mercredi 28 janvier 2026

ד « jacques halbronn Epistémologie L’étude des textes et des langues ne peut faire l’économie d’une connaissance socio historique du monde

ד « jacques halbronn Epistémologie L’étude des textes et des langues ne peut faire l’économie d’une connaissance socio historique du monde Les textes constituent une réalité bis, paralléle avec laquelle il importe de se connecter systématiquement, ce qui exige une certaine idée de la vraisemblance, et quelque forme de bon sens.(Descartes) sur le web » Le bon sens est la chose la mieux partagée car chacun pense en être si bien pourvu, que même ceux qui sont les plus difficiles à contenter en toute autre chose, n’ont point coutume d’en désirer plus qu’ils en ont. En quoi il n’est pas vraisemblable que tous se trompent ; mais plutôt cela témoigne que la puissance de bien juger, et de distinguer le vrai d’avec le faux, qui est proprement ce qu’on nomme le bon sens ou la raison, est naturellement égale en tout homme ; et qu’ainsi la diversité de nos opinions ne vient pas de ce que les uns sont plus raisonnables que les autres, mais seulement de ce que nous conduisons nos pensées par diverses voies, et ne considérons pas les mêmes choses. Car ce n’est pas assez d’avoir l’esprit bon, mais le principal est de l’appliquer bien. » (Discours de la Méthode)/ Ce qui est vraisemblable, selon nous, est ce qui est récurrent et ce qui ne l’est pas reléve de l’exceptionnel, du cas unique, individuel. C’est pourquoi, l’exégése biblique ne saurait valider ce qui se présente comme de l’ordre du miracle, de la fin des choses, ce qui va à l’encontre de la cyclicité. Dans nos travaux dans le champ nostradamique, la recherche du faux, de la contrefaçon passe par le sens de l’invraisemblable et le chercheur qui ne serait pas doté d’une solide exigence de vraisemblance serait condamné à faire avorter, d’hypothéquer son travail, de par une carence critique, de l’absence d’une idée claire du raisonnable. Dans le cas des éditions centuriques, on ne saurait s’abstenir de prendre connaissance du contexte en amont mais aussi en aval au lieu de s’en tenir aux seules dates indiquées sur les pages de titre. Il importe aussi d’accepter de renoncer à ce que l »on avait pu accepter auparavant. C’est ainsi que la mise en évidence d’un quatrain voire d’un seul verset par trop marqué par un certain contexte politique bien daté (cf notre commmunication de 1997 au Colloque Prophétes et prophéties au XVIe siècle) aurait du suffire à disqualifier l’édition Macé Bonhomme 1555, censée être parue trente ans avant les événements parisiens sous la Ligue (1588). Comment expliquer que les éditions ligueuses ne reprennent pas le second volet des Centuries censé être paru en 1568? Il y a là un faisceau de présomptions en faveur d’une fabrication non antérieure au temps de la ligue. Sur le web « La Sainte Ligue s’est formée au plus fort des guerres de religion et en 1589, elle n’accepte pas l’accession au trône de France d’un protestant, Henri IV. Elle le combat comme elle a combattu son prédécesseur, Henri III, accusé d’une trop grande tolérance religieuse et qui a fait assassiner l’un de ses chefs, le duc de Guise (1588). » Comme repère historique, nous avons la Journée des Barricades, « soulèvement populaire qui éclate à Paris le 12 mai 1588 , durant la huitième guerre de Religion » Il importe de s’interroger sur les précédents (comme l’a fait Pierre Brind’amour, Nostradamus astrophile) mais aussi sur des périodes plus tardives qui auront conduit à la fabrication de documents antidatés. L’obstacle épistémologique dans le domaine de la littérature prophétique tient au fait qu’un événement aurait pu être annoncé de longue date, c’est un tel argument qui aura durablement plombé la critique nostradamique. Abordons à présent le terrain biblique qui du fait de son éloignement plus important aura facilité des lectures marquées par une certaine méconnaissance de phénoménes socio-politiques récurrents tout au long de l’Histoire, comme l’invasion, la colonisation, l’immigration. On aura ainsi négligé des passages bibliques où des populations se rebellent contre un oppresseur, comme ce fut notamment le cas à la mort , clairement datée (Xe siècle avant JC) de Salomon (cf la réponse du fils de Salomon, Roboam à ceux qui souhaitaient qu’on allégeât le tribu versé à la classe dominant . I Rois XII אָבִיךָ, הִקְשָׁה אֶת-עֻלֵּנוּ; וְאַתָּה עַתָּה הָקֵל מֵעֲבֹדַת אָבִיךָ הַקָּשָׁה, וּמֵעֻלּוֹ הַכָּבֵד אֲשֶׁר-נָתַן עָלֵינוּ–וְנַעַבְדֶךָּ. 4 « Ton père a fait peser sur nous un joug trop dur. Toi maintenant, allège le dur traitement de ton père et le joug pesant qu’il nous a imposé, et nous t’obéirons. » Il est clair , selon nous, que l’on a affaire à une situation ancienne qui aura perduré et que l’on auta tenté de masquer en créant le mythe des Douze Fils de Jacob et des Douze Tribus. Selon nous, il s’agit là d’un subterfuge assez grossier. les travaux archéologiques (I. Finkelrstein) montre que les populations des deux Royaumes différaient sensiblement. Bien des chercheurs ont le plus grand mal à se détacher du texte de la Genése qui traite notamment de la bénédiction de Jacob. carte israel douze tribus couleurs JHB 27 01 26