mardi 1 juin 2010

Critique de la technique des "maitrises" en Astrologie

par Jacques HalBronn

Rappelons que les "maîtrises" connectent les planètes et les signes, les maisons entre elles. C'est dire qu'elles jouent un rôle majeur pour l'interprétation astrologique. Bien que Jean-Pierre Nicola, dans les années soixante du siècle dernier, après Kepler, les ait exclues de son Astrologie, les maitrises ont la vie dure et auraient encore, apparemment, de beaux jours devant elles, cinquante ans après.
Ce système permet ainsi de dire à certains astrologues que si l'on est du signe du bélier, on est né sous l'influence de Mars et ainsi de suite (voir la conférence de Béatrice Crozat, à Campuac, sur la Télévision Astrologique). Dis moi ton signe et je dirai ta planète!
Nous avons beaucoup "donné" dans les années soixante-dix à ces "dignités" planétaires (Clefs pour l'Astrologie, Paris, Seghers, 1976) et nous avons pris de la distance avec un tel dispositif. (Voir aussi notre exposé audio de 1975, à l'Université Paris VII, sur ce sujet, sur la Télévision Astrologique, il y a donc 35 ans)
Une telle connexion signes-planètes nous semble particulièrement dommageable pour la présentation de l'astrologie. C'est au demeurant confondre mythologie et astronomie!
En effet, s'il n'est pas interdit de conférer à chaque signe un régent pris parmi les divinités de l'Olympe, c'est une autre affaire que de décréter que telle personne, parce que née sous tel signe dépend ipso facto de telle planète portant le nom de l'un de ces dieux! Et l'on pourrait en dire autant pour les noms des jours de la semaine dont on dit un peu vite qu'il s'agit de planètes. (Mercure pour Mercredi et ainsi de suite)
En réalité, un tel dispositif est certainement très ancien et correspond à un état très primitif de l'astrologie et de l'astronomie, quand on ignorait encore l'existence des planètes et ce qui les distinguait des étoiles fixes.
Certes, il est tentant de relier planètes et signes car l'on sait comment déterminer le signe de quelqu'un alors que c'est une toute autre paire de manches de fixer sa planète, ce qui va dépendre déjà des planètes prises en considération par l'astrologue puisque l'idée serait de fixer l'astre le plus puissant, le plus actif pour la personne considérée. (Voir notre entretien avec Béatrice Guénin quant au calcul de la dominante, sur la Télévision Astrologique)
Les travaux de Gauquelin ont d'ailleurs montré que la planète dominante se calculait à partir des maisons et non des signes. En tout état de cause, les "secteurs" ne font sens que par rapport à ce qui les traverse, ce sont en quelque sorte des lignes horizontales franchies par des objets progressant verticalement. C'est ainsi que l'ascendant ne désignait pas autrefois l'horizon mais l'astre se levant à l'horizon, ce qui n'est pas la même chose.
.Cela dit, l'intérêt que l'astrologie porte au Zodiaque ne se conçoit guère si l'on ne tient pas compte des étoiles fixes et de leurs rapports avec les planètes et notamment avec Saturne. C'est pourquoi nous regrettons la tendance de l'astrologie mondiale du XXe siècle qui consista à ne pas s'intéresser aux positions des configurations au niveau zodiacal. Encore que la tendance actuelle, qui prend le contrepied de tout le travail d'André Barbault, en accordant la plus grande importance au changement de signe d'une planète nous semble tomber dans un excès inverse car ce n'est pas le changement qui import mais le positionnement de telle planète par rapport à telle étoile fixe qui, selon nous, est déterminant.





JHB
30. 03. 10

2 commentaires:

lora a dit…

Merci pour ces conseils forts intéressants, cela fait vraiment plaisir de tomber sur des articles aussi intéressants que les votre ! Je vous souhaite santé, longévité, succès, bonheur et la paix du cœur.

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Jordie Nilla a dit…

J’ai sincèrement apprécié cet article qui apporte une véritable aide.
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