lundi 19 janvier 2026

jacques halbronn L’Arbre de la connaissance du bien et du mal (Genèse) et les Dix Commandements (Exode) Le Jardin et le Désert

jacques halbronn L’Arbre de la connaissance du bien et du mal (Genèse) et les Dix Commandements (Exode) Le Jardin et le Désert Il y a une dialectique entre le tabou du Jardin d’Eden et la Révélation du Sinaï laquelle dévoile l’Arbre de la connaissance interdit à Adam dans Le Livre de la Genése. Dans le Livre de l’Exode, les Madianites (anagramme de Adam) sortent d’Egypte alors que dans le Livre de la Genése, ils sont rejetés du Paradis. ¨Ceux qui regrettent de se retrouver dans le désert présentent l’Egype, par comparaison, comme un Exode 14 …10Pharaon approchait. Les enfants d’Israël levèrent les yeux, et voici, les Egyptiens étaient en marche derrière eux. Et les enfants d’Israël eurent une grande frayeur, et crièrent à l’Eternel. 11Ils dirent à Moïse: N’y avait-il pas des sépulcres en Egypte, sans qu’il fût besoin de nous mener mourir au désert? Que nous as-tu fait en nous faisant sortir d’Egypte? N’est-ce pas là ce que nous te disions en Egypte: Laisse-nous servir les Egyptiens, car nous aimons mieux servir les Egyptiens que de mourir au désert?… » La Sortie d’Egypte dans le désert fait penser à la situation d’Adam et Eve chassés du Jardin d’Eden. Genèse 3:23-24 « Ainsi, l’Eternel Dieu chassa (Adam) du jardin d’Eden pour qu’il cultive la terre d’où il avait été tiré. Après avoir chassé Adam, il posta à l’est du jardin d’Eden les chérubins qui agitent une épée flamboyante pour garder le chemin de l’arbre de vie. » Guillaume Bourin dans « Qu’est-ce que l’arbre de la connaissance du bien et du mal ? » apporte quelques éléments de réflexion: sur le web « La « connaissance du bien et du mal » serait une référence à la notion de sagesse. Elle offrirait de l’intelligence/discernement (השכיל, Gn 3.6). Il s’agit, à première vue, d’une interprétation connexe à celle du discernement moral mentionnée plus haut. Cependant, elle va bien plus loin. L’acquisition de la sagesse est considérée comme l’un des buts les plus élevés dans le livre des Proverbes. Mais la littérature de la sagesse indique aussi clairement qu’il existe une sagesse réservée à Dieu à laquelle l’homme ne devrait pas aspirer (cf. par ex. Job 15.7-9, 30 ; Prov 30.1-4). Une telle « sagesse interdite » consiste entre autre en une pleine compréhension de la nature de Dieu, de l’univers et de la place de l’homme y tient —des questions qui, finalement, sont au-delà de ce que l’homme peut comprendre (cf. Ps 131.1). Chercher à poursuivre une telle forme sagesse de manière indépendante, sans recourir à la révélation divine, c’est affirmer l’autonomie humaine et négliger la crainte de l’Éternel qui est pourtant le fondement de toute connaissance (Prov 1.7). Et c’est ce que Adam et Eve ont fait. Cette interprétation semble être confirmée par le texte d’Ezéchiel 28, le parallèle le plus proche de Gn 2-3, dans lequel roi de Tyr est expulsé d’Eden pour être tombé dans l’orgueil et s’être prétendu « sage comme un dieu » (Ez 28.6, 15-17). (…=. Dans son commentaire sur la Genèse, Wenham cite Clark (Journal of Biblical Literature 88 [1969] 266-78), qui arrive à des conclusions similaires tout en abordant la question sous un angle différent. Il met notamment en évidence l’utilisation de l’expression « bien et mal » dans les contextes juridiques pour décrire la responsabilité légale et suggère que l’auteur de Gn 2-3 l’utilise quant à lui pour parler d’autonomie morale, c’est à dire une volonté de décider de ce qui est juste sans faire appel à la volonté révélée de Dieu. Les allusions à Gn 2-3 dans le Psaume 19 (cf. v. 8-10) semblent accréditer cette thèse : la loi y est comparée à l’arbre de la connaissance, elle rend sage le simple et éclaire les yeux (cf. Gn 3.6). En préférant la sagesse humaine à la loi divine, Adam et Ève ont trouvé la mort. Dans le tabernacle, l’inviolabilité de la loi était symbolisée par le stockage des tables de la loi à l’intérieur de l’arche elle-même, le trône sacré de Dieu, gardé et hors de vue dans le saint des saints, car voir ou toucher l’arche apportait la mort (Ex 40:20 ; Nom 4:15, 20.) Ainsi donc, si l’homme veut réellement « être sage », il est appelé à mener une vie basée sur la foi en son créateur plutôt qu’au travers d’une prétendue autosuffisance tirée de sa propre connaissance. » Pour notre part, la présentation sous forme de tables des X Commandements -qui figure sur les murs des sysnagogues, nous fait penser à un arbre aux branches placées symétriquement prar rapport au tronc. Ces Commandements se répartissent entre ceux qui recommandent, par exemple le respect du Shabbat, ou encore « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée « , Tu honoras tes parents et ceux qui interdisent, ‘Tu ne tueras point », Tu ne convoiteras point, tu n’invoqueras pas en vain etc Comment expliquer un tel revirement au sein du Pentateuque. Dans le Livre de l’Exode, Moïse fournit au peuple ce qui avait été interdit à Adam dans le Livre de la Genése, ce contre-pied se retrouve dans l’opposition entre Genése I et II avec le passage d’Adam à la fois masculin et féminin (à l’image du Créateur) à celui d’homme doté d’une fémme, à ses côtés car Dieu le trouvait bien seul! Genèse 2 …16L’Eternel Dieu donna cet ordre à l’homme: Tu pourras manger de tous les arbres du jardin; 17mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras. Il y a là comme un fléchissement, un relâchement, comme, en astrologie septénale, lors du passage de la phase « Din » à la phase « ‘Hessed » du cycle de la planéte Saturne.L’existence de l’arbre de la science du Bien et du Mal montre que cela fait partie intégrante du plan de la Création. On pense à Jérémie XXXI et à son discours sur le passage d’une Ancienne vers une Nouvelle Alliance. Ce qui correspond à un revirement. לב כִּי זֹאת הַבְּרִית אֲשֶׁר אֶכְרֹת אֶת-בֵּית יִשְׂרָאֵל אַחֲרֵי הַיָּמִים הָהֵם, נְאֻם-יְהוָה, נָתַתִּי אֶת-תּוֹרָתִי בְּקִרְבָּם, וְעַל-לִבָּם אֶכְתְּבֶנָּה; וְהָיִיתִי לָהֶם לֵאלֹהִים, וְהֵמָּה יִהְיוּ-לִי לְעָם. 32 Mais voici quelle alliance je conclurai avec la maison d’Israël, au terme de cette époque, dit l’Eternel: Je ferai pénétrer ma loi en eux, c’est dans leur coeur que je l’inscrirai; je serai leur Dieu et ils seront mon peuple. לג וְלֹא יְלַמְּדוּ עוֹד, אִישׁ אֶת-רֵעֵהוּ וְאִישׁ אֶת-אָחִיו לֵאמֹר, דְּעוּ, אֶת-יְהוָה: כִּי-כוּלָּם יֵדְעוּ אוֹתִי לְמִקְּטַנָּם וְעַד-גְּדוֹלָם, נְאֻם-יְהוָה–כִּי אֶסְלַח לַעֲוֺנָם, וּלְחַטָּאתָם לֹא אֶזְכָּר-עוֹד. {ס} 33 Et ils n’auront plus besoin (comme dans l’Ancienne Alliance) ni les uns ni les autres de s’instruire mutuellement en disant: « Reconnaissez l’Eternel! » Car tous, ils me connaîtront, du plus petit au plus grand, dit l’Eternel, quand j’aurai pardonné leurs fautes et effacé jusqu’au souvenir de leurs péchés. Moïse n’est cepndant pas sans faire penser à Prométhée, offrant le Feu aux hommes en dépit de l’interdiction de Zeus/ Jupiter. Moïse qui ne pourra pas entrer en Terre Promise. Il convient, en outre, de distinguer entre théologie crétaioniste et théologie évolutionniste. Pour Marie Christine O.( https://www.unificationcanada.org/wp-content/uploads/2014/02/Presentation-du-Principe-Divin-Edition-Integrale-en-Coleurs.pdf) avec laquelle nous correspondons, il est question de 300.000 ans alors que nous nous en tenons à une chronologie de 6000 ans, d’où l’importance de l’entrée dans un Troisiéme Millénaire. Ces deux formes de théologie obéissent à des logiques diffréntes. La théologie créationniste ou comme nous l’appelons la « théologie réformatrice » ne part pas d’un » premier mobile à l’origine de toute Nature vouée aux aléas de l’Evolution, au sens de Darwin, mais suppose l’existence d’un « Dessein Intelligent » qui met en place tout un systéme se déroulant par étape,par phase et n’étant pas dépendant de quelque faux pas ou de quelque manquement aux conséquences fatales. Certes, la notion de faute impérvie confère à l’Homme un sens marqué de la responsabilité et l’on a souvent reproché à l’Astrologie (cf St Augustin, Confessions IV) de nous déculpabilliser. Certes, l’évolutionnisme semble plus en accord avec l’état de la Science Actuelle, mais nous pensons que le Créationisme n’a pas dit son dernier mot. C’est le retard dans la reconnaisance et l’émeregcnce de la « vraie » astrologie qui fait obstacle à la théologie créationiste car cette astrologie n’est guère compatible avec la théorie évolutionniste et réformatrice. JHB 19 01 26

jacques Vanaise L'anthropocosmologie : modèle de connaissance (de soi) à l'usage du 3e millénaire

jacques Vanaise L'anthropocosmologie : modèle de connaissance (de soi) à l'usage du 3e millénaire (Revue Epignôsis. No I, 2ème cahier. Juin 1983) Désormais, l’univers n’est plus constitué de choses imbriquées les unes dans les autres, en un tissu cohérent où l’espace fait figure d’architecte. L’univers est désormais un champ de relations et d’incidences ; un champ où les choses et les êtres se définissent en tant que TERRITOIRES où interagissent les différentes parties qui les constituent. Depuis Einstein et Heisenberg, le chercheur du XXe siècle se doit de réhabiliter ce qu’il espérait avoir éliminé définitivement de son champ d’étude : le RELATIF et l’INCERTITUDE. Désormais, l’univers n’est plus constitué de choses imbriquées les unes dans les autres, en un tissu cohérent où l’espace fait figure d’architecte. L’univers est désormais un champ de relations et d’incidences ; un champ où les choses et les êtres se définissent en tant que TERRITOIRES où interagissent les différentes parties qui les constituent. Or, les prolongements et les retombées de ces conceptions nouvelles ne manquent pas de réorienter l’exploration des phénomènes vivants et des processus psychologiques. Il en ressort, par exemple, que chaque niveau d’organisation se doit d’être informé de ce qui se déroule dans le milieu qui l’englobe, à seule fin de s’y adapter. Tel est le contexte théorique d’une nouvelle conjugaison de l’universel et du particulier, conjointement à laquelle s’opère une résurgence des Traditions, parmi lesquelles : l’ASTROLOGIE. Un contexte, où les êtres et les choses sont pensés en tant que processus en marche vers leur possible, mais aussi en termes d’interdépendance et de mise en relation, chaque être et chaque chose y trouvant leur identité à la mesure de leurs interactions avec ce qui les entoure. Chaque individualité y découvre sa spécificité au terme d’une genèse qui consiste à réinterpréter sans cesse la réalité du monde pour y insérer la légitimité de son ordre intérieur. En fait, tout concourt aujourd’hui à la réhabilitation de l’astrologie, délivrée du visage mystérieux et irrationnel que lui prêtait, hier encore, l’interprétation mécaniste du monde et de la vie. Les astres y apparaissent désormais en tant qu’indicateurs de circonstances, rendant compte, à leur manière, d’une coïncidence d’événement entre des phénomènes de nature différente, selon le principe que le semblable agit sur le semblable, par un effet de sympathie ou de résonance. La thèse centrale que développe l’astrologie nouvelle est que c’est notre perception et notre traduction du monde qui, dès la naissance, l’édifient pour nous en objet de CONAISSANCE. Mais chacune des parties constitutives du monde dit « objectif » est ici la cristallisation d’anciennes réponses, d’anciens comportements, inscrits au cœur de notre histoire personnelle aussi bien que dans l’héritage de la vie qui, depuis toujours, programmait notre arrivée… De sorte que chaque pièce de l’échiquier génétique ou « astral' » attend désormais l’occasion, l’opportunité de déployer ses réserves de souvenirs et de capacités en des formes toujours nouvelles, actualisant ainsi, dans le cours de notre vie, les comportements qui répondront le mieux à la pression des circonstances extérieures de même qu’à l’exigence de nos ambitions personnelles. En résumé, le développement de notre personnalité dépend d’une dialectique qui s’inscrit obligatoirement dans la durée. Car c’est à mesure que notre interaction avec le monde a pour effet d’activer ou d’actualiser des réponses adéquates, déjà mémorisées, qu’elle rend aussi possible l’éveil et le développement de nouvelles stratégies, servant en cela l’originalité de notre projet initial de croissance et de développement. Ainsi se déploie progressivement l’enchaînement de nos interactions avec le monde, se confondant bientôt avec notre insertion dans le monde. Or, c’est précisément ce dont nous entretient l’astrologie qui élargit cette dialectique aux dimensions de l’univers. Dialectique qu’elle « systémise » par ailleurs à l’aide d’une unité de mesure cosmique qui fait largement appel à l’analogie et au symbole. Ce que déchiffre et explicite l’astrologie, c’est, en dernière analyse, un rapport d’incidence (une COÏNCIDENCE) entre l’objet et l’outil, entre l’organe et sa fonction, entre l’héritage et l’acquisition, entre le souvenir et la découverte, entre le germe et le devenir, autant de conséquences qu’elle transpose dans une relation de l’universel au particulier. Ce qu’elle synthétise, en une unité (en une configuration) d’espace-temps, c’est le projet de notre intégration à l’univers et de notre participation au monde. Ce qu’elle « systémise », c’est l’instant unique où s’inscrit le programme qui définira notre être particulier, en son désir de la chose qu’il veut accomplir (lui-même) et dans l’intuition de l’heure universelle la plus adéquate à son avènement (à sa naissance) : celle qui gouvernera parallèlement et pareillement les choses les plus propices à son projet. Mais la spécificité de l’astrologie est surtout de focaliser un tel projet en une sorte de point zéro : celui de la naissance. En un point à partir duquel l’être vivant ne cessera désormais de polariser l’espace qui l’entoure, engendrant, au gré de sa fantaisie ou à la lumière de son expérience, le haut et le bas, l’avant et l’après, le proche et le lointain, le conscient et l’inconscient, le connu et l’inconnu, la réalité et le rêve… La naissance apparaît ainsi comme le moment conjugué d’une libération (implicitement évoquée par la « délivrance » de la mère, mais aussi par le premier cri du bébé, premier pas vers son autonomie) et d’un ancrage, d’un contact instantané avec le monde, d’une fixation irréversible à la terre. C’est ce moment fugitif que l’astrologie tente de restituer, éclairant du même coup tout un projet de vie, dans une sorte de préséance du germe sur le devenir, dans une anticipation du projet sur l’acte. Philosophiquement, l’ontogenèse de la personnalité obéit donc ici à un jeu de CONNIVENCE avec l’instant universel qui en est le signe et le présage. Se fondant sur une analogie entre le microcosme et le macrocosme, l’astrologie désigne donc la configuration qui éclairera ce qu’il y a de plus obscur et de plus mystérieux au sein de notre personnalité : l’essence même de notre être ; ce virtuel qui ne cessera de s’actualiser à travers la subjectivité de notre moi. C’est une sorte d’ADN astral, porteur de notre singularité en même temps que rappel de notre filiation avec tout l’univers. Et c’est à l’échelle de tout l’univers que l’astrologie choisit l’écosystème (le cosmo-système) dont elle a besoin : celui qui doit englober tout ce qui est susceptible d’occuper notre mémoire et de participer à notre devenir. Mais il va de soi que l’astrologie dans son étymologie la plus directe, à savoir celle d’une logique ou d’un LOGOS des astres, ne saurait englober à elle seule les multiples données concourant à l’émergence et à la synthèse d’une telle science de l’ETRE-AU-MONDE. Certes, elle soutient et éclaire un grand nombre des indices nécessaires. Mais son objet est tout au plus d’occuper une sorte de position centrale : celle d’un référentiel cosmique privilégié, celui-là même que postulait déjà la Tradition et autour duquel doit s’organiser aujourd’hui une investigation ou un consensus se réclamant de la démarche transdisciplinaire. Le concept d’ANTHROPOCOSMOLOGIE synthétise parfaitement cette idée, ce lieu de convergence, ce laboratoire où doit se manifester la coïncidence entre l’homme (ANTHROPOS) et l’univers (COSMOS). L’anthropocosmologie englobe donc la philosophie aussi bien que la technique de l’astrologie, auxquelles elle adjoint et, parfois, confronte les méthodes et les propositions d’autres disciplines humaines concernées par son projet. De nombreuses publications et de nombreux colloques attestent, au seuil du 3e millénaire, d’une convergence de la science et de la Tradition. L’anthropocosmologie ne prétend évidemment pas avoir suscité cette rencontre. Elle n’en réclame pas davantage la supervision. Tout au plus s’efforce-t-elle d’y adjoindre et d’y privilégier le paramètre astrologique. Les réponses qu’elle tente de donner à quelques-unes de nos questions existentielles rejoignent inévitablement le caractère individuel et unique de notre PRESENCE-AU-MONDE. Ses réponses sont donc les nôtres. Ses progrès sont les victoires que nous remportons sur nous-mêmes, à la recherche de nos origines et de notre vérité. Mais sous son éclairage, cette vérité, pour individuelle qu’elle soit, ne peut que rejoindre et intégrer la dimension transpersonnelle qui nous rend tous solidaires et qui nous associe collectivement au jeu et à l’histoire de l’univers. En prolongement de quoi l’anthropocosmologie est aussi un outil qui se veut efficace à l’usage de la personne humaine en quête de liberté et de participation ; à l’usage des générations nouvelles qui feront le 3e millénaire. Car une anthropocosmologie qui n’aurait pour but que de nous confirmer dans nos hésitations et dans nos peurs ne nous serait pas d’un grand recours. Ce qu’elle doit rendre possible, c’est assurément l’accomplissement du vieil adage « Connais-toi toi-même ». Mieux se connaître, c’est mieux connaître la machine intérieure qui, depuis le premier jour de notre vie, simultanément nous nourrit et nous piège. C’est découvrir les multiples « JE » qui nous habitent et qui, souvent, se jouent de nous, pour ensuite apprendre à mieux les utiliser et à mieux les coordonner et, ainsi, parvenir progressivement à nous dégager de nos automatismes, à mesure que nous retrouvons le contact avec la source même de notre vie et de notre être. Devenir « qui » nous sommes et retrouver le fil d’Ariane qui conduit au centre de notre vie, telle doit être notre préoccupation majeure, tout particulièrement à ce moment de l’histoire humaine où il nous faut imaginer les fondements d’une vie plus créatrice et plus ouverte. Tel est ici le pari que relève l’anthropocosmologie : celui de nous insérer au cœur même de l’aventure cosmique, en même temps qu’elle nous restitue la clef unique donnant accès à notre propre échiquier de vie. L’anthropocosmologie entend donc souligner l’urgence d’une connaissance de soi, celle-ci se définissant ici comme une sorte de naissance à sa propre lumière, à son propre soleil, symbolisant le principe d’un retour à l’unité de soi. Mais réaliser l’unité de soi, en répondant par exemple à chaque injonction qui nous pousse à nous affirmer et à nous définir, c’est aussi, parfois, nous fermer à d’autres possibles… De sorte qu’arrivés au bout de nous-mêmes, au bout de notre périple, nous ne pouvons que revenir sur nos pas, à la recherche d’une autre clef, ou d’un autre signe. C’est ici que l’anthropocosmologie se fait MÉTAPHYSIQUE, dès lors que la saisie même du réel s’apparente aussi à une sorte d’imagination créatrice proche de la perception IMMÉDIATE des poètes et des mystiques. De sorte que si l’anthropocosmologie réinstaure la primauté du sujet, tel qu’en lui-même il est capable de tresser sur l’écran noir d’un monde qu’il découvre les médiations que lui dicte sa subjectivité, elle intègre aussi ces suggestions ou ces réponses venues d’ailleurs, indépendantes de notre volonté consciente et jetées comme un éclat de rire à la face des vaines constructions de la pensée raisonnante. Jacques Vanaise est astrologue. Il travaille à trouver/créer des ponts entre la tradition et la modernité… Navigation de l’article Les adieux de Padma Mort et renaissance, entretie