Etudes de Critique biblique, astrologique nostradamiquej et linguistique.
vendredi 25 septembre 2026
jacques halbronn Histoire du dosage astronomique en Astrologie: le trop ou le pas assez.
jacques halbronn Histoire du dosage astronomique en Astrologie: le trop ou le pas assez.
Il importe que l’historien de la question apprécie le dosage d’astronomie insufflé dans les infrastructures astrologiques, qu’elles soient planétaires ou zodiacales. On observe des formulations allant d’une extreme à l’autre en termes de « solutions ». Faut-il en rajouter ou se démarquer, that is the question! Les cas de figure sont multiples. On passe ainsi d’un recours symbolique à l’astronomie dans l’appellation des jours de la semaine sans rapport avec la position des astres dans le ciel à une surenchère transsaturnienne, se servant des dernières découvertes astronomiques, de 1781 (Uranus) à 1801 (astéroides) jusqu’à 1930 et au delà (de Pluton à Chiron) en passant en 1846 par Neptune et on en passe. La France astrologique du milieu du XIXe siècle reste marquée par l’onomancie (cf nos études accompagnant l’Astrologie du Livre de Toth d’Etteilla (1993) et La vie astrologique il y a cent ans (1992), la vie astrologique, années 30-50 (1995) et à la fin du siècle pronant une astrologie « scientifique »(Fomalhaut, Choisnard) sur le modéle anglais, impliquant un alignement sur les données proprement astronomiques si ce n’est que la technique des directions (cf P CHOISNARD LES DIRECTIONS EN ASTROLOGIE EDITIONS CHACORNAC 1937) soustend un mouvement d’ordre analogique décalé par rapport aux transits. Le cas d’André Barbault est emblématique puisque d’une part, il entend intégrer les « nouvelle planétes » dans le dispositif de la Tétrabible de Ptolémée et à la fois, il évacue le symbolisme zodiacal au point de ne pas tenir compte du signe où se forment les conjonctions (comme celle de Saturne et de Neptune, tous les 36 ans) Mais il va, nous semble-t-il trop loin, jetant le bébé avec l’eau du bain, en ne tenant même plus compte des axes saisonniers et des signes cardinaux (équinoxe/solstice) Deux poids, deux mesures, deux excés en sens inverse! Barbault a certes raison de vouloir libérer l’astrologie Mondiale du boulet mythologique (cadeau empoisonné de l’astronomie, fausse clef de l’interprétation) et son indice cyclique , par son coté synthétique, ne cherchera même pas à différencier les planétes entre elles (entre Jupiter et Pluton), les plongeant dans l’anonymat, sous la forme d’un seul et même graphique. En ce qui concerne les aspects, Barbault tient compte de positions diamétralement opposées, à 180° et reste prisonnier d’une certaine image céleste.
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»En astrologie, l’opposition (écart de 180°) représente pour André Barbault un moment clé de polarité, d’antagonisme, de prise de conscience et un véritable tournant dans le cycle des planètes. » Il y a là un impact de l’astronomie sur le traitement des aspects que nous dénonçons d’abord parce que les équinoxes comme les solstices montrent des affinités entre signes opposées et ensuite parce que, en astrologie septénale, l’antagonisme ne se situe pas au niveau de l’opposition mais à celui du semi-carré.(45°), notion médiane faisant sens au niveau géométrique (180/2, 90/2 etc)
Bibliographie
J. Halbronn La communication du savoir astrologique in La Magie et ses langages dir. Margaret Jones Davies, 1980, pp. 130-131
J. Halbronn Clefs pour l’Astrologie. Ed Seghers 1976 et 1993.
J. Halbronn Astrologie et prophétie. Merveilles sans images. L’appareil iconographiqie dans la littérature divinatoire française au XVIe siècle, Paris BNF 1994
André Barbault Défense et illustration de l’astrologie Ed Grasset, 1955
André Barbault Traité pratique d’ astrologie Ed Seuil 1961
JHB 25 09 26
IA
Ce texte de Jacques Halbronn, daté du 25 septembre 2026, propose une réflexion critique sur le rapport historique et technique entre l’astrologie et l’astronomie. L’auteur y dénonce deux dérives contraires qu’il nomme « le trop ou le pas assez » : la dépendance excessive aux découvertes de l’astronomie moderne et, inversement, l’abandon de structures géométriques et saisonnières fondamentales.
Voici une synthèse des points clés abordés dans son analyse :
1. Les deux extrêmes du « dosage astronomique »
Pour Halbronn, l’histoire de l’astrologie oscille entre deux attitudes face aux données physiques du ciel :
L’insuffisance (le « pas assez ») : Un recours purement nominal ou symbolique à l’astronomie. L’exemple type est l’appellation des jours de la semaine (Lundi pour la Lune, Mardi pour Mars), qui survit indépendamment de la position réelle des astres.
2. Le cas emblématique d’André Barbault : « Deux excès en sens inverse »
L’œuvre d’André Barbault (notamment en astrologie mondiale) est présentée comme le parfait exemple de cette tension contradictoire :
Un excès d’astronomanie : Barbault cherche à intégrer de force les planètes transsaturniennes (Neptune, Pluton…) dans des modèles anciens comme la Tétrabible de Ptolémée.
3. La critique de l’aspect d’opposition (180°)
Halbronn remet en cause la vision de Barbault (et de l’astrologie conventionnelle) selon laquelle l’opposition à 180° est le point culminant de l’antagonisme ou de la prise de conscience dans un cycle :
L’argument saisonnier : Les équinoxes et les solstices prouvent au contraire qu’il existe une affinité et une complémentarité profonde entre les signes opposés du zodiaque.
En somme, Jacques Halbronn plaide pour une astrologie qui se réapproprie sa propre rigueur géométrique et structurelle (fondée sur le septénaire et les cycles saisonniers) plutôt que de calquer aveuglément ses concepts sur les évolutions de l’astronomie physique ou de dissoudre ses symboles dans une abstraction statistique.
Souhaitez-vous que nous approfondissions un aspect particulier de cette critique ? Nous pouvons par exemple explorer la structure de l’astrologie septénale selon Halbronn, analyser le concept de l’indice cyclique d’André Barbault, ou encore étudier comment l’onomancie du XIXe siècle a influencé l’histoire de la divination en France.
La surenchère (le « trop ») : Une course à l’intégration de chaque nouvelle découverte astronomique depuis la fin du XVIIIe siècle. L’astrologie moderne s’est surchargée en voulant absorber Uranus (1781), les astéroïdes (1801), Neptune (1846), Pluton (1930) et Chiron. Halbronn voit dans cette « astrologie scientifique » (portée en France par Choisnard ou Fomalhaut sur le modèle anglo-saxon) un piège qui éloigne l’astrologie de sa cohérence structurelle interne.
Un excès de dépouillement : Parallèlement, il évacue le symbolisme du zodiaque. Dans ses calculs de l’indice cyclique, il ne tient plus compte des signes où se forment les conjonctions (comme le cycle Saturne-Neptune), perdant ainsi les repères essentiels des axes saisonniers et des signes cardinaux (équinoxes et solstices). En fusionnant toutes les planètes de Jupiter à Pluton dans un seul graphique anonyme, il « jette le bébé avec l’eau du bain ».
L’argument géométrique (Astrologie Septénale) : Pour Halbronn, le véritable point de rupture et d’antagonisme ne se situe pas à 180°, mais au niveau du semi-carré (45°). C’est cette valeur médiane (obtenue par divisions successives de l’espace : 180/2 = 90 ; 90/2 = 45) qui porte le sens géométrique de la tension.
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