Etudes de Critique biblique, astrologique nostradamiquej et linguistique.
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vendredi 2 février 2024
Jacques halbronn Théorie du duodénaire planétaire, de Fomalhaut à Léon Lasson
jacques halbronn Théorie du duodénaire planétaire, de Fomalhaut à Léon Lasson.
Dans son Histoire de l'astrologie parue en 1906 parue chez Chacornac, Vanki (alias Trioulaire) témoigne de l'ancienneté des maitrises planétaires à base 12, en France., ce qui remonte à plus de cent ans, en référence aux 12 signes zodiacaux./ Il se réfère (p 100) au Manuel de Fomalhaut (alias Nicoullaud) de 1897 les correspondances suivantes: " Le systéme devient duodénaire, douze étant le nombre parfaitn complet, à savoir le Soleil, Vulcain, Mercure, Vénus, la terre, *(avec la lune) mars, Junon, Jupitern Saturne, Uranus, Neptune et Pluton. Les planétes se groupent astrologiquement deux par deux, l'une bonne, l'autre mauvaise, Saturne et Uranus , cette dernière prenant, en astrologie, les bonnes qualités de SaturbenJupiter et Neptune qui correspond aux moins bonnes influences de Jupiter. Mars et Pluton, cette dernière apportant les bonnes influences de Mars, Vénus et Junon qui prend les mauvaises significations de Vénusn, Mercure et Vulcain, neutres tous deux. Le septénaire reste ainsi complet . Le Soleil, la lune et cinq groupes de deux planétes contenant chacun les significations entières de l'astrologie(..) Rien n'est plus simple que d'admettre que chez les Chaldéens, Uranus dominait au Capricorne, et Saturne au Verseau, Neptune aux Poissons et Jupiter au Sagittaire, Mars au Scorpion et Pluton au Bélier (..) Junon à la Balance (..) et Vénus au Taureau, Mercure à la Vierge et Vulcain aux Gémeaux. Si on compare ce dispositif avec celui de Léon lasson (en 1954), Fomalhaut ne considére pas la possibilité de deux transplutoniennes et prend en compte les astéroides, sous le nom de Junon et l'intramercurielle, dénommée Vulcain qui servira ensuite à baptiser une transplutonienne, Proserpine renvoyant à Cérés, nom du premier astéroide découvert en 1801. On aura donc déplacé Vulcain et Cérés au delà de Pluton (l'époux de Proserpine) Dans nos Clefs pour l'astrologie (1976) nous avions adopté cette proposition soutenue par Jean Carteret et reprise par André Barbault dans son traité pratique (Seuil 1961)
Nous avons abandonné cette piste de recherche, en préférant en resté à un sénaire, excluant le Soleil, ne pouvant être à la fois curseur et significateur puisque pour nous l'astrologie n'a besoin que d'un seul et unique vecteur passant sur un certain nombre de divisions de l'écliptique, non pas 12 mais 4 (les 2 équinoxes et les 2 solstices). En fait, ce n'est pas le Soleil que nous avons retenu comme curseur mais bien Saturne (cf notre Astrologie selon Saturne, 1994-95) car le soleil n'a pas un cycle intéressant comme Saturne qui est à rapprocher de la Lune sur la base de un an pour un jour.(28)
Il est par ailleurs regrettable d'un point de vue stratégique d'avoir préféré le duodénaire au septénaire. Comme le rappelle Vanki (pp 28 et seq) le 7 aura impacté une longue tradition symbolique (la semaine). En outre,le dispositif des domiciles implique le principe des doubles domiciles, ce qui permet d'échapper à l'emprise du 12 en faveur du 6. Ptolémée, en intégrant le Soleil, est néanmoins obligé de considérer les luminaires comme une sorte de binôme pour préserver un tel équilibre. Il s'agit là d'un contre-sens car le Soleil est le curseur alors que les planétes ne sont que des significateurs purement symboliques.
. Que chaque planéte du septénaire s'exprime sur deux registres est d'ailleurs pleinement compatible avec notre théorie cyclique binaire ( Astrologie EXOLS équinoxes/solstices) Comme le montre le cas du Manuel d'Astrologie sphérique et judiciaire de Fomalhaut, on assiste à un impact croissant des "nouvelles" planétes sur le dispositif des domiciles, ce qui aboutit, comme on l'a vu, à la thèse d'autant de planétes que de signes! On va donc à contre courant d'une dézodiacalisation de l'astrologie, ce qui est renforcé par la théorie des ères précessionnelles (cf notre ouvrage collectif Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau, Ed Albatros, 1978) En ce qui concerne Jean Pierre Nicola, son dispositif RET (à base 9/10 englobe Uranus, Neptune et Pluton (groupe T pour "Transcendance"), sans chercher à accéder au 12. alors même qu'il se référe à la "loi de Bode" qui ne marche que jusqu'à Uranus sans parler des vicissitudes astronomiques de Pluton; assimilée aux astéroïdes.
JHB 02 02 24
lundi 16 octobre 2023
jacques halbronnn Histoire de l'astrologie antique. De la critique biblique à la critique tétrabiblique
jacques halbronn Histoire de l'Astrologie antique. De la critique biblique à la critique tétrabiblique
On se propose ici de mener à bien notre démarche de critique des textes autour de la Tétrabible de Prolémée (IIe siècle de notre ère). Nous montrerons que l'auteur de cette somme astrologique, qui est surtout connu en tant qu'astronome (L'Almageste) tenant d'un géocentrisme qui sera pourfendu par Copernic au XVe suècle, aura tenté de refonder l'astrologie pour la raccorder à l'astronomie, ce qui aura conduit à une distorsion de la tradition astrologique qui se sera perpétuée jusqu'à nos jours. On pourrait comparer sa démarche à celle d'un Jésus de Nazareth s'efforçant de rassembler les "brebis perdues de la maison d'Israel".En ce sens, nos travaux en critique biblique convergent méthodologiquement avec ceux que nous consacrons au corpus astrologique et au corpus nostradamique.
On montrera ci-dessous la façon dont le rédacteur du Tetrabiblos aura réaménagé le savoir astrologique pour l'accorder avec la science astronomique. Pour ce faire, il conviendra d'étudier la genése de la symbolique zodiacale et comment celle-ci aura été troublée et perturbée par une certaine approche de la part des astronomes et comment la dite symbolique se sera imposée dans la littérature astrologique laquelle aura adopté la Tétrabible comme sa "bible"!
Il est bon, en effet, de disposer d'éléments de comparaison quand on entend situer un corpus, une série. C'est ainsi que Chantal Liaroutzos et Pierre Brind'amour auront pu dans les années 1987-96 signaler les sources de certains quatrains des Cenuries de Nostradamus sans d'ailleurs en tirer toutes les conclusions qui en découlaient. Nous voudrions ici mettre en perspective la symbolique zodiacale des 12 signes.constellations. dont nous avions eu déjà l'occasion de traiter.
Pour ce faire, nous nous sommes servis des almanachs et des Livres d'Heures (cf notre étude parue dans la Revue Française d'Histoire du Livre en 2015) et notamment des Très Riches Heures du Duc de Berry. On s'arrêtera notamment sur les mois de Mai et de Novembre, appartenant à deux saisons opposées, le printemps et l'automne. .Dans son ouvrage " La Séduction une passion française" (ed Les Belles Lettres, 2022), l'historien Robert Muchembled traite du mois de mai (pp. 38 et seq) comme celui où les jeunes filles sont courtisées. : "Au XVIe siècle, le mois de Mai est la principale époque des amours villageoises"
Or, ce mois est associé dans la Tétrabible au signe des Gémeaux lesquels sont représentés dans certaines frises (cf les Pronostications annuelles de Nostradamus) par un couple enlacé.)
Tétrabible (trad, Nicolas Bourdin 1640)
18 — Des Maisons (= des Dignités planétaires)
"De plus, il y a sympathie des planètes avec les parties du Zodiaque en raison des maisons trigones, exaltations, termes et de quelques autres propriétés semblables. Or les maisons sont distribuées selon une raison naturelle. En effet, comme des douze signes, deux septentrionaux sont plus près que les autres de notre zénith, et produisent le plus de chaleurs et d’ardeurs immodérées, à savoir le Cancer et le Lion, on a jugé que ces deux signes sont les maisons des deux plus grands et plus puissants luminaires, le Lion du Soleil, parce qu’il est signe masculin, et le Cancer de la Lune, 43 parce qu’elle est féminine ; et en continuant, le demicercle qui va du Lion au Capricorne ; est à bon droit estimé solaire ainsi que lunaire l’autre demi-cercle qui va du Verseau au Cancer afin qu’en chaque demicercle, on puisse donner à chaque planète un signe qui lui soit familier (soit qu’il soit de la nature du Soleil, ou soit qu’il s’accorde à celle de la Lune) selon la disposition de leurs orbes et les particularités de leurs natures. De fait à Saturne, parce qu’il est extrêmement froid et qu’il combat la chaleur, et qu’aussi sa sphère est la plus haute et la plus éloignée des luminaires, ont été attribués les signes opposés au Cancer et au Lion, à savoir le Capricorne et le Verseau, lesquels sont, et froids et jumeaux et, en raison de cette opposition, maléfiques. À Jupiter qui est de nature tempérée, et soumis à la sphère de Saturne, ont été donnés les signes proches de ceux-là, venteux et féconds, qui sont le Sagittaire et les Poissons, lesquels d’un trine aspect qui convient à la bienfaisance, regardent les signes des luminaires. Ensuite à Mars desséchant et placé sous l’orbe de Jupiter, ont été donnés les signes voisins des maisons de Jupiter, à savoir le Scorpion et le Bélier, lesquels à cause du regard qu’ils ont de carré avec les domiciles des luminaires, conviennent à une nature nuisible et qui engendre la corruption. Mais à Vénus, dont la nature est tempérée et qui est placée sous l’orbe de Mars, ont été attribués les signes proches de ceux-là et très féconds, la Balance 44 et le Taureau, qui à cause du sextile sont plus doux, et parce qu’aussi cette planète ne précède ou ne suit le Soleil de plus loin que de deux signes. À Mercure, qui est le dernier et qui n’est jamais plus éloigné du Soleil que d’un signe, et qui est placé sous les orbes des autres planètes, comme étant aussi le plus proche des luminaires, ont été attribués les signes plus proches de ces mêmes luminaires, à savoir les Gémeaux et la Vierge"
Selon nous,Ptolémée aura inversé les positions de Mercure et de Vénus (cf notre article "Astrologie" dans l'Encyclopaedia Universalis"), et de fait c'est bien le taureau et la balance qui correspondent au coté mercantile de Mercure (le cheptel, la pesée) alors que la vierge et les gémeaux correspondent aux valeurs amoureuses. La permutation est ici assez flagrante et aura perverti la pensée astrologique durablement. Pour l'auteur de la Tétrabible, il importait donc que Mercure, la planéte la plus proche du Soleil se voit attribuer les signes les plus proches des luminaires , ce qui signifie que pour l'astrologie, la planété Vénus était décrite comme plus proche que Mercure du Soleil. En permutant les maitres des signes, il eut fallu permuter leurs signes en rapport avec le caractère des astres. On ne peut faire les choses à moitié:.
Il convient également de se demander pour quelles raisons la Tétrabible ne restitue pas les signes astrologiques tels que représentés dans toute une tradition iconographique; Pourquoi notamment le porc en est il absent alors qu'il figure en bonne place dans les 12 Travaux d'Hercule (cf le sanglier d'Erymanthe) et dans les Livres d'Heures.? Si l'on étudie les constellations zodiacales, l'on voit que la Tétrabible met ainsi l'astrologie en accord avec celles-ci en évacuant notamment le porc qui ne s'y trouve pas. Autrement dit, la Tétrabible reprend littéralement le discours astronomique sur le Zodiaque et s'écarte de la symbolique saisonnière attestée par les Livres d'Heures.
Du fait de la Tétrabible, l'astrologie aura compromis son lien avec la symbolique saisonnière, en ce qui concerne notamment les mois d'Automne en dépit de ses références récurrentes à celle -ci quand cela correspond passant allégrement de considérations météorologiques (printemps, Eté) à d'autres à caractère psychologique, faute de mieux. Solution de contnuité. Si l'on éxamine un discours assez typique sur le zodiaque , il n'est même pas fait allusion à la symbolique zodiacale sur le plan iconographique et l'on se contente de généralités sur les saisons., ce qui permet d'occulter la dégradation de la dite symbolique dans les derniers mois de l'année:.
Site AKALI aastrocom
"Le zodiaque et les saisons
Le zodiaque se divise en quatre saisons, comportant chacune trois signes. Le premier signe émet une nouvelle énergie, le deuxième concentre cette énergie, et le troisième la distribue.
Printemps Bélier TaureauGémeaux : Jaillissement des nouvelles pousses.
Au début du printemps, le jour est égal à la nuit, il y a équilibre, mais équilibre instable. La force de jour grandit peu à peu.
Le Bélier sent l’impulsion du nouveau, l’énergie qui fait sortir le germe de la graine. Mais il est encore plein du passé, et doit accepter de quitter l’ancien pour le nouveau.
Au Taureau on s’enracine, l’impulsion initiale se matérialise.
Aux Gémeaux, les feuilles grandissent, on commence à explorer l’entourage.
CancerLionViergeEté : Fruits et moisson
C’est le solstice d’été, la force de jour est à son maximum.
Au Cancer on se sent pleinement exister, car la force de jour remplit l’intérieur de l’être. On s’installe chez soi et en soi. Puis le jour commence à diminuer.
Au Lion, on exprime pleinement ce qu’on a réalisé être au Cancer, c’est la période des fruits.
A la Vierge, c’est la période des récoltes, on trie le bon du mauvais.
BalanceScorpionSagittaireAutomne : Récoltes, préparation de la Terre
Il y a nouvel équilibre du jour et de la nuit. La nuit va augmenter, et on va se relier peu à peu aux autres.
A la Balance, on s’ouvre à l’autre.
Au Scorpion, il y a transformation de la matière, les feuilles tombent et se transforment en humus. On se relie profondément à l’autre de façon fusionnelle.
Au Sagittaire, la terre porte les graines et se prépare à passer l’hiver. On cherche à comprendre le sens de la relation.
CapricorneVerseauPoissonsHiver : Grand sommeil de la terre
Les graines sont semées, c’est l’alchimie secrète qui fera les semences du printemps des fruits de l’année passée. La force de nuit est à son maximum.
Au Capricorne, tout est froid et sans vie, mais la terre porte en elle les graines du futur, le jour augmente peu à peu.
Au Verseau, la lente alchimie s’effectue au cour de la graine.
Aux Poissons, on se prépare à recommencer un nouveau cycle".
Cette dégradation est également manifeste quand on aborde la question du tétramorphe, à savoir les 4 signes placés au milieu de chaque saison: le taureau, le lion, l'aigle et l'homme (cf les 3 étoiles fixes "royales", Aldébaran pour le taureau, Régulis pour le lion, Antarés pour le scorpion, Fomalhaut pour le Poissons(à proximité du Verseau (Aquarius). On retrouve cette division en 4 en analogie avec les 4 saisons dans le livre d'Ezékiel, dans la symboique sphingienne, largement illustrée, que l'on retrouve dans l'Arcane "Le monde" du Tarot) Cette fois, c'est l'absence de l'Aigle, censé correspondre à l'Automne, qui interpelle. Il existe au demeurant à coté de la constellation du Scorpion, une constellation de l'Aigle (Aquila). Pourquoi cette permutation? C'est ainsi que l'astrologie sera dépourvue et de l'Aigle et du Porc avec à la place le Scorpion et le Sagittaire, c'est à dire deux archers, si l'on admet que l'archer était désigné comme "homme scorpion" (cf A. Volguine. Le symbolisme de l'Aigle), ce qui renvoie à Heraclés, lequel va abatrre les Oiseaux du Lac de Stymphale de ses fléches (cf notre étude in Clefs pour l'Astrologie. ed Seghers, 1976) On assiste là à une sorte de renversement, l'archer prenant la place de sa cible. Rappelons que le porc est abattu dans le monde paysan, comme on peut le voir dans les Très Riches Heures du Duc de Berry. On tue le cochon mais n'est ce pas en rapport avec le dieu Mars, tout comme les autres cas reliés à Mercure et à Vénus? Qui de l'aigle qui a aussi disparu du zodiaque occidental lequel ne comporte d'ailleurs aucun volatile, à la différence du tétramorphe (cf supra)? Il est aisément relié au dieu Jupiter, le quatriéme facteur. Les artistes ont célébré un tel rapport de l'aigle au maitre de l'Olympe (avec Hébé, avec Ganyméde). Ces 4 divinités ne renvoient pas à des planétes mais aux secteurs qui balisent la course de la Lune et de Saturne (et du soleil), comme nous l'avons montré ailleurs. Selon nous, il convient de connecter Jupiter avec l'Aigle et avec le signe du Verseau, c'est à dire Ganyméde, l'échanson des dieux, mis en exergue par Paul Le Cour dans son ouvrage sur l'Ere du Verseau..Dans les représentations des mois saisonniers, le mois de février comporte un scéne de banquet avec sur la table une amphore.
Sur Internet
"Ganymède est un prince troyen. Selon l’Iliade, il est réputé être le plus beau des mortels. Alors qu’il fait paître son troupeau sur le mont Ida de Troade, Zeus l’aperçoit et, se transformant en aigle, l’enlève pour en faire son amant, et l’échanson des dieux. En compensation, son père reçoit de Zeus quatre chevaux qu’il tenait de Poséidon".
Cela signifie qu'il y aurait eu permutation à savoir que Jupiter serait lié non pas au signe des Poissons mais à celui du Verseau qui le précéde tout comme il serait lié au signe du scorpion qui est à associé à l'Aigle (cf supra). On a vu plus haut qu'il y avait eu permutation entre signes de Mercure et de Vénus, ce qui a dû entrainer cette autre permutation par ricochet vu que Mercure et Jupiter occupent dans le dispositif de la Tétrabible (cf supra) des signes opposés ( Gémeaux/Sagittaire, Vierge/Poissons) Mars dans le dispositif de la Tétrabible domine le scorpion et le bélier. De fait, le porc est un animal qui est dans les représentations saisonnières des Livres d'Heures; littéralement "charcuté"; ce qui correspond bien à la symbolique propre à ce dieu guerrier. Nous pensons que le signe du Bélier (associé à Mars dans la Tétrabibe) . On pense au "bouc émissaire". Dans le Livre de la Genése, 'lorsque Isaac demande à Abraham où est le bélier pour l'offrande en holocauste, Abraham répond que « Dieu y pourvoira » . Nous pensons que Jupiter doit être associé non pas aux poissons mais au verseau (cf ganyméde, supra).
Quant à Sature, il récupère les poissons et garde le capricorne, animal doté d'une queue de poisson.
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"Dans la mythologie grecque, la constellation du Capricorne représente pour certains Amalthée, la chèvre qui nourrit Zeus lors de son enfance. Pour d'autres elle représente Pan lorsqu'il fuyait le monstre Typhon. Ayant pris l'apparence d'une chèvre, il voulut se transformer en poisson" En Inde, le capricorne correspond au crocodile (Makara).
. Nous disposons, il nous semble, de suffisamment d'éléments de présomption pour relier le zodiaque à la mythologie gréco-romaine et ce, en dépit de diverses permutations et corruptions; II ressort que le zodiaque astrologique n'est pas celui des astronomes même si c'est ce dernier qui aura été intégré dans la littérature astrologique; Il convient en effet de ressourcer le zodiaque astrologique sur la série véhiculée par les Très Riches Heures du Duc de Berry, entre autres Livres d'Heures et donc de replacer le porc à sa place, cet animal étant présent dans les Travaux d'Hercule et dans le Zodiaque chinois.
Bibliographie
Jacques Halbronn. «Comparaison du Tetrabiblos attribué à Ptolémée et de la Mathesis de Firmicus Maternus, Colloque Homo Mathematicus Université de Malaga http://webdeptos.uma.es › abstracts
Jacques Halbronn Etudes autour des Editions ptolémaïques de Nicolas Bourdin (avec le Commentaire du Centilogue de Ptolomée) Ed Trédaniel 1993
jacques Halbronn, Ptolomeo y las astrologias del Tetrabiblos , Barcelone, revue Beroso, 2001 4.
Remarques astrologiques sur le Commentaire du Centiloque de Ptolémée par Nicolas de Bourdin ou le Fanal de l'Astrologie - Introduction et notes de Jacques Halbronn , dans la collection Bibliotheca Hermetica 1975
Le livre unique de l'astrologie ; astrologie mondiale et themes de naissance. Ptolémée, Pascal Charvet · Nil Le Cabinet Des Curiosites 2000 ...
Manuel d'astrologie. La Tétrabible. -
Claude Ptolémée. Préface. Elizabeth Teissier. Traduction. C. Bourdin · Alain Verse. Editeur. Belles Lettres. 1993.
Tétrabiblos - Claude Ptolémée, André Barbault
https://www.leslibraires.fr › livre › 138246-tetrabiblos...
: Éditions du Félin; 1986;
Article Zodiaque in Wikpedia
Jacques halbronn
article Dignités planétaires, sur Wikipedia.
jacques Halbronn LEs maitrises planétaires. Critique des études de Guinard et de Lenoble; site CURA 2021
Jacques halbronn, Solange Dessagne, Le Grand livre du Sagittaire. Ed Tchou 1981.
Jacques halbronn Mathématiques Divinatoires. Ed Trédaniel 1983
Jacques halbronn Clefs pour l'atsrologie. Ed Seghers 1976 Ed revue et corrigée 1993
Jacques Halbronn Dir; Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau, Ed Albatros, 1979
JHB 16 10 23
jeudi 12 janvier 2023
jacques Halbronn La question du septénaire. Luminaires plus Saturne versus le quatuor Mercure, Vénus, Mars et Jupiter, au prisme de Manilius et de Ptolémée
jacques Halbronn La question du septénaire: luminaires plus Saturne versus le quatuor Mercure, Vénus, Mars, et Jupiter au prisme de Manilius et de Ptolémée;
La lecture de l’Astronomicon nous permet de remettre certaines notions à leur juste place. C’est ainsi qu’au Livre V, il est question de l’ascendant en rapport avec les constellations, ce qui montre que l’on reliait les saisons aux étoiles pour leur conférer une dimension cosmique. On peut lire ainsi » Le Taureau fait lever les pléiades (…) Les gémeaux présentent ensuite (…) leues étoiles (..à Le septième degré de ce signe amène le lièvre (…) Passons aux astérismes voisins de l’écrevisse (cancer)à sa gauche, se lévent les étoiles du baudrier d’Orion. Ceux qui les ont pour ascendant (..) Procyon parait lorsque le 27e degrés de l’écrevisse sort de l’onde (…)Lorsque le Lion commence à nous montrer sa terrible gueule, le chien se léve, la canicule vomit des flammes » On pourrait continuer mais la preuve est faite que la notion d’Ascendant est indissociable de celle d’étoiles. Manilius distingue les « cinq étoiles errantes » (luminaires à patt) à savoir les planétes des étoiles fixes. . Par ailleurs, Maniilius considére que les signes « tropiques » liés aux équinoxes sont en analogie car ils correspondent à des situatiions symétriques comparables, ils s’interposent avec le parcours du capricorne vers le cancer ou l’inverse » Il n’y a pas une contrariété totale entre le bélier er la balance (..) Ces deux signes onr un rapport qui les rapproche l’égalité des jours et des nuits, ils nous procurent deux saisons qui se ressemblent par leur température, c’est une suite nécessaire de la position de ces deux signes à des distances égales des deux solstices. De tels astres be peuvent avoir l’un contre l’autre une antipathie bien décidée » En revanche les signes correspondant aux solstices sont trop différents, en raison des saisons, au niveau météorologique, signale notre auteur.. Manilius insiste sur l’importance de la division en 4: » ces 4 signes sont de la plus grande importance en astrologie » (p. 212-214 Livre III ) Manilius. nous expose ensuite quels sont les signes que la nature a mis plus particulièrement sous la protection de chaque dieu (..) Pallas protége le Bélier, la deéése de Cythère le taureau, Apollon, les aimables gémeaux etc (p. 137) Il y est question de Neptune qui n’a pas sa place au niveau des planétes(cf tableau, p. 136) On aura compris que Manilius s’intéresse aux signes, aux étoiles mais quid des planétes? Certes, Manimis (p. 275) mentionne-t-il les planétes selon leur nom mythologique: « Saturne, Jupiter, Vénus, Mars, Mercure » mais il ne semble pas qu’il fasse le lien avec ce qu’il expose quant aux rapports des dieux aux signes. En fait, pour Manilius, les noms mythologiques des planétes en usage en astronomie n’impactent pas les signes zodiacaux. Si Manilius relie les signes aux saisons, aux dieux et aux constellations, il ne les connecte pas, comme le fera Ptolémée, aux planétes (« astres errants ») Toutefois, quand Maniulus aborde la division en 5 des signes en rapport avec les cinq planétes et Manilius se garde bien d’assimiler les luminaires à des planétes, ce qui, selon nous, signifie que les 2 luminaires sont des facteurs moteurs qui activent les divisions en cinq. Il ressort que le septénaire doit être divisé en deux groupes alors que dans la Tétrabible, le septénaire est d’un seul tenant, avec des signes attribués aux luminaires et pas seulement aux planétes.cf tableau des termes où les luminaires ne figurent point, p. 243 (cf notre édition des traités d’Abraham Ibn Ezra, Bibliotheca Hermetica, Ed Retz, 1977) Mais Ptolémée consacre également (au Livre Premier) des développements aux 5 termes dans chaque signe correspondant aux 5 astres « errants », ce qui suppose donc de mettre à part les luminaires. ( Tetrabiblos, Chiron Verlag, (tr. allemande d’après Mélanchton (1555) 2000, p. 65)
Or, dans son dispositif des domiciles, la Tétrabible prend également en compte les luminaires, soleil et lune, à la différence de Manilius qui prend bien soin de distinguer luminaires et planétes (cf Ptolémée sur les termes au Livre Ier qui traite des différents dispositifs des planétes (Ed 1970 René Alleau, Bibliotheca Hermetica), René Alleau ne signale pas dans son édition, ce hiatus entre la présentation des domiciles avec le septénaire et celle des termes avec les seuls 5 astres errants.
Tétrabible Livre Ier
18 — Des Maisons (ici des Domiciles)
« De plus, il y a sympathie des planètes avec les parties du Zodiaque en raison des maisons trigones, exaltations, termes et de quelques autres propriétés semblables. Or les maisons (ici les domiciles) sont distribuées selon une raison naturelle. En effet, comme des douze signes, deux septentrionaux sont plus près que les autres de notre zénith, et produisent le plus de chaleurs et d’ardeurs immodérées, à savoir le Cancer et le Lion, on a jugé que ces deux signes sont les maisons des deux plus grands et plus puissants luminaires, le Lion du Soleil, parce qu’il est signe masculin, et le Cancer de la Lune, 43 parce qu’elle est féminine ; et en continuant, le demicercle qui va du Lion au Capricorne ; est à bon droit estimé solaire ainsi que lunaire l’autre demi-cercle qui va du Verseau au Cancer afin qu’en chaque demicercle, on puisse donner à chaque planète un signe qui lui soit familier (soit qu’il soit de la nature du Soleil, ou soit qu’il s’accorde à celle de la Lune) selon la disposition de leurs orbes et les particularités de leurs natures. De fait à Saturne, parce qu’il est extrêmement froid et qu’il combat la chaleur, et qu’aussi sa sphère est la plus haute et la plus éloignée des luminaires, ont été attribués les signes opposés au Cancer et au Lion, à savoir le Capricorne et le Verseau, lesquels sont, et froids et jumeaux et, en raison de cette opposition, maléfiques. À Jupiter qui est de nature tempérée, et soumis à la sphère de Saturne, ont été donnés les signes proches de ceux-là, venteux et féconds, qui sont le Sagittaire et les Poissons, lesquels d’un trine aspect qui convient à la bienfaisance, regardent les signes des luminaires. Ensuite à Mars desséchant et placé sous l’orbe de Jupiter, ont été donnés les signes voisins des maisons de Jupiter, à savoir le Scorpion et le Bélier, lesquels à cause du regard qu’ils ont de carré avec les domiciles des luminaires, conviennent à une nature nuisible et qui engendre la corruption. Mais à Vénus, dont la nature est tempérée et qui est placée sous l’orbe de Mars, ont été attribués les signes proches de ceux-là et très féconds, la Balance 44 et le Taureau, qui à cause du sextile53 sont plus doux, et parce qu’aussi cette planète ne précède ou ne suit le Soleil de plus loin que de deux signes. À Mercure, qui est le dernier et qui n’est jamais plus éloigné du Soleil que d’un signe, et qui est placé sous les orbes des autres planètes, comme étant aussi le plus proche des luminaires, ont été attribués les signes plus proches de ces mêmes luminaires, à savoir les Gémeaux et la Vierge. » —
21 — Des termes
« On admet une double doctrine des termes59 : l’une, égyptienne, qui est basée sur l’autorité des maisons ; l’autre, chaldéenne, ajustée au gouvernement des trigones. 59 Ou « confins » ( ). Cf. Bouché-Leclercq, p. 206 : « On entend par Öria des fractions de signes séparés par des bornes intérieures et distribuées dans chaque signe entre les cinq (sic) planètes, à titre de propriété domaniale représentant leur influence spécifique et équivalant à leur présence réelle. » On voit à quel point il est abusif de qualifier de « planétes » le soleil et la lune comme cela se pratique usuellement’
Or, toujours au Livre I de la Tétrabible, il est traité des exaltations
20 — La théorie des exaltations des planètes est la suivante : Vu que le Soleil en entrant au Bélier opère sa transition vers le medi-cercle le plus haut et septentrional, et que dans la Balance il passe dans le plus bas et austral, on lui a fort à propos attribué son exaltation au Bélier puisque, quand il passe, les jours croissent et qu’il commence à échauffer davantage les corps. Au contraire, la dépression du Soleil a lieu dans la Balance pour les raisons opposées. Quant à Saturne, afin qu’il ait une position opposée au Soleil, comme aussi à cause de ses maisons (domiciles), il prend à l’inverse la Balance pour exaltation et le Bélier pour dépression. En effet, là où la chaleur augmente, il est nécessaire que le froid diminue et au contraire où la chaleur diminue, que le froid augmente »
On observe que tant pour les domiciles que pour les exaltations, Saturne s’oppose aux luminaires, ce qui met selon nous cette planéte dans une position comparable à celle des luminaires, tout comme l’aspect d’opposition est assimilable à une conjonction.(cf la notion de syzygie); Selon nous, par voie de conséquence, l’on doit placer d’un coté les luminaires et Saturne et de l’autre les 4 planétes qui correspondent à une division en 4 de l’écliptique ce qui donne les Saisons.
jacques Halbronn La question du septénaire: luminaires plus Saturne versus le quatuor Mercure, Vénus, Mars, et Jupiter au prisme de Manilius et de Ptolémée
BIBLIOGRAPHIE
A. Bouche Leclecrcq Astrologie Grecque, Paris, 1899
Journal d’un Astrologue
Journal d’un Astrologue: Claude Ptolémée Retour au fascicule
L’astrologie à Rome : les Astronomiques de Manilius
sem-linkJosèphe-Henriette Abry
Pallas. Revue d’études antiques Année 1983 30 pp. 49-61
Fait partie d’un numéro thématique : Astres, astrologie, religions astrales dans l’Antiquité
JOURNAL ARTICLE
Note à Manilius, Astronomica, 1, 311
Florian Barrière
Museum Helveticum
Museum Helveticum
Vol. 76, No. 1 (JUNI 2019), pp. 96-104 (9 pages)
Published by: Schwabe Verlagsgruppe AG
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https://www.jstor.org/stable/26832007
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Abstract
This paper focuses on a passage of Manilius’ Astronomica which has been often debated among Manilius’ editors, from Scaliger to the latest, G.P. Goold and E. Flores. Through a study of every solution proposed by editors, it seems possible to make two hypotheses to enhance understanding of the Manilian verse.
The Five Books of Manilius, Londres, 1697 (reedition National Astrological Library, Washington, 1953).
les Astronomiques ou la Science sacrée du Ciel: Traité complet d’astrologie sur les noms et les figures du zodiaque, l’influence des astres, météores et comètes, et la symbolique astrale (astronomicon)
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Par Marcus Manilius
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Marcus Manilius est un poète et astrologue latin d’origine berbère probablement né en Afrique du Nord qui, vers l’an 10 (dans les dernières années du règne de l’empereur Auguste), et qui écrivit un poème didactique en cinq livres sur l’astronomie ancienne et l’astrologie, Les Astronomiques (Astronomica en latin), s’inspirant des Phénomènes du poète grec Aratos. Il est le premier écrivain de langue latine de Berbérie. Les Astronomiques est devenu un grand classique dans l’étude de la science des astres chez les Anciens.Le premier livre traite de la sphère céleste, des premiers auteurs de l’astronomie et des progrès des sciences humaines, des opinions des philosophes, des éléments de la terre, du ciel et des astres, des signes du zodiaque et des constellations extrazodiacales.Les second, troisième et quatrième livres sont désignés comme Isagogiques, c’est-à-dire, introducteurs ou préparatoires, parce qu’ils contiennent les définitions des différents sujets traités par Homère, Hésiode et d’autres poètes.Le cinquième livre contient une énumération des constellations extra-zodiacales et des degrés des douze signes avec lesquels elles se lèvent.Tels sont donc les objets traités par Manilius dans les cinq livres de ses Astronomiques. Il s’était proposé d’en traiter beaucoup d’autres; mais la mort ne lui en a pas probablement laissé le temps.La présente édition est illustrée d’une suite complète des gravures du Livre des fables astronomiques de C. Julius Hyginus, selon l’édition de 1578.
samedi 25 juin 2022
WIKI Article Claude Ptolémée
Claude Ptolémée (en grec ancien Κλαύδιος Πτολεμαῖος Claúdios Ptolemaîos, en latin Claudius Ptolemaeus), communément appelé Ptolémée (Ptolémaïs de Thébaïde (Haute-Égypte), né vers 100 et mort vers 168 à Canope[1], est un astronome, astrologue, mathématicien et géographe grec qui vécut à Alexandrie (Égypte). Il est également l’un des précurseurs de la géographie. Sa vie est mal connue. Son cognomen Ptolemæus semble indiquer des origines gréco-égyptiennes, et son nomen Claudius une citoyenneté romaine. Son prænomen est inconnu.
Ptolémée est l’auteur de plusieurs traités scientifiques, dont deux ont exercé une grande influence sur les sciences occidentales et orientales. L’un est le traité d’astronomie, aujourd’hui connu sous le nom d’Almageste (arabisation de Ἡ Μεγάλη Σύνταξις / hê Megálê Súntaxis, La Grande Composition, puis Ὴ μεγίστη, ʿē megístē, La Très Grande, al-Mijisti[pas clair], mais dont le titre original en grec était Μαθηματική σύνταξις, Mathēmatikḗ súntaxis, Composition mathématique). L’autre est la Géographie, qui est une synthèse des connaissances géographiques du monde gréco-romain.
L’œuvre de Ptolémée est la continuation d’une longue évolution de la science antique fondée sur l'observation des astres, les nombres, le calcul et la mesure. Avec l’œuvre d’Aristote, c’est essentiellement à travers elle, transmise à la fois par les Arabes et les Byzantins, que l’Occident redécouvrira la science grecque au Moyen Âge[N 1] et à la Renaissance[2], laissant leurs prédécesseurs dans l’obscurité[3]. Pourtant Ptolémée ne manque pas de faire abondamment référence à ceux-ci[N 2] dans ses écrits.
Sommaire
1 Astronomie
2 Géographie
3 Astrologie
4 Musique
5 Mathématiques
6 Optique
7 Notes et références
7.1 Notes
7.2 Références
8 Bibliographie
8.1 Œuvres de Claude Ptolémée
8.2 Études sur Claude Ptolémée
8.3 Pseudo-Ptolémée
9 Hommages
10 Annexes
10.1 Articles connexes
11 Liens externes
Astronomie
Article détaillé : Almageste.
Système de Ptolémée.
L’Almageste est le seul ouvrage antique complet sur l’astronomie qui nous soit parvenu. Les astronomes babyloniens, qui avaient consigné soigneusement, pendant des siècles, de précieuses observations (positions des astres, datations des éclipses…)[N 3], avaient élaboré des techniques de calcul pour la prévision de phénomènes astronomiques. Les astronomes grecs, tels qu’Eudoxe de Cnide et surtout Hipparque, avaient intégré ces observations et les leurs dans des modèles géométriques (théorie des épicycles) pour calculer les mouvements de certains corps célestes. Dans son traité, Ptolémée reprend ces différents modèles astronomiques et les perfectionne[4], notamment en ajoutant la notion d’équant[5]. Ses observations, jointes aux données antérieures dont il disposait, offrent un recul permettant une mesure fort précise des mouvements astronomiques, puisque l'ensemble couvre une période de près de neuf siècles. Ses « tables » de données, indispensables pour déterminer la position des astres, ont en effet comme point de départ le premier jour du calendrier égyptien de la première année du règne de Nabonassar, c’est-à-dire le 26 février 747 avant notre ère[6]. Ptolémée consacre donc le modèle géocentrique d’Hipparque, qui lui fut souvent attribué[N 4] et qui fut accepté pendant plus de mille trois cents ans, quoique de manière discontinue. En Europe occidentale, en effet, il sombra dans l’oubli au début du Moyen Âge, avant d’être redécouvert à la fin de cette période. Cet héritage fut cependant préservé dans le monde arabe et, avec des hauts et des bas, dans l’Empire romain d’Orient et plus spécifiquement à Byzance[7]. Sa méthode et son modèle de calcul ont d’ailleurs été adoptés avec quelques modifications dans le monde arabophone et en Inde, car ils étaient d’une précision suffisante pour satisfaire les besoins des astronomes, des astrologues, des détenteurs de calendriers et des navigateurs.
Ptolémée réalisa aussi une sorte de manuel essentiellement pratique, appelé « Les tables faciles » ou parfois « Les tables manuelles » (Πρόχειροι κανόνες, Prócheiroi kanónes), dérivé de l’Almageste[N 5] et destinées à réaliser des calculs de position des astres et d’éclipses.
Contrairement à une idée reçue, Ptolémée ne reprit pas à son compte l’idée d’Aristote selon laquelle les astres étaient placés sur des sphères de cristal[8]. Il dit même expressément que « les astres nagent dans un fluide parfait qui n’oppose aucune résistance à leurs mouvements[9] ». On ignore si cette vision, proche de la notion de vide, était déjà présente chez Hipparque ou si elle doit être mise au crédit de Ptolémée. Pour celui-ci, déférents et épicycles sont donc immatériels. Nicolas Halma considère en outre que son choix du système des épicycles plutôt que de celui des excentriques résulte davantage d’une volonté de rendre les calculs plus commodes, que d’une foi dans la réalité matérielle du système[N 6].
Durant les treize siècles qui suivirent, l’astronomie ne progressa plus guère. L’Almageste et les tables faciles ne reçurent que des corrections mineures, bien qu’elles aient fait l’objet, à la fin de l’Antiquité, de nombreuses publications de la part des « commentateurs »[10], dont le plus connu est Théon d'Alexandrie. Ce furent donc les tables et les textes de Ptolémée qui furent utilisés directement ou indirectement comme références[11] jusqu’à ce que les progrès des instruments d’observation et la théorie élaborée par Nicolas Copernic et perfectionnée par Johannes Kepler n’entraînent son abandon. Mais ce fut à grand peine : le système héliocentrique de Copernic (1543), appuyé par Galilée (1630) fut rejeté par l’Église catholique et Galilée se vit contraint de renier officiellement ses théories en 1633. Le modèle de Ptolémée ne fut définitivement abandonné par l'Église que sous le pape Benoît XIV vers 1750[N 7].
L’Almageste contient également un catalogue de 1 022 étoiles regroupées en quarante-huit constellations. Bien que ne couvrant pas toute la sphère céleste, ce système fut la référence pendant de nombreux siècles. Ptolémée a aussi décrit l’astrolabe, inventé probablement par Hipparque.
Géographie
Article détaillé : Géographie (Ptolémée).
La carte du monde de Ptolémée, reconstituée au XVe siècle à partir de sa Géographie, indique les pays de Serica, Sinae (Chine) à l’extrême droite, au-delà de l’île de Taprobane (Sri Lanka, trop grande) et l’Aurea Chersonesus (Asie du Sud-Est).
Sa Géographie est une autre œuvre majeure. Il s’agit d’une compilation des connaissances géographiques à l’époque de l’empire romain sous le règne d’Hadrien (125), couvrant la totalité du monde connu ou écoumène[12]. Comme pour le modèle du système solaire dans l’Almageste, Ptolémée unifie dans un grand ensemble toutes les informations dont il dispose.
Le premier livre définit le sujet de la Géographie et présente les données et la méthode utilisée pour dessiner une carte du monde habité[13]. Dans les livres deux à sept, il fournit des listes topographiques et attribue des coordonnées à tous les lieux et particularités géographiques, répertoriant 8 000 endroits d'Europe, d'Asie et d'Afrique disposés dans une grille. Il commence à l'ouest avec l'Irlande et la Grande-Bretagne puis se déplace vers l'est en passant par l'Allemagne, l'Italie, la Grèce, l'Afrique du nord, l'Asie mineure et la Perse, pour terminer en Inde. Le livre huit présente une division de l'écoumène en vingt-six cartes régionales : dix pour l'Europe, quatre pour l'Afrique (appelée Libye) et douze pour l'Asie[13]. Outre les données géographiques, Ptolémée intègre des données astronomiques et des témoignages de voyageurs.
Ptolémée donne à la terre une forme sphérique et estime sa circonférence à 180 000 stades (environ 33 345 km). Il suit en cela le calcul de Posidonios plutôt que celui d'Ératosthène révisé par Hipparque, qui l'avait évaluée à 250 000 stades (environ 39 375 km), beaucoup plus près des 40 075 km réellement mesurés à l'équateur[14]. Reprenant le système sexagésimal des Babyloniens, il divise cette sphère en 360° de longitude de 500 stades chacun. Il fixe le méridien de longitude zéro au point le plus à l’ouest connu à son époque, soit les îles « Fortunata » (îles des Bienheureux), identifiées aux îles Canaries[14]. Il pose des intervalles de cinq degrés correspondant au tiers d'une heure d'équinoxe et couvrant au total douze heures, soit 180° jusqu'à Cattigara, qui correspondrait à Hanoï[15].
La latitude était mesurée à partir de Thulé, situé à 63° N, jusqu'à Agisymba dans l'Afrique sub-saharienne, que Ptolémée situe à 16° S, la distance totale couvrant ainsi 79°. Posant le degré zéro à l’équateur, comme aujourd’hui, Ptolémée calcule la distance selon la durée du jour le plus long plutôt qu’en degrés, car la durée du solstice d’été passe de douze à vingt-quatre heures au fur et à mesure qu’on s’éloigne de l’équateur vers le cercle polaire. Il utilise des incréments de quinze minutes par degré, jusqu'au parallèle où le jour le plus long dure quinze heures et demie pour alors passer à des incréments de trente minutes, jusqu'à Thulé, où le jour le plus long dure vingt heures[14].
Dans la zone ainsi délimitée, il distingue une partie habitable, étendue en longitude sur 72 000 stades et en latitude sur 40 000 stades[16].
Reproduction d’une carte de Ptolémée imprimée au XVe siècle.
Ptolémée s’est essentiellement appuyé sur les travaux d’un autre géographe, Marinos de Tyr, dont les ouvrages ne nous sont pas parvenus. Il s'est aussi basé sur les index géographiques des empires romain et perse, mais la plupart de ses sources au-delà du périmètre de l’empire étaient d’origines douteuses.
Des cartes fondées sur des critères scientifiques avaient été réalisées depuis Ératosthène, mais Ptolémée améliora les techniques de projection cartographique, en s'appuyant sur la géométrie d'Euclide, produisant une méthode qui exerça une influence durable sur la façon de projeter une sphère sur une surface plane[17]. Ses cartes sont orientées vers le nord[N 8]. Une carte du monde développée sur la base de sa Géographie était exposée à Autun en France à la fin de l’époque romaine.
Cet ouvrage a été perdu dans le monde occidental jusqu'à sa redécouverte par le Byzantin Maximus Planudes, vers 1300. Il se peut que les cartes des manuscrits de la Géographie ne datent que de cette époque[18]. En revanche, dès le début du IXe siècle, il faisait l'objet d'une traduction en arabe pour le calife abbasside al-Mamun, et il servira de base aux travaux d'Ibn Khurradadhbih, Ibn Khordadbeh, Suhrab, Al Kwarizmi, Ibn Hawqal et Al Idrissi[19]. Il sera l'une des sources de l'Imago mundi de Pierre d'Ailly, qui inspirera Christophe Colomb : en particulier, son chapitre 8 reprend l'estimation de Ptolémée pour la circonférence terrestre, inférieure de 14 % à la réalité.
À partir du XVe siècle, les premières reproductions imprimées sur papier firent leur apparition. Le premier exemplaire imprimé de la Géographie fut édité avec les cartes à Bologne en 1477, rapidement suivi par une édition romaine de 1478. Jusqu’au XVIe siècle, cet ouvrage a servi de guide à tous les voyageurs qui, à chaque découverte, croyaient reconnaître quelque contrée déjà indiquée par celui-ci.
Astrologie
Article détaillé : Tetrabiblos.
Le traité de Ptolémée sur l’astrologie, le Tetrabiblos (tetra signifie en grec « quatre » et biblos « livre »), était l’ouvrage astrologique le plus célèbre de l’Antiquité. Il exerça une grande influence dans l’étude des corps célestes dans la sphère sublunaire. Ainsi, il fournissait des explications des effets astrologiques des planètes, en fonction de leurs aspects[20] : effet chauffant, rafraîchissant, mouillant, et séchant. Celui-ci traite en particulier de l’astrologie individuelle en quatre livres qui consiste en une interprétation thématique à l’aide de l’érection d’une carte basée sur un tableau déterminant l’emplacement des sept planètes (Soleil compris) connues à l’époque à un moment donné.
Ptolémée estimait que l’astrologie est comme la médecine qui est hypothétique en raison de nombreux facteurs variables à prendre en compte[21]. Ces facteurs étaient pour lui principalement, la race, le pays et l’éducation qui devaient affecter une personne au même titre que la position des planètes dans le ciel au moment de la naissance.
À la différence de Vettius Valens, il semble aujourd’hui que Ptolémée, surtout connu pour son traité sur l’astronomie, était un compilateur (un théoricien) en astrologie[22]. L'innovation majeure de Ptolémée est théorique: le choix du zodiaque tropical en lieu et place du zodiaque sidéral[23]. Ainsi, on lit dans le Tetrabiblos : « Il existe deux signes tropiques, d'une part le premier intervalle de 30° depuis le solstice d'été, soit le signe du Cancer, de l'autre, le premier depuis le solstice d'hiver, soit le Capricorne. Il y a encore deux signes équinoxiaux, le Bélier printanier et l'automnale Balance[24]. » En effet, Ptolémée pensait que la Terre était immobile au centre du monde. Il en conclut que les points équinoxiaux et solsticiaux étaient fixes dans le ciel. Or Hipparque, prédécesseur de Ptolémée, avait observé qu'il existait un décalage entre les étoiles fixes[25] et les points marquant le début des saisons. Ces points étant supposés immobiles, le mouvement ne pouvait qu'être dû aux étoiles[26].
Il convient de remarquer qu'il n'y a, chez Ptolémée, aucune confusion entre astronomie et astrologie : tout ce qui concerne cette dernière discipline est contenu dans le Tetrabiblos, pas une ligne à ce sujet dans l'Almageste.
Détail de L’École d’Athènes de Raphaël, montrant Zoroastre et Ptolémée.
Musique
Ptolémée a également écrit les Harmoniques, un traité de musicologie de référence sur la théorie et les principes mathématiques de la musique[27]. Après une critique des approches de ses prédécesseurs, Ptolémée y plaide pour baser des intervalles musicaux sur des proportions mathématiques (contrairement aux partisans d’Aristoxène) soutenus par observation empirique (contrairement à l’approche purement théorique de l’École pythagoricienne). Il a présenté ses propres divisions du tétracorde et de l’octave, qu’il a dérivés avec l’aide d’un monocorde. L’intérêt de Ptolémée pour la théorie et les principes de l'harmonie en musique apparaît également dans une discussion sur la musique des sphères.
Les Harmoniques contribuera au développement de la théorie musicale de Boèce De Institutione Musica au VIe siècle.
Mathématiques
Article détaillé : Théorème de Ptolémée.
Ptolémée a découvert un théorème qui porte son nom : dans un quadrilatère convexe inscrit dans un cercle, le produit des diagonales est égal à la somme des produits des côtés opposés[28],[29].
Dans sa Composition mathématique (Almageste), Ptolémée veut suivre la méthode rigoureuse de la géométrie et procéder par la démonstration introduite par les mathématiciens de la Grèce antique, dont le représentant essentiel est Euclide. Sa trigonométrie se fonde sur celle d'Hipparque, mais il a également connaissance de l'œuvre de Ménélaos, qui a développé la trigonométrie sphérique et qu'il cite dans l'Almageste[30].
Optique
Article détaillé : Histoire de l'optique#Antiquité.
Dans l’Optique, Ptolémée traite des propriétés de la lumière, notamment de la réflexion, de la réfraction et de la couleur, ainsi que d'une théorie de la vision, fondée sur une combinaison des propriétés des objets observés, de la lumière et d'un "flux visuel" (visus dans le texte latin) issu des yeux. Ce travail est une partie importante de l’histoire de l’optique, mais il nous est parvenu par l'intermédiaire d'une traduction latine réalisée par Eugène de Sicile vers 1150, elle-même issue d'une traduction arabe assez imparfaite et incomplète[31].
En cette matière comme dans les autres, Ptolémée dispose d'apports antérieurs. Certains éléments d'optique sont présents chez Euclide[N 9], Archimède et Héron d'Alexandrie, mais les sources précises de Ptolémée sont discutées[32]. La rédaction de l’Optique est postérieure à l'Almageste, comme l'attestent en particulier certains progrès réalisés par Ptolémée dans l'intervalle. Ainsi, l’Optique expose le phénomène de réfraction atmosphérique qui se produit lors de l'observation du soleil ou de la lune, phénomène totalement ignoré dans l'Almageste[33].
Notes et références
Notes
Essentiellement au XIIe siècle, avec Gérard de Crémone pour les sources arabes.
En particulier à Hipparque. Voir par exemple Almageste, IV, 2, où il souligne la qualité de ses observations de l’anomalie lunaire. Mais Gérard de Crémone dans sa traduction de l’Almageste ne reconnaît pas Hipparque sous son appellation arabe Abrachir.
De nombreuses tablettes en cunéiformes avec ce type de contenu nous sont parvenues. Les plus anciennes dont nous disposons sont du VIIe siècle avant notre ère
On parle souvent du « système de Ptolémée ». Ce n’est pas faux, si l’on entend par là « le système utilisé par Ptolémée », mais l’expression donne à croire qu’il en est l’initiateur, ce qui est inexact. Ptolémée lui-même, dans l’Almageste, parle des épicycles d’Hipparque dans plusieurs passages relevés dans la préface de Halma.
Certaines tables y sont cependant plus précises que dans l’Almageste, allant parfois jusqu’à la sixte d’angle (la tierce vaut 1/60 de seconde, la quarte 1/60 de tierce etc.). Ceci montre que Ptolémée, même après la publication de l’Almageste, n’a cessé d’affiner son travail. Les « Tables faciles » figurent également dans Halma, tables, où elles sont considérées comme une sorte d’appendice à Halma, Almageste. Mais elles sont clairement postérieures.
Voir sur ce point l’analyse très pointue de la préface de Halma : "(Ptolémée) ne regardoit pas, lui-même, les siennes (ses hypothèses), comme réelles, mais seulement comme des moyens d’expliquer l’ordre céleste qu’il avoit paru impossible à Hipparque d’expliquer autrement que par cette complication de cercles. Nous pensons, dit-il dans son liv. III, qu’il convient de démontrer les phénomènes par les hypothèses les plus simples, pourvu que ce qu’elles supposent ne paroisse contredit en rien d’important par les observations (…) Elle se trouve confirmée par la manière dont Ptolémée énonce ces hypothèses et les déductions qu’il en tire. Il se sert presque toujours du futur ἔσαι sera, ou du conditionnel au lieu du temps présent, comme dans le ch. 4 du liv. IV, où il dit que les similitudes non seulement des rapports, mais encore des temps de l’un et de l’autre mouvement seroient ainsi sauvées (διασώζοιντο ἄν). Le choix arbitraire qu’il propose dans son liv. III, de l’excentrique ou de l’épicycle pour expliquer le mouvement du soleil, montre bien qu’il ne regardoit pas l’un comme plus réel que l’autre. Il a choisi dans les moyens que la géométrie lui fournissoit, ceux qu’il jugeoit les plus propres à représenter les effets dont il vouloit rendre compte, « La géométrie n’est qu’un instrument dans les mains de l’astronome », dit Bailly, cet instrument ne crée rien, mais en se prêtant à l’usage qu’on en fait sur de bonnes observations, il donne des résultats justes."
Cet abandon de fait se fit en plusieurs étapes. Voir héliocentrisme.
Nombre d'historiens estiment que les cartes illustrant sa Géographie ont en fait été ajoutées dans les copies byzantines du XIIIe siècle. Voir Brotton 2012, p. 20-21
Plus précisément, il s'agit des Catoptrica (Théorie des miroirs) attribués à Euclide. Mais sa paternité, pour cette œuvre, n'est pas certaine (Smith 1996, p. 4 et 14-17).
Références
(en) Claude Ptolémée sur l’Encyclopædia Britannica
Voir Renaissances médiévales.
Figure de la Terre dans l’Antiquité - L. Génicot, Les lignes de faîte du Moyen Âge, Casterman, 1961
Ces faits sont indiqués, par petites touches, dans l’Almageste elle-même et soulignés dans la préface de Halma.
Voir Géocentrisme.
Astronomie babylonienne - J. Mogenet, A. Tihon, R. Royez, A. Berg, Nicéphore Grégoras : Calcul de l’éclipse de soleil du 16 juillet 1330, Corpus des astronomes byzantins, I, Gleben, 1983, page 96. (ISBN 9789070265342) - Ptolémée, Almageste III, 6.
Voir Sciences et techniques dans l'Empire byzantin
P. Couderc, Histoire de l’astronomie, Que sais-je no 165, p. 56 et ss.
Almageste, XIII,12. - préface de Halma, p. 15-16.
A. Tihon, Théon d’Alexandrie et les « Tables Faciles » de Ptolémée, Archives internationales d’histoire des sciences, 1985 (35), no 1124-115, p. 106-123, (ISSN 0003-9810).
Comme exemple de l’emploi tardif des textes de Ptolémée, on peut trouver les détails d’un calcul d’éclipse selon l’Almageste et selon les Tables faciles dans J. Mogenet, A. Tihon, R. Royez, A. Berg, Op. cit.
Brotton 2012, p. 19
Brotton 2012, p. 43
Brotton 2012, p. 45
Brotton 2012, p. 46
Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu’à nos jours. De Hoefer (Jean Chrétien Ferdinand), tome 41, page 161 (Firmin Didot, Paris - 1866).
Brotton 2012, p. 48
Brotton 2012, p. 51
Brotton 2012, p. 60-66
Jacques Halbronn observe avec intérêt (dans L'Étrange Histoire de l'astrologie, co-écrite avec Serge Hutin), que là où Ptolémée recourt aux écarts angulaires entre les planètes, l'autre phare de l'astrologie traditionnelle, Jean-Baptiste Morin de Villefranche emploie les maisons astrologiques et, toujours selon Halbronn, « peu d'astrologues et d'historiens ont reconnu que l'astrologie était constituée de systèmes différents et rivaux. » (page 93).
La Tétrabible, livre I, partie 4, chapitre 3.
Source: (en) James Herschel Holden, A history of horoscopic astrology, American Federation of Astrologers, 2e édition, 1996.
à son époque, les deux zodiaques se superposaient du fait de la précession des équinoxes.
La Tetrabible, Bibliotheca Hermetica, S.G.P.P., Denoël, page 46.
Copernic, dont le système (vue héliocentrique) a remplacé celui de Ptolémée (vue géocentrique), a trouvé que c'est la Terre qui se déplace pour créer les saisons, et donc que les étoiles sont fixes.
Denis Labouré, Initiation à l'astrologie sidérale, Guy Trédaniel/Pardès, 1986, page 217.
Thomas Henri Martin, Études sur le Timée (Platon), t. 1, Paris, Ladrange, 1841, p. 412
Ptolémée, traduction de Nicolas Halma, Composition mathématique, t. I, 1927 (réédition) (lire en ligne), p. 2a9
« Almageste, I, 9 », sur site personnel de Serge Mehlr
Almageste, VII, 3.
Ou Eugène de Palerme. Lejeune 1956 : voir les p. 9-20 et 132-135. Le livre I, qui contient la théorie de la vision, est perdu. Son contenu n'est connu que par un bref résumé au début du livre II. Les grandes lignes de la théorie de la vision de Ptolémée peuvent aussi se déduire d'indications éparses dans le texte, par exemple en II, 12.
Smith 1996, p. 4 et 14-17
Smith 1996, p. 2-3.
Bibliographie
Quadripartitum, 1622
Œuvres de Claude Ptolémée
Claudii Ptolemaei inerrantium stellarum apparitiones, ac significationum collectio (trad. Federico Bonaventura), Venise, Francesco De Franceschi, 1594 (lire en ligne).
Composition mathématique de Claude Ptolémée (13 livres, vers 140), Paris, éditée et traduite par l’abbé Nicolas Halma (2 vol.), 1813-1817 (lire en ligne)
rééd. Paris, Hermann, 1927. « Transcrite » dans Ptolemy's Almagest, G. J. Toomer, Londres, 1984 (rééd. Princeton, 1998) et repris dans Le livre unique de l’astrologie (synthèse de l’œuvre de Ptolémée), éditions NiL, 2000 (ISBN 2-84111-159-8)
« Les tables faciles », dans Halma, Almageste
La Tétrabible (4 livres), Loge Astrologique de France, 1985. La bible de l’astrologie antique (Jean-Baptiste Morin de Villefranche fera la bible de l’astrologie classique). Extraits : Manuel d’astrologie. La Tétrabible, introduction de Elizabeth Teissier, Les Belles Lettres, collection « Aux sources de la tradition », 1993.
Claude Ptolémée, Traité de géographie, 8 livres (liste détaillée des éditions et manuscrits) :
Traduction française de Nicolas Halma (édition Ebherhart, Paris 1828, sur Gallica) ne comporte que le premier livre avec la fin du septième (tome 1) et le huitième livre (tome 2), soit la partie théorique à l'exclusion des listes de lieux avec coordonnées (voir p. XV et XXI) :
Claudii Ptolomei Cosmographie. Texte en latin, traduction de Jacobus Angelus (Italie), 1460-1477. Codex numérisé disponible sur Somni.
Théorie harmonique, relevant de l’ouvrage originel Les Harmoniques. Texte en grec édité par Ingemar Düring, Die Harmonielehre des Klaudios Ptolemaios, Göteborg, Elander, 1930.
Albert Lejeune, L'Optique de Claude Ptolémée : (5 livres), dans la version latine d'après l'arabe de l'émir Eugène de Sicile, édition critique et exégétique augmentée d'une traduction française et de compléments, Louvain, Bibl. universitaire, 1956 (réimpr. 2e Brill (Leiden, New York), 1989) (lire en ligne)
Études sur Claude Ptolémée
Germaine Aujac, Claude Ptolémée, astronome, astrologue, géographe. Connaissance et représentation du monde habité, Comité des travaux historiques et scientifiques, Paris, 1993 (ISBN 2-7355-0284-8) ; p. 428.
Pascal Charvet, Le livre unique de l'Astrologie, ed. Nil, 2000.
Pierre Costabel, Ptolémée (Claude) IIe siècle, dans Encyclopædia Universalis, Paris, av. 1989 ; mis à jour ap. 1993 [consulté dans l’éd. de 2004].
Patrick Gautier Dalché, La géographie de Ptolémée en occident, IVe-XVIe siècle, Turnhout, Brépols, 2009. 1 vol. (442 p.) : ill. ; 28 cm. - (Terrarum orbis ; 9). (ISBN 978-2-503-53164-9)
N. Halma, « Préface », dans de Halma, Almageste
(en) A. Mark Smith, Ptolemy's theory of visual perception : an English translation of the Optics with Introduction and Commentary, Philadelphie, American Philosophical Society, 1996, 300 p. (ISBN 978-0-87169-862-9, lire en ligne)
(en) Jerry Brotton, A history of the world in twelve maps, Londres, Penguin Books, 2012, 514 p. (ISBN 978-0-14-103493-5)
Pseudo-Ptolémée
Les sentences ou Centiloque : Claude Ptolémée, La Tétrabible ou les quatre livres des jugements des astres, suivi de 'Le centiloque ou les cent sentences', traduction de Nicolas Bourdin. Paris, Culture, Art, Loisirs, 1974, 285 p. Le Centiloque est d'un Pseudo-Claude Ptolémée (Étienne de Messine, vers 1260 ; ou Ahmad ibn Yusuf, mort en 912), et le Commentaire du Centiloque est de Nicolas Bourdin (1651).
Opus imaginum : cf. Jean-Patrice Boudet, « Un traité de magie astrale arabo-latin : le Liber de imaginibus du pseudo-Ptolémée », in Claudio Leonardi, Natura, scienze e società medievali : studi in onore di Agostino Paravicini Bagliani, Florence, 2008, p. 17-36.
Hommages
L’astéroïde (4001) Ptolémée ((4001) Ptolemaeus) a été nommé en son honneur, tout comme les cratères Ptolémée sur Mars et sur la Lune ainsi qu'une tempête sur Vénus[Information douteuse].
Le prix littéraire de vulgarisation géographique décerné annuellement par le jury du salon du livre du Festival international de géographie (FIG de Saint-Dié-des-Vosges) porte le nom de prix Ptolémée.
Annexes
Articles connexes
Liste des géographes gréco-romains, Géographes grecs mineurs
Alhazen
Figure de la Terre dans l’Antiquité
Géographie de Ptolémée et liste des éditions et manuscrits
Histoire de l'astronomie
Monde (univers)
Révolution copernicienne
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mercredi 9 mars 2022
Jacques Halbronn Le dispositif héliocentrique des maitrises planétaires dans la Tétrabible de Ptolémée
Jacques Halbronn Le dispositif héliocentrique des maitrises planétaires dans la Tétrabible de Ptolémée
La Tétrabible comporte des éléments à caractère héliocentrique peu compatibles avec le géocentrisme de l’auteur de l’Almageste. Si l’on examine l’exposé des maitrises planétaires, outre nos précédentes remarques concernant le rajout de Saturne, on doit s’arrêter sur le statut du Soleil. Il y a plusieurs façons d’interpréter l’agencement des astres et notamment des « luminaires ».
I L’on peut statuer que l’on a placé en tête, au sommet, les deux luminaires, à savoir le Soleil et la Lune. On retrouve cela avec l’ordre des jours de la semaine.
II Le Soleil se trouve au point Zéro, suivi de la Lune, puis de Mercure et ainsi de suite selon les révolutions successives mais dans ce cas, ne se trouverait-on pas dans une perspective héliocentrée?
Qu’est ce à dire? Y a t-il disparité, syncrétisme comme nous en avons signalé dans l’Ancien Testament, dans d’autres domaines? Normalement, le Soleil, selon le géocentrisme, devrait se trouver entre Vénus et Mars, la Lune restant à sa place avec sa révolution inferieure, en tout état de cause à celle de Merure. Il convient de se référer au dispositif des « heures planétaires » qui est, quant à lui, géocentré du fait même qu’il ne place pas le Soleil avec la Lune mais entre Vénus et Mars. Il y a donc deux présentations différentes, celle des jours de la semaine avec le Soleil et la Lune en tête -ce que nous qualifions d’héliocentrée et celle des heures planétaires, que nous relions à une astrologie « géocentrée ».
L’origine de la semaine de 7 jours est probablement astronomique et liée à la Lune : 7 jours représentent en effet un quart de lunaison environ. Les noms des jours sont, eux, liés aux planètes dans la plupart des langues indoeuropéennes.
Pour les astrologues, anciens et modernes, chaque heure de la journée est sous l’influence d’une des sept planètes traditionnelles : Saturne, Jupiter, Mars, Soleil, Vénus, Mercure et Lune. Cette succession a engendré l’ordre des noms des jours de la semaine.
Jacques Halbronn Le dispositif héliocentrique des maitrises planétaires dans la Tétrabible de Ptolémée dans ASTROLOGIE symb_saturne
symb_jupiter dans ASTROLOGIE
symb_mars
symb_soleil
symb_venus
symb_mercure
symb_lune
Saturne
Jupiter
Mars
Soleil
Vénus
Mercure
Lune
Symboles astrologiques des planètes
heptagramme_semaine
Figure 2
joursemaines
JHB 08 03 22
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