samedi 23 janvier 2010

Critique du cycle mono-conjonctionnel

par Jacques HalBronn

L'astrologie contemporaine offre-t-elle une quelconque homogénéité? On pourrait en douter si l'on note qu'y cohabitent une astrologie axée sur le rapport planète-zodiaque et une autre axée sur le rapport planète/planète, souvent chez les mêmes astrologues, d'ailleurs. Pour l'historien, il s'agit là de deux voies qui sont en double emploi mais que, syncrétiquement, on aura, par la suite, maintenues au sein d'un seul et même ensemble, sans prendre conscience de leur incompatibilité.
Décrivons succinctement ces deux astrologies: nous avons largement traité des défauts de l'astrologie bi-planétaire de type Saturne-Neptune; laquelle s'articule autour de la conjonction de ces deux astres ayant lieu tous les 36 ans. En pratique, le cycle le plus long sera celui de Neptune avec Pluton.,dont la durée sera intermédiaire entre les vitesses des deux composantes. Quant à l'autre, il convient que nous nous y attardions davantage.
Le grand avantage du couple planète/zodiaque tient au fait que chaque planète conserve sa vitesse de révolution (30 ans pour Saturne, 12 ans pour Jupiter et ainsi de suite), ce qui conduit évidemment à un cycle de 248 ans pour Pluton!. On sait que pour les astrologues sidéralistes, le zodiaque s'articule sur une certaine étoile fixe (notamment en Inde) mais le plus souvent, ces astrologues se contentent de tout décaler de 24° environ (écart que l'on nomme ayanamsa). Selon ce systéme, chaque fois qu'une planéte passe sur le point gamma (en sidéral), dans la constellation du bélier, ou sur le point vernal (en tropique), elle enclenche un nouveau cycle.
Si le point de vue sidéraliste semble défendable sur le plan cyclique, si l'on admet le passage d'une planète sur une étoile fixe, l'approche tropicaliste, en revanche, nous semble bien abstraite étant donné que le point vernal ne correspond pas à un astre. On n'a donc pas, dans ce dernier cas, un cycle constitué de deux corps célestes mais d'un seul!
Mais si l'on quitte la conjonction, il n'en reste pas moins que l'on bascule ensuite dans une structuration abstraite, non corporelle, qui est celle des aspects (la conjonction étant un aspect tout à fait à part). C'est le défaut de l'astrologie mono-conjonctionnelle. Et que dire du passage d'un signe à un autre, voire d'une constellation à une autre, ce qui nous plonge plus que jamais dans l'abstraction!
Nous avons, depuis 2006, abandonné cette astrologie mono-conjonctionnelle pour une astrologie poly-conjonctionnelle, évacuant ainsi les aspects hormis bien entendu la conjonction. Nous y sommes parvenus en privilégiant les 4 étoiles fixes royales, lesquelles forment un carré naturel presque parfait.
Un autre inconvénient du mono-conjonctionalisme tient au fait que la durée pour qu'une planète boucle un cycle entier nous semble surdimensionnée notamment à partir du cycle zodiacal de Jupiter de 12 ans jusqu'au cycle zodiacal de Pluton de 248 ans!
Avec la cyclologie polyconjonctionnelle, le cycle lui-même est divisé par quatre, ce qui débouche sur des périodes beaucoup plus raisonnables au regard du temps humain. Dans le système que nous préconisons, la durée cyclique est de 7 ans, soit 1/4 d'une révolution sidérale de Saturne. On est loin des 2 siècles et demi de Pluton qui ne font guère sens à l'échelle humaine à moins, tel un Charles Ridoux, de considérer que l'astrologie ait vocation à structurer de longues périodes de l'Histoire de l'Humanité, ce à quoi nous n'adhérons aucunement!



JHB
23.12. 09

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