dimanche 11 juillet 2010

Les femmes et les savoirs alternatifs : l’effet placebo.

Par Jacques HalBronn



On ne saurait nier l’existence de mondes parallèles au niveau cognitif : on parle notamment de médecines parallèles, de savoirs alternatifs. L’idée d’une telle alternance, d’une alternative trahit la persistance d’une certaine dualité au sein de nos sociétés. Chassez le naturel, il revient au galop !
L’attirance de la gent féminine pour des savoirs « autres » exprime selon nous la conviction selon laquelle la femme serait effectivement une alternative à l’Homme.
Nous avons donc lancé le concept de PPA, de Psychologies Parallèles et/ou Alternatives pour désigner un ensemble réunissant toutes sortes de « sciences » qui se caractérisent par ce qu’il faut bien appeler leur étrangeté, dans tous les sens du terme. L’étranger incarne en fait l’altérité.
La présence massive, la majorité écrasante des femmes dans les réunions astrologiques mais plus largement dans toutes les réunions (on pense au public de l’USFIPES, rue J.J. Rousseau, Paris) relatives à des savoirs « parallèles », témoignent de l’existence d’une contre-culture et montre bien que les femmes continuent à se sentir marginales, en tout cas celles qui sont nées dans les années Cinquante, qui correspondent à la tranche d’âge dominante concernant le public des dites réunions. Le moins que l’on puisse dire est que ces réunions ne sauraient servir comme clubs de rencontre….
C’est une sorte de culture « pied de nez » qui veut montrer que toutes les barrières que les hommes ont établies ne sont que des tigres de papier et que l’on peut très bien s’en passer. On est dans une sorte de science « placebo » qui « marcherait » aussi bien que la science « officielle ». Ceux qui vont dans ce sens ne chercheraient nullement à étayer « scientifiquement » leurs savoirs puisque précisément leur but serait de prouver que ce sont là des exigences aussi inutiles qu’exorbitantes.
Tout se passe comme si les hommes tenaient absolument au respect de certains critères jugés inutiles par les femmes.
L’idée sous jacente et non avouée est que les hommes accorderaient beaucoup trop d’importance – pour se rendre intéressants- à des considérations qui ne sont pas si déterminantes que cela et dont on peut finalement fort bien se passer. Et c’est cela qui conférerai t le pouvoir aux hommes. Pour s’en émanciper, il suffirait de comprendre que l’on n’a pas besoin d’eux- que cela n’en vaut pas la peine - et qu’il existe des savoirs qui sont parfaitement utilisables et applicables tels quels sans avoir à passer sous leurs fourches caudines. Autrement dit, il suffirait d’apprendre le code de la route sans se prendre la tête avec la connaissance de la mécanique. Dès que l’on demande des explications sur le comment et le pourquoi des choses, les femmes sont sur la défensive et se disent qu’’il s’agit là de questions inutiles ne visant qu’à les mettre sous tutelle masculine.
Le futur est souvent lié aux PPA et plus largement l’évolution. L’idéologie sous jacente aux PPA est celle du « développement » personnel, ce qui est synonyme de changement. Non pas tant un changement cyclique comme dans l’Astrologie Cyclique (Métro-Astrologie, voir notre article dans le présent JBA) mais une avancée faite de toutes sortes d’incidences et d’incidents qui n’impliquent pas de retour en arrière comme le font les cycles quand on ne les vide pas de leur substance.
Mais le problème de l’effet placebo est son simplisme : ça marche ou pas, c’est vrai ou c’est faux. Or, il s’agirait de comprendre pourquoi ce qui n’aurait pas du marcher marche quand même du fait de quelque coïncidence.(littéralement ce qui arrive en même temps) ou pourquoi ce qui aurait du fonctionner ne l’a pas fait.
En fait, l’essor des PPA nous apparait, par certains côtés, comme une sorte de poison mortel pour notre civilisation. Il n’y a plus de prime à celui qui comprend et ce qui compte, c’est uniquement d’apprendre. On est là dans un certain obscurantisme qui est insupportable pour des esprits éclairés. Comment s’étonner dès lors de ce que l’astrologie fasse l’objet d’un rejet non seulement de la part des universitaires mais de la part de l’homme de la rue (par opposition ici à la femme de la rue) au point que dans les réunions astrologiques, les hommes soient l’exception qui confirme la règle. Comme si une odeur insupportable se dégageait de telles rencontres où la salle est condamnée à la passivité. On peut d’ailleurs se demander si cela ne tient pas à une stratégie délibérée de ghettoïsation ou plutôt un refus de donner prise à l’autre en s’enfermant dans un positionnement décourageant tout questionnement.
En fait, nous dirons que ces groupes rassemblent des personnes qui sont mal immunisées, c'est-à-dire qui ne savent pas éviter par avance ce qui est voué à l’échec, ce qui évidemment correspond à une tolérance, dans tous les sens du terme, accrue. Il doit y avoir un certain plaisir voire une certaine jubilation à se retrouver entre gens qui n’ont pas de processus de rejet en activité et qui vont compenser cette lacune…par le recours à l’astrologie, ce qui s’appelle entrer dans un cercle vicieux !



JHB
17. 04. 10

1 commentaire:

Meera Saif a dit…

Je viens de tomber sur ton blog ce matin et depuis je ne le lâche plus.
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