lundi 8 mars 2010

Gauquelin et les étoiles fixes

par Jacques HalBronn

Comme nous l'écrivions (postface aux "Personnalités Planétaires", Paris, Grande-Conjonction-Trédaniel, 1992) - et cela nous a été reproché à sa mort - la réflexion de Michel Gauquelin sur ses propres résultats n'a probablement pas été poussée assez loin.
Dire que le fœtus contribue et participe activement à sa naissance, en tenant compte, en quelque sorte, de certaines configurations astrales nous semble assez juste et va à l'encontre de ceux qui pensent -pseudo-preuves à l'appui - que les astres agissent au dernier moment, au moment où l'enfant pousse son premier cri, comme si, alors, il absorbait quelque substance cosmique, sorte de premier biberon qui le marquerait à vie.
Mais encore faut-il concevoir un scénario un tant soit peu plausible permettant au fœtus de reconnaitre les dites configurations, donc de les percevoir.
Que l'enfant "sache" que "sa" planète se lève à l'horizon et même se prépare à naitre en vue d'un tel passage prochainement à venir, apparait comme une position bien abstraite. Qu'est ce qui lui permet, en effet, un tel repérage? Car de deux choses l'une, soit ce sont les astres qui impriment leur présence sur le psychisme voire sur le corps de l'enfant, soit c'est l'enfant qui, déjà formé et programmé, se conforme à des signaux qu'il a identifiés, sans, cette fois, que les astres y soient pour rien, si ce n'est qu'ils existent et font de la figuration. Pour Gauquelin, la seconde thèse semblait la mieux acceptable.(voir notre entretien audio, en ligne sur la télévision astrologique)
Mais selon nous, il est indispensable de tenir compte des étoiles fixes dans un tel scénario ou si l'on préfère de la conjonction de la planète (en l'occurrence Mars, Vénus, Jupiter, Saturne ou la Lune) avec une étoile fixe se levant à l'horizon.(pour en rester à ce seul cas de figure).
Or, l'étoile fixe qui se lève à l'horizon de la naissance est bien connue dans la tradition astrologique, c'est l'horoscope, l'astre qui monte au moment de la naissance, mieux connu sous le nom d'Ascendant. Ce ne sont pas les étoiles fixes qui manquent, elles sont bien plus nombreuses - et c'est encore plus évident de nos jours que du temps de Ptolémée -que ne le sont les quelques planètes du système solaire. Rappelons que cette combinatoire planète/étoile est au cœur de notre cyclologie (Saturne/Quatre Etoiles Fixes)
Nous avons récemment développé une thèse qui peut surprendre (voir notre texte sur les audio-sciences, sur JBA) et qui confère à l'ouïe un rôle central au niveau de ce qu'on appelle l'influence des astres (pour reprendre le titre du premier livre de Gauquelin, Ed. du Dauphin).
Revenons sur cette idée en soulignant d'entrée de jeu que ce ne saurait être la vue qui nous connecte au cosmos, en dépit de son rôle au niveau de l'observation des astres (lunette, télescope etc). Pendant longtemps, nous-mêmes avions privilégié la vue et c'est un fait qu'au départ, le processus ne pouvait être que visuel mais selon nous l'ouïe prend le relais de la vue, au bout d'un certain temps, la vue impliquant un degré de conscience plus grand que la vue,. Tout processus d'automatisation produisant selon nous un tel relais sensoriel de l'œil vers l'oreille. On peut ainsi entendre quelque chose sans que l'on sache d'où cela vient. Dès lors, même celui qui ignorerait tout de l'astronomie pourrait capter quelque chose en ne recourant pas à la vue.
Par ailleurs, si nous captons des bruits, cela ne signifie pas pour autant qu'ils nous soient destinés. On sait à quel point, de nos jours, nous sommes harcelés par une pollution sonore qui, à part la sirène mensuelle du premier mercredi du mois, ne nous vise pas directement.
Sans prétendre aucunement être en mesure de valider parfaitement notre thèse, au regard de ce que l'on sait aujourd'hui de l'ouïe, nous n'en pensons pas moins qu'il n'y aura pas d'explication des processus astrologiques , en dehors des constats statistiques qui se prêtent à diverses lectures-si l'on ne développe pas l'idée selon laquelle un signal ne fait sens que s'il concerne deux corps célestes et non comme chez Gauquelin, un corps céleste et une ligne d'horizon ou de méridien.
Il ne s'agit pas non plus de soutenir que les dits corps célestes agissent sur nous, par leurs propriétés respectives, mais de parler d'une résonance, d'un écho produit par un certain intervalle entre eux, ce qui nous renvoie à une musique des sphères. Rappelons que nous sommes personnellement impliqués dans une certaine activité musicale (JHB, sur You Tube)
On nous objectera que les étoiles fixes sont bien lointaines et bien distantes des planètes et que l'on voit mal comment une sorte de sonorité pourrait être captée du fait de rapports entre étoiles et planètes. Il est vrai que cela semble assez invraisemblable alors que l'on pourrait admettre plus aisément une connexion d'ordre visuel comme nous l'avions suggéré jusqu'à récemment. Ajoutons que dans cette optique, les étoiles fixes sont des facteurs neutres -qu'elles soient de telle ou telle constellation est ici sans importance- et qu'il est vain de chercher à les distinguer entre elles tout comme nous ne cherchons pas à différencier les quatre étoiles fixes royales. Les étoiles ne font sens qu'en rapport avec les planètes mais elles servent de repères.
Notre position quant à l'importance de l'ouïe dans l'évolution de l'Humanité ne se limite, au vrai, nullement à l'astrologie. Pour nous l'homme est un être qui écoute et qui entend avant de regarder et de voir et de fait pendant qu'il est dans le ventre de sa mère, la vue ne joue aucun rôle alors que l'on sait à quel point le foetus peut être sensible aux sons. Le rôle du langage ne saurait par ailleurs être exagéré chez les humains mais aussi celui de la musique. Quelqu'un de sourd est très sévèrement handicapé socialement, peut être plus encore qu'un aveugle. La nuit, la vue ne joue plus guère de rôle et les hommes ont certainement développé leur ouïe pour repérer les dangers nocturnes souvent invisibles (à l'œil nu).
Le développement du rôle de la vue, notamment avec l'invention de l'écriture, l'essor des représentations picturales (Grotte de Lascaux, dès la préhistoire) correspond à une invasion progressive de l'outil extérieur par opposition à l'organe intérieur, avec les graves conséquences que l'on sait. C'est la surdité qui aura encouragé l'invention de l'écriture, la perte de mémoire. Dans ce cas, la vue prend le relais de l'ouïe.
On nous objectera que dans le cas de l'astrologie, celle-ci dépend énormément de la vue. Nous avons signalé déjà ce point mais nous avons ajouté que lorsqu'un phénomène a été repéré visuellement, il peut par la suite être perçu et suivi au niveau auditif. Au fond, nous serions dotés d'une sorte de radar (initiales de "Radio Detection And Ranging") extrémement sensible et quand nous disons "nous", cela ne concerne pas nécessairement tous les humains. Selon la doctrine que nous avons établie- la cosmocratique- et que les travaux de Gauquelin viennent conforter- seule une certaine élite serait apte à capter un certain type de signaux cosmiques en rapport avec l'astrologie. Pour Gauquelin, en effet, rappelons-le, seuls les plus doués des humains donnent des résultats au regard de la statistique astrologique d'ordre planétaire, ce qui n'est pas du même ordre que les travaux de Didier Castille sur le signe solaire et les mariages et qui, eux, ont une application plus générale mais relèvent d'une autre astrologie, celle du peuple et non celle de l'élite, et qui tient au cycle saisonnier.
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JHB
16. 01. 10

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