dimanche 11 juillet 2010

Les PPA comme vaccin

Par Jacques HalBronn

Aller consulter un praticien des PPA, c’est s’exposer à être confronté à des propositions qu’il nous appartiendra d’intégrer ou de rejeter. Un tri devra donc intervenir tôt ou tard.
Face aux propos de tel ou tel praticien des PPA, le client/patient va devoir se protéger, en tout cas filtrer. C’est comme une sorte de vaccin.
Dans le cas des PPA la solution est le problème mais le problème exige à son tour une solution. Autrement dit, on ne viendrait pas chez le praticien des PPA pour trouver une solution mais pour tester nos facultés de résistance, à la façon d’un vaccin, comme mise à l’épreuve de nos aptitudes immunitaires.
Ce que nous dit ou nous annonce le praticien des PPA nous oblige à réagir, à nous défendre face à ce qu’il faut bien appeler une forme d’intrusion.
L’avantage des PPA tient justement au fait que leurs fondements sont contestés et contestables. Nous pouvons donc les rejeter, les évacuer sous quelque prétexte.
La question qui se pose nous apparait donc désormais la suivante : est-ce que le praticien ne doit pas opérer dans cette optique du rejet, en fournissant à son client les moyens de réagir face à ses interventions ?
Il ne s’agirait donc pas/plus pour le praticien des PPA de défendre coute que coute la véracité de son savoir mais d’induire une certaine réactivité de la part de son client,
De même que l’on applique de l’alcool à 90° pour que le corps se prémunisse, de même le fait de s’exposer à ce qu’un praticien des PPA aurait à nous dire ou à nous faire serait à prendre comme une sorte de challenge. Celui qui refuserait une telle épreuve témoignerait ainsi de sa fragilité.
Mais, l’on finit par s’adapter à tout « produit » comme pour une drogue si bien que l’on peut se demander si ce ne sont pas les personnes les plus insensibles et les moins influençables qui recourent aux formes les plus « dures » de PPA.
Nous dirons que les personnes qui ne sont pas capables de générer par elles-mêmes et pour elles-mêmes un certain nombre de défis sont vouées à ce qu’on leur en invente, ce qui les maintiendra dans un certain état d’éveil.
Il y a deux types de situations, en principe, celles qui s’imposent à nous de par l’action d’autrui et celles que nous déterminons de par notre propre initiative. Entre ces deux cas de figure, il existe des situations intermédiaires qui concernent plus spécifiquement, nous semble-t-il les PPA, ce sont des interventions de tiers que nous suscitons et que, peu ou prou, nous instrumentalisons.
D’une façon générale, nous dirons que le processus yang correspond à des choses que nous créons individuellement et le processus yin à des choses que nous subissons collectivement. Une société où les individus ne sont pas capables de se déterminer est vouée à subir une pression extérieure.
Si l’on prend le cas des astrologues, nous dirons qu’actuellement, ils en sont réduits à « bouger » du fait de la découverte de nouvelles données astronomiques bien plus que mus par un processus de réforme interne.
Le problème, c’est que c’est un tel schéma qu’ils induisent chez leurs clients. Ils ne donnent guère l’exemple d’une communauté de gens qui soit capable de se renouveler de son propre chef et selon son propre timing. Ils sont à la merci des découvertes se produisant chez les astronomes, lesquelles ne font que contribuer à complexifier encore plus leur modèle alors que celui-ci aurait fortement besoin de se décanter et de se délester.




JHB
23. 04. 10

1 commentaire:

Jordie Nilla a dit…

Je découvre ton site il est magnifique super bravo à toi je reviendrais le voir bisous.
Voyance gratuite serieuse