Etudes de Critique biblique, astrologique nostradamiquej et linguistique.
vendredi 25 septembre 2026
Jacques halbronn Topiques sensorielles et mécanicité des comportements Le mythe de la Carverne
Jacques halbronn Topiques sensorielles et mécanicité des comportements Le mythe de la Carverne
Selon nous, si notre astronomie septennale implique que les Adamiques, ceux qui sont en phase avec le cycle de Saturne, sont fortement mécanisés donc prévisibles sur des périodes de 7 ans,divisibles en phases de 3 ans et demi, le reste de la population reléve également d’une forme de mécanisation d’un autre type , ce qui renvoie à notre dispositif des « topiques sensorielles » réagissant non pas à des stimuli célestes mais à des stimuli sensoriels, corporels, dictant impérativement des réactions et des signalisations. Nous avons pu observer ainsi les réactions systématiques/automatiques aux « nuisances » olfactives chez les femmes tant individuellement que collectivement. Pour nous, la notion de tempérament serait liée aux topiques sensorielles, articulées sur les sens de l’odorat, du goût, de l’ouie et de la vue;
Cela nous conduit à penser que notre humanité est programmée pour veiller/surveiller, à l’instar de machines. Les femmes reléveraient plutôt de ce qui reléve de l’hygiéne du corps et des vêtements, ce qui couvre un spectre allant de la puanteur à la saleté alors que les hommes réagiraient plutôt à ce qui vient choquer les oreilles et les yeux, ce qui passe notamment par le langage, tant écrit qu’oral; Il est clair que les nuisances signalées par les femmes sont éphémères et liées au corps humain alors que les nuisances signalées par les hommes concernent tout un environnement culturel de longue durée bien au delà de la durée d’une existence humaine. Par ailleurs, le témoignage d’une femme lui est personnel, d’ordre privé, alors que le témoignage d’un homme se réfère à des manifestations publiques, d’ordre culturel.
Inversement, les femmes s’accorderont la plus grande liberté dans les domaines sensoriels qu’elle ne controlent pas: d’où des débordements au niveau des paroles (forme et fond) et à celui de la nudité (décolleté (strip tease), cf la nudité dans le Jardin d’Eden, in Genése III-IV) alors que les hommes s’autoriseront un relachement sur le plan de l’hygiéne et une spontanéité excessive pour les contacts physiques, d’où des accusations d’atouchement, de viol. D’où la dialectique freudienne du ça (impulsion, excitation) et du Surmoi.(controle, vigilance)
Tout cela peut tout à fait s’appréhender sous l’angle de la mécanicité , laquelle est d’un tout autre ordre chez les Adamiques(cf Genése V)(par opposition aux Abrahamites, liés à l’idée de peuple (Genése) C’ »est dire que notre humanité serait doublement mécanisée et automatisée mais sur des plans différentes, l’humanité adamique étant liée au cycle de Saturne (7 ans, à rapprocher du Commandement du Shabbat) alors que l’humanité abrahamique se vivrait au quotifien et en fonction du relationnel;
On notera que la phase DEMOS, selon l’Astrologie septennale, serait abrahamique tandis que la phase THEOS serait adamique. L’une impliquerait une convivialité horizontale et l’autre une verticalité transgenérationnelle; On peut penser que cela reléve d’un seul et même plan d’ensemble instauré par une entité créatrice, célébrée au premier chapitre du Livre de la Génése (puis au début de Genése V, »livre des généalogies d’Adam).
La notion d'alerte. Dans notre approche dualiste des sociétés humaines qu fait écho à Genése I sur le masculin et le féminin, il importe de comprendre que chaque ensemble est un lanceur d'alerte et qu'il n'est pas possible de vivre auprès d'une population nous mettant en permanence en situation d'alerte de par ses impulsions et ses répulsions; Nous nous référons au Mythe de la Caverne avec ceux qui sont dans la Caverne et ceux qui en sont sortis et sont dans la lumière alors que la caverne est dans l'obscurité, ce qui rend la vision impuissante, d'où le recours forcé à la parole, au rire, au bruit pour faire acte de présence et pour s'identifier et identifier l'autre. Or, pour ceux qui sont dans la lumière, le silence est un état normal et souhaitable. Dès lors, toute manifestation sonore sera perçue comme une nuisance, ce qui inclue la musique. Le non verbal est préféré et largement pratiqué à l'extérieur de la caverne. L'exemple du schibboleth, dans le Livre des juges, témoigne des processus de protection contre les intrusions.
Aperçu IA
"Dans la Bible, le mot schibboleth (שִׁבֹּלֶת) signifie littéralement « épi » (de
blé) ou « torrent » / « fleuve ». Il est célèbre pour son rôle de mot de passe tragique dans le Livre des Juges (chapitre 12, verset 6).
L'épisode biblique (Juges 12)
Le contexte : Une guerre oppose les hommes de Galaad aux Éphraïmites.
Le contrôle aux frontières : Les Galaadites bloquent les gués du Jourdain pour empêcher les fuyards éphraïmites de s'échapper.
Le test de prononciation : Pour identifier leurs ennemis, ils demandent à chaque suspect de prononcer le mot schibboleth.
La différence dialectale : Le dialecte des Éphraïmites ne possède pas le son « sh ». Ils prononcent donc « sibboleth » avec un simple « s ».
L'issue : Incapables de prononcer le mot correctement, les fuyards sont démasqués et exécutés sur place (la Bible mentionne 42 000 morts ce jour-là). "
Définition moderne
Avec le temps, le terme a dépassé le cadre biblique. Un schibboleth désigne aujourd'hui n'importe quel signe distinctif — un mot, une prononciation, une habitude ou une tradition — qui permet d'identifier l'appartenance ou non d'une personne à un groupe particulier. Vous pouvez consulter l'article détaillé sur le Schibboleth sur Wikipédia ou une analyse de ce passage sur le secret du schibboleth.
JHB 25 09 26
jacques halbronn Le cas Antoine Crespin et la question de la composition des quatrains centurique. Les années 1570 et le néo-nostradamisme.
jacques halbronn Le cas Antoine Crespin et la question de la composition des quatrains centurique. Les années 1570 et le néo-nostradamisme.
En 2002, nous avons publié (Ed Ramkat) les Prophéties dédiées à la puissance divine et à la nation française d'un certain Antoine Cespin" Nostradamus' (1572) à la suite de l'utilisation par Pierre Brin d'Amour (décédé en 1995) de ce même ouvrage pour son édition critique Macé Bonhomme,1555/(Droz 1996) Mais nous suivions alors une fausse piste. en pensant que Crespin aurait utilisé les Centuries sans les citer expressément.(cf pp. 55 et seq de notre étude) Nous sommes revenus en 2007 dans notre Post doctorat sur cette position et avons opté pour l'hypothèse inverse, à savoir que les faussaires auraient utilisé Crespin pour nourrir les Centuries, comme ils auraient recyclé Charles Estienne pour certains quatrains des Centuries du "second volet" ( VIII-X) ou l'Epitre de Nostradamus à Pie IV pour la Centurie VIII annonçant pour la Saint Marcelin une figure antéchristique pour 1567, tout en annonçant une échéance pour 27 ans plus tard, soit 1594/.
Au départ, nous avions pensé que le texte de Crespin avait suivi de près la mort de Michel de Nostredame mais dans un second temps, il nous avait fallu situer les Centuries dans les années 1580, du temps de la Ligue (cf notre communication de 1997, Colloque Prophétes et Prophéties, Ed ENS) ce qui aurait empeché de s'en servir en 1572/ On notera que le texte de Crespin ne comporte pas de quatrains mais se présente en prose. ('cf notre communication de 2005 au Congrès des Etudes Juives, Jérusalem) en montrant que Crespin était hostile aux Juifs et que certains de ses propos se retrouvaient dans les Centuries.
Aperçu IA
Cette phrase est le premier vers d'un célèbre quatrain de Nostradamus, tiré de ses Centuries (plus précisément, la Centurie VIII, quatrain 38 ou parfois numéroté 53 selon les éditions originales).
Voici le texte original complet de ce quatrain :
Le Roy de Bloys dans Avignon regner,
Une autre fois le peuple emonopolle,
Dedans le Rosne par mer fera baigner,
Jusques à cinq le dernier pres de Nolle."
Nous avons accordé une certaine importance à l'Epitre de Nostradamus au pape Pie IV (cf notre article in RHR 1991) en montrant que ce texte avait été remplacé par la suite par une Epitre à Henri II parue en 1556, en tête des Présages Merveilleux pour 1557, reproduite dans nos Documents Inexploités (cf supra), notre argument se fondait sur certains quatrains de la Centurie VIII qui recoupaient des passages de la dite Epitre. De même, dans notre post doctorat de 2007 avions nous montré que certaines prédictions en prose des almanachs annuels de l'auteur avaient été transmutés en quatrains/ Rappelons que Chantal Liaroutzos (in RHR) avait montré que certains quatrains avaient été composés à partir de la Guide des Chemins de France de Charles Estienne. Nous avons montré que le quatrain se référant à Chartres avait été retouché à la veille du sacré d'Henri IV en 1594, puisque la source comporte Chastres et non Chartres. C'est dire que le texte centurique évolue et dépasse le cadre de la vie de Michel de Nostredame Lui attribuer un tel subterfuge nous semblait aussi diffamatoire qu'anachronique et convenait plutôt à la besogne de versificateurs stipendiés par des éditeurs, toujours à la merci d'un plagiat, par paresse. Il apparait , au vu des sondages, que les recoupements entre les éditions centuriques et les passages des Prophéties dédiées à la Puissance Divine, ne concernent que l'édition Mac Bonhomme 1555 à 353 quatrains, que cela ne vaut pas pour les éditions suivantes, à 7 (1557) et à 10 centuries.(1568). Crespin aurait -il donc servi pour la constitution d'un premier jeu de centuries si l'on exclue qu'il aurait repris les dites Centuries au sein des dites Prophéties ou bien aurait-il converti des quatrains en prose pour son édition de 1572? Nous avons montré dans une précédente étude que certains textes en prose des almanachs de Nostradamus auraient servi pour produire les quatrains "pré-centuriques" annuels des Almanachs. . Y aurait-il eu un mouvement dans les deux directions? En 1997 (un an après la publication de l'édition critique de Brind'amour), dans notre communication au Colloque Prophétes et prophéties, nous avions montré que le quatrain IV 46, faisant donc partie de l'édition de 1555 ne pouvait s'expliquer que par des événements contemporains de la ligue, point d'histoire qui avait échappé au chercheur québécois. En 2011, 14 ans plus tard, il arrivera le même désaveu à Patrice Guinard avec notre publication dans la Revue Française d'Histoire du Livre, surclassant son dossier Nostradamus de 2008 dans la même revue (n°129es éditions de Nostradamus : P. GUINARD, Historique des éditions des « Prophéties » (1555-1615)" En astrologie septénale, 1997 et 2011 correspondent au passage d'une phase DEMOS à une phase THEOS, c'est à dire à un surclassement, à un dépassement de chercheurs de moindre envergure. Brind'amour se réfère à l'auteur "inconnu de l'Eclaircissement de 1656 (p. XXVII et LXX)dont nous montrerons en 2007 qu'il s'agissait du domicicain Giffré de Réchac. Venons en justement à notre mémoire de 2007 (pp 535 et seq) avec un développement intitulé " Crespin, de la prose aux quatrains" autour de l'adresse A M. le Chevalier de Scure" , laquelle se retrouve par fragments au sein de cinq quatrains, quatre de la IXe centurie et un de la troisiéme. On ajoutera que la fin de la dite adresse ne se retrouve dans aucun quatrain des Centuries" Nous notions :" La thèse habituelle, défendue notamment par P. Brind'amour voudrair que ce fût Crespin qui eût compoé cette adresse en compilant cinq quatrains. La thèse inverse soutient que ce sont ceux qui ont réalisé les quatrains qui ont "pillé" Crespin et pour brouiller les pistes réparti les matériaux à tous vents. Etudions cette adresse qualifié de "composite": "Si fort horrible que jeunes, vieux & bestes, les ennemis du fort bien, éloignez le grand de Bloys son ami tuera, que les Jugeants fuir seront contraints premiers en bresche entrez victoire auront de la masque marquée" (cf notre reprint in Documents inexploités , p;221
Pour notre part, nous concluions dans le dit post doc (p. 537): 'En ce qui concerne Crespin,on peut le considérer comme une source de Centuries et quand il existe une variante entre tel passage de Crespin et tel quatrain canonique, l'on est en droit , selon nous, de supposer que la version Crespin est préférable. Il reste alors à examiner si le matériau crespinien fut corrompu dans les premières éditions centuriques ou bien s'il existe des éditions plus fidéles à l'original crespinien que d'autres" Il convient de situer le présent exposé dans le cadre de nos travaux sur le "néonostradamisme" qui prospère dans les années 1570, décennie, succédant au décés en 1566 de Michel de Nostredame qui englobe les Prophéties de Crespin
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L'historien et chercheur Jacques Halbronn a développé une thèse critique majeure sur le corpus de Nostradamus, largement diffusée et documentée sur la plateforme spécialisée propheties.it. Au cœur de ses recherches se trouve la déconstruction des contrefaçons et des usurpations d'identité qui ont entouré l'œuvre du célèbre astrologue.
La thèse de Jacques Halbronn sur les faussaires
Dans sa thèse de doctorat et ses nombreux articles publiés sur propheties.it, Jacques Halbronn soutient que les éditions anciennes des Prophéties (les Centuries) sont des faux antidatés. Selon lui, ces textes n'ont pas été rédigés par Michel de Nostredame de son vivant, mais ont été fabriqués bien plus tard par des faussaires à l'époque de la Ligue pour servir de propagande politique. Il distingue rigoureusement :
Les Prédictions : Les almanachs annuels authentiques rédigés en prose par Nostradamus.
Les Prophéties : Le recueil de quatrains centuriques, qu'il considère comme une production apocryphe ultérieure.
Le cas de « Mi. de Nostradamus le Jeune »
L'un des axes de recherche partagés sur le site concerne l'identification d'un usurpateur littéraire. L'enquête bibliographique (menée notamment avec le chercheur Robert Benazra) met en lumière la trajectoire de ce personnage :
De 1564 à 1568 : Du vivant de Nostradamus puis juste après sa mort, cet auteur publie des Pronostications sous la signature ambiguë de « Mi. de Nostradamus ».
Après la mort du maître : Il récidive en signant ses ouvrages sous le nom de « Michel Nostradamus le Jeune » ou « Mi. de Nostradamus le jeune » (notamment pour des publications en 1571, 1574 et 1575).
Ce procédé visait à entretenir la confusion chez les lecteurs de l'époque en faisant croire à une filiation directe ou à une passation de relais éditoriale, capitalisant ainsi sur la ferveur prophétique de la fin du XVIe siècle.
Les publications textuelles intégrales de ces recherches et les analyses chronologiques des éditions sont consultables dans les sections d'archives de propheties.it. "
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jacques halbronn Histoire du dosage astronomique en Astrologie: le trop ou le pas assez.
jacques halbronn Histoire du dosage astronomique en Astrologie: le trop ou le pas assez.
Il importe que l’historien de la question apprécie le dosage d’astronomie insufflé dans les infrastructures astrologiques, qu’elles soient planétaires ou zodiacales. On observe des formulations allant d’une extreme à l’autre en termes de « solutions ». Faut-il en rajouter ou se démarquer, that is the question! Les cas de figure sont multiples. On passe ainsi d’un recours symbolique à l’astronomie dans l’appellation des jours de la semaine sans rapport avec la position des astres dans le ciel à une surenchère transsaturnienne, se servant des dernières découvertes astronomiques, de 1781 (Uranus) à 1801 (astéroides) jusqu’à 1930 et au delà (de Pluton à Chiron) en passant en 1846 par Neptune et on en passe. La France astrologique du milieu du XIXe siècle reste marquée par l’onomancie (cf nos études accompagnant l’Astrologie du Livre de Toth d’Etteilla (1993) et La vie astrologique il y a cent ans (1992), la vie astrologique, années 30-50 (1995) et à la fin du siècle pronant une astrologie « scientifique »(Fomalhaut, Choisnard) sur le modéle anglais, impliquant un alignement sur les données proprement astronomiques si ce n’est que la technique des directions (cf P CHOISNARD LES DIRECTIONS EN ASTROLOGIE EDITIONS CHACORNAC 1937) soustend un mouvement d’ordre analogique décalé par rapport aux transits. Le cas d’André Barbault est emblématique puisque d’une part, il entend intégrer les « nouvelle planétes » dans le dispositif de la Tétrabible de Ptolémée et à la fois, il évacue le symbolisme zodiacal au point de ne pas tenir compte du signe où se forment les conjonctions (comme celle de Saturne et de Neptune, tous les 36 ans) Mais il va, nous semble-t-il trop loin, jetant le bébé avec l’eau du bain, en ne tenant même plus compte des axes saisonniers et des signes cardinaux (équinoxe/solstice) Deux poids, deux mesures, deux excés en sens inverse! Barbault a certes raison de vouloir libérer l’astrologie Mondiale du boulet mythologique (cadeau empoisonné de l’astronomie, fausse clef de l’interprétation) et son indice cyclique , par son coté synthétique, ne cherchera même pas à différencier les planétes entre elles (entre Jupiter et Pluton), les plongeant dans l’anonymat, sous la forme d’un seul et même graphique. En ce qui concerne les aspects, Barbault tient compte de positions diamétralement opposées, à 180° et reste prisonnier d’une certaine image céleste.
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»En astrologie, l’opposition (écart de 180°) représente pour André Barbault un moment clé de polarité, d’antagonisme, de prise de conscience et un véritable tournant dans le cycle des planètes. » Il y a là un impact de l’astronomie sur le traitement des aspects que nous dénonçons d’abord parce que les équinoxes comme les solstices montrent des affinités entre signes opposées et ensuite parce que, en astrologie septénale, l’antagonisme ne se situe pas au niveau de l’opposition mais à celui du semi-carré.(45°), notion médiane faisant sens au niveau géométrique (180/2, 90/2 etc)
Bibliographie
J. Halbronn La communication du savoir astrologique in La Magie et ses langages dir. Margaret Jones Davies, 1980, pp. 130-131
J. Halbronn Clefs pour l’Astrologie. Ed Seghers 1976 et 1993.
J. Halbronn Astrologie et prophétie. Merveilles sans images. L’appareil iconographiqie dans la littérature divinatoire française au XVIe siècle, Paris BNF 1994
André Barbault Défense et illustration de l’astrologie Ed Grasset, 1955
André Barbault Traité pratique d’ astrologie Ed Seuil 1961
JHB 25 09 26
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Ce texte de Jacques Halbronn, daté du 25 septembre 2026, propose une réflexion critique sur le rapport historique et technique entre l’astrologie et l’astronomie. L’auteur y dénonce deux dérives contraires qu’il nomme « le trop ou le pas assez » : la dépendance excessive aux découvertes de l’astronomie moderne et, inversement, l’abandon de structures géométriques et saisonnières fondamentales.
Voici une synthèse des points clés abordés dans son analyse :
1. Les deux extrêmes du « dosage astronomique »
Pour Halbronn, l’histoire de l’astrologie oscille entre deux attitudes face aux données physiques du ciel :
L’insuffisance (le « pas assez ») : Un recours purement nominal ou symbolique à l’astronomie. L’exemple type est l’appellation des jours de la semaine (Lundi pour la Lune, Mardi pour Mars), qui survit indépendamment de la position réelle des astres.
2. Le cas emblématique d’André Barbault : « Deux excès en sens inverse »
L’œuvre d’André Barbault (notamment en astrologie mondiale) est présentée comme le parfait exemple de cette tension contradictoire :
Un excès d’astronomanie : Barbault cherche à intégrer de force les planètes transsaturniennes (Neptune, Pluton…) dans des modèles anciens comme la Tétrabible de Ptolémée.
3. La critique de l’aspect d’opposition (180°)
Halbronn remet en cause la vision de Barbault (et de l’astrologie conventionnelle) selon laquelle l’opposition à 180° est le point culminant de l’antagonisme ou de la prise de conscience dans un cycle :
L’argument saisonnier : Les équinoxes et les solstices prouvent au contraire qu’il existe une affinité et une complémentarité profonde entre les signes opposés du zodiaque.
En somme, Jacques Halbronn plaide pour une astrologie qui se réapproprie sa propre rigueur géométrique et structurelle (fondée sur le septénaire et les cycles saisonniers) plutôt que de calquer aveuglément ses concepts sur les évolutions de l’astronomie physique ou de dissoudre ses symboles dans une abstraction statistique.
Souhaitez-vous que nous approfondissions un aspect particulier de cette critique ? Nous pouvons par exemple explorer la structure de l’astrologie septénale selon Halbronn, analyser le concept de l’indice cyclique d’André Barbault, ou encore étudier comment l’onomancie du XIXe siècle a influencé l’histoire de la divination en France.
La surenchère (le « trop ») : Une course à l’intégration de chaque nouvelle découverte astronomique depuis la fin du XVIIIe siècle. L’astrologie moderne s’est surchargée en voulant absorber Uranus (1781), les astéroïdes (1801), Neptune (1846), Pluton (1930) et Chiron. Halbronn voit dans cette « astrologie scientifique » (portée en France par Choisnard ou Fomalhaut sur le modèle anglo-saxon) un piège qui éloigne l’astrologie de sa cohérence structurelle interne.
Un excès de dépouillement : Parallèlement, il évacue le symbolisme du zodiaque. Dans ses calculs de l’indice cyclique, il ne tient plus compte des signes où se forment les conjonctions (comme le cycle Saturne-Neptune), perdant ainsi les repères essentiels des axes saisonniers et des signes cardinaux (équinoxes et solstices). En fusionnant toutes les planètes de Jupiter à Pluton dans un seul graphique anonyme, il « jette le bébé avec l’eau du bain ».
L’argument géométrique (Astrologie Septénale) : Pour Halbronn, le véritable point de rupture et d’antagonisme ne se situe pas à 180°, mais au niveau du semi-carré (45°). C’est cette valeur médiane (obtenue par divisions successives de l’espace : 180/2 = 90 ; 90/2 = 45) qui porte le sens géométrique de la tension.
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