par Jacques HalBronn
Toute société est confrontée à deux forces contraires, celle du handicap et celle du privilège, que l'on tend parfois à confondre car l'une et l'autre sortent de la norme et en même temps pèsent sur elle. Dans les deux cas, le mimétisme est à l'œuvre qui tend à brouiller les lignes.
L'astrologie se trouve écartelée entre ces deux dimensions antagonistes, l'une qui va vers le bas (handicap), l'autre vers le haut (privilège). D'où deux astrologies qui se chevauchent et qui souvent interfèrent l'une avec l'autre, mais ce n'est là que le reflet d'un malaise qui dépasse largement le monde de l'astrologie et d'ailleurs, ce n'est pas par hasard que l'on en vient à l'astrologie, dans la mesure où l'on se projette inévitablement sur elle à partir d'un point qui n'est généralement pas en elle, d'où l'importance notamment qu'il y a à étudier le milieu astrologique et ses particularités qui ne sont pas neutres comme l'invasion d'une certaine classe d'âge et d'un certain sexe dans les réunions astrologiques. Cela dit, il est assez évident que les gens qui vont vers l'astrologie y cherchent un moyen de se différencier, ce qui est d'ailleurs le symptôme qu'ils sont conscients du poids du collectif sur leur identité et qu'ils ne veulent pas se laisser aspirer par lui.
En l'occurrence, tant le handicap que le privilège permettent de se démarquer du collectif. L'extension des privilèges produit un nivellement par le haut et celle des handicaps un nivellement par le bas. Deux causes inverses de confusion qui concernent la population "normale", c'est à dire celle qui, en principe, ne relève ni du handicap ni du privilège..
Le programme " un thème natal pour chacun" illustre une telle dérive alors que le thème devrait être réservé aux personnalités exceptionnelles. Par une sorte de sophisme, tout se passe comme si l'on disait que du moment que vous avez un thème, vous devenez ipso facto un être remarquable! C'est un peu sur cette corde que nous semble avoir joué un Dan Rudhyar et à sa suite tout le courant de l'astrologie humaniste.
Rappelons que cette nivellement par le bas de la société n'est nullement propre à l'astrologie, il concerne plus généralement toute forme d'outil, l'outil correspondant au départ à une déficience qu’il faut pallier. C'est ainsi que certains moyens de locomotion furent initialement conçus pour aider les personnes présentant certains troubles dans ce domaine. Par la suite, le recours à un "moyen" de transport s''est étendu à tous, est devenu un "droit", sinon parfois un devoir.
Dans certains cas, d'ailleurs, le handicap semble être devenu un privilège, comme de posséder de grosses cylindrées.
En ce qui concerne l'astrologie des cycles, elle est selon nous, réservée à une élite qui '"surfe" et "rebondit" par rapport à leur dynamique. A la différence du thème natal qui est personnel, les cycles sont à vivre collectivement, synchroniquement mais seulement par les leaders, les créateurs, les initiateurs (sinon les initiés).qui entraineront à terme le public dans leur sillage.
Certes, on ne peut cloisonner rigoureusement ces diverses catégories. Tout le monde, par exemple, peut tomber malade, être victime d'un accident et la liste des personnes capables d'accéder à une certaine excellence n'est évidemment jamais clos et ne cesse de se renouveler. Mais de là à utiliser l'astrologie dans des cas qui ne la concernent pas, il y a un pas que l'on ne saurait franchir. Déontologiquement, l'astrologue devrait s'assurer qu'il applique l'astrologie à bon escient et non pas de façon systématique. D'où la nécessité d'une étude préalable qui peut tout à fait se solder par une fin de non recevoir. Cela évitera bien des déconvenues tant à l'astrologie qu'à ceux qui y recourent à tort.
JHB
11. 03. 10
Etudes de Critique biblique, astrologique nostradamiquej et linguistique.
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mardi 1 juin 2010
samedi 23 janvier 2010
L'Astrologie, comme phénomène écartelé entre deux mondes
par Jacques HalBronn
L'astrologie, contrairement à ce que laissent entendre bien de ses "penseurs" est d'apparition tardive, non seulement en tant que savoir mais en tant que réalité. Il y avait une humanité avant l'Astrologie et d'ailleurs également une humanité après l'astrologie. Autrement dit, l'astrologie correspondrait, selon nous, à un certain stade de l'évolution de l'Humanité. Or, beaucoup d'astrologues sont tentés par le grand écart et jouent à la fois sur le tableau de l'hyper-ancienneté et de l'hyper-modernité!
Il est essentiel de comprendre cette position en quelque sorte médiane de l'Astrologie d'un point de vue épistémologique, du fait du risque de réduction anachronique qui menace toute position intermédiaire. Nous dirons que l'astrologie correspond à un stade pré-technologique mais qu'elle a introduit déjà quelque chose d'artificiel dans le fonctionnement des sociétés, de par l'importance même qu'elle accorde aux astres, monde si éloigné du monde sublunaire et apparemment sans rapport avec elle.
Autrement dit, l'astrologie est ballotée entre le monde qui la précède et le monde qui lui fait suite, en quelque sorte entre deux infinis. Tantôt elle est sommée d'intégrer la modernité astronomique, informatique, de se "mettre à l'heure", tantôt, elle doit intégrer des réalités humaines qui lui sont bien antérieures et qui ne relèvent pas d'elle. Nous vivons dans un monde triple dont l'astrologie n'est que l'un des piliers. L'exemple de la Lotharingie (dont le mot Lorraine dérive), issue de l'Empire de Charlemagne, prise entre le monde gallo-franc et le monde germanique illustre la difficulté de tout positionnement intermédiaire -bien que central - tant dans l'espace que dans le Temps.
La notion de disjonction que nous avons développée, depuis déjà quelque temps, ramène l'Humanité à un état pré-astrologique. A chaque cycle, nous revivons le passage de l'état pré-astrologique vers l'état astrologique et inversement, selon que la conjonction se constitue ou se déforme. Autrement dit, la disjonction conduit à un recul et la conjonction nous fait progresser.
Le problème de l'astrologie, comme nous le laissions entendre, c'est de ne pas savoir assumer sa centralité, son "ni-ni". D'où la difficulté à établir son statut scientifique. En effet, la science moderne joue sur deux tableaux: elle découvre des choses qui sont très anciennes, comme dans le cas des planètes transsaturniennes et en cela elle empiète sur l'Histoire. D'où son propre écartèlement du fait qu'elle veut passer par dessus le centre dont l'identité n'est jamais trop aisée à cerner (on ne le sait que trop, en politique). On a ainsi des astrologues qui nous parlent de l'Univers, des particules, de l'astrophysique pour expliquer l'astrologie, jouant ainsi à la fois la carte de la modernité -puisque ce sont là des travaux récents et celle de l'ancienneté, puisque ces travaux nous parlent d'un passé de type big bang....
Il nous semble essentiel, au regard de l'astrologie, d'apprendre à assumer cette médianité qui nous fait, nécessairement, côtoyer les autres plans spatio-temporels dont on ne saurait évidemment nier l'existence ni l'importance. Mais de là à ce que l'astrologie se laisse envahir et déborder sur l'un ou l'autre de ces fronts, il y a un pas que nous ne saurions franchir.
Or, à partir du moment où l'on admet que l'Astrologie est postérieure à un certain stade de l'Humanité, cela signifie qu'elle n'a pas à en rendre compte et qu'elle doit se focaliser sur le domaine qui lui est propre et qui correspond à une valeur ajoutée. Mais, en même temps, l'Astrologie ne saurait, pour autant, jouer à fond la carte de la modernité car elle s'est constituée en un certain temps, à un certain stade de la conscience et de la connaissance humaines qui n'est pas celui de notre ère mais qui n'est pas davantage celui d'une ère qui précède la sienne. Nous sommes là-on l'aura compris- sur un modèle à trois ères : avant, pendant, après.
Etant donné que la conjonction qui marque le règne de l'astrologie est ponctuelle, qu'elle n'est pas permanente, cela signifie que lorsque la dite conjonction se défait, on quitte, pour un temps, le stade astrologique. C'est le moment de la disjonction. Comme l'astrologie est cyclique, il ne pouvait en être autrement, toute cyclicité générant du temporaire. D'ailleurs, dans nos sociétés modernes, il y a un temps pour les élections qui ne dure pas indéfiniment même si souvent les campagnes tendent à se chevaucher...
La grande erreur des astrologues, à notre sens, aura été de vouloir intégrer dans le champ de l'astrologie ce qui n'en dépendait pas à savoir une extrême diversité des comportements humains que l'Astrologie avait justement vocation à réduire et à dépasser. Certes, cette diversité est indéniable car l'ère de l'astrologie n'y a pas mis fin, tout comme l'astronomie n'a pas disparu du fait que l'astrologie s'est construite sur elle en y introduisant un ordre nouveau, une centralité cyclique qui échappe à la dite astronomie. Cela aura conduit ainsi l'astrologie, par la suite, à développer des techniques susceptibles d'appréhender une certaine complexité du monde...pré-astrologique et cela s'est fait, évidemment, au prix d'une énorme complexification de son modèle de départ qui aura boursouflé son visage.
La sagesse voudrait que l'on admît qu'il y a deux temps : un temps conjonctionnel de centralité et un temps disjonctionnel de décentralité qui renoue, périodiquement, avec une ère pré-astrologique dont il convient, évidemment, de bien comprendre le mode de fonctionnement et par opposition à laquelle l'ère astrologique s'est édifiée. Cette ère qui s'exprime pleinement en phase disjonctionnelle se caractérise par une forme de démocratie directe, parvenant à des consensus autour d'un chef, alors que la phase conjonctionnelle part du centre pour atteindre l'ensemble, le chef s'autodéterminant de par un "appel" cosmique qui le conduit à se déplacer dans l'espace, franchissant et abolissant les distances, un peu à la façon d'une Jeanne d'Arc. "Si tu ne vas pas à Lagardère, Lagardère viendra à toi"(in "Le Bossu", de Paul Féval)
Le problème est rendu d'autant plus complexe que toute l'Humanité n'est pas passée génétiquement à l'ère astrologique et qu'une grande partie en est restée à l'ère antérieure même si elle doit subir, de facto, le poids de la "caste" astrologique. On est là dans une sorte de symbiose entre deux humanités si ce n'est que toutes deux sont marquées par l'ère pré-astrologique chaque fois que revient la période disjonctionnelle. L'ère astrologique aurait ainsi généré des sortes de mutants voués à diriger l'Humanité et dont nos modernes élections célèbrent le pouvoir, au cours d'un certain cérémonial de soumission, censé correspondre à la conjonction, ce qui n'est nullement le cas de nos jours, si bien que le processus s'en trouve faussé car comment élirait-on quelqu'un de la caste conjonctionnel en une période disjonctionnelle? Dalleurs, ce processus électoral nous semble bien plutôt correspondre, de par son démocratisme sous-jacent, à une phase disjonctionnelle où l'élu est celui qui est porté par le peuple. La phase conjonctionnelle correspondrait davantage à l'esprit des monarchies, des dynasties. Rappelons que celle-ci n'ont nullement disparu au sein de l'Union Européenne et notamment à l'Ouest (de l'Angleterre à l'Espagne en passant par les pays scandinaves, la Belgique et les Pays Bas), le phénomène étant encore plus fort à la fin du XIXe siècle, sans parler des tentatives de restauration en France, au début de la IIIe République. Les Etats Unis sont quasiment la seule entité, au monde, du moins depuis leur Indépendance, à la fin du XVIIIe siècle, à ne pas avoir connu la réalité dynastique laquelle relève, selon nous, peu ou prou, structurellement, du champ de l'Astrologie. Même le Canada reconnait l'autorité symbolique du souverain britannique...
L'autre piège que nous dénoncions est celui de la modernité, qui consiste à soutenir que tout ce que l'on découvre au niveau astronomique, depuis la fin du XVIIIe siècle, ferait sens astrologiquement et ce tant au nom de la modernité que du fait que ces astres ne sont pas nés, pour autant, d'hier. On voudrait ainsi que l'astrologie intégrât ces nouvelles données. Nous avons déjà fréquemment balayé un tel argument qui est le fait d'un contresens historique et anthropologique, à savoir que l'astrologie est née d'un choix parmi une infinité de configurations possibles et que c'est sur ce choix d'une cyclicité centrale que l'Humanité s'est re/auto/programmée. Il serait donc tout à fait anachronique de vouloir mettre en place une nouvelle programmation qui n'aurait d'effet que sur le très long terme, outre le fait que les conditions socioculturelles, socioreligieuses, sociopolitiques ne le permettraient probablement pas sans parler de l'invisibilité des transsaturniennes (à l'œil nu). Que vaudrait une telle astrologie télescopique comme si nous devions passer notre temps derrière autant de télescopes?. Les seuls télescopes dont nous disposions génétiquement, ce sont nos yeux!
.Ce qui caractérise cette ère astrologique vaut la peine d'être quelque peu approfondi face aux défis écologiques actuels. L'expérience astrologique aura consisté à s'allier au cosmos pour renforcer le potentiel humain au moyen d'une cyclicité d'envergure, mais restant à échelle humaine (7 ans (Saturne/étoiles fixes royales) et non 36 ans (Saturne-Neptune) d'une conjonction à l'autre!). Les astres dont on se sert ne se trouvent en aucune façon perturbés ou atteints dans leur fonctionnement, ne serait-ce qu'en raison de leur distance, de leur inaccessibilité. Ce sont les hommes qui auront décidé de donner du sens à certaines configurations choisies entre mille. On est ici à un stade intermédiaire entre la seule soumission à la Nature et la fabrication d'une nature artificielle, celle de la technologie, on est, avec l'astrologie, dans une nature humanisée mais non menacée par l'Homme. En ce qui concerne Darwin, la prise en compte de l'ère astrologique devrait conduite à quelques retouches de la théorie évolutionniste car, à l'évidence, l'Homme n'a pas été confronté aux astres mais il a jugé bon de générer une symbiose d'un genre particulier n'impliquant pas de leur demander leur avis, ni de connaitre leur réalité intrinsèque. On est dans le domaine du signe, de la sémiologie, du langage mais pas encore de l'écriture au sens traditionnel du terme, qui implique de graver des signes sur un matériau mais bien plutôt de fixer des repères sur un matériau en constant changement qu'est le cosmos. La différence entre l'âge astrologique et l'âge technologique se situe au niveau génétique. Au cours de l'ère astrologique, les hommes ont transmis à leur progéniture certains acquis, sans passer par les bibliothèques, parce que l'ère astrologique s'adresse aux sens, à l'ouïe, à la vue. A contrario, notre ère technologique actuelle est totalement tributaire d'une transmission post-utérine l'enfant qui nait aujourd'hui n'est pas plus apte qu'il y a 2000 ans à se servir d'un ordinateur. Imaginons une humanité qui aurait tout perdu de son environnement technologique actuel, que lui resterait-elle sinon ce bagage astrologique qui lui permettrait de s'organiser autour de chefs auto-désignés de par leur rapport privilégié au cosmos et ne se manifestant qu'à intervalles aussi réguliers qu'une horloge? Par ailleurs, l'on est en droit de se demander s'il ne serait pas bon pour l'Humanité de programmer son progrès autrement qu'elle ne l'a fait. Nous renvoyons à la Science fiction et à l'épopée de "Dune" de Frank Herbert où les seuls ordinateurs acceptés sont les humains eux-mêmes, les "mentats" (voir Brian Herbert et K. J. Anderson, "La guerre des machines", trad. de l'anglais, Paris, R. Laffont,2003 (The butlerian Jihad, suivi de "The Machine Crusade"). Mais pour cela, il faut commencer à se méfier d'une technologie qui sert avant tout à fausser les perspectives, à créer une fausse égalité, une fausse parité par toutes sortes d'expédients aliénants et il ne s'agit donc pas là d'une écologie au seul niveau physique mais aussi au niveau psychique et mental.
JHB
16. 12. 09
L'astrologie, contrairement à ce que laissent entendre bien de ses "penseurs" est d'apparition tardive, non seulement en tant que savoir mais en tant que réalité. Il y avait une humanité avant l'Astrologie et d'ailleurs également une humanité après l'astrologie. Autrement dit, l'astrologie correspondrait, selon nous, à un certain stade de l'évolution de l'Humanité. Or, beaucoup d'astrologues sont tentés par le grand écart et jouent à la fois sur le tableau de l'hyper-ancienneté et de l'hyper-modernité!
Il est essentiel de comprendre cette position en quelque sorte médiane de l'Astrologie d'un point de vue épistémologique, du fait du risque de réduction anachronique qui menace toute position intermédiaire. Nous dirons que l'astrologie correspond à un stade pré-technologique mais qu'elle a introduit déjà quelque chose d'artificiel dans le fonctionnement des sociétés, de par l'importance même qu'elle accorde aux astres, monde si éloigné du monde sublunaire et apparemment sans rapport avec elle.
Autrement dit, l'astrologie est ballotée entre le monde qui la précède et le monde qui lui fait suite, en quelque sorte entre deux infinis. Tantôt elle est sommée d'intégrer la modernité astronomique, informatique, de se "mettre à l'heure", tantôt, elle doit intégrer des réalités humaines qui lui sont bien antérieures et qui ne relèvent pas d'elle. Nous vivons dans un monde triple dont l'astrologie n'est que l'un des piliers. L'exemple de la Lotharingie (dont le mot Lorraine dérive), issue de l'Empire de Charlemagne, prise entre le monde gallo-franc et le monde germanique illustre la difficulté de tout positionnement intermédiaire -bien que central - tant dans l'espace que dans le Temps.
La notion de disjonction que nous avons développée, depuis déjà quelque temps, ramène l'Humanité à un état pré-astrologique. A chaque cycle, nous revivons le passage de l'état pré-astrologique vers l'état astrologique et inversement, selon que la conjonction se constitue ou se déforme. Autrement dit, la disjonction conduit à un recul et la conjonction nous fait progresser.
Le problème de l'astrologie, comme nous le laissions entendre, c'est de ne pas savoir assumer sa centralité, son "ni-ni". D'où la difficulté à établir son statut scientifique. En effet, la science moderne joue sur deux tableaux: elle découvre des choses qui sont très anciennes, comme dans le cas des planètes transsaturniennes et en cela elle empiète sur l'Histoire. D'où son propre écartèlement du fait qu'elle veut passer par dessus le centre dont l'identité n'est jamais trop aisée à cerner (on ne le sait que trop, en politique). On a ainsi des astrologues qui nous parlent de l'Univers, des particules, de l'astrophysique pour expliquer l'astrologie, jouant ainsi à la fois la carte de la modernité -puisque ce sont là des travaux récents et celle de l'ancienneté, puisque ces travaux nous parlent d'un passé de type big bang....
Il nous semble essentiel, au regard de l'astrologie, d'apprendre à assumer cette médianité qui nous fait, nécessairement, côtoyer les autres plans spatio-temporels dont on ne saurait évidemment nier l'existence ni l'importance. Mais de là à ce que l'astrologie se laisse envahir et déborder sur l'un ou l'autre de ces fronts, il y a un pas que nous ne saurions franchir.
Or, à partir du moment où l'on admet que l'Astrologie est postérieure à un certain stade de l'Humanité, cela signifie qu'elle n'a pas à en rendre compte et qu'elle doit se focaliser sur le domaine qui lui est propre et qui correspond à une valeur ajoutée. Mais, en même temps, l'Astrologie ne saurait, pour autant, jouer à fond la carte de la modernité car elle s'est constituée en un certain temps, à un certain stade de la conscience et de la connaissance humaines qui n'est pas celui de notre ère mais qui n'est pas davantage celui d'une ère qui précède la sienne. Nous sommes là-on l'aura compris- sur un modèle à trois ères : avant, pendant, après.
Etant donné que la conjonction qui marque le règne de l'astrologie est ponctuelle, qu'elle n'est pas permanente, cela signifie que lorsque la dite conjonction se défait, on quitte, pour un temps, le stade astrologique. C'est le moment de la disjonction. Comme l'astrologie est cyclique, il ne pouvait en être autrement, toute cyclicité générant du temporaire. D'ailleurs, dans nos sociétés modernes, il y a un temps pour les élections qui ne dure pas indéfiniment même si souvent les campagnes tendent à se chevaucher...
La grande erreur des astrologues, à notre sens, aura été de vouloir intégrer dans le champ de l'astrologie ce qui n'en dépendait pas à savoir une extrême diversité des comportements humains que l'Astrologie avait justement vocation à réduire et à dépasser. Certes, cette diversité est indéniable car l'ère de l'astrologie n'y a pas mis fin, tout comme l'astronomie n'a pas disparu du fait que l'astrologie s'est construite sur elle en y introduisant un ordre nouveau, une centralité cyclique qui échappe à la dite astronomie. Cela aura conduit ainsi l'astrologie, par la suite, à développer des techniques susceptibles d'appréhender une certaine complexité du monde...pré-astrologique et cela s'est fait, évidemment, au prix d'une énorme complexification de son modèle de départ qui aura boursouflé son visage.
La sagesse voudrait que l'on admît qu'il y a deux temps : un temps conjonctionnel de centralité et un temps disjonctionnel de décentralité qui renoue, périodiquement, avec une ère pré-astrologique dont il convient, évidemment, de bien comprendre le mode de fonctionnement et par opposition à laquelle l'ère astrologique s'est édifiée. Cette ère qui s'exprime pleinement en phase disjonctionnelle se caractérise par une forme de démocratie directe, parvenant à des consensus autour d'un chef, alors que la phase conjonctionnelle part du centre pour atteindre l'ensemble, le chef s'autodéterminant de par un "appel" cosmique qui le conduit à se déplacer dans l'espace, franchissant et abolissant les distances, un peu à la façon d'une Jeanne d'Arc. "Si tu ne vas pas à Lagardère, Lagardère viendra à toi"(in "Le Bossu", de Paul Féval)
Le problème est rendu d'autant plus complexe que toute l'Humanité n'est pas passée génétiquement à l'ère astrologique et qu'une grande partie en est restée à l'ère antérieure même si elle doit subir, de facto, le poids de la "caste" astrologique. On est là dans une sorte de symbiose entre deux humanités si ce n'est que toutes deux sont marquées par l'ère pré-astrologique chaque fois que revient la période disjonctionnelle. L'ère astrologique aurait ainsi généré des sortes de mutants voués à diriger l'Humanité et dont nos modernes élections célèbrent le pouvoir, au cours d'un certain cérémonial de soumission, censé correspondre à la conjonction, ce qui n'est nullement le cas de nos jours, si bien que le processus s'en trouve faussé car comment élirait-on quelqu'un de la caste conjonctionnel en une période disjonctionnelle? Dalleurs, ce processus électoral nous semble bien plutôt correspondre, de par son démocratisme sous-jacent, à une phase disjonctionnelle où l'élu est celui qui est porté par le peuple. La phase conjonctionnelle correspondrait davantage à l'esprit des monarchies, des dynasties. Rappelons que celle-ci n'ont nullement disparu au sein de l'Union Européenne et notamment à l'Ouest (de l'Angleterre à l'Espagne en passant par les pays scandinaves, la Belgique et les Pays Bas), le phénomène étant encore plus fort à la fin du XIXe siècle, sans parler des tentatives de restauration en France, au début de la IIIe République. Les Etats Unis sont quasiment la seule entité, au monde, du moins depuis leur Indépendance, à la fin du XVIIIe siècle, à ne pas avoir connu la réalité dynastique laquelle relève, selon nous, peu ou prou, structurellement, du champ de l'Astrologie. Même le Canada reconnait l'autorité symbolique du souverain britannique...
L'autre piège que nous dénoncions est celui de la modernité, qui consiste à soutenir que tout ce que l'on découvre au niveau astronomique, depuis la fin du XVIIIe siècle, ferait sens astrologiquement et ce tant au nom de la modernité que du fait que ces astres ne sont pas nés, pour autant, d'hier. On voudrait ainsi que l'astrologie intégrât ces nouvelles données. Nous avons déjà fréquemment balayé un tel argument qui est le fait d'un contresens historique et anthropologique, à savoir que l'astrologie est née d'un choix parmi une infinité de configurations possibles et que c'est sur ce choix d'une cyclicité centrale que l'Humanité s'est re/auto/programmée. Il serait donc tout à fait anachronique de vouloir mettre en place une nouvelle programmation qui n'aurait d'effet que sur le très long terme, outre le fait que les conditions socioculturelles, socioreligieuses, sociopolitiques ne le permettraient probablement pas sans parler de l'invisibilité des transsaturniennes (à l'œil nu). Que vaudrait une telle astrologie télescopique comme si nous devions passer notre temps derrière autant de télescopes?. Les seuls télescopes dont nous disposions génétiquement, ce sont nos yeux!
.Ce qui caractérise cette ère astrologique vaut la peine d'être quelque peu approfondi face aux défis écologiques actuels. L'expérience astrologique aura consisté à s'allier au cosmos pour renforcer le potentiel humain au moyen d'une cyclicité d'envergure, mais restant à échelle humaine (7 ans (Saturne/étoiles fixes royales) et non 36 ans (Saturne-Neptune) d'une conjonction à l'autre!). Les astres dont on se sert ne se trouvent en aucune façon perturbés ou atteints dans leur fonctionnement, ne serait-ce qu'en raison de leur distance, de leur inaccessibilité. Ce sont les hommes qui auront décidé de donner du sens à certaines configurations choisies entre mille. On est ici à un stade intermédiaire entre la seule soumission à la Nature et la fabrication d'une nature artificielle, celle de la technologie, on est, avec l'astrologie, dans une nature humanisée mais non menacée par l'Homme. En ce qui concerne Darwin, la prise en compte de l'ère astrologique devrait conduite à quelques retouches de la théorie évolutionniste car, à l'évidence, l'Homme n'a pas été confronté aux astres mais il a jugé bon de générer une symbiose d'un genre particulier n'impliquant pas de leur demander leur avis, ni de connaitre leur réalité intrinsèque. On est dans le domaine du signe, de la sémiologie, du langage mais pas encore de l'écriture au sens traditionnel du terme, qui implique de graver des signes sur un matériau mais bien plutôt de fixer des repères sur un matériau en constant changement qu'est le cosmos. La différence entre l'âge astrologique et l'âge technologique se situe au niveau génétique. Au cours de l'ère astrologique, les hommes ont transmis à leur progéniture certains acquis, sans passer par les bibliothèques, parce que l'ère astrologique s'adresse aux sens, à l'ouïe, à la vue. A contrario, notre ère technologique actuelle est totalement tributaire d'une transmission post-utérine l'enfant qui nait aujourd'hui n'est pas plus apte qu'il y a 2000 ans à se servir d'un ordinateur. Imaginons une humanité qui aurait tout perdu de son environnement technologique actuel, que lui resterait-elle sinon ce bagage astrologique qui lui permettrait de s'organiser autour de chefs auto-désignés de par leur rapport privilégié au cosmos et ne se manifestant qu'à intervalles aussi réguliers qu'une horloge? Par ailleurs, l'on est en droit de se demander s'il ne serait pas bon pour l'Humanité de programmer son progrès autrement qu'elle ne l'a fait. Nous renvoyons à la Science fiction et à l'épopée de "Dune" de Frank Herbert où les seuls ordinateurs acceptés sont les humains eux-mêmes, les "mentats" (voir Brian Herbert et K. J. Anderson, "La guerre des machines", trad. de l'anglais, Paris, R. Laffont,2003 (The butlerian Jihad, suivi de "The Machine Crusade"). Mais pour cela, il faut commencer à se méfier d'une technologie qui sert avant tout à fausser les perspectives, à créer une fausse égalité, une fausse parité par toutes sortes d'expédients aliénants et il ne s'agit donc pas là d'une écologie au seul niveau physique mais aussi au niveau psychique et mental.
JHB
16. 12. 09
mercredi 23 décembre 2009
L'astrologie, entre unité et diversité : les Ecuries d'Augias
par Jacques HalBronn
Il importe de comprendre que la diversification n'est pas un enrichissement du concept mais son appauvrissement. Certes, l'ensemble des subdivisions et des acceptions peut-il donner l'impression contraire mais ce serait oublier qu'il y a là un morcellement, chacun n'assumant plus dès lors que sa petite part. Il est étrange que l'on parle volontiers en astrologie de polysémie alors que parallèlement, cette polysémie se retrouve saucissonnée, charcutée par le réseau des subdivisions.
Inversement, le ciel semble marqué par la diversité, du fait du nombre d'astres qu'on peut y observer mais toute la question est justement de parvenir à l'unité, en opérant un choix permettant à un seul facteur d'assumer la totalité des possibles. Ce qui conduit au monothéisme. Le Ciel, en fait, n'est acceptable, au niveau du monde monothéiste, que s'il est polarisé sur une seule et unique configuration. Sinon, l'on en reste au niveau du paganisme et du polythéisme.
Seule la cyclicité permet à la diversité de s'inscrire dans l'unité dans la mesure où les subdivisions se contentent de constituer une graduation, ne sont qu'autant de degrés marquant l'éloignement ou le rapprochement par rapport à la conjonction.
Même les déclinaisons et les conjugaisons des grammaires ne doivent être prises que comme le passage d'une expression à une autre autour d'un seul et même verbe ou nom, ce ne sont que des dérivations, des flexions. Les trois personnes du singulier et les trois personnes du pluriel s'organisent autour de la racine, identifiable à l'infinitif, qui serait la conjonction, ce qui donne six + un, soit sept.
Nous sommes d'accord avec J. P. Nicola pour déclarer que l'astrologie doit être une, toute la question étant évidemment de savoir laquelle : probablement celle qui englobe, comprend toutes les autres. Mais ce qu'il faut immédiatement ajouter, c'est que la diversité est une nécessité car toute unité sous tend une diversification à condition, toutefois, d'en garder le contrôle.
Le problème historique de l'astrologie conditionaliste aura été de ne pas rester dans les hauteurs, au dessus de la mêlée et de proposer un certain mode de manifestation non seulement comme le "bon" mais encore comme définitif. Or, ce qui est de l'ordre de la manifestation ne saurait être que temporaire.
Rester au dessus de la mêlée, qu'est-ce à dire? Cela signifie et cela implique d'élaborer un système qui n'empiète pas sur la pratique, qui laisse celle-ci libre, sachant qu'une telle liberté est aussi la reconnaissance de quelque chose d'amovible, d'interchangeable. On n'est jamais libre que dans ce qui n'est pas essentiel et notamment dans l'avoir. Ce serait vouloir avoir le beurre et l'argent du beurre que de vouloir à la fois la liberté et la permanence et cela vaut dans les deux sens. Il y a une liberté bien comprise.
Or, si l'on considère l'ensemble du corpus de l'astrologie conditionaliste, l'on note qu'il s'agit d'une astrologie clefs en main qui certes reconnait que des facteurs non astrologiques interviennent mais qui, au niveau proprement astrologique, se veut totale. C'est là commettre un contre-sens : le savoir astrologique qui nous est parvenu nous est certes présenté comme global mais c'est une illusion d'optique. C'est comme si pour donner un exemple d'homme, j'en présentais un spécimen, ce spécimen à la fois serait représentatif mais aussi serait déjà une manifestation spécifique dont il faudrait faire abstraction faute de quoi mon modèle serait faussé par l'exemple choisi.
Il eut fallu, pour bien faire, que Nicola sût s'arrêter en chemin, quitte à déclarer, à un certain stade, qu'il donnait des exemples de ce que l'on pourrait faire, parmi tant d'autres possibles. Il eut du, distinguer l'essentiel et le contingent au sein de l'édifice astrologique. Or, visiblement, à tous les niveaux, Nicola n'aura pas su se maintenir dans les hauteurs de son système, happé par les mirages de la diversité, ce qui correspond à une pensée androgyne (animus/anima), faisant le grand écart entre le général et le particulier.
Non pas, on l'aura compris, qu'il ne faille assumer une telle dualité mais dans le cadre d'une cyclicité, d'une complémentarité entre le modèle et ses expressions et non au sein du modèle lui-même. Le modèle doit se présenter comme une source qui finit par s'écouler dans de multiples directions qu'il serait vain de formaliser. Que d'aucuns, parmi les praticiens, s'essaient à une telle formalisation du processus de subdivision, c'est leur problème.
En fait, il semble que l'on n'ait pas bien tracé la frontière entre le théoricien et le praticien. Le praticien n'est pas réductible à celui qui applique un système qui serait tout prêt, il se doit de l'accommoder, de l'ajuster, il en a la liberté avec les restrictions et sous les conditions posées plus haut. Ce qu'on appelle, de nos jours, un praticien correspondrait à un troisième personnage qui serait en quelque sorte l'élève du praticien, son collaborateur appliquant telle ou telle consigne/recette, comme dans quelque officine. En fait, bien des astrologues s'efforcent de jouer les trois rôles à la fois!
On est bien là face à une division ternaire du travail qui n'est nullement réservée à la seule astrologie, on s'en doute. Il y a celui qui, périodiquement, recentre le modèle central en le nettoyant de tout ce qui a pu s'accumuler : il fait la vaisselle, la lessive. Il y a ceux qui vont utiliser les objets ainsi lavés, récurés et donc à nouveau les salir, ce sont en quelque sorte les cuisiniers qui chargent les dits objets de telle ou telle nourriture et puis il y a les clients du restaurant qui invitent leurs amis à déjeuner ou à diner. Passage du plat à l'assiette et à la fin, toute cette vaisselle -non plus au sens de faire la vaisselle- devra être remise à neuf, et ne saurait porter le souvenir de ce qu'on y a bu ou mangé, préparé et cuisiné! L'astrologie, en ce sens, nous ferait penser à un restaurant où la saleté, la pourriture, la moisissure auraient envahi l'espace du fait que l'on ne saurait plus comment s'en débarrasser!
Tout le problème, c'est qu'à un certain stade- ce qui pose la dialectique de l'eau et de la terre- l'on ne sait plus trop bien ce qui était à l'origine et ce qui a fini par s'incruster au point de sembler faire partie du système "nu". C'est cette incrustation qui fait problème!
JHB
08. 11. 09
Il importe de comprendre que la diversification n'est pas un enrichissement du concept mais son appauvrissement. Certes, l'ensemble des subdivisions et des acceptions peut-il donner l'impression contraire mais ce serait oublier qu'il y a là un morcellement, chacun n'assumant plus dès lors que sa petite part. Il est étrange que l'on parle volontiers en astrologie de polysémie alors que parallèlement, cette polysémie se retrouve saucissonnée, charcutée par le réseau des subdivisions.
Inversement, le ciel semble marqué par la diversité, du fait du nombre d'astres qu'on peut y observer mais toute la question est justement de parvenir à l'unité, en opérant un choix permettant à un seul facteur d'assumer la totalité des possibles. Ce qui conduit au monothéisme. Le Ciel, en fait, n'est acceptable, au niveau du monde monothéiste, que s'il est polarisé sur une seule et unique configuration. Sinon, l'on en reste au niveau du paganisme et du polythéisme.
Seule la cyclicité permet à la diversité de s'inscrire dans l'unité dans la mesure où les subdivisions se contentent de constituer une graduation, ne sont qu'autant de degrés marquant l'éloignement ou le rapprochement par rapport à la conjonction.
Même les déclinaisons et les conjugaisons des grammaires ne doivent être prises que comme le passage d'une expression à une autre autour d'un seul et même verbe ou nom, ce ne sont que des dérivations, des flexions. Les trois personnes du singulier et les trois personnes du pluriel s'organisent autour de la racine, identifiable à l'infinitif, qui serait la conjonction, ce qui donne six + un, soit sept.
Nous sommes d'accord avec J. P. Nicola pour déclarer que l'astrologie doit être une, toute la question étant évidemment de savoir laquelle : probablement celle qui englobe, comprend toutes les autres. Mais ce qu'il faut immédiatement ajouter, c'est que la diversité est une nécessité car toute unité sous tend une diversification à condition, toutefois, d'en garder le contrôle.
Le problème historique de l'astrologie conditionaliste aura été de ne pas rester dans les hauteurs, au dessus de la mêlée et de proposer un certain mode de manifestation non seulement comme le "bon" mais encore comme définitif. Or, ce qui est de l'ordre de la manifestation ne saurait être que temporaire.
Rester au dessus de la mêlée, qu'est-ce à dire? Cela signifie et cela implique d'élaborer un système qui n'empiète pas sur la pratique, qui laisse celle-ci libre, sachant qu'une telle liberté est aussi la reconnaissance de quelque chose d'amovible, d'interchangeable. On n'est jamais libre que dans ce qui n'est pas essentiel et notamment dans l'avoir. Ce serait vouloir avoir le beurre et l'argent du beurre que de vouloir à la fois la liberté et la permanence et cela vaut dans les deux sens. Il y a une liberté bien comprise.
Or, si l'on considère l'ensemble du corpus de l'astrologie conditionaliste, l'on note qu'il s'agit d'une astrologie clefs en main qui certes reconnait que des facteurs non astrologiques interviennent mais qui, au niveau proprement astrologique, se veut totale. C'est là commettre un contre-sens : le savoir astrologique qui nous est parvenu nous est certes présenté comme global mais c'est une illusion d'optique. C'est comme si pour donner un exemple d'homme, j'en présentais un spécimen, ce spécimen à la fois serait représentatif mais aussi serait déjà une manifestation spécifique dont il faudrait faire abstraction faute de quoi mon modèle serait faussé par l'exemple choisi.
Il eut fallu, pour bien faire, que Nicola sût s'arrêter en chemin, quitte à déclarer, à un certain stade, qu'il donnait des exemples de ce que l'on pourrait faire, parmi tant d'autres possibles. Il eut du, distinguer l'essentiel et le contingent au sein de l'édifice astrologique. Or, visiblement, à tous les niveaux, Nicola n'aura pas su se maintenir dans les hauteurs de son système, happé par les mirages de la diversité, ce qui correspond à une pensée androgyne (animus/anima), faisant le grand écart entre le général et le particulier.
Non pas, on l'aura compris, qu'il ne faille assumer une telle dualité mais dans le cadre d'une cyclicité, d'une complémentarité entre le modèle et ses expressions et non au sein du modèle lui-même. Le modèle doit se présenter comme une source qui finit par s'écouler dans de multiples directions qu'il serait vain de formaliser. Que d'aucuns, parmi les praticiens, s'essaient à une telle formalisation du processus de subdivision, c'est leur problème.
En fait, il semble que l'on n'ait pas bien tracé la frontière entre le théoricien et le praticien. Le praticien n'est pas réductible à celui qui applique un système qui serait tout prêt, il se doit de l'accommoder, de l'ajuster, il en a la liberté avec les restrictions et sous les conditions posées plus haut. Ce qu'on appelle, de nos jours, un praticien correspondrait à un troisième personnage qui serait en quelque sorte l'élève du praticien, son collaborateur appliquant telle ou telle consigne/recette, comme dans quelque officine. En fait, bien des astrologues s'efforcent de jouer les trois rôles à la fois!
On est bien là face à une division ternaire du travail qui n'est nullement réservée à la seule astrologie, on s'en doute. Il y a celui qui, périodiquement, recentre le modèle central en le nettoyant de tout ce qui a pu s'accumuler : il fait la vaisselle, la lessive. Il y a ceux qui vont utiliser les objets ainsi lavés, récurés et donc à nouveau les salir, ce sont en quelque sorte les cuisiniers qui chargent les dits objets de telle ou telle nourriture et puis il y a les clients du restaurant qui invitent leurs amis à déjeuner ou à diner. Passage du plat à l'assiette et à la fin, toute cette vaisselle -non plus au sens de faire la vaisselle- devra être remise à neuf, et ne saurait porter le souvenir de ce qu'on y a bu ou mangé, préparé et cuisiné! L'astrologie, en ce sens, nous ferait penser à un restaurant où la saleté, la pourriture, la moisissure auraient envahi l'espace du fait que l'on ne saurait plus comment s'en débarrasser!
Tout le problème, c'est qu'à un certain stade- ce qui pose la dialectique de l'eau et de la terre- l'on ne sait plus trop bien ce qui était à l'origine et ce qui a fini par s'incruster au point de sembler faire partie du système "nu". C'est cette incrustation qui fait problème!
JHB
08. 11. 09
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