sclérose, à la cristallisation.
JHB 02 04 25
mardi 1 avril 2025
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