Etudes de Critique biblique, astrologique nostradamiquej et linguistique.
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jeudi 25 juin 2026
jacques halbronn Son activité de critique nostradamique 1990-1994 vs les publications de P. Brind'amour
jacques halbronn Son activité nostradamique 1990-1994 vs les publications de P. Brind'amour
En 1986, Olivier Millet présentait au Colloque "Divinatio et controverse religieuse en France au XVIe siècle, dirigé par Jean Céard, une communication "Feux croisés sur Nostradamus au XVIe siècle" auquel nous n'avions pas été invités par le dit Céard (né en 1935) lequel quelques mois plus tôt avait déclaré assumer la direction de notre thèse d'Etat (Paris XII) Le texte prophétique en France que nous ne pourrons soutenir que début 1999 pour des raisons qui nous échappent encore. lors de son départ à la retraite. Dans ce texte antérieur à nos premières publications. on reléve un biais centurique que nous n'avons eu cesse de dénoncer et qui consistait à prendre les éditions centuriuqes datées de 1555, 1557, 1568 comme des faits acquis. Cela n'empêchera pas pierre Brind'amour de publier, à la demande de Jean Céard, "les premères centuries ou prophéties" (sic)édition Macé Bonhomme de 1555. (Ed Droz, posthume 1996) à la suite de son Nostradamus astrophile, Ed Klincksieck (1993) La 4e de couverture note que "l'auteur se penche sur les source où Nostradamus a puisé son savor"/ En 1991, Brind'amour avait donné une contribution à un Colloque que nous avions organisé à Paris. L'astrologie chez Nostradamus 'repris sur la site du CURA ) Pour notre part, signalons dans Politica Hermetica 1991 LEs bibliographies autour de Nostradamus., dans RHR "une attaque oubliée contre Nostradamus", où nous évoquions son Epitre au pape Pie iv (1991), en 1994 notre exposition Astrologie et Prophéties (Ed Bibliothèque Nationale, 1994 Mais, nous nous en tiendrons à notre communication " Pierre d'Ailly et l'Antéchrist" (Colloque De Pierre d'Ailly à Christophe Colomb, Compiègne 1992) et à celle d'Amanda Phillimore, "Pierre d'Aily et le livre des prophéties de Christophe Colomb" A vrai dire, nous avions complétement oublié notre communication et le débat qui s'en suivit. '(pp. 49 à 77) et à l'occasion duquel nous avions dévié vers Antoine Crespin et la question de l'antijudaisme lié à l'Antéchrist, abordant notamment les attaques contre les Juifs d'Avignon.(cf notre communication au Congrès des Etudes juives, Jerusalem 2001). Il est fort probable que Brind'amour avait pris connaissance de ces travaux lors de son édition critique de Macé Bonhomme, 1555 (cf supra) en raison de l'intérêt qu'il manifestera pour le dit Antoine Crespin (cf nos Documents Inexploités sur le phénoméne Nostradamus, Ed Ramkat 2002). En tout état de cause, c'est bien en 1992, que nous avions publié des éléments faisant partie de notre thèse d'Etat en préparation donc avant les publications de P. Brind'amour de 1993 et 1996. Ci dessous des extraits du débat qui figure dans le Bulletin de la Société Historique de Compiègne(pp. 72 et seq) lequel débat déborde largement le sujet de notre communication: " Est ce que les attaques figurant dans certains quatrains des Centuries et s'en prenant aux Juifs peuvent être attribués à Nostradamus (p. 75) et nous signalions qu'Antoine Crespin, "antisémite notoire", dans les publications qu'il signe reprend de telles attaques. , source non exploitée par Brind'amour lequel fera de lui, à l'inverse, un plagiaire des Centuries, position qui sera encore la notre en 2002 dans nos Documents Inexploités, avant de conclure par la suite que c'est bien plutot Crespin Archidamus, imitateur de Nostradamus, qui aurait servi aux faussaires sous la Ligue. Le tort de ceux qui, comme Chantal Liaroutzos (cf son article dans RHR "Suivez la guide" est de s'être contenté de faire de Nostradamus un plagiaire plutôt que d'y voir la marque d'une contrefaçon En fait, dès 1990 et la parution de notre fait du Répertoire Chronologique Nostradamique, préfacé par jean Céard, nous avions insisté pour le recours à l'épithète "nostradamique" dans le titre, indiquant ainsi un processus de dérivation.(CORPUS NOSTRADAMUS 125 -- par Patrice Guinard "Approximations, inexactitudes et incompréhensions dans les ouvrages de Pierre Rodrigue Brind'Amour"(CURA). Nous avons conversé avec P. Brind'amour tant à Paris qu'à Ottawa, en l'interpellant sur la valeur des témoignages quant à la parution des Centuries ,ce qui nous raméne à au texte d'Olivier Millet (cf supra) "Videl, écrit-il, p. 107, s'en prend non pas aux Prophétiies déjà anciennes (sic) de 1555 ni à celles de 1558 (sic) pas encore publiées mais aux almanachs et pronostications des dernières années" Pour Millet, il était évident que la Préface à César pastichée par Couillard en 1556 serait bien la preuve de la parution des premières Centuries qu'elle précéde, tout comme les réactions à la publication d'une Epitre à Henri II viendraient prouver la parution du volet centurique qu'elle introduit, ignorant qu'une épitre au Roi figurait dans les Présages Merveilleux pour 1557, laquelle servira bien plus tard (vers 1595) à une éniéme édition du second volet, reprenant des éléments de la Prophétie des papes (Arnold Wyon, 1595).
JHB 25 06 26
vendredi 17 novembre 2023
jacques halbronn Réflexions sur le Nostradamus astrophile de Pierre Brind'amoue 1993
jacques halbronn Réflexions sur le Nostradamus astrophile de Pierre Brind'amour 1993
L'auteur distingue(pp. 474 et seq) parmi les Oeuvres de Nostradamus les "ouvrages authentiques", les "Collages et plagiats" et les "Contrefaçons" Les éditions des Centuries 1555 et 1557 ont droir au label d'auhenticité et l'almanach pirate de Barne Regnault pour 1563 sera placé dans le deuxiéme groupe. Voyons ce qu"il est pour le troisiéme où vont figurer Li Presagi 1565, det Il vero Pronostico 1566 dédiés au Pape Pie IV. Brind'aimoue avait pourtant validé l'almanach pour 1562 comportant une adresse au dit pontife. Dans sa critque des éditions italiennes (p. 491), qu'il qualifie de supercherie Brind'amour mentionne même l'an 1567,('mois d'avril) dont nous avons montré toute la portée Brind'amour signale certaines aberrations concernant la référence à une éclipse et s'interroge sur les sources concernant la dite éclipse. En fait, l'auteur ne cesse de se référer au jugement de Chomarat et de Benazra à ce propos. En cela, il aura eu bien tort car le texte consacré à Pie IV en italien correspond au manuscrit français de Nostradamus dont on dispose d'une impression française du début du XXe siècle, période qui est riche en rééditions. Voir notre vidéo sur You tube:https://www.youtube.com/watch?v=XF6MoRniCZA
"jacques halbronnn Etudes nostradamiques. La véritable Epitre à henri II et celle occultée à Pie IV"
Autrement dit, Brind'amour aura validé des éditions antidatées 1555 et 1557 et invalidé un document de la plus grande importance 1561, cette Epitre à Pie IV qui devait ouvrir le second volet des Centuries mais sera remplacée par la fausse Epitre à Henri II. figurant dans l'édition 1568 alors même qu'il validait justement la première Epitre (de 1556) en tête des Présages pour 1557. La date de 1567 qui figure dans l'Epitre au pape est la clef du quatrain 77 ('Cahiers VL Saulnier n°15) de la Centurie VIII en tete du second volet lequel traite d'un délai de 27 ans, ce qui donne 1594, date du couronnement d'Henri IV Chomarat ne mentionnera pas ce quatrain dans sa communication "De quelques dates clairement exprimées par Michel Nostradamus dans ses (sic) Prophéties ' (Colloque Prophétes et prophéties, 1998)
VIII. 76.
Plus Macelin que Roy en Angleterre,
Lieu obscur nay par force aura l'empire :
Lasche sans foy sans loy seignera terre.
Son temps s'aproche si pres que ie souspire.
VIII. 77.
L'antechrist trois bien tost annichilez,
Vingt & sept ans sang durera sa guerre,
Les heretiques morts, captifs exilez,
Son corps humain eau rougie gresler terre.
JHB 17 11 23
jeudi 18 août 2022
mercredi 20 juillet 2022
vendredi 24 juin 2022
Wiki Le plus célébre des quatrains proohétiques de Nostradamus
Le plus célèbre des quatrains réputés prophétiques de Nostradamus (avec, peut-être le « quatrain de Varennes » IX, 20) est le trente-cinquième de la première centurie (Centurie I, quatrain 35)
Le lyon ieune le vieux surmontera,
En champ bellique par singulier duelle,
Dans cage d'or les yeux luy creuera,
Deux classes vne, puis mourir, mort cruelle.
Selon les adeptes d'une lecture prophétique, ce quatrain annoncerait la mort d'Henri II.
En juin 1559, le roi Henri II affronta le comte de Montgomery, lors d'un tournoi de chevalerie. Ils auraient porté (selon ces adeptes) tous deux un lion comme insigne. Henri II reçut la lance de son adversaire dans son casque (selon certains, en or) et aurait eu l'œil transpercé. Il mourut dix jours plus tard.
Voici ce qu'en dit l'historien québécois Pierre Brind'Amour (qui, pour sa part, pense que Nostradamus interprète un prodige céleste tel que celui qu'on aperçut en Suisse en 1547, montrant un combat entre deux lions) : « Ce quatrain, le plus célèbre des Centuries, fait les délices des amateurs d'occultisme, qui veulent y voir l'annonce du tournoi qui opposa Henri II et le sieur Gabriel de Lorge, comte de Montgomery, le 1er juillet 1559. On sait qu'Henri II, blessé à l'œil par son adversaire, mourut de sa blessure le 10 juillet suivant. Les sceptiques, dont je suis, s'émerveillent de la coïncidence ; les adeptes y voient la preuve de ce qu'ils ont toujours su, à savoir que Nostradamus avait un don de clairvoyance. Pourtant personne à l'époque ne fit le rapprochement. » (Nostradamus astrophile, p. 267; Les premières Centuries ou Propheties, pp. 99-101).
Le professeur de linguistique Bernard Chevignard note lui aussi, que « ni Blaise de Monluc, ni François de Vieilleville, ni Claude de l'Aubespine, ni Brantôme ne mentionnent une quelconque prophétie de l'oracle de Salon à ce propos [la mort d'Henri II], mais font état de leurs propres rêves prémonitoires ou d'une prédiction de l'astrologue napolitain Luca Gaurico ».
(Brantôme a bien fait allusion à l'incident, mais ne parle que d'un 'devin' qui n'était pas nécessairement Nostradamus).
B. Chevignard relève de plus que, dans ses Présages en prose, à la fin de ce qui concerne le mois de juin 1559 (Henri II fut blessé en juin et mourut en juillet), Nostradamus, après avoir écrit « Quelque grand Prince, Seigneur & dominateur souverain mourir, autres defaillir, & autres grandement pericliter », ce qui fait s'écrier à son dévoué exégète Chavigny : « Icy infailliblement est presagée la mort du Roy Henry II », avait ajouté immédiatement après : « La France grandement augmenter, triompher, magnifier, & beaucoup plus le sien Monarque », d'où ce second commentaire de Chavigny : « Ceci est dit pour deguiser le fait. »
Chavigny, d'ailleurs, n'a pas interprété le quatrain I,35 comme annonçant la mort d'Henri II, non plus que Nostradamus lui-même, qui privilégiait le quatrain III, 55 (après l'avoir rétro-édité, d'ailleurs!). Cette interprétation n'est pas attestée avant 1614.
Bibliographie
Ouvrages de Nostradamus
Interprétation des hiéroglyphes de Horapollo (1543-1547), édi. par Pierre Rollet, éd. Ramoun Berenguié, Aix-en-Provence, 1967.
Pronostications et Almanachs, 1550-1567 [1] [2]
Traité des Fardements et Confitures (1555) : Traité des confitures, Éditions Être et connaître, 2006, 156 p. Titre : Excellent et moult utile opuscule à tous nécessaire qui désirent avoir connoissance de plusieurs exquises receptes divisé en deux parties. La première traicte de diverses façons de fardemens et senteurs pour illustrer et embelir la face. La seconde nous montre la façon et manière de faire confitures de plusieurs sortes.
Prophéties : édition princeps = Les Prophéties de Me Michel Nostradamus, Lyon, chez Macé Bonhomme, MDLV (4 mai 1555) (Réimprimé en 1984 par Les Amis de Michel Nostradamus.)
Texte des Prophéties en ligne, selon les premières éditions : [3]
Épître à César (son fils, César de Nostredame) (1555) [4] [5] [6], in Prophéties, édi. par Eugène Bareste, 1840, Paris, Maillet, 1840.
« Paraphrase de Galien » : Paraphrase de C. Galen, sus l'exortation de Ménodote, aux estudes des bonnes artz, mesmement Médicine : Traduict de latin en francoys, par Michel Nostradamus, Lyon, Antoine du Rosne, 1557.
Épître à Henri second (roi de France) (27 juin 1558) [7] [8], in Le Pelletier, Les Oracles de Michel de Nostredame, astrologue, médecin et conseiller ordinaire des rois Henri II, François II et Charles IX, Paris, A. Aubry, 1867, rééd. 1976, 2 vol. Serge Hutin, Les prophéties de Nostradamus, J'ai lu, p. 101-115.
« Traité de la Peste » (vers 1558-1559). On n'a conservé que la traduction anglaise : An excellent treatise, shewing such perillous and contagious infirmities, as shall issue 1559 and 1560, with the signes, causes, accidents and curation for the healthe of such as inhabit the 7, 8 and 9 climate, compiled by Maister Michael Nostrodamus, Doctor in Phisicke, and translated into English..., Londres, John Daye, 1559.
Jean Dupèbe, Nostradamus: Lettres inédites, Genève, Droz, 1983. (Édition scientifique.)
Testament ou Troisième Épître (15 juin 1566), édi. par Daniel Ruzo, Le testament de Nostradamus ( [Barcelona, 1975], trad. fran., Monaco, Le Rocher, 1982, p. 21-28. [9]
Études sur Nostradamus
Jean-Aimé de Chavigny, Recueil des présages prosaïques de M. Michel de Nostradame lors qu'il vivoit, conseillier du Roy treschr(est)ien Charles IX du nom, et Médecin ordinaire de sa Magte (1589)
Garencières, Théophile de, The true prophecies or prognostications of Michel Nostradamus, Londres, 1672. Traduction anglaise des Prophéties de Nostradamus. A repéré dans les deux premiers vers du quatrain VI, 89 une citation d'un passage de Plutarque (Vies parallèles, "Artaxerxès", ch. 16) sur le supplice du « scaphisme ».
Palamède Tronc du Coudoulet, Abrégé de la vie de Michel Nostradamus, suivi d'une nouvelle découverte de ses quatrains (1701)
Jean Le Roux, La Clef de Nostradamus, Isagoge ou Introduction au véritable sens des Prophéties de ce fameux auteur, avec la critique touchant les sentimens & interprétations de ceux qui ont ci-devant écrit sur cette matière (1710). Eut le mérite de prôner une étude philologique du texte de Nostradamus (latinismes, étymologismes, figures de style, prosodie).
Anonyme, Lettre critique sur la personne et sur les écrits de Michel Nostradamus, Mercure de France, août et novembre 1724. Relève, dans un esprit rationaliste, des coïncidences entre certains quatrains des Prophéties et des évènements antérieurs à la publication de ces quatrains. Tout n'est pas également convaincant, mais on repoussera difficilement, par exemple, le rapprochement entre le quatrain VIII, 72 et le siège de Ravenne de 1512.
H. Torné-Chavigny, L'Histoire prédite et jugée par Nostradamus. Texte de l'édition de 1566, à Lyon, par Pierre Rigaud. Preuves tirées des auteurs les plus connus, 1860. P. Brind'Amour prise peu cet auteur mais lui sait gré d'avoir reconnu en Savonarole une source de l'Épître à César.
Eugen Parker, « La légende de Nostradamus et sa vie réelle », Revue du Seizième Siècle, tome X, 1923, p. 93-106, 148-158. (À la suite de l'anonyme du Mercure de France, explique certains quatrains des Prophéties par des évènements qui leur sont antérieurs.)
Eugène Lhez, « Aperçu d'un fragment de la correspondance de Michel de Nostredame », Provence Historique, t. 11, 1961.
Eugène Lhez, « L'ascendance paternelle de Michel de Nostredame », Provence Historique, t. 18, 1968.
Éric Muraise, Saint-Rémy de Provence et les Secrets de Nostradamus (1969)
Dr Edgar Leroy, Nostradamus, ses origines, sa vie, son œuvre, éd. Bergerac, 1972 (rééd. Jeanne Laffitte, Paris, 1993).
Georges Dumézil, «...Le moyne noir en gris dedans Varennes» Sotie nostradamique (1984). Dumézil déçoit le lecteur rationaliste (deux ans avant la bombe de Chantal Liaroutzos, il soutient l'interprétation traditionnelle du quatrain de Varennes comme annonçant la fuite de Louis XVI), mais il s'est aperçu que Nostradamus « trichait » parfois et il en donne deux très bons exemples : les quatrains V, 6 et V, 75, très probablement inspirés de l'inauguration du roi Numa telle que racontée par Tite-Live.
Jacques Chomarat, « Nostradamus : Lettres inédites, introduction et notes par Jean Dupèbe » (recension), Bulletin de l'Association d'étude sur l'humanisme, la réforme et la renaissance, 1984, vol. 19, pp. 89-93, consultable sur le site Persée. (Apporte des compléments au travail de J. Dupèbe.)
Louis Schlosser, La vie de Nostradamus, Paris, 1985. Soutient que les Prophéties sont une chronique de la première moitié du seizième siècle (p. 67). Il y a peut-être à glaner, mais l'auteur n'indique guère ses sources et on peut craindre qu'il n'adapte parfois l'histoire aux besoins de sa thèse. Par exemple, où a-t-il trouvé que, conformément au quatrain I, 86, Marie de Hongrie était dévêtue quand elle traversa le Danube lors de la bataille de Mohacs (p. 69-70) ? Le rapprochement qu'a fait Brind'Amour entre ce quatrain et l'héroïne romaine Clélie est beaucoup plus convaincant.
Chantal Liaroutzos, « Les prophéties de Nostradamus : suivez la Guide », in Réforme, Humanisme et Renaissance, 23 (1986), Lyon, consultable en entier sur Persee et en partie sur Google Books. Révéla que des enfilades toponymiques des Prophéties, et notamment celle du fameux quatrain de Varennes, ont certainement été empruntées au Guide des Chemins de France, de Charles Estienne. (Selon J. Halbronn, les Voyages, du même Charles Estienne, ont encore plus de points de rencontre avec les Prophéties.)
Michel Chomarat, avec la collaboration de Jean-Paul Laroche, Bibliographie Nostradamus XVIe - XVIIe - XVIIIe siècles, Baden-Baden et Bouxwiller, 1989. (« Indispensable pour toute recherche sur Nostradamus », selon Chevignard.)
Michel Dufresne, Dictionnaire Nostradamus, Chicoutimi (Québec), éd. J.C.L., 1989. Définition, fréquence et contexte de chacun des six mille mots contenus dans l'édition de 1605 des Centuries.
Robert Benazra, Répertoire chronologique nostradamique, 1990. Recommandé par tous les spécialistes universitaires de Nostradamus.
Pierre Brind'Amour, "Nostradamus et l'histoire romaine", dans Hommage à la mémoire de Ernest Pascal, (dans Cahiers des Études anciennes, t. 23), 1990, t. 1, p. 55-65. Élucide diverses allusions à l'histoire de la Rome antique éparses dans les Prophéties. Semble ignorer qu'il a été précédé par Dumézil dans l'interprétation des quatrains V, 6 et V, 75.
Pierre Brind'Amour, Nostradamus Astrophile, 1993. Ce livre révéla les emprunts de Nostradamus au De honesta disciplina, de Petrus Crinitus.
Pierre Brind'Amour, Nostradamus, les premières Centuries ou Prophéties, 1996. Édition savante de l' Épître à César et des 353 premiers quatrains. Repère de façon très convaincante de nombreux emprunts de Nostradamus à des livres édités à son époque.
Jacques Halbronn, Le texte prophétique en France, formation et fortune, Thèse, Paris X-Nanterre. Dir.: Jean Céard, 1999. (à lire sur propheties.it) ; "Documents inexploités sur le phénoméne Nostradamus, Feyzin, Ed. Ramkat, 2002,Dans cette thèse et dans divers articles, l'auteur soutient que toutes les éditions anciennes conservées des Prophéties attribuées à Nostradamus sont antidatées et ne sont pas l'œuvre de Nostradamus mais de faussaires du temps de la Ligue. Voir aussi de cet auteur, son post doctorat (EPHE Ve section, 2007): « Le dominicain Jean Giffré de Réchac et la naissance de la critique nostradamienne au XVIIe siècle ».
Roger Prévost, Nostradamus, le mythe et la réalité, 1999. Dans la ligne de l'anonyme du Mercure de France et de Brind'Amour, explique les Centuries comme des allusions à des évènements qui appartenaient déjà au passé quand les «prophéties» étaient rédigées. Pour les besoins de sa thèse, il lui arrive de supposer que l'édition de 1555 est antidatée.
Bernard Chevignard, Présages de Nostradamus, 1999. (Livre I d'une édition scientifique des Almanachs.)
Dr Lucien de Luca, Logodaedalia, 2001. (A notamment découvert dans le quatrain V, 31, un emprunt au poème médiéval Architrenius ou Archithrenius. Le même auteur a découvert que la strophe latine citée par Nostradamus dans sa Paraphrase de C. Galen provient du livre Inscriptiones sacrosanctae vetustatis, de Petrus Apianus et Bartholomeus Amantius, édité à Ingolstadt en 1534 ; voir son site Internet Logodaedalia.)
Ian Wilson, Nostradamus The Evidence, Londres, éd. Orion, 2002.
Jean-Paul Clébert, Prophéties de Nostradamus, 2003. Éclaire (philologiquement) de nombreux passages des Prophéties par des passages analogues des Présages. Selon Jean Dupèbe, ce livre « peut offrir au lecteur patient et curieux d’utiles renseignements, à condition qu’il se tienne toujours sur ses gardes. » (Jean Dupèbe, « Prophéties de Nostradamus. Les Centuries. Texte intégral (1555-1568). Transcription et commentaires mot à mot par Jean-Paul Clébert », Revue de l’histoire des religions, 2006, en ligne, consulté le 28 juillet 2010.) Dans un livre antérieur, Nostradamus, mode d'emploi, Paris, 1981, qui n'est qu'une esquisse de celui-ci, J.-P. Clébert avait envisagé que les indications toponymiques du fameux quatrain de Varennes se rapportent en fait à la province du Maine, conjecture dont Chantal Liaroutzos allait faire une certitude.
Elmar R. Gruber, Nostradamus, Sein Leben, sein Werk und die wahre Bedeutung seiner Prophezeiungen, 2003. L'auteur est un tenant du paranormal, mais le présent livre est d'inspiration rationaliste. Il semble que Gruber soit le premier à avoir fait le rapprochement entre le quatrain 7, 41 et la lettre 7, 27 de Pline le Jeune.
Peter Lemesurier, The Unknown Nostradamus, 2003 (biographie) et Nostradamus: The Illustrated Prophecies (comprenant de nombreuses gravures contemporaines), qui évoquent tous deux les origines historiques de la plupart des Prophéties.
Nostradamus, Prophéties. Présentation par Bruno Petey-Girard. Paris, Flammarion, 2003. Édition des Centuries I à VII, considérées comme d'authenticité certaine parce que non posthumes. Sérieux, dans la ligne de Brind'Amour.
Ian Wilson, Nostradamus. The Man Behind the Prophecies, New York, 2007. (Édition révisée du livre de 2002 du même auteur.)
lundi 6 septembre 2021
Jacques Halbronn La découverte nostradamique post mortem/in extremis attribuée à Pierre Brind'amour (1996)
Jacques Halbronn : La découverte nostradamique post mortem ou in extremis attribuée à Pierre Brind'amour (1996)
Décidément, les problémes de chronologie dans le champ nostradamique ne s'arrêtent pas à la fin du XVIe siècle et au début du XVIIe siècle mais affecteraient également la période 1993-2002. Pierre Brind'amour décéde en janvier 1995, à Ottawa. En 1993, il publiait un Nostradamus astrophile. Les astres et l'astrologie, dans la vie et l'oeuvre de Nostradamus (Les Presses de l'Université d'Ottawa. Ed. Klincksieck.). En 1996, parait une oeuvre posthume de Brind'amour; chez Droz, Les premières centuries ou Prophéties (édition Maca Bonhomme de 1555). Edition et commentaire de l'Epitre à César et des 353 premiers quatrains. Son collégue canadien Pierre Kunstmann, dans un avertissement au lecteur, daté de févriet 1996,à Ottawa, écrit que Brind'amour lui "avait confié avant sa mort la publication de son édition des Prophéties. Il avait terminé l'établissement du texte critique et allait achever la rédaction de l'introduction. Prenant la reléve, j'ai procédé à une révision de l'ouvrage, à la contribution d'un index et à la mise en forme de l'introduction"
Or, la comparaison entre les deux ouvrages considérés ne laisse pas d'intriguer un spécialiste de Nostradamus tel que nous, très concerné par les question chronologiques (antidatations) et les contrefaçons. Force, d'abord, est de devoir constater l'émergence d'un certain Antoine Crespin en mai 1996 (achevé d'imprimé) alors que celui-ci n'occupait qu'une place très modeste en 1993. Or, sachant que Brind'amour décéda début 1995 et étant bien affaibli par la maladie, cela ne laisse plus guère qu'un intervalle de quelque 18 mois tout au plus, trois semestres.
On pourrait certes nous objecter que Nostradamus astrophile est consacré à l' astrologie chez Nostradamus, comme son titre l'indique mais la lecture de la bibliographie montre clairement que la question des centuries n'est nullement absente comme en témoigne la place que Brind'amour accorde à Antoine Couillard (pp. 504-505) Dans la rubrique" collages et plagiats" (pp.488 et seq), Brind'amour mentionne des almanachs "pirates" et à la rubique "Contrefaçons" à ce qui parait sous son nom en Italie.(pp.491-492). Or, Crespin reléve -du moins selon le Brin d'amour de 1996 de ce genre de faux mais-problème- cela n'apparait que dans l'édition de 1996!(pp. XXVI-XXVII de cette "introduction" laissée inachevée par notre auteur.. En 1993, Antoine Crespin n'a pas droit au traitement que Brind'amour consacre à Antoine Couillard. Et selon nous, cela ne peut s'expliquer que parce que Crespin n'avait pas encore été repéré par notre auteur, cette révélation étant intervenue en quelque sorte sur son lit de mort, soit après la parution du Nostradamus astrophile. On notera que Brind'amour n'associe son intérêt soudain pour Crespin , dans sa bibliographie et ses notes de bas de page, à aucune étude dont il aurait pu profiter.
Une coincidence fâcheuse nous améne à faire preuve de circonspection et nous sommes bien placé pour en traiter puisque cela concerne nos propres travaux. En janvier 1999, nous soutenions une "thèse d'Etat" Le texte prophétique en France. Formation er fortune" comportant une étude sur le dit Crespin. Mais cette thèse aura attendu longtemps avant d'obtenir le feu vert de la part du directeur Jean Céard puisque nous étions inscrit dans ce cadre depuis 1985! De nombreuses moutures de la thèse circulèrent au cours des années. En 1991, Brind'amour contribua au colloque que nous avions organisé à Paris avec le titre "L'astrologie chez Nostradamus" et dans Nostradamus astrophile il témoigne de nos contacts, notamment à la Bibliothèque Nationale, site Richelie En 1990, nous avion édité le Répertoire Chronologique Nostradamique de Robert Benazra (Ed Trédaniel-La Grande Conjonction) et en 1991 une étude sur Nostradamus et Pie IV (Revue Réforme, Humanisme, Renaissance) Dès .1984, on pouvait lire notre Compte-rendu de la Bibliographie Lyonnaise de Nostradamus de M. Chomarat in Revue Aurores, Avril n°22,. En 2002, nous publiames l'intégralité des passages figurant dans les Prophéties dédiées à la puissance divine et à la nation française (1572)ED. Ramkat/
En 2001, nous avions donné une communication sur Crespin au Congrès Mondial des Etudes Juives, à Jérusalem en montrant que Crespin avait tenu des propos hostiles aux Juifs et que ceux ci avaient été repris dans les éditions centuriques. De fils en aiguille, il nous apparaitrait que Crespin n'aurait finalemnt pas copié Nostradamus mais l'aurait imité, dans le style de ses quatrains d'almanachs.(connus sous le nom de présages). et que par la suite, c'est la production nostradamique du dit Crespin qui aurait été récupérée par les éditeurs des "Centuries", dans le cours des années 1580 (cf notre communication de 1997 Les prophéties et la Ligue, Colloqu (Verdin Saulnier) Prophétes et Prophéties, Ed ENS 1998° En cela, Brind'amour aurait fait fausse route, ce qui avait aussi été notre cas à l'époque*; Crespin, en définitive, ne saurait servir à témoigner de la circulation des Centuries au début des années 1570. Or, ce qui trahit un plagiaire, c'est lorsqu'il commet les mêmes erreurs que son modéle.
Resterait à déterminer si c'est Brind'amour qui aurait commis cette en ne signalant pas ce qu'il nous devait ou quelqu'un intervenant dans l'édition Droz de 1996 .. on sait notamment que Jean Céard, notre directeur de thèse et donc fort averti de nos travaux aura entretenu des relations suivies et privilégiées avec les dites éditions mais cela aura impliqué, en tout état de cause, Pierre Kunstmannn k, chargé de parachever l'ouvrage laissé par Pierre Brind'amour, lequel ne cache d'ailleurs pas être intervenu dans la version finale (cf notre post doctorat Le dominicain Giffré de Réchac et la naissance de la critique nostradamique au XVIIe siècle, EPHE Ve section, 2007).
JHB
06 09 21
jeudi 28 janvier 2021
jacques halbronn De certains abus dans l'appropriation des recherches d'autrui dans le champ astro-prophétique en milieu universitaire
Jacques Halbronn Les prétendues « découvertes » bibliographiques dans le domaine astrologique et nostradamologique
Nous avons souhaité mettre l’accent sur certains manquements à la déontologie en matière de référence bibliographique dont nous avons été victime depuis une trentaine d’années. Le cas le plus grave est évidemment le cas de certaines thèses de doctorat non encore soutenues à l’époque et qui auront fait l’objet de « fuites », du fait du directeur de thèse et notamment lorsque la soutenance est indéfiniment repoussée . A propos de soutenance de thèse, il serait également souhaitable que le jury vérifie si l’auteur de la thèse n’a pas utilisé certains documents sans citer de façon suffisamment explicite ses sources. Un troisième cas est celui du chercheur qui imprudemment révèle oralement certains aspects d’un travail encore inédit et qui s’aperçoit que l’on a utilisé de telles informations sans le mentionner. Dans les cas 1 et 3, il est clair que le retard dans la soutenance génère ce type de problème, le chercheur ne voulant pas déflorer son travail en en publiant des éléments qu’il juge particulièrement précieux mais par ailleurs désireux de faire état de son avancement.
Nous illustrerons ces trois cas de figure brièvement ci-après.
Premier cas les fuites dues au directeur des travaux
Nous prendrons pour exemple la parution en 1996 d’une édition critique de Pierre Brind’amour ;Nostradamus. Les premières Centuries des Prophéties Ed Droz Ce chercheur canadien y fait état des Prophéties dédiées à la puissance de Dieu d’Antoine Crespin dont il n’avait pas évoqué l’eoistence dans un précédent ouvrage Nostradamus astrophile Ed Klincksieck 1993. Nous connnaissions Brind’amour depuis le début des années 90 mais nous nous étions gardés de lui signaler cet ouvrage auquel nous avions consacré beaucoup de temps, en ce que certains passages reprenaient, à l’occasion de dédicaces, divers quatrains des centuries mais sans en citer l’origine. Quelle ne fut donc notre surprise de voir l’usage qu’en ferait le chercheur québécois, sans en tout état de cause, nous citer.! Ce ne sera que fin 1998 que nous obtiendrons in extremis le feu vert de notre directeur auprès duquel nous étions inscrits depuis 1985! Nous nous retrouvions dan la situation paradoxale de devoir mentionner l’édition de Brind’amour à propos de Crespin!
Deuxième cas : les thèses créditées de recherches non mentionnées correctement
Notre second exemple concerne le travail de thèse d’Hervé Drévillon, sur l’astrologie au XVIIe siècle soutenu à Paris X en 1995 et qui allait être publié chez Champvallon l’année suivante, avec dans son jury notre directeur de thèse lequel ne nous avait pas informe de la soutenance. Drévillon avait certes signalé notre ouvrage paru chez Trédaniel en 1993 sur Nicolas Bourdin et le XVIIe siècle, venant compléter notre travail sur Morin de Villefranche, mais dans le corps de son texte il emprunte à cet ouvrage sans mentionner sa source en notes de bas de page. Procédé assez ambigu! Il s’agissait notamment du rôle de Colbert dans le déclin de l’astrologie
Troisième cas : les indiscrétions imputables au candidat.
Notre troisième cas concerne Bertrand Chevignard faisant paraitre en 1999, quelques mois après notre soutenance des Présages de Nostradamus aux ed. du Seuil (qui ne publieront que le premier tome) le Recueil de présages prosaiques de Chavigny (1589) Nous avions rencontre à Lyon Chevignard à la Bibliothèque La Part Dieu et lui avions imprudemment expliqué ce que nous en pensions, à savoir que contrairement à ce qu’avait avancé Brind’amour qui en avait signalé l’existence, il ne s’agissait pas d’extraits des almanachs et pronostications de Nostradamus mais bien du manuscrit fourni à l’éditeur, le dit Nostradamus ayant regroupé en un recueil ses contribution successives sur plusieurs années. II est vrai que Chevignard, à l’époque ne disposait pas des reproductions des publications d’origine pour effectuer un tel constat.
Pour la petite histoire lorsqu’en 2007, lors de la soutenance de notre post-doctorat,, à l’EPHE, Ve section, consacré à Nostradamus au XVIIe siècle nous eûmes dans notre jury MM. Drévillon et Chevinard, Pierre Brind’amour étant décédé depuis la fin du siècle dernier.
Nous pourrions signaler d’autres abus à propos de conseils délivrés dans le cadre de la Bibliotheca Astrologica concernant Claude Dariot, auteur, dans les années 1550, d’un traité d’astrologie horaire qui aura marqué l’astrologie d’Outre Manche du siècle suivant (lequel traité sera repris en 1990 aux Ed. Pardès avec notre postface) ou Eustache Lenoble, un astrologue de la toute fin du XVIIe siècle, chez des chercheurs qui n’avaient pas passé beaucoup de temps dans les bibliothèques et se parant des plumes du paon On pense notamment à Patrice Guinard qui soutiendra une thèse en 1993 sur l’astrologie, à Paris I et qui aura largement profité de la fréquentation de notre structure sans le signaler. Il est vrai que Guinard en 1999 mettra en ligne sur le site du CURA (Centre Universitaire de Recherche Astrologique) notre CATAF (Catalogue Alphabétique des Textes Astrologiques Français), outil de travail largement utilisé.
JHB
28 01 21
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