dimanche 11 juillet 2010

Le clivage entre Zodiacalistes et Aspectistes

Par Jacques HalBronn

En assistant à certaines réunions astrologiques parisiennes, comme celles de l’Association Source (conférences et congrès), il nous a semblé que deux langages étaient utilisés en concurrence si bien que nous proposerons de distinguer entre ceux qui sont sensibles aux signes occupés par les planètes et ceux qui accordent surtout de l’importance et de l’intérêt aux configurations se formant entre planètes. Pour notre part, c’est à une solution médiane que nous nous rallierons.
Nous ne suivrons en effet ni les uns ni les autres. Nous ne pouvons suivre un Yves Lenoble, suivant en cela André Barbault, quand il nous parle de tel ou tel aspect sans le situer zodiacalement, sans ne guère se soucier du signe ou de la constellation (chez les sidéralistes) où se produit telle configuration. Mais nous ne suivrons pas davantage ces astrologues qui ne respectent plus l’idée de cyclicité et se contentent de suivre les astres de signe en signe.
La solution que nous prônerons consiste à étudier les configurations que Saturne « noue » avec les quatre étoiles fixes royales. On aura compris que les planètes transsaturniennes ne nous intéressent pas (voir le prochain colloque de Rennes, avril 2010, sur la Télévision Astrologique).
Pour nous, les configurations astrologiques s’inscrivent évidemment dans le champ des possibles mais c’est là une condition nécessaire mais non suffisante. Comme dans le cas d’une langue où certaines expressions sont a priori possibles mais n’ont pas été retenues pour autant. Bien des astrologues ont oublié que tout ce qui « pouvait » exister astronomiquement parlant ne « devait » point nécessairement ni systématiquement s’inscrire dans le propos astrologique. L’alliance entre les hommes et les astres s’est forgée dans un passé éloigné, il n’est nullement certain qu’une nouvelle alliance fondée sur les progrès de l’astronomie puisse porter des fruits si ce n’est au sein de quelques sectes astrologiques ronronnantes et sclérosées/sclérosantes, qui réduisent l’astrologie à un certain manichéisme des bons et des mauvais aspects (en rouge), sans trop bien savoir pourquoi (mais pourquoi pas ?, voir l’effet placebo)
Ces deux courants dominants que nous décrivions plus haut souffrent des mêmes maux, à savoir le manque de transparence et contrairement à ce que d’aucuns croient, rien n’est plus brouillon que le recours aux transits qui ne correspondent à aucun modèle structuré de phase. Tout se passe comme si l’on avait pensé que la meilleure façon de rendre compte de l’aléatoire des hommes consistait à introduire de l’aléatoire dans les processus cosmiques et cela vaut aussi bien pour Rudhyar que pour Nicola. .. Sur le moment, les choses peuvent sembler simples à écouter l’astrologue et puis, à mesure qu’il continue à s’exprimer, l’on s’aperçoit, comme dans un cauchemar, que d’autres facteurs viennent s’ajouter – et encore d’autres un peu comme dans la chanson « Tout va très bien Madame la Marquise » - interférer avec ce qui avait été présenté plus tôt, comme des tiroirs qui s’ouvriraient à la suite les uns des autres si bien que l’on finit par être débordés, que le dessin/dessein d’ensemble devient de plus en plus confus, tordu,, du fait de la multiplicité quasiment infinie et indéfinie des combinatoires, cela donne le vertige !




JHB
17. 04. 10

1 commentaire:

Meera Saif a dit…

Très bon article, comme toujours. Il a le mérite de susciter le commentaire .
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