Etudes de Critique biblique, astrologique nostradamiquej et linguistique.
mardi 30 décembre 2025
jacques halbronn Théologie. Le véritable monothéisme est un monachisme.
Jacques halbronn Théologie. Le véritable monothéisme est un monachisme.
Au vu du chapitre Ier du Livre de Genése, l’idéal adamique tout comme l’idéal élohique correspondent à une autonomie absolue qui dispense de toute forme d’alliance. Faisons Adam à notre image, masculine et fémiinine/
כז וַיִּבְרָא אֱלֹהִים אֶת-הָאָדָם בְּצַלְמוֹ, בְּצֶלֶם אֱלֹהִים בָּרָא אֹתוֹ: זָכָר וּנְקֵבָה, בָּרָא אֹתָם. 27 Dieu (Elohim) créa (yivra) l’homme (Adam) à son image; c’est à l’image de Dieu qu’il le créa. Mâle et femelle furent créés (bara) à la fois.
On note deux formations du passé du verbe « boré » avec et sans vav conversif, ce qui pourrait être la marque d’une addition à uneautre époque avec le changement de « oto » (singulier) à « otam » (pluriel)
C’est sur un tel manifeste que notre idée du Créateur se constitue. Le monothéisme, au départ n’est pas de croire en un seul dieu mais à un dieu SEUL! Il y a selon nous confusion dans la traduction de ce « monos »:
wikipedia
Un monothéisme (du grec μόνος [monos], « seul, unique » et θεός [theos], « dieu ») est une religion qui affirme l’existence d’un Dieu transcendant unique, omnipotent, omniscient et omniprésent. C’est notamment le cas des religions abrahamiques : judaïsme, christianisme et islam. D’autres religions ou croyances monothéistes ont vu le jour comme le zoroastrisme, le culte d’Aton, le sikhisme ou encore le déisme. Les religions monothéistes s’opposent notamment aux polythéismes, au panthéisme et à l’athéisme. En effet, les polythéistes croient en plusieurs divinités tandis que pour les panthéistes Dieu est immanent et non transcendant. Les athées, eux, en nient simplement l’existence.
Le chapitre II de la Genése dénature le personnage d’Adam et donc celui dont il a été créé à la ressemblance, « Dieu ». Cela tient à une théologie du couple que l’on trouve autour des divinités féminines comme Héra, épouse de Zeus et Ashèra, compagne d’Elohim
sur le web:
»Ashérah (hébreu : אשרה ˈæʃərə), est une déesse des religions sémitiques du Levant de l’Antiquité. Elle est identifiée à la déesse ʾAṯiratu d’Ougarit où elle est la parèdre (compagne divine) du dieu El. » On retrouve la forme « asher » dans Exode III:
Il s’agit de la parole de Dieu dans le buisson (Ex (3,14)), en hébreu « אהיה אשר אהיה » (Ehieh Acher Ehieh). C’est une formule qu’on ne peut pas expliquer, qu’on peut seulement traduire, dans toutes les langues, inventant chaque fois une autre théologie.
ד וַיֹּאמֶר אֱלֹהִים אֶל-מֹשֶׁה, אֶהְיֶה אֲשֶׁר אֶהְיֶה; וַיֹּאמֶר, כֹּה תֹאמַר לִבְנֵי יִשְׂרָאֵל, אֶהְיֶה, שְׁלָחַנִי אֲלֵיכֶם. 14 Dieu répondit à Moïse: « Je suis l’Être invariable (sic)! » Et il ajouta: « Ainsi parleras-tu aux enfants d’Israël: C’est l’Être invariable (Eyé Asher Eyé) qui m’a délégué auprès de vous. »
Dans cette formule, on retrouvera éventuellement à la fois ‘Asher « אֲשֶׁר et « yahwé » אֶהְיֶה
On peut dire qu’Adam est un ange:
»Un ange est un être céleste dont la fonction principale est de servir d’intermédiaire entre les humains et Dieu. Dans la mesure où Dieu est « le créateur du ciel et de la terre », les anges sont considérés comme des créatures spirituelles vivant en présence de Celui-ci.
Le terme « ange » vient du latin angelus, lui-même traduit du grec angelos et qui signifie « messager ». Les anges sont ainsi désignés par leur fonction, qui est de porter les messages de la part de Dieu aux êtres humains. »On retrouve cette forme dans Evangile, la bonne Nouvelle.
« Monastère a pour étymologie le nom latin monasterium, du grec monos, « seul ». Au Moyen Âge, monastère est parfois employé pour désigner une église desservie par un moine (et non par un curé). Les équivalents dans les dialectes germaniques sont Munster (par exemple en alsacien) ou Münster, et l’équivalent en vieil anglais est minster (cf. Westminster). » On voit à quel point, le Livre de la Genése aura été « trafiqué » notamment dans les chapitre II à IV qui comportent toute l’histoire du Jardin d’Eden et du péché originel en passant par la création de la femme à partir (« Min ») d »Adam et non pas adjointe à Adam
Genése II et le « Min ».
כג וַיֹּאמֶר, הָאָדָם, זֹאת הַפַּעַם עֶצֶם מֵעֲצָמַי, וּבָשָׂר מִבְּשָׂרִי; לְזֹאת יִקָּרֵא אִשָּׁה, כִּי מֵאִישׁ לֻקְחָה-זֹּאת. 23 Et l’homme(Adam) dit: « Celle-ci, pour le coup, est un membre extrait de mes membres (Atsmi) et une chair de ma chair (bassari); celle-ci sera nommée Icha, parce qu’elle a été prise de Ich. »
On note la récurrence de « mi » (lettre Mem) « à partir de » dans un même verset 23 . on notera Atsmi: signifie « moi-même », ce qui renforce l’idée d’une création qui vient de lui. On peut percevoir une certains similitude entre la naissance d’Adam à l’image d’Elohim et la création de la femme, à partir d’Adam, de son squelette (Etsem) et de sa chair (Bassar)
מֵעֲצָמַי,
מִבְּשָׂרִי,
, מֵאִישׁ.
Tout se passe comme si la partie féminine (neqéva) d’Adam avait été ainsi extraite, sortie, isolée, d’où l’idée d’un dédoublement comme lors du passage du 6 au 7 dans le Sefer Yetsira.
Selon nous, nous sommes dans la production de demi-dieux: Elohim, lui même, étant un demi-dieu, si l’on insiste pour qualifier de Dieu l’impulsion originelle (Deus sive Natura) et Adam serait également un héros, un demi dieu. Mais nous préférons éviter de qualifier de Dieu quelque forme de big bang, sans dessein intelligent et donc réserver un tel usage de « dieu » à une puissance créatrice supérieure à la notre mais fondamentalement de même nature.
JHB 30 12 25,
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